album

Le phare (2018/2021)

Hello, Lighthouse!

Auteur/Illustratrice : Sophie Blackall

Traductrice : Ilona Meyer

Editeur : des éléphants

Pages : 41

Après le très bon documentaire Comment fonctionne un phare ?, nous avons pris plaisir à en prolonger la lecture avec cet album dont le récit nous amène en pleine mer, au cœur dans phare isolé sur un rocher, pour y découvrir la vie du gardien. Sophie Blackall prend le temps de nous montrer son quotidien dès le jour de son arrivée, insistant sur l’importance de son rôle et sur le poids de la solitude. L’arrivée de son épouse puis de leur premier enfant ouvre sur la découverte d’un mode de vie unique et singulier.

Le récit est particulièrement intéressant et rythmé par l’écriture quotidienne dans le journal. Le lecteur est invité à découvrir un mode de vie dépendant des allers et retours d’une navette qui amène des produits essentiels à la vie, de l’alimentation à la culture en passant pas des médicaments, voir la venue d’un médecin. L’histoire s’achève sur l’évolution du fonctionnement des phares et la disparition d’un métier remplacé par des machines.

Les illustrations à l’encre de chine et à l’aquarelle sont magnifiques et offrent des plans divers qui subliment le texte. On appréciera aussi la lecture, en fin d’ouvrage, d’informations sur les phares et la vie des gardiens ainsi que le travail de recherches mené par l’auteure.

Au milieu de l’océan, un gardien de phare veille sur les navires de passage. Les jours passent et se ressemblent, obéissant à un immuable rituel : remplir la lampe d’huile, couper la mèche, astiquer la lentille, remonter le mécanisme de la lampe. Chaque événement est méticuleusement répertorié dans le journal de bord. Mais parfois, la routine est brisée par la tempête, le passage d’une baleine, le périlleux sauvetage de naufragés, l’arrivée du navire de ravitaillement ou de l’épouse tant attendue. Au côté du gardien, celle-ci veille sur le phare et sur la vie qui doucement grandit en elle.

album

Les animaux ne sont pas obligés… (2020)

Auteur : Mathias de Breyne

Illustrateur : Charles Dutertre

Editeur : Magnard jeunesse

Pages : 40

Avec ses illustrations très colorées et sa multitude d’animaux, Les animaux ne sont obligés a tout pour plaire aux très jeunes lecteurs. Le texte est simple et joue sur la répétition pour stimuler l’intérêt de l’enfant.

Les crocodiles ne sont pas obligés d’aller chez le dentiste. Les vaches ne sont pas obligées d’arrêter de faire pipi au lit. Les cochons ne sont pas obligés de se tenir bien à table.

A travers cette ménagerie, Mathias de Breyne sensibilise les enfants aux avantages d’être un animal. Reprenant les obligations du quotidien ou encore les bonnes manières auxquelles les adultes soumettent les enfants, il utilise l’humour pour s’amuser des règles. L’adulte y trouvera aussi son compte de plaisir en s’amusant à retrouver les expressions de la langue française.

Par ailleurs les illustrations de Charles Dutertre ne manqueront pas d’amuser toute la famille ne serait-ce que pour les expressions du petit garçon, tellement réalistes, pleines de soumission. Les dessins sont par ailleurs plein de petits détails qui attirent le regard et viennent un peu plus enrichir le vocabulaire à la façon d’un imagier.

Certains animaux ont de la chance, ils peuvent éviter tout ce que les enfants détestent le plus au monde ! Le bel album qui s’amuse avec les règles, les codes des bonnes manières et les manies des adultes !

album

Le jour où je serai grande – Une histoire de Poucette (2020)

Auteur : Timothée de Fombelle

Photographies : Marie Liesse

Editeur : Gallimard Jeunesse

Pages : 32

Timothée de Fombelle utilise le personnage de Poucette pour aborder un thème récurent dans son œuvre : l’enfance. Le texte minimaliste parle des sensations et émotions que l’enfant ressent et du désir de la petite fille de les retenir en grandissant, ne pas oublier et préserver son âme d’enfant.

