roman ado

Steam Sailors, tome 1. L’Héliotrope

Auteure: E.S. Green

Illustrateur: VADERETRO

Editeur: Gulf Stream

Collection: 13+

Pages: 384

 

Vous aimez les aventures fantastiques, les pirates et les chasses aux trésors? Steam Sailors est fait pour vous!

L’histoire prend place dans un monde divisé en deux: le Haut-Monde et le Bas-Monde, qui se vouent une haine farouche. Prudence, notre jeune héroïne, vit dans le Bas-Monde, traitée en paria par les villageois à cause d’étranges pouvoirs qui semblent la relier aux Alchimistes, ces savants exterminés des siècles plus tôt. Pourtant, douée par la médecine, elle officie dans l’ombre. Après une attaque de pirates du ciel, la jeune fille est enlevée et enrôlée comme médecin de bord de l’Héliotrope, le navire volant d’un groupe de pirates redoutables en quête de la mystérieuse cité des Alchimistes.

La couverture de ce titre m’attirait depuis des mois et j’avais vraiment hâte de découvrir ce qui se cachait dessous. Il faut dire que la publication était programmée pour mars et que la crise sanitaire a quelque peu changé les choses. Ce n’est donc qu’en juin qu’est finalement sorti L’héliotrope. Le travail éditorial sur la couverture est juste magnifique entre le relief et l’illustration qui en dévoile juste assez pour nous faire voyager. On retrouve aussi en page de garde un plan détaillé de l’Héliotrope très utile à la lecture.

Ellie Green est une jeune auteure, passionnée par la navigation et la piraterie du XVIIIe siècle; elle signe un premier roman riche en aventures et rebondissements. Sa plume immersive entraîne le lecteur dans un univers steampunk où les îles flottent et les bateaux volent. Prudence est une héroïne intelligente, vive, auréolée de mystères, elle s’intègre à l’équipage de l’Héliotrope avec facilité et apporte une touche féminine bienvenue dans ce monde très masculin. Mais les membres du navire sont tous passionnants et chacun apportent un petit quelque chose à l’histoire. Leur quête est une véritable chasse aux trésors faite d’énigmes à décoder et de pièges à déjouer. L’aventure est riche et drôle, et ne souffre d’aucun temps mort. Le seul point négatif est qu’il va falloir attendre avant de pouvoir lire la suite…

Je vous invite à lire également la critique de #Céline.

***

Quatre siècles après la Grande-Fracture, les habitants du Bas-Monde traversent une ère obscure et rétrograde, tandis que le Haut-Monde, figé depuis l’extinction des Alchimistes, demeure inaccessible et fait l’objet de tous les fantasmes. Originaire du Bas-Monde, Prudence vit en paria car elle voit l’avenir en rêves. Une nuit, son village est attaqué par des pirates du ciel. Enlevée et enrôlée de force à bord de L’Héliotrope, un navire volant à la sinistre réputation, la jeune orpheline découvre un nouvel univers, celui du ciel et de ses pirates. Prudence fait la connaissance des membres de l’équipage, qui ne tardent pas à lui révéler leur secret : ils détiennent un indice, menant à une série de « clefs » disséminées dans le monde qui permettrait de retrouver la cité des Alchimistes…

roman ado

Midnight Sun

 

Auteure:  Stephenie Meyer

Traducteur: Luc Rigoureau

Editeur: Hachette

Pages:  810

 

Cela fait quinze ans que le premier volume de la saga Twilight est sorti, relu il n’y a pas si longtemps j’en avais donné un bref avis ICI. Pour finir les vacances je voulais une lecture légère et je suis tombée sur Midnight Sun sans en avoir même entendu parler. Pensant que cela ferait l’affaire je me suis lancée dans la lecture de ces plus de 800 pages pour rapidement déchanter: ce ne serait pas aussi facile que je l’espérais!

L’histoire est celle de Fascination racontée du point de vue d’Edward Cullen, vampire torturé qui tente de lutter contre ses instincts en se nourrissant du sang d’animaux. Un pis-aller qui va difficilement le sustenter lorsqu’il rencontre Bella dont le sang l’attire plus que tout autre. On prend rapidement conscience qu’Edward est amoureux de ce sang qui provoque en lui des tas de nouvelles émotions dont le désir qu’il n’avait jamais ressenti. Au lieu de s’abreuver, il va alors choisir d’apprendre à connaître Bella, créant un lien très fort, une sorte de dépendance à l’autre assez intense.

