BD/manga

Sœurs d’Ys – La malédiction du Royaume englouti (2020)

The Daugthers of Ys

Auteur: M.T. Anderson

Illustratrice: Jo Rioux

Traductrice: Alice Delarbre

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 224

Réécriture d’une légende bretonne, Sœurs d’Ys s’inspire de différentes versions de l’histoire de la cité engloutie Ys et de Gradlon, roi de Kerne, qui épousa une sorcière pour la gloire et le pouvoir. A la mort de cette dernière le royaume, construit et protégé par la magie, révèle ses failles et faiblesses. De leur deux filles, seule la cadette, Dahut, semble vouloir préserver le monde qu’elle connait et choisit de suivre le chemin de sa mère. Rozenn, l’ainée, rêve de changements pour un avenir plus lumineux dans lequel les hommes vivraient sans se faire la guerre. Elle fuit le château et les mondanités pour une vie plus simple au plus de près de la nature et des animaux.

Avec sa magie et ses créatures fantastiques, Sœurs d’Ys s’inscrit dans le registre du conte fantastique tout autant qu’il est une légende dans la tradition populaire des peuples celtes. M.T. Anderson a fait le choix de reprendre trois versions de l’histoire pour en créer une vision moderne qui entre en résonance avec notre époque par un questionnement sur la maitrise des éléments par l’homme et le désir permanent d’accumulations qui ébranlent notre planète et mettent en danger notre monde par l’épuisement de ses ressources naturelles.

Le travail graphique de Jo Rioux reflète le récit par un jeu des couleurs oscillant entre ombres et lumières. Il utilise ce contraste pour illustrer la différence des deux sœurs tant sur leur apparence physique que sur les chemins qu’elles empruntent. Son trait tout en rondeur est surprenant au premier abord, principalement au niveau des expressions faciales des personnages. On le retrouve dans la mise en page qu’il dynamise mais se veut surtout le reflet d’une culture et d’une civilisation anciennes qui ont su laisser une emprunte dans le temps par une culture riche.

Découverte plaisir, voyage magique, Sœurs d’Ys est un roman graphique incroyable qui nous a littéralement séduites, Gabrielle et moi, nous faisant presque regretter qu’il n’y ait pas plus de pages.

L’avis d’Isabelle.

Pour ériger les remparts qui protègent Ys des flots tumultueux, la reine Malgven a eu recours à la magie. Sa mort brutale et mystérieuse laisse ses deux filles inconsolables et les éloigne l’une de l’autre. Rozenn, héritière du trône, entre en communion avec la nature et s’apaise dans les landes ; Dahut, la cadette, se délecte de la vie fastueuse de la cour et se compromet dans ses intrigues. Mais derrière les murs immenses de la cité se cache un passé lourd de sombres secrets. Le jour où le lien entre les soeurs se rompt définitivement, elles entraînent dans leur chute le destin d’Ys, et les monstres tapis dans l’ombre surgissent alors en pleine lumière.

BD/manga

La rivière à l’envers, tome 1. Tomek (2018) / tome 2. Hannah (2019)


Tomek tient l’épicerie de son village. En fait d’épicerie, il s’agit plutôt d’un bazar, véritable caverne d’Ali Baba, un lieu incroyable dont les murs sont parés d’étagères aux multiples tiroirs qui renferment tout ce dont on peut avoir besoin. Pourtant lorsqu’une jeune fille lui demande de l’eau de la rivière Qjar, Tomek est incapable de répondre à sa demande. Hanté par cette jeune fille et par cette rivière mystérieuse qui coule à l’envers, Tomek quitte sa boutique et son village pour la promesse de l’aventure passionnante que lui réserve le voyage vers la rivière Qjar.

Adaptation du roman de Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l’envers est un récit initiatique aux allures de conte fantastique au cours duquel les deux héros vont faire de multiples rencontres aussi surprenantes que bienveillantes. La magie et le fabuleux accompagnent chaque situation que les deux héros vivent rendant l’aventure encore plus surprenante et plus passionnante. En fond de toile se tisse l’histoire d’une rencontre, d’un amour naissant. Le travail graphique est réussi et offre un nouveau regard sur l’histoire de Mourlevat sans en altérer l’essence. J’ai cependant été gênée parfois par les visages des personnages, un peu figés et pas toujours réguliers. Ces deux volumes n’en restent pas moins agréables à lire et permettent de redécouvrir cette histoire incroyable en la rendant accessible à un public plus large.