Les photographies de Marie Liesse illustrent le texte de façon poétique et onirique, nous entrainant dans les pas de cette toute petite fille pas plus haute qu’un pouce qui vit des aventures extraordinaires dans ce jardin immensément grand. Avec ses cheveux blonds et sa robe bleue, Poucette a des airs d’Alice au Pays des Merveilles et nous offre un voyage onirique et fantastique dans l’enfance.

Avec ses pages cartonnés, Le jour où je serai grande s’adresse aux tout petits mais séduira les plus grands par son message qui rappelle l’importance de conserver une part de son enfance en soi.

Poucette imagine son futur et se promet de ne pas oublier ses souvenirs d’enfance comme le bruit des pétales qui tombent, le plaisir d’avoir peur ou le rêve de savoir voler. Une histoire inspirée du conte de Poucette illustrée de photographies.

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Comment mettre une baleine dans une valise ? (2019/2021)

Cómo meter una ballena en una maleta 

Auteur/Illustrateur : Guridi

Traductrice : Anne Casterman

Editeur : CotCotCot

Pages: 32

Après le vibrant Migrants de Issa Watanabe, je ne pensais pas trouver un album parlant d’immigration qui me toucherait autant. Et pourtant… Comment mettre une baleine dans une valise ?, publié pour la première fois en 2018 par l’illustrateur espagnol Raùl Nieto Guridi, est une question philosophique qui invite à la réflexion sur l’importance et la valeur de ce qui compte le plus pour nous et que nous aimerions emporter si nous devions tout quitter. La baleine devient alors la métaphore de toutes ces choses qui représentent notre vie: objets, personnes, émotions, souvenirs… et que nous ne pouvons laisser derrière.

En achetant cet album, sorti au début de l’été, je pensais qu’il s’agissait plutôt d’une question métaphysique amusante qui inviterait à se questionner sur la possibilité de faire entrer quelque chose de très gros dans quelque chose de très petit, une question d’autant plus amusante que nous sommes en période estivale. Mais au fil des pages et de la lecture, il m’est rapidement apparu que le sujet est bien plus profond et plus grave, et que loin des vacances, il est ici question d’un voyage plus grand, un voyage sans retour.

Ce qui frappe le plus à la lecture c’est le minimalisme du texte et des illustrations qui disent pourtant beaucoup. A l’image de ce personnage non défini, au visage sans traits, un anonyme parmi tant d’autres, qui nous renvoie à nous-même et nous invite à plus d’empathie. Le vide des pages sur lequel se détachent les deux personnages crée un sentiment d’immensité renforcé par la différence de taille entre le personnage et sa baleine qui nous fait prendre conscience de la difficulté à réduire notre vie au minimum empaquetable.

Comment mettre une baleine dans une valise ? est un album fort et beau, touchant et bouleversant qui résonne terriblement avec l’actualité.

Si vous deviez partir précipitamment, sans promesse de retour, qu’aimeriez-vous absolument emporter avec vous ? Il existe des valises pour presque tout : pour violons, pour trompette, pour bouteilles, pour jumelles, pour manteaux… mais pas pour baleines…

album

La baleine la plus seule au monde (2018/2021)

Der meest eenzame walvis ter wereld

Auteure : Kim Crabeels

Illustrateur : Sebastiaan Van Doninck

Traducteur : Souslik

Editeur : Alice jeunesse

Collection : Histoires comme ça

Pages : 80

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de 52 Hertz, aussi surnommée la baleine la plus seule au monde. C’est une baleine unique qui n’appartient à aucun groupe. La cause en est qu’elle émet ses chants sur une fréquence de cinquante-deux hertz au lieu de douze à vingt-cinq pour les autres. Ainsi son chant n’est entendu d’aucune autre. Les spécialistes n’ont pas d’explication, ils émettent des hypothèses de malformation ou d’une sous-race hybride née de deux sous-races différentes. Mais son histoire a touché de nombreuses personnes à travers le monde, sensibles à sa solitude. Un documentaire est d’ailleurs sorti aux Etats-Unis cet été, The Loneliest Whale: The Search for 52, qui suit le parcours de scientifiques partis à sa recherche dans l’Océan Pacifique. Kim Crabeels s’empare de cette touchante histoire pour écrire sur la solitude.