Si découvrir les émotions d’Edward, sa lutte et ses pensées est intéressant au premier abord, c’est rapidement devenu assez lourd. En effet, ses pensées partent parfois dans des directions inattendues, nous entraînant dans des souvenirs plus ou moins intéressants qui sont souvent sans lien logique avec la réflexion du départ. Cela permet d’en savoir plus sur le personnage et les membres de sa famille mais alourdit le récit, allant même jusqu’à rendre certains passages indigestes.

Midnight Sun reste un roman dans la lignée des autres tomes de la série bien que moins agréable à lire car sans surprise et un nombre de pages trop grand. A réserver aux fans inconditionnels de la série.

***

La rencontre entre Edward Cullen et Bella Swan dans Fascination, le premier tome de la saga Twilight, a donné naissance à une histoire d’amour iconique. Mais jusqu’à présent, les fans n’avaient pu lire de cette histoire que la version de Bella. Ce conte inoubliable prend, à travers le regard d’Edward, un tour nouveau et résolument sombre. La rencontre de Bella constitue dans sa longue vie de vampire l’expérience la plus intrigante et la plus troublante qui soit. Plus nous apprenons de détails sur le passé d’Edward et la complexité de son monde intérieur, mieux nous comprenons que cet événement constitue le combat déterminant de son existence.

CHALLENGE PAVE 2020

 

roman ado

Âge Tendre

 

Auteure: Clémentine Beauvais

Editeur: Sarbacane

Collection: Exprim’

Pages: 378

 

Nous sommes en France. Une France qui ressemble à la notre si ce n’est qu’elle est dirigée par une Présidente, qu’on y roule en voiture électrique et que les jeunes qui quittent le collège doivent obligatoirement passer par une année de Service Civique (serci) avant d’entrer au lycée. Clémentine Beauvais part d’une idée originale et particulièrement intéressante, posant ainsi une bonne base pour son nouveau roman. Dès les premières pages le lecteur comprend que l’auteure l’entraîne dans un univers unique et différent, à l’image de son personnage principal, Valentin Lemonnier. Cet adolescent particulier a du mal à vivre dans un monde dans lequel il se sent particulièrement angoissé. Ses interactions sociales sont difficiles, s’il comprend ce qu’on lui dit, il interprète difficilement les codes sociaux, son vocabulaire est riche et précis, il a tendance à dire ce qui lui passe par la tête sans mesurer les conséquences de ses paroles. Valentin semble atteint du syndrome d’Asperger.

Alors qu’il avait pris le temps de sélectionner les domaines et lieux les moins anxiogènes pour lui, l’algorithme d’attribution des Serci l’envoie dans les Hauts-de-France, à Boulogne-sur-Mer – à l’autre bout du pays pour lui qui vit à Albi – dans un résidence pour personnages âgées atteintes de démence, une unité Mnémosyne qui ressemble à un quartier des années 60, années dans lesquelles les pensionnaires croient plus ou moins vivre. Sa première mission sera d’annoncer à une pensionnaire que Françoise Hardy ne pourra pas venir chanter dans leur ville mais Valentin, trouvant cela trop triste, lui annonce l’inverse… Il lui faut désormais trouver une solution.

Age tendre est le Journal de bord de Valentin, un journal qu’il tient durant son Serci et qui a pour but de l’aider à rédiger son rapport de fin de Service Civique. On découvre Valentin, son vécu, son ressenti, dans un quotidien. Au fil des pages et des rencontres on perçoit son évolution, sentiment renforcé par les « Note rétrospective » que Valentin distille ça et là au moment de sa relecture. Mais le jeune homme n’est pas seul à changer, il entraîne avec lui Sola, son maître de stage, une jeune femme sensible et dynamique qui dissimule une douloureuse blessure. Entre amitié et remise en questions, Valentin vit un véritable récit initiatique durant lequel il s’ouvre aux autres, au monde qui l’entoure, à sa famille et à lui-même.