Je vous renvoie à l’avis de Bouma et celui de Vivrelivre pour le tome 1 et le tome 2.

Tome 1 :« Ainsi vous avez tout dans votre magasin? Vraiment tout? Alors… vous aurez peut-être de l’eau de la rivière Qjar? » D’où vient la jeune fille qui a posé cette question à Tomek, l’épicier du village? Lorsqu’il apprend que cette rivière coule à l’envers et que sa source a des propriétés surnaturelles, l’idée de partir ne le quitte plus. De la forêt de l’oubli au pays des Parfumeurs et de l’île inexistante aux flancs de la Montagne Sacrée, Tomek va vivre un voyage plein de rebondissements et de poésie. Trouvera-t-il la rivière quiCoule à l’envers et dont l’eau empêche de mourir?

Tome 2: « Cette histoire est la plus belle chose que je puisse t’offrir, car tu es ce que j’ai de plus précieux, Tomek ». Pour sauver sa passerine bleue, Hannah va entreprendre la plus grande aventure de sa vie. Sur la vertigineuse Route du Ciel, à travers le Désert, à la rencontre des silencieux ou vers le village des Parfumeurs, elle va parcourir des milliers de kilomètres pour trouver la Rivière Qjar, dont l’eau empêche de mourir. Parviendra-t-elle au bout de son voyage ? Retrouvera-t-elle Tomek, le jeune épicier au cœur pur ?

BD/manga

Olive, tome 1/4. Une lune bleue dans la tête (2020)

Auteure: Véro Cazot

Illustratrice: Lucy Mazel

Editeur: Dupuis

Pages: 56

Olive est une adolescente de dix-sept ans. Elle vit à l’internat et ne rentre chez ses parents que ponctuellement. Son quotidien semble assez stressant entre le lycée où elle subit les moqueries de ses camarades et les rendez-vous avec une psychologue qui ne la comprend pas vraiment… Olive s’évade dans un monde imaginaire qui prend vie dans sa tête, un monde fantastique dans lequel elle se retrouve avec elle-même et toutes les choses qu’elle a inventées. Cet univers, créé à son image, est l’endroit où elle se sent en paix, un monde dans lequel elle se réfugie quand la quotidien devient trop perturbant. Et justement un imprévu survient qui vient bouleverser la tranquillité de la jeune fille : elle se voit attribuer une colocataire. Mais en cherchant à apaiser ses tensions, elle se rend compte que son monde illusoire est lui-aussi perturbé, Olive y trouve des choses qu’elle n’a pas mise là et quand la réalité se mélange à l’imaginaire, cela devient aussi perturbant pour le lecteur que pour l’héroïne.

Premier volume d’une quadrilogie annoncée, Une lune bleue dans la tête introduit une héroïne différente et un univers fantastique qui contraste avec la réalité tant dans la forme que dans le fond. Impression renforcée par les couleurs beaucoup plus vives dans l’imaginaire fantastique d’Olive que dans la réalité plus morne. La lecture est surprenante voir carrément déconcertante car on ne sait jamais vraiment si ce monde fictif est réellement imaginaire ou si, peut-être, il s’agit d’une réalité parallèle.

La différence d’Olive est au cœur de l’histoire même si elle n’est pas vraiment expliquée. Est-ce une forme d’autisme comme le suggère les propos de ses camarades de classe? Y a-t-il un lien avec l’incident survenu durant la grossesse de sa mère? On peut d’ailleurs aussi se demander si l’enfant du départ n’est pas l’astronaute de la fin… L’intrigue met en place différentes choses intéressantes, bien que souvent confuses, qui nous laissent avec beaucoup de questions. L’héroïne est attachante et agréable à suivre. Elle nous pousse à réfléchir au concept de différence, à nous demander s’il s’agit d’une norme établie selon des paramètres abstraits de « normalité » ou s’il s’agit plutôt d’une perception au monde différente, ici matérialisé par ce monde onirique et poétique dans lequel elle aime tant se réfugier.

Olive, 17 ans, a une vie intérieure très intense. Elle s’est crée un monde imaginaire qu’elle visite à volonté. Mais son quotidien terrestre est bousculé par l’arrivée de Charlie, une fille extravertie avec qui elle doit partager sa chambre à l’internat. Plus grave encore: un mystérieux spationaute débarque par surprise dans son monde imaginaire!