Lila vit seule la plupart du temps. Elle est gardienne du phare qui les abrite son père et elle. Mais celui-ci n’est pas souvent à la maison. C’est que l’appel du large est grand pour cet océanographe qui rentre toujours les poches pleines d’un joli coquillage pour agrandir la collection de la fillette et d’un carnet rempli d’histoires à raconter le soir avant d’aller au lit. Si Lila apprécie ces moments-là, elle préfèrerait pourtant que son papa reste auprès d’elle. Aussi lorsqu’il lui raconte avoir croisé une baleine unique au monde, 52 hertz la baleine la plus seule au monde, la fillette ne peut s’empêcher de faire le lien entre elles, d’établir une connection qui lui permettrait de se sentir plus proche de son papa. Car comment lui dire qu’elle aimerait qu’il reste au phare avec elle? Son amour pour lui l’empêche de le priver de cette liberté à laquelle il tient tant.

Si Lila est souvent seule, l’auteure s’attarde sur sa relation avec son père, les liens qui les unissent sont forts et la séparation est difficile pour tous les deux. Seule la promesse d’un retour rapide leur permet de tenir le coup, renforcé par l’amour qu’ils se portent. Bien sûr, le lecteur suit Lila et s’attache à cette fillette sensible dont le quotidien n’a rien d’ordinaire. 52 Hertz devient le lien qui les relie, un lien que l’auteure utilise pour transformer son histoire en un récit onirique dans lequel les repères disparaissent nous laissant face au doute: sommes-nous dans un rêve ou dans la réalité?

Avec ses quatre-vingt pages, La baleine la plus seule du monde est un album pour les plus grands. La poésie du texte est sublimée par les illustrations de Sebastiaan Van Doninck dont la lumière se fait le reflet des émotions de l’héroïne. C’est un énorme coup de coeur.

Lila habite dans un phare. Elle en est la gardienne pendant que son papa parcourt les mers pour ses recherches. C’est un scientifique et il s’absente souvent et longtemps. Dans ces moments-là, Lila se sent très seule. Quand son papa revient, il lui raconte ses aventures dans les fonds marins. Un jour, il lui parle d’une baleine que les autres baleines ne peuvent pas voir, car elles n’entendent pas son chant. Une baleine seule au monde, comme Lila quand son papa s’en va…

album·Documentaires /Livres jeux

La Fabuleuse Histoire de la Terre (2020)

Auteur: Le musée de Sciences Naturelles de Barcelone

Illustratrice : Aina Bestard

Editeur : Saltimbanque

Pages : 80

Prix Sorcières 2021 catégorie Carrément Sorcières Non-Fiction

Aucune histoire n’est plus fascinante que celle de la Terre. De sa formation à l’apparition de la vie, en passant par les différentes étapes qui l’ont fassonée à l’image que nous lui connaissons aujourd’hui, La fabuleuse histoire de la Terre dresse une chronologie de notre planète et de la richesse de son parcours.

A l’image d’une revue scientifique, cet album à l’italienne au format A3 propose des planches d’une grande richesse informative, superbement illustrées par Aina Bestard qui s’inspire des gravures et lithographies du XIXe siècle pour donner vie à cette histoire. Ce livre a été pensé comme un hommage à l’histoire de l’illustration paléonthologique dont l’illustratrice reprend les codes pour créer le mouvement ou habiller ses animaux, ses plantes. Cela donne l’impression que l’album nous arrive directement du passé.