Age tendre est un roman ultra optimiste, qui a un pied dans le passé et un autre tourné vers l’avenir. Clémentine Beauvais signe un titre touchant et drôle qui aborde l’adolescence et le passage à l’âge d’adulte avec tout ce que cela implique de bouleversements. Ce fut ma dernière lecture de vacances, une lecture qui aura réuni la famille de onze à soixante-sept ans. L’une posant des questions sur une époque qui lui paraît bien lointaine, un autre se remémorant l’émission de variétés qui a marqué sa jeunesse, Age tendre et Tête de Bois, nous faisant (re)découvrir des classiques d’une époque révolue durant laquelle les jeunes chanteuses avaient une frange et portaient des minis robes trapèzes aux couleurs psychédéliques ornées de grosses fleurs. Entre nostalgie et gaieté, Age tendre est un roman profond qui oscille entre passé et présent avec délice. Au final on ne peut qu’apprécier que Valentin ait dépassé les 30 pages demandées.

L’avis d’Isabelle est à lire ICI, celui de Sophie ICI.

***

La Présidente de la République l’a décidé: tout élève doit faire, entre sa troisième et sa seconde, une année de service civique quelque part en France. Valentin Lemonnier n’a pas de chance: ses vœux ne sont pas respectés, et il est envoyé dans le Pas-de-Calais, dans un centre pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, minutieusement reconstitué pour ressembler à un village des années 60. Sa première mission semble assez simple: écrire une lettre à une pensionnaire qui a répondu à un concours dans un Salut les Copains de 1967, pour lui annoncer que, malheureusement, Françoise Hardy ne va pas pouvoir venir chanter dans leur ville. Sauf que c’est difficile d’annoncer une telle mauvaise nouvelle. Alors il annonce l’inverse. Françoise Hardy viendra! il s’y engage personnellement. Et pour ce faire, il va falloir trouver un sosie de la star, qui vienne chanter son tube La maison où j’ai grandi à tous les pensionnaire…

album

Yukio, l’enfant des vagues

Auteur: Jean-Baptiste Del Amo

Illustratrice: Karine Daisay

Editeur: Gallimard Jeunesse

Pages: 40

Alors qu’il passe quelques jours sur une île de l’archipel japonais, un écrivain en manque d’inspiration, rencontre une jeune femme qui passe ses journées assise face à l’immensité de la mer qu’elle contemple. Intrigué, il cherche à savoir qui elle est. La narration change alors pour prendre des airs de conte dans lequel Yukio, un jeune enfant, se couvre d’écailles à chacune de ses baignades jusqu’à n’en plus revenir.

C’est un bien bel album que nous propose Jean-Baptiste Del Amo et Karine Daisy. Le texte et les illustrations s’associent avec délicatesse et pudeur pour aborder un sujet lourd, celui de la perte d’un enfant et du deuil qui s’en suit. Inspiré d’un conte traditionnel japonais, l’histoire de Yukio, l’enfant des vagues est tendre et touchante, elle met en avant l’amour profond d’une mère pour son enfant et le long travail d’acceptation qui suit la plus douloureuse des séparations.

Au sud du Japon, un écrivain en manque d’inspiration séjourne dans une petite île sauvage. Matin et soir, il remarque sur la plage une femme qui fixe étrangement la mer. Elle s’appelle Mayumi. Son fils, Yukio, était si petit à la naissance qu’il tenait dans la paume d’une main…

roman ado

Lady Elliot Island

 

Auteur: Christophe Guillaumot

Editeur: Rageot

Pages: 205

 

 

Clara est née dans une famille très riche, une famille dans laquelle les parents, toujours absents, tentent de compenser un manque d’affection avec de l’argent et des cadeaux. Toute la vie de la jeune fille s’est construite sur une façade. Adolescente influente, elle ne vit que pour le paraître. Toujours en recherche de l’acceptation, du « like » supplémentaire sur son compte Instagram, elle ne publie que des photos parfaites et n’hésite pas à casser du sucre sur le dos de ses camarades les moins à la mode, sans penser aux conséquences. Aussi, quand son père lui offre des billets d’avion pour une île paradisiaque au large de l’Australie, Clara voit là l’occasion de faire le buzz. Après avoir invité ses amis, elle organise un concours pour faire gagner les deux dernières places à de parfaits inconnus. Sur place les incidents se multiplient semant le doute et la confusion au sein du petit groupe.

