(auto)biographie·roman graphique

Le Passage intérieur – Voyage essentiel en Alaska (2022)

Auteur : Maxime de Lisle

Illustrateur : Bach Mai

Editeur : Delcourt

Pages: 80

A ce moment de son existence où il sent qu’il a besoin d’un changement, Maxime de Lisle organise avec ses amis une expédition en kayak à la découverte du Passage Intérieur, qui s’étend au-delà de l’Alaska jusqu’en Colombie Britannique, au Canada. Si leur objectif avoué est de voir des baleines et des ours, les trois hommes vont pourtant aller à la rencontre de leur moi intérieur et revenir transformés. Par ailleurs, ce voyage va bien au-delà de la découverte d’un espace sauvage ; en quittant la France, Maxime et ses amis vont aussi faire le constat du dérèglement climatique, ce qui va engendrer une réflexion et un besoin d’action.

Avant tout autobiographique, Le Passage Intérieur – Voyage essentiel en Alsaka est aussi un guide pratique à destination de tous ceux qui souhaiteraient entreprendre l’aventure. Avec ses pages informatives, la bande dessinée prend aussi la forme d’un carnet de voyage superbement illustré. Bach Mai a un trait réaliste qui semble poser sur le papier visages expressifs et paysages à couper le souffle comme s’il captait l’instant présent et le photographiait. Le choix d’utiliser le noir et blanc ponctué de couleurs renforce l’impression de journal intime tenu au jour le jour, illustré d’aquarelles à l’image de la faune et de la flore locale, de photographies et agrémenté de notes pratiques et de citations d’auteurs. Cela procure un sentiment d’intimité qui captive et entraîne dans l’immensité des paysages, desquels l’illustrateur retranscrit toute la beauté dans ces pages. Les planches en double pages sont carrément époustouflantes – celle de la danse des baleines m’a littéralement mise les larmes aux yeux.

Ce voyage au bout du monde civilisé amène une réflexion écologique forte lorsque les comparses découvrent que la main de l’homme se tend aussi loin que possible, dénaturant les grandes forêts dans les coins les plus reculés et provoquant inévitablement un bouleversement des écosystèmes. Le réchauffement climatique, visible dans des lieux encore sauvage, interroge les hommes qui, soucieux de sauver ce qui peut encore l’être, en oublieraient presque le froid, la fin et la fatigue auxquels ils s’exposent par ce voyage aux limites du monde et d’eux-mêmes.

Premier livre des deux auteurs, Le Passage intérieur se présente comme un guide pour celles et ceux qui rêvent de se lancer dans l’aventure. C’est surtout le journal intime d’un moment essentiel, la prise de conscience de l’extrême fragilité de notre planète bleue.

BD/manga·roman graphique

Seizième Printemps (2022)

Auteure : YunBo

Editeur : Delcourt

Pages : 120

Yeowoo n’a que cinq ans lorsque ses parents divorcent. Laissée derrière par une mère dont elle ignore tout, elle est bientôt abandonnée et déracinée par son père qui la confie à son père et sa sœur qui vivent à la campagne. Blessée et incomprise, Yeowoo est en colère. Sa rencontre avec sa nouvelle voisine, Paulette, va venir changer sa vie, apaiser son cœur et rompre son isolement.

La solitude suinte par tous les pores de cette histoire écrite avec grande sensibilité. Yeowoo ne voit pas la douleur des autres car elle étouffe sous la sienne. Elle ne voit pas la solitude de son grand-père, veuf et soucieux de l’avenir de sa fille qui vit encore sous son toit. Elle ne voit pas non plus la solitude de sa tante, qui vit dans un monde peuplé de poupées, attendant que le grand amour se présente à sa porte. Et elle ne voit certainement pas celle de Paulette, poule rejetée des siens pour ne pas avoir fondé de famille. Pourtant, en grandissant, l’amour maternelle que lui donne Paulette, l’aide à s’apaiser et à se construire. Ensemble, elles comblent l’absence et la manque au travers du temps passé à discuter, à veiller l’une sur l’autre, à s’aimer.

L’histoire se divise en seize chapitres qui prennent la forme d’une petite histoire ; chacune permet de voir grandir Yeowoo de ses cinq ans à ses seize ans. Cette construction en chapitres est particulièrement intéressante pour jouer avec le temps. Certaines anecdotes sont assez dures, on ne comprend pas toujours très bien pourquoi Yeowoo a été abandonnée par ses parents, pourquoi son père ne lui rend visite qu’une ou deux fois en dix ans, la laissant toujours derrière. C’est d’autant plus terrible qu’il vient présenter sa nouvelle compagne et son nouvel enfant, sans lui accorder un sourire ou un geste tendre. Mais cela contribue à l’évolution de Yeowoo et à nous la rendre plus sympathique.