C’est pourtant avec les connaissances actuelles que le Musée de Sciences Naturelles de Barcelone dirige ce titre, n’hésitant pas à indiquer les doutes qui subsistent sur certains points. Mais tout dans cet ouvrage a un petit côté rétro qui séduit, de la couleur du papier à celles des illustrations. Et c’est ce qui fait le charme de l’album. Un album pour les plus grands à la mise en page dynamique et pluriel avec ses frises, ses transparents, ses rabats et ses planches anatomiques.

J’ai particulièrement apprécié la multitude d’informations qui va bien au-delà du Big Bang et de l’apparition de la vie que l’on voit dans les nombreux documentaires jeunesses qui abordent ce sujet. Ici l’histoire va plus loin avec de la géorgaphie et la dérive des continents, de la géologie avec une explication très claire et schématisée des strates et ce qu’on y trouve, ou encore les débuts de la vie à l’échelle microscopique.

La fabuleuse histoire de la Terre est bel et bien une histoire fabuleuse et un objet-livre somptueux, sublimé par un choix artistique digne d’une oeuvre d’art. Le récit s’achève sur une invitation à réfléchir à la continuité de l’histoire de notre planète et ce que nous souhaitons en faire.

A lire également les avis d’Isabelle, de la Collectionneuse de Papillons et de Tachan.

Aucune histoire n’est aussi longue que celle de la Terre ! Et quelle histoire ! Partez à la découverte de ce fabuleux voyage long de plusieurs milliards d’années. Et assistez en direct à la formation du Soleil, de la Terre, des premiers continents, et à l’émergence de la vie.

album·Documentaires /Livres jeux

Comment fonctionne un phare? (2020)

Auteur/Illustrateur : Roman Beliaev

Editeur : La Pastèque

Pages : 42

Sélection officielle Prix Sorcières 2021 catégorie Carrément Sorcières Non-Fiction

Comment fonctionne un phare ? Voilà une questionne passionnante à laquelle Roman Beliaev propose de répondre dans cet album aux illustrations colorées, simples mais non dépourvues de détails. Son trait et la mise en couleur offrent un visuel de toute beauté dont le soucis du détail apporte moultes informations que l’on prend plaisir à découvrir.

Outre l’aspect technique du phare, l’auteur prend le temps de revenir sur ses origines et l’évolution de son fonctionnement à travers les âges. Roman Beliaev fait d’ailleurs un bon dans le temps en parlant du Phare d’Alexandrie, classé comme Septième Merveille du Monde. Mais il propose aussi une présentation de quelques phares encore en activité.

La question des couleurs et l’aspect mathématique de la construction sont des informations particulièrement intéressantes qui complètent celles de l’utilité et du fonctionnement du phare.

Comment fonctionne un phare ? est un album coup de cœur qui nous aura appris bien des choses et donné envie d’aller à leur découverte.

Les phares sont parmi les plus anciens ouvrages d’ingénierie sur la planète. Pendant des millénaires, ils ont aidé les navires à surmonter le danger et sont ainsi devenus des symboles d’espoir. adultes comme enfants rêvent de monter au moins une fois dans un vrai phare pour comprendre comment il fonctionne…

album

Esther Andersen (2021)

Auteur: Timothée de Fombelle

Illustratrice: Irène Bonacina

Editeur: Gallimard jeunesse

Pages: 72

Comme tous les étés, le jeune héros prend le train pour se rendre chez cet oncle loufoque qui vit à la campagne au milieu des champs de maïs. Chaque jour, il enfourche son vélo et part à la découverte de ces paysages infinis, s’éloignant toujours un peu plus jusqu’à ce qu’il arrive à la mer et à Esther Andersen…

Esther Andersen a le goût du souvenir et la chaleur de l’été. Le texte minimaliste de Timothée de Fombelle suffit à transmettre toute l’émotion d’un instant, la chaleur d’une rencontre et l’intemporalité d’un souvenir de vacances. Sublimé par les aquarelles d’Irène Bonacina, le texte suffit à nous emmener en vacances et à nous remémorer des souvenirs d’été conservés à l’abri de notre mémoire.