Je découvre la plume de Christophe Guillaumot dans ce roman adolescent qui mêle habilement les genres. Entre roman initiatique et thriller, l’auteur signe un récit engagé et livre un message fort sur fond de décor idyllique. Au travers de Clara, personnage hautain et égocentrique, l’auteur amène une réflexion sur la société moderne et l’hyper-connection des adolescents. Sans jugement, il démontre que les réseaux sociaux déconnectent de la réalité et peuvent faire beaucoup de mal. Si Clara est un personnage détestable au début, le voyage sur Lady Elliot Island va l’aider à ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure et surtout sur les gens. Ses compagnons de voyage ont tous une personnalité différente et mérite qu’on s’attarde sur eux car, à l’image de leur hôte, ils ne sont pas ce qu’ils paraissent.

L’écriture et les descriptions immersives sont essentielles à la narration qui en devient presque addictive. Lady Elliot Island est un roman adolescent qui fut idéal en cette période estivale atypique car le texte met en avant la valeur des choses simples, le sens du partage et l’importance des relations humaines dans un cadre où vivre des vacances paradisiaques.

***

Jeune influenceuse, Clara reçoit pour son anniversaire 6 billets d’avion. Destination: Lady Elliot Island, une île paradisiaque au large de l’Australie, parsemée de terres aborigènes inviolables C’est un Eden ceinturé par la barrière de corail, où pullulent tortues, raies et requins. Elle invite ses meilleurs amis et, pour corser leurs vacances, deux inconnus… Mais des incidents se multiplient. Sa vision défaille. Ce petit paradis lui réserve-t-il l’enfer?

roman ado

un été en liberté

 

Auteure: Mélanie Edwards

Editeur: Bayard

Pages: 207

 

 

Brune, Paul, Violette et Elise passent leurs vacances en Ardèche, dans le hameau où leur mère a grandi. Pour ces parisiens, c’est l’occasion d’être autonomes, libres et surtout d’oublier un quotidien stressant et une vie de famille toxique. Loin de leurs parents, les quatre enfants s’organisent et prennent soin les uns des autres. Pour Violette, quatorze ans, c’est aussi l’occasion de se retrouver seule et de lire tout son comptant. Lorsqu’elle croise Bosco, l’adolescent en mobylette, ses vacances prennent un chemin différent de celui qu’elle s’était fixée.

Mélanie Edwards signe un récit simple et léger comme une plume, empli d’émotions familiales et de l’émoi d’un premier amour. A l’image de la couverture, le texte est poétique et d’une grande justesse. Les pages défilent comme autant de journées passées à se baigner dans la rivière, à lire à l’ombre d’un grand arbre ou à se ballader dans la nature. Véritable écorchée vive, Violette vit pleinement ses émotions qu’elles soient bonnes ou mauvaises. On prend plaisir à la suivre durant cet été 1989 où les relations naissent d’une simple rencontre. Nous sommes loin de notre société connectée et c’est rafraichissant.

Un été en liberté est un roman doux et touchant, qui arrive à point nommé, alors que l’été commence sous la menace tangible de cette pandémie avec laquelle il nous faut apprendre à vivre, alors que nous avons tous besoin d’amour et de liens sociaux. Pour moi, c’est un coup de coeur .

***

Cet été, Violette, Paul, Brune et Elise passeront les vacances seuls dans le hameau d’Ardèche où leur mère a grandi. Leurs parents sont trop débordés pour les accompagner. Heureux d’échapper à leurs disputes incessantes, les quatre frère et soeurs s’installent à Ferréol. Là, perdus dans la nature, ils s’organisent, veillent les uns sur les autres et goûtent à une liberté précieuse. Violette pensait passer ses vacances à dormir tard, lire et se baigner… mais quand elle croise un garçon à mobylette qui file à travers les sentiers ensoleillés, son été prend un tout autre tournant.

roman ado

La dernière marée

 

Auteure: Aylin Manço

Editeur: Talents Hauts

Pages : 209

 

 