Les illustrations sont de toute beauté. YunBo joue avec les couleurs et les formes pour différencier la campagne et sa nature luxuriante à la ville froide et rigide avec ses immeubles. Elle n’hésite pas à sortir des cases pour dynamiser son récit et offre un panel de personnages très divers : bien qu’essentiellement renards, ils prennent des teintes différentes et leurs visages se distinguent les uns des autres par la forme d’un museau ou la tenue des oreilles. L’ensemble donne une bande dessinée de qualité avec une identité graphique propre et une narration toute en poésie.

 » Tu es une jeune plante qui doit encore grandir, s’épanouir et dévoiler la fleur qu’elle a à l’intérieur.  »

A cinq ans, alors que ses parents se séparent, la jeune renarde Yeowoo part vivre à la campagne chez son grand-père et sa tante. Elle va y croise Paulette, une poule rejetée par les siennes qui a décidé de changer de vie…

roman graphique

La longue marche des dindes – La BD (2022)

Auteure : Léonie Bischoff

Adaptée du roman de : Kathleen Karr

Editeur : Rue de Sèvres

Pages : 144

Adaptant le roman éponyme de Kathleen Karr, Léonie Bischoff propose de (re)découvrir les aventures de Simon, un adolescent considéré comme l’idiot du village, dans le convoyage à pieds d’un millier de dindes entre l’Etat de Missouri et la ville de Denver dans le Colorado.

Nous avions adoré le roman, nous avons aimé la bande dessinée. Il faut dire que le trait de Léonie Bischoff est soigné et a su parfaitement s’adapté à l’univers sauvage des grandes plaines américaines. Si j’aurais aimé retrouver une mise en couleurs plus réaliste et le trait d’Anaïs Nin, je ne peux nier que ses illustrations s’accordent parfaitement avec le ton générale du récit et son public cible, à savoir les enfants.

La mise en page sort des cases, offrant des plans larges sur les paysages qui subliment vraiment l’ensemble. Le chapitrage en « étape de voyage » dynamise un peu plus le récit, rythmant l’avancée des héros dans leur aventure. Si l’ensemble est parfaitement réussi et maitrisé, le changement de sexe du personnage de l’esclave Jabeth, devenue une Jo(séphine) me laisse perplexe. En effet, cela soulève un questionnement sur la place des femmes dans cette société machiste qui répond d’avantage à notre époque qu’à celle dans laquelle évolue les personnages.

Je vous invite à lire l’avis d’Isabelle et celui de Lucie.

Missouri, été 1860. Après avoir quadruplé son CE1 à 15 ans, Simon diplômé d’office par Miss Rogers se voit refuser l’entrée en CE2 et doit gentiment déployer ses ailes. Aussi, le soir même de cette mauvaise nouvelle, lorsqu’il apprend que les dindes sur pattes valent 20 fois plus à Denver que chez lui, il décide d’acquérir 1000 têtes pour les convoyer sur 1000 kilomètres et prouver ainsi qu’il a le sens des affaires. Il recrute pour l’escorter une équipe improbable avec laquelle il va devoir traverser le désert, affronter les rocheuses et négocier avec les Indiens ! Ces derniers accepteront ils de laisser passer cette étrange caravane qui doit atteindre Denver pour y faire fortune ?

BD/manga

Le jardin secret – Première Partie (2021)

Auteure/Illustratrice : Maud Begon

d’après Frances Hodgson Burnett

Editeur : Dargaud

Pages : 96

A la mort de ses parents, la petite Mary Lenox est envoyée vivre chez son oncle. Pour cette enfant gâtée qui n’a connu que l’Inde, l’arrivée en Angleterre est un énorme chamboulement. S’il n’y avait que la météo et les paysages ce serait déjà beaucoup mais il y a aussi le mode de vie, l’éducation, la nourriture… Pourtant au fil des rencontres, Mary découvre que ce nouvel environnement a beaucoup à lui apporter, avec en tête de liste l’excitation et l’aventure que le mystère du jardin secret fait naître.

Maud Begon donne vie au roman de Frances H. Burnett dans une bande dessinée à la nature prépondérante. Son trait est de toute beauté et certaines planches sont d’une grande poésie. Au fil des pages, Mary évolue au rythme des saisons et des découvertes qu’elle fait au contact du jardinier et de Dickon, un jeune garçon qui parcourt la lande et possède un don pour communiquer avec les animaux. Et puis il y a le petit rouge-gorge qui l’entraine dans les recoins les plus insolites du jardin. Grâce à lui elle trouvera l’entrée du Jardin Secret à qui elle va tenter de redonner vie.