BD/manga·roman graphique

Napoléon doit mourir (2020)

Auteur/Illustrateur: Jean-Baptiste Bourgois

Editeur: Sarbacane

Pages: 168

En ce 5 mai 2021, nous fêtons le bicentenaire de la mort de l’Empereur Napoléon Ier. Quelle meilleure occasion pour découvrir le roman graphique de Jean-Baptiste Bourgois? Paru aux éditions Sarbacane en octobre 2020, j’ai eu la chance d’en gagner un exemplaire dédicacé sur leur page Facebook en janvier dernier. Et c’est avec plaisir que j’ai enfin pris le temps de lire cette énorme bande dessinée de 168 pages.

Napoléon doit mourir est en réalité la biographie d’Armand Augustin Louis de Caulaincourt, l’homme de confiance de Napoléon, surnommé l’Intouchable par ses pairs car il semblait fuit des balles et par la maladie. L’auteur/illustrateur revient plus précisément sur les évènements qui survinrent lors de la Campagne de Russie.

Réécriture fantastique d’un fait historique, l’histoire prend des allures de conte et devient une uchronie familiale déjantée dans laquelle des créatures fantastiques deviennent l’espoir d’un homme qui tente de rentrer chez lui glorieusement tout en ayant perdu sa Grande Armée. Le style graphique d’apparence simpliste fourmille de détails que l’on prend plaisir à regarder. L’univers historique se marie parfaitement à la fantasy, amenant une touche d’humour toujours appréciable pour parler d’Histoire.

Un grand merci aux éditions Sarbacane pour ce magnifique cadeau (l’objet-livre est splendide) et à Jean-Baptiste Bourgois pour la dédicace.

Armand Augustin Louis de Caulaincourt fut d’abord un enfant charmant, plein de santé et d’entrain, avant de devenir le général napoléonien que l’Histoire a retenu. Ce qu’on sait moins, c’est qu’au cours de sa vie emmaillée d’aventures, il en a connu une, dans les lointaines forêts de Russie, plus folle et merveilleuse que les autres…
Réécriture fantastique d’un épisode historique précisément contextualisé , uchronie enchanteresse, conte funambule, Napoléon doit mourir est un roman graphique familial au charme unique. Porté par le trait de plume joueur et délicat de Jean-Baptiste Bourgois, il emporte son lecteur vers des contrées inexplorées, où l’Histoire danse avec la fantasy sous les yeux émerveillés du lecteur…

BD/manga·masse critique

Le faucon déniché – BD (2021)

Auteur: Maxe L’Hermenier, d’après Jean-Côme Noguès

Illustrateur: Steven Dupré

Editeur: Nathan

Collection: Jungle Pépites

Pages: 55

Adaptant le roman éponyme de Jean-Côme Noguès, la bande dessinée Le faucon déniché reprend les grandes lignes du récit. Dès les premiers planches, le lecteur est plongé dans l’époque moyenâgeuse, parcourant la forêt aux côtés de Martin qui observe de jeunes faucons dans leur nid. Bien qu’il connaisse les risques, le garçon ne peut s’empêcher d’y retourner chaque jour. La loi est simple, tous les faucons trouvés sur les terres du Seigneur appartiennent au Seigneur. Lorsqu’un petit tombe du nid, Martin le recueille et décide d’en faire un compagnon de jeux, un ami. Fait prisonnier, il perd son oiseau en même temps que sa liberté mais bientôt la roue tourne…

Comme pour le roman, cette bande dessinée me laisse sur un avis mitigé. Si l’adaptation est convaincante et l’histoire toujours aussi intéressante, on ressent toujours bien trop l’intérêt pédagogique du projet. Impression renforcée par le dossier « Pour aller plus loin » en fin d’ouvrage et le questionnaire pour vérifier que la lecture a bien été comprise. Par ailleurs, si j’ai particulièrement aimé les illustrations des paysages et des faucons de Steven Dupré, j’ai été moins convaincu par les visages de ses personnages qui s’intègrent pourtant très bien à l’époque du récit.

Le faucon déniché reste un très bon ouvrage pour découvrir les lois féodales et la façon dont s’organise la vie au Moyen-Âge et ce format permettra de séduire un plus large public.

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A lire: l’avis d’Isabelle.

Je remercie Babelio et les éditions Nathan pour l’envoi de cette adaptation dans la cadre de Masse critique.