Elo et ses parents passent leurs vacances à Citéplage, comme presque tous les étés. Mais cette année n’a pas la même saveur. Le reflux a chassé les touristes, ils ne sont plus que quelques habitués à arpenter la promenade. Pour Elo, ce n’est plus pareil, la mer n’est plus vraiment là, elle a laissé la place à une plage immense et à quelques rochers dont on ne voyait que le sommet. La mer se retire, fait disparaître les gens et les bâteaux, sans que personne ne puisse expliquer ce phénomène. Sa mère, cette nageuse talentueuse, ne quitte pas l’appartement, elle ne lui parle plus, ne la regarde plus. Son père semble désemparé. Elo ne sait plus où est sa place, dans sa famille et dans ce nouveau monde. Sa rencontre avec Hugo, un jeune de son âge, lui apporte une bouffée d’oxygène. Le jeune homme apporte un regard optimiste sur un avenir incertain; souvent assaillie par le doute, Elo se raccroche comme elle peut à cette bouée de secours qu’il lui lance et tente de garder la tête hors de l’eau, dans ce nouveau monde qui lui fait peur. Mais Hugo n’est pas toujours sûr de lui et Elo doit aussi apprendre à faire ses propres choix…

La Dernière Marée est un récit qui aborde de nombreux thèmes tels que l’écologie, l’amitié, l’amour, la famille et la maladie, ce qui en fait un roman multi-genre. Entre dystopie, romance adolescente et vie de famille, l’auteure livre un premier roman audacieux. Si l’histoire avait de quoi me plaire, je n’ai pourtant pas été emballée par l’écriture qui n’encourage à pas à se rapprocher des personnages ni à se sentir concerné par les événements. Je suis restée spectatrice d’un bout à l’autre et n’est malheureusement pas trouvé la porte d’entrée de ce roman qui a sû trouver son public.

Pour lire une critique plus élogieuse, je vous invite à découvrir l’avis de Céline ICI.

Sélection du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2020 catégorie 13-15 ans.

***

Depuis des mois, la mer reflue, aspirée sans fin et sans cause connue. A Citéplage, là où devrait se trouver le rivage, il n’y a que du sable et des rochers. Danc cette cité balnéaire totalement vide où les tortues s’échouent de désespoir, Elo tente de faire comme si rien n’avait changé. Mais sa relation naissante avec Hugo, le repli de sa mère et les faux-fuyants de son père la poussent à s’affranchir de son enfance… pour se tourner vers le grand large et l’avenir.

abonnement·IEF

Des abonnements

C’est la troisième année que je fais ce bilan avec mes filles, qui est devenu un rendez-vous de pré-rentrée durant lequel nous parlons des abonnements en presse jeunesse. Cette année est un peu particulière, les filles passent l’été chez leurs grands-parents dans le sud de la France, et c’est donc avant leur départ que nous avons abordé la question. Par ailleurs, elles restent assez fidèles à leurs choix qui ne changent plus vraiment. Je leur propose cependant d’essayer de nouvelles choses et elles valident ou non. Je vous laisse découvrir…

Ceux auxquels elles sont fidèles

Gabrielle aime toujours autant la Salamandre Junior. C’est la quatrième année que nous renouvelons l’abonnement et elle est toujours aussi enthousiaste à la lecture. Elle apprend beaucoup de choses sur la nature et les sujets se renouvellent toujours autant. Nous commençons à penser à changer pour la version adulte de la revue mais pour le moment cette formule lui convient.

Prix au numéro: 5€90 (6€50 le hors série) / Prix abonnement: 29€ (6 numéros) ou 39€ (6 numéros + 2 hors-série)

***

Juliette, pour sa part, adore le bimensuel Georges. C’est un magazine indépendant au graphisme moderne. Chaque numéro a une thématique déclinée en divers formes d’approche tels que histoires vraies, jeux, recettes etc. C’est un magazine vraiment unique et original que nous recommandons. A savoir: Georges a un petit frère, Graou, destiné aux 3-6 ans.

Prix au numéro: 9€90 / Prix abonnement: 57€ (6 numéros)

***

Pour répondre à son intérêt pour les oiseaux, Gabrielle avait choisi un abonnement au magazine jeunesse de la LPO et l’a tellement apprécié qu’elle a souhaité le renouveler. C’est un magazine saisonnier qui propose, outre un dossier nature, des informations sur les oiseaux, complétés par des jeux et bricolages en lien avec la saison.