Nous avons été séduites, les filles et moi, par cette adaptation respectueuse du roman qu’il sublime par des illustrations magnifiques qui donnent littéralement vie à l’histoire. Mary est une enfant qu’on prend plaisir à suivre et voir évoluer. Sa transformation de caractère s’accompagne d’un changement des couleurs qui passent du sombre aux couleurs plus chatoyantes d’un jardin luxuriant. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, ils viennent enrichir l’histoire et participent à l’évolution de Mary donnant à l’histoire des airs de récit initiatique. La rencontre avec son oncle est assez mémorable et celle avec son mystérieux cousin nous laisse impatientes de lire la suite.

Après la mort de ses parents aux Indes, Mary est recueillie par son oncle toujours absent, dans un sombre et étrange manoir perdu sur la lande anglaise. C’est là que Mary découvre les indispensables bonheurs que procurent l’amitié et la nature grâce à un mystérieux Jardin Secret.

anglais·roman graphique

Anne of Green Gables – a graphic novel (2017)

Adaptation : Mariah Marsden

Illustratrice : Brenna Thummler

Editeur : Andrews McMeel Publishing

Pages : 230

Après le succès du roman de Lucy Maud Montgomery auprès de Gabrielle, je cherchais une façon de prolonger le plaisir en se détournant de la série sans vraiment m’en éloigner. Alors qu’elle me demandait une nouvelle lecture en anglais, j’ai trouvé cette adaptation graphique dont la couverture pleine de promesses n’a laissé aucune place à l’hésitation.

Quand nous avons ouvert cette bande dessinée, je crois que nous avons eu la même réaction, le même mouvement de recul face à des personnages aux traits particuliers : le rouge du nez, la forme des yeux, la taille de la bouche leur donnent un aspect articulé assez étrange. Pourtant, Gabrielle et moi sommes d’accord pour dire que cela ne dure pas et que finalement cela fonctionne même plutôt bien, notamment sur Anne qui est décrite comme assez banale voir peu jolie dans son enfance ; les changements s’opèrent avec le temps et Anne embellit grâce à l’amour et à la vie plus saine que lui offre son nouveau foyer.

Par contre nous avons été séduites par les paysages aux couleurs tantôt pastelles, tantôt vives qui marquent le changement des saisons, donnant le rythme au récit parfois un peu rapide dans l’enchaînement des situations. Des couleurs qui jouent aussi sur les émotions en passant du chaud ou froid. Et c’est avec plaisir que nous avons retrouvé, chacune de notre côté, les personnages qui peuplent le monde de l’unique et attachante Anne Shirley. Nous avons immédiatement retrouvé notre héroïne au grand cœur et à l’imagination fertile. L’adaptation est très fidèle, reprenant les faits majeurs du récit original, respectant le ton général, l’humour et l’émotion que Montgomery a mis dans son texte.

Anne of Green Gables – a graphic novel est un format qui se prête à la découverte d’une héroïne et d’un texte classique. Les jeunes lecteurs, qui pourraient avoir peur de s’attaquer au roman, se laisseront plus facilement séduire par se format qui ravira également les fans de la série. Ils devraient, tout comme nous, retrouver Anne sur son Ile-du-Prince-Edouard et ne plus avoir envie de partir tant la magie opère dès les premières pages, prolongeant avec délice la lecture du roman dans une envolée poétique et sensible. Le format se prête aussi très bien aux jeunes apprenant l’anglais et pour ceux qui préfèreraient lire dans la langue de Molière, sachez qu’il existe une version française aux éditions Scholastic.

When Matthew and Marilla Cuthbert decide to adopt an orphan to help manage their family farm, they have no idea what delightful trouble awaits them. With flame-red hair and an unstoppable imagination, 11-year-old Anne Shirley takes Green Gables by storm.

L.M. Montgomery’s classic story finds whimsical new ewpression in this graphic novel – perfect for newcomers and kindred spirits alike.

BD/manga·Bilan·Le coin de Gaby

Lectures de Février

Bilan (incomplet) de mes lectures – Gabrielle (12 ans 8 mois)

Sherlock, Lupin et moi tome 1 et 2 sont des livres que j’ai lu pour la continuité de mon cheminant en littérature autour de Sherlock Holmes. Les livres parlent de l’enfance de Irene Adler, Arsène Lupin et Sherlock Holmes. Ils résolvent des enquêtes qu’eux seuls arrivent à déjouer.

Note : 5 sur 5.

Sherlock, Lupin et moi tome 1 (2017) et tome 2 (2018), Irene Adler, Edition Albin Michel

Red Queen est mon roman coup de cœur du mois. C’est une dystopie. L’histoire prend place dans un monde où les gens sont classés par sang : les Argents ont les sang argent et des pouvoir magiques alors que les Rouges ont le sang rouge et aucun pouvoir. Mare, est une rouge un peu spéciale car elle a un pouvoir magique ( je ne dirais pas lequel) et va devoir vivre chez le roi. Intrigant et addictif, je l’ai dévoré.

Note : 5 sur 5.