Le grand format à l’italienne permet à l’illustratrice de déployer des paysages estivaux lumineux et chaleureux qui, telles des cartes postales, transportent le lecteur en vacances. Du paysage qui défile à travers la vitre du train à la baignade en mer en passant par la promenade dans la nature et les repas sur le pouce, on se croirait vraiment revenu dans les vacances d’une époque révolue dans laquelle les plaisirs les plus simples laissaient une emprunte plus forte.

Je crois que finalement c’est sur ce format que je préfère l’écriture de Timothée de Fombelle qui dit tellement avec si peu de mots.

A lire également, l’avis d’Isabelle.

Les vacances avaient la forme d’un escargot avec la maison au centre, et je faisais des cercles de plus en plus grands pour tenter d’arriver au bord. Et puis un jour, un été, j’y suis arrivé. C’était là et je ne l’avais jamais su.

album

ABC de la Nature (2020)

Auteure/Illustratrice : Bernadette Gervais

Editeur : Les grandes personnes

Pages : 64

Un abécédaire c’est la promesse d’une découverte de vocabulaires à offrir aux enfants. Je ne suis généralement pas fan du procédé mais il faut reconnaître que Bernadette Gervais nous offre une version particulièrement saisissante de part la taille très grand format de cette album qui met en avant de sublimes illustrations réalistes sur le thème de la nature.

Mammifères, poissons, oiseaux et insectes sont peints dans ce qu’ils ont de plus beau à montrer, avec cette multitude de détails qui ne les rendent que plus vrais. Les végétaux ne sont pas en reste. Fruits, légumes et fleurs se gorgent de couleurs lumineuses qui nous les rendent plus réalistes.

L’originalité de cet ABC de la nature tient principalement dans le choix du vocabulaire choisi qui met en abyme la richesse de notre langue. L’auteure présente notamment un panel d’animaux rarement représentés mais particulièrement intéressants pour illustrer les lettres plus complexes que sont par exemple les x,y et z.

Bernadette Gervais nous offre un magnifique abécédaire grand format. Idéal pour les plus jeunes, pour l’apprentissage de l’alphabet et découvrir les beautés de la nature.

album·Prix littéraire

Louise ou l’enfance de Bigoudi (2020)

Auteure: Delphine Perret

Illustrateur: Sébastien Mourrain

Editeur: Les fourmis rouges

Pages: 40

Sélection officielle du Prix UNICEF littérature jeunesse 2021 catégorie 3-5 ans.

Louise grandit à la campagne. Les champs lui servent de terrain de jeux. Elle est très heureuse de la liberté que la nature lui offre. Mais voilà que son quotidien est bouleversé par un déménagement à la ville. Rapidement l’enfermement, le bruit, l’éloignement du ciel et le manque de la nature pèsent sur le moral de la petite fille qui devient colérique, provoque. attirant l’attention de son entourage qui, à bout, ne sait plus quoi faire. Jusqu’à ce que Louise rencontre Ella, une fillette de sa classe.

Louise ou l’enfance de Bigoudi est un album touchant de réalisme dans l’intemporalité de son histoire et des émotions. Les illustrations aux couleurs pastelles de Sébastien Mourrain sont de toute beauté et offrent une rétrospective intéressante sur une époque révolue. C’est tout simplement beau et donne envie de lire Bigoudi pour découvrir la vieille femme que Louise est devenue.

L’avis de Blandine et celui de LivresdAvril.

Louise, cheveux raides comme des spaghettis, vit à la campagne. Elle passe ses journées à courir dans les champs, elle est heureuse. Jusqu’au jour où sa famille déménage dans une très grande ville. Dès son arrivée, Louise déteste tout, de la couleur des immeubles à l’absence de ciel. Mais un crêpage de chignon avec une fille de son école va tout changer..