Prix au numéro: 6€ / Prix abonnement: 24€ (4 numéros)

***

Je vous en parlais le mois dernier: ICI.

Abonnement individuel: Maximax: 55€ / Supermax: 56€

***

Cela fait presque une année que les filles sont abonnées au journal Mon quotidien, auquel nous avons ajouté My Little Weekly, un numéro hebdomadaire bilingue (texte principal en anglais + traduction). La parution a été quelque peu chamboulée cette année, les numéros sont devenus double au moment du confinement. La livraison est toujours compliquée, on reçoit parfois plusieurs numéros en même temps, parfois dans le désordre mais les filles attendent la venue du facteur et apprécient ces deux lectures informatives. C’est aussi un très bon support pour parler de l’actualité en respectant leur âge

Pour les Prix je vous invite à aller voir sur le site car il existe divers formules avec tout un tas de prix différents.

***

Les petits nouveaux

Pendant le confinement, j’ai commencé à me documenter sur les différentes revues de culture générale sur le marché. Et j’avoue n’avoir rien trouvé qui me convienne jusqu’à tomber sur la campagne Ulule des éditions Scrineo pour le lancement de leur revue jeunesse. En effet, si l’on trouve des revues scientifiques, littéraires, artistiques ou encore historiques, il n’y avait rien qui compilait le tout. L’éléphant Junior est donc une revue pour les 9-13 ans qui condensent tout ces thèmes: histoire, sciences, nature, monde, arts, débats de société. En participant à leur campagne de financement, j’ai choisi la formule qui permettait d’avoir l’abonnement d’un an et dès la réception du 1er numéro, les filles étaient conquises. Je suis moi-même très contente de cette nouvelle publication que je trouve complète et très bien pensée.

Prix au numéro: 6€90 / Prix abonnement: 38€ (4 numéros + 2 hors-série)

***

Philéas & Autobule est une revue indépendante belge accessible dans le monde entier. C’est un bimensuel de philosophie avec les enfants. Une façon de mieux comprendre le monde en partant d’un questionnement philosophique: A quoi ça sert, la force? Responsable, pour quoi faire? ou encore, L’amour, qu’est-ce que ça fait? Chaque numéro est complété par un dossier pédagogique téléchargeable sur le site de l’éditeur. J’espère que cette nouvelle revue nous servira de support pédagogique.

Prix au numéro: 4€ (+ frais de port variable selon pays de résidence) / Prix abonnement: 15€ pour la Belgique, 24€80 pour l’Europe, 30€ pour le Monde (5 numéros)

***

En cours de réflexion

Cette année, j’aimerais ajouter une revue en langue anglaise, une façon de proposer une immersion pour progresser dans l’apprentissage de cette langue incontournable. Ce qui se fait en France ne les intéresse pas car trop accès people… Plus portées sur les revues indépendantes, j’ai commencé à regarder ce qui existe, ce qui est intéressant et surtout, ce qu’il est possible de faire venir en France. Voilà où j’en suis arrivée… si vous avez des suggestions, n’hésitez pas.

KOOKIE est un magazine à tendance féministe qui célèbre les filles et met en avant tous les possibles. L’objectif de cette revue est de montrer aux jeunes filles qu’elles peuvent être plus que jolies, sages et porter du rose. J’aime beaucoup le concept mais j’hésite car cette revue se destine à des jeunes filles de 7 à 12 ans dont l’anglais est la langue maternelle. Est-ce que ça ne sera pas trop lourd pour des petites françaises débutantes? Je pense que cela conviendrait à Gabrielle qui apprécie les langues et a des facilités, mais pour Juliette j’émets plus de réserves.

Prix au numéro: 7,18€ / Prix abonnement: ~ 42€ (4 numéros)

***

Anorak est un magazine qui rappelle Georges dans sa conception et sa mise en page. Il se destine aux enfants de 6 à 12 ans et propose des jeux, des histoires et des activités créatives. Ca me semble un bon compromis pour débuter car le texte n’est pas trop important, le design prédomine et je pense que Juliette se sentirait en terrain conquis. A l’inverse, Gabrielle risque de ne pas y trouver son compte.