Martin, douze ans, a un secret: il a déniché un jeune faucon en forêt. C’est une aventure dangereuse car le petit paysan risque la prison s’il garde pour lui l’oiseau réservé aux chasses du seigneur. Pourtant, Martin refuse de se soumettre et rien ne l’arrêtera. Mais dans l’ombre, l’impitoyable fauconnier du château veille… Il veut faire du rapace l’oiseau le plus cruel de la fauconnerie… Que vont alors devenir les deux amis?

BD/manga·Prix littéraire

21 jours avant la fin du monde (2019/2020)

21 giorni alla fine del mondo

Auteure: Silvia Vecchini

Illustrateur: Sualzo

Traducteur: Marc Lesage

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 200

 

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 13-15 ans.

Lisa vit dans un camping avec sa mère qu’elle aide à tenir son café. Ses voisins changent régulièrement de visage mais dans l’ensemble les touristes se ressemblent tous un peu. Cet été là, elle occupe son temps entre le café et son cours de karate. Lorsque réapparait Aless, son ami d’enfance, les souvenirs ressurgissent.

21 jours avant la fin du monde est une bande dessinée à destination des adolescents qui aborde différents thèmes qui les préoccupent: la famille, l’amitié, l’avenir… Mais c’est la perte d’un être cher qui est au cœur du récit. En revenant sur le lieu de son enfance, Aless cherche à comprendre le mystère qui entoure la mort de sa mère. Mais son père, par soucis de protection, ne souhaite pas qu’il découvre les circonstances qui lui ont enlevé ce parent dont il n’arrive pas surmonter la perte. Avec beaucoup de tact, Silvia Vecchini soulève l’importance du dialogue et de l’accompagnement dans le processus du deuil.

Si l’histoire est intéressante, je n’ai pas vraiment su entrer dans le récit qui, probablement à cause du format, avance trop vite et passe à côté de beaucoup d’émotions. J’ai cependant apprécié la lecture et les illustrations de Sualzo, notamment ses paysages qui transportent en Italie.

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« Je m’aperçois qu’il n’y a rien de pire que les silences. C’est comme un poids qui te fait couler à pic, ou un filet qui retient une partie de toi si cachée que tu ne soupçonnais même pas son existence. Il arrive parfois que ces silences explosent comme des feux d’artifice. Ils libèrent alors leur énergie et jettent leur lumière tout autour d’eux. »

BD/manga

Les Croques, Tome 3. Bouquet Final (2020)

 

Auteure: Léa Mazé

Illustratrice: Léa Mazé

Editeur: La Gouttière

Pages: 92

 

Voici enfin la conclusion des aventures de Céline et Colin, les jumeaux incompris plongés au cœur d’une enquête macabre dans le cimetière de leurs parents. Nous l’avons attendue et espérée captivante et n’avons pas été déçu.

Alors que les parents des jumeaux sont complètement désemparés face à leurs enfants et tentent de chercher une aide extérieure à leurs problèmes familiaux, le voile se lève enfin sur les auteurs des crimes. Bravant les dangers avec le peu de courage qu’il leur reste, Céline et Colin sont confrontés à la cruauté et la cupidité d’adultes prêts à tout pour maintenir leur trafic.

Arrivé au troisième volet, le talent graphique et narratif de Léa Mazé n’est plus à prouver. Il s’en dégage une ambiance angoissante, glaçante par moment. Les couleurs sombres renforcent le sentiment de peur qui émane des personnages. La violence de la confrontation enfants/criminels amène une tension extrême qui atteint son paroxysme lorsque le grand coupable se révèle dans toute sa cruauté et ne s’éteint qu’à l’arrivée de secours inattendus et bienvenus. La dernière partie de l’histoire se veut plus lumineuse et porteuse d’espoir d’un avenir serein et d’une confiance filiale retrouvée.

Bouquet final est l’apothéose de cette série jeunesse originale qui fait la lumière sur l’enquête des enfants mais également sur leur isolement et ses raisons. Une série à découvrir dès 9/10 ans!