Prix au numéro: 7€18 / Prix abonnement: 36€46 (4 numéros)

***

Ces revues que nous préférons acheter au numéro

Et oui, parce que financièrement cela ne serait pas envisageable (les abonnements en cours sont renouvelés ou débutés à différents moments de l’année) et parce que les filles aiment lire un numéro à l’occasion selon le sujet, il y a cette liste de magazines que nous achetons en presse selon les envies.

Ces trois revues des éditions Faton sont vraiment intéressantes. Notre médiathèque ayant un abonnement à chacune, nous empruntons souvent d’anciens numéros en liens avec l’intérêt des filles ou en lien avec le programme scolaire. Quand un nouveau numéro sort et que le sujet remplit une de ces conditions, nous l’achetons.

Prix au numéro: 6€50

***

TétrasLire se présente comme un magazine jeunesse autour de la littérature. Accessible dès 8 ans, les textes sont choisis parmi les classiques et sont présentés sous formes d’extraits de textes originaux et non adaptés. On y trouve aussi des jeux, des conseils lectures, une rubrique cuisine et un bricolage. L’éditeur propose aussi des packs contenant d’anciens numéros autour d’une thématique. Par exemple en ce moment, il y a des packs vacances pour préparer la rentrée du CM1 à la 5è.

Prix au numéro: 9€50 (+ frais de port)

album

Le nouveau nid des Petits Marsus

Auteur: Benjamin Chaud

Illustrateur: Benjamin Chaud

Editeur: Little URBAN

Collection: Les Petits Marsus

Pages: 32

Les Marsupilamis perdent leur nid lors d’une violente tempête et se mettent en quête d’un nouveau lieu de résidence. Mais ce n’est pas si facile quand l’accueil des autres habitants n’est pas très chaleureux. Quand un incident survient, les Marsus montrent que la solidarité et l’entraide sont des facteurs importants dans une communauté.

Les Marsupilamis prennent un petit coup de fraîcheur dans cette nouvelle collection d’albums de Benjamin Chaud. Destinés à un public plus jeune que celui de la bande dessinée de Franquin, cette série très colorée mais en avant des problématiques qui concernent les petits avec humour. Dans Le nouveau nid des Petits Marsus, l’auteur aborde la question du déménagement et plus largement la question de l’immigration. Il souligne l’importance de l’accueil et de la solidarité avec pertinence en utilisant l’atout principal des Marsus, leur queue préhensile et démesurément longue. C’est léger et mignon, nul doute que les petits lecteurs apprécieront.

Sélection du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2020 catégorie 3/5 ans.

L’avis de Pépita est à lire ICI.

Les Petits Marsus vivent paisiblement avec leurs parents. Jusqu’au jour où une terrible tempête souffle leur nid douillet. Les Marsupilamis n’ont plus de maison. Ils doivent quitter la jungle à la recherche d’un nouveau nid.

album

Des vacances timbrées

 

Auteure: Mathilde Poncet

Illustratrice: Mathilde Poncet

Editeur: Les fourmis rouges

Pages: 36

 

Alors qu’elle est en colonie de vacances, une enfant écrit une lettre à sa grand-mère à qui elle raconte le lieu, ses amis, leurs jeux… Alors que l’écriture cursive de l’enfant se délie, nos yeux sont happés par les illustrations aux couleurs vives qui offrent en regard sur ces vacances qui sont tout, sauf ordinaires. Les personnages semblent tout droit sortis de l’imaginaire de l’enfance entre animaux et créatures fantastiques. Mathilde Poncet nous offre tout un bestiaire fantaisiste japonisant qui n’est pas sans rappeler celui des studios Ghibli. Chaque illustrations regorge de menu détails et de références que l’on prend plaisir à découvrir.

Des vacances timbrées est un merveilleux album qui propose une immersion dans l’imaginaire de l’enfance. Fantastique et poétique, c’est un ouvrage étonnant qui se déguste sans modération. Chaque lecture apporte son lot de découvertes et d’émerveillement. Entre réalité fantastique et imagination débordante, l’auteure pousse la question jusqu’à la dernière page et la rencontre de la grand-mère qui répond à sa petite-fille.

Décidément le mois d’août est placé sous le signe des coup de cœur!

L’avis d’Isabelle est ICI.

Chère mamie, je m’amuse beaucoup en colonie de vacances, j’ai hâte de te présenter tous mes nouveaux amis…