Les autres volumes

 

« Vous êtes allés trop loin… Maintenant vous allez disparaître et tout rentrera dans l’ordre… » 

« Dis… Disparaître? »

roman graphique

Le fils de l’ursari – BD

Auteur: Xavier-Laurent Petit

Adaptation et Illustrations: Cyrille Pomès

Mise en couleurs: Isabelle Merlet

Editeur: Rue de Sèvres

SuperMax – Novembre 2020

Ciprian et sa famille arrivent en France remplis de l’espoir d’une vie meilleure dans laquelle « l’argent coule à flots ». Mais rapidement la réalité les rattrape et ils se retrouvent à mendier et voler pour maintenir leur subsistence qui ne tient qu’à un fil. Entre le réseau de malfaiteurs qui profite de leur incrédulité pour se faire de l’argent et la crainte de la police et des contrôles d’identité, la famille Zidar prend conscience des dangers de cette vie qui ne va pas plus que celle qu’ils avaient dans leur propre pays. Pourtant pour Ciprian, la lumière se fait dans les jardins du Luxembourg où il découvre les échecs pour lesquels ils montrent un talent particulier. Et s’il tenait là la clé d’un avenir meilleur pour toute sa famille?

Adaptant le roman éponyme de Xavier-Laurent Petit, Cyrille Pomès reprend les grandes lignes du récit et en retranscrit parfaitement les émotions. Les illustrations mettent en avant toute la violence et la cruauté d’une vie imposée par la peur et le besoin de protéger ceux qu’on aime. Le trait réaliste et les couleurs « jaunies » apportent une certaine harmonie à l’ensemble. Touchant, ce roman graphique aborde différentes thématiques avec justesse telles que l’immigration, le travail des enfants, l’exploitation humaine ou encore l’illétrisme. Mais c’est la solidarité que l’on retiendra et la lumière d’espoir qu’une simple main tendue peut apporter à ceux qui ont besoin.

A découvrir: les avis de Pépita et de Bouma.

Quand on est fils d’ursari, on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Parias dans leur propre pays, Ciprian et sa famille échouent à Paris où, paraît-il, l’argent coule à flots. La réalité sera infiniment plus rude! 

BD/manga·Prix littéraire

La BD qui t’aide à avoir confiance en toi (2019)

 

Auteure: Géraldine Dindi

Illustratrice: Adrienne Barman

Editeur:  Casterman

Pages: 60

 

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 9-12 ans.

Après une explication de ce qu’est la confiance en soi, la BD s’engage à donner des pistes intéressantes pour travailler sur soi et tirer avantage de sa personnalité pour avoir confiance en soi, car même nos défauts peuvent être interpréter positivement. On appréciera également la mise en avant de conseils pour avoir confiance en soi tout en évitant les pièges que peuvent être la comparaison aux autres ou encore le repli sur soi.

Cependant, j’avoue n’avoir pas vraiment accroché au format BD ni au style graphique, et même si le contenu m’a semblé pertinent, je ne suis pas convaincue que cela aide réellement. A la lecture des pages, j’avais l’impression que la timidité était minimisée et détournée au profit de cette fameuse confiance. Mais cela reste une interprétation personnelle et je suis peut-être passée à côté du véritable message. Mes deux filles, qui trouvaient le titre accrocheur, se sont précipitées sur cette lecture qui ne les a pourtant pas convaincues non plus.

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Ce qui est sûr, c’est que c’est HYPER IMPORTANT d’avoir confiance en soi! C’est ce qui te permet de te sentir bien avec toi-même et avec les autres. Ce qui changera ta vie pour toujours! Mais comment y arriver?

roman graphique

La librairie de tous les possibles (2017)

Arukashira Shoten

Auteur: Shinsuke Yashitake

Traductrice: Myriam Dartois-Ako

Editeur: Milan jeunesse

Pages: 104

 

A la librairie de tous les possibles, le lecteur trouvera des livres qui parlent de livres. Et peu importe ce que vous cherchez, le libraire a toujours de quoi satisfaire son client: un livre sur les accessoires du livre? Un livre pour organiser son mariage autour du livre? Un livre sur la fête du livre? Oui cela existe aussi! Peu importe ce que vous chercher, la librairie des possibles fera la différence. Véritable caverne d’Ali Baba, on y trouve ces ouvrages qui ravissent les amoureux du livre mais qu’on ne trouvera nulle part ailleurs car ils ne seront jamais en tête des ventes.

Shinsuke Yashitake signe un titre original et drôle qui prend la forme d’un roman graphique pour traduire de façon loufoque l’utilité de livres en apparence inutiles. C’est drôle et divertissant! On tourne la dernière page avec une envie irrepressible de se ruer dans cette librairie unique en son genre et de faire connaissance avec son propriétaire jovial et passionné.

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Bienvenue dans la librairie de tous les possibles!