Red Queen, Victoria Aveyard, Livre de Poche, 2016

Les géants est ma BD coup de cœur du mois, Erin, Siegfried, Bora et Leap sont des enfants ayant un pouvoirs : parler avec des géants venus sur Terre pour battre le puissant géant Alyphar.

Note : 5 sur 5.

Les géants, tome 1, 2 et 3, Lylian Drouin Lorien et Russo, 2020,2020,2021, Glénat

BD/manga

Kodi (2021)

Auteur : Jared Cullum

Traducteur : Mickaël Géreume

Editeur : Komics Initiative

Collection : Mavericks

Pages : 189

Katya est une fillette introvertie qui passe ses vacances en Alaska avec sa grand-mère. Poussée à sortir par cette dernière, la fillette est surprise par l’orage et tombe littéralement sur un ours en plein cœur de le forêt. Affamé et blessé, celui-ci est tout aussi surpris par cette rencontre qui va bouleverser leurs existences. Car plutôt que de s’enfuir, Katya court chercher sa grand-mère pour venir en aide à cet animal coincé sous un arbre. Kodi, ainsi baptisé en raison de son espèce (ours kodiak), s’installe dans la chambre de Katya jusqu’à son départ précipité pour Seattle. Abandonné et seul, l’ours part à la recherche de l’enfant.

Kodi est l’histoire d’une rencontre improbable entre une enfant et un ours solitaires. Improbable certes mais la magie opère devant cette complicité et cet attachement qui naissent sous nos yeux ébahis par tant de beauté et d’expressivité. Kodi c’est aussi la rencontre avec un artiste : Jared Cullum n’a que quelques titres à son actif et celui-ci est le premier qui arrive en France grâce à Mickaël Géreume, séduit par les aquarelles de l’artiste américain, formé en autodidacte en s’inspirant d’artistes européens. Des paysages sauvages de l’Alaska à ceux plus urbanisés de Seattle, sa palette de couleurs se renouvelle au fil des pages mais captive d’un bout à l’autre par le réalisme et la lumière qui s’en dégagent. Une lumière que l’on retrouve dans la richesse des expressions de ses personnages dont la diversité des traits permet une identification immédiate.

Fable enfantine, Kodi est un récit sensible et tendre, une histoire d’amitié éternelle née d’un moment imprévu, inattendu et d’une action guidée par la générosité et l’amour. A lire et relire sans modération !

Quelque part en Alaska, Katya passe ses vacances dans le chalet de sa grand-mère. Ses seuls amis, elle le trouve dans les bandes dessinées. Un jour, sa route croise celle d’un ours kodiak. Blessé, affamé, il fait peine à voir. Pas le choix ! Il faut l’aider. La naissance d’une amitié, ça tient parfois à rien !

BD/manga·Bilan·Le coin de Gaby·roman·roman ado

Lectures de janvier

Bilan de mes lectures – Gabrielle (12ans 7mois)

Les enquêtes d’Enola Holmes est une adaptation du roman du même nom. Enola est la sœur du célèbre Sherlock Holmes et son frère Mycroft. Sa mère a disparu et elle décide de la retrouver. J’ai lu 5 tomes sur 6.

Note : 4.5 sur 5.

Les enquêtes d’Enola Holmes, Serena Blasco, Miss Jungle!, 2015

Typos se passe dans un monde où la technologie a beaucoup avancé. Typos, c’est une équipe d’agents secrets qui aide les gens qui souhaitent publier un message contre le gouvernement. J’ai adoré ce livre qui, avec une pointe d’humour, nous montre comment la résistance peut avancer grâce à la presse.

Note : 5 sur 5.

Typos, fragment de vérité, Pierdomenico Baccalario, Flammarion, 2014

Dys sur 10 est un livre que j’ai lu pour une lecture commune (club de lecture). Dylan est un adolescent de 14 ans. Il est dyslexique, dysorthographique et dyscalculique. L’école, c’est dure pour lui car il ne veut pas que l’on sache son secret.

Note : 5 sur 5.

Dys sur 10, Delphine Pessin, Pocket junior, 2021

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens est un livre que j’ai beaucoup aimé. Simon Spiers est une adolescent de 16 ans. Ce que personne ne sait, excepté Martin, un de ses camarades de classes, Simon est gay. Et il compte bien s’en servir au détriment de Simon, qui, va de voir faire quelque chose pour Martin…

Note : 4.5 sur 5.

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens, Becky Albertalli, Hachette, 2015

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Et vous, qu’avez-vous lu?

BD/manga·roman graphique

Terre Ferme (2021)

Auteure : Aurélie Castex

Illustratrice : Elise Gruau

Editeur : Marabout

Collection : Marabulles

Pages : 176

Pour sauver l’exploitation agricole familiale, Xavier et sa sœur Emmanuelle, n’ont d’autres choix que de se convertir au bio, ils ont tout à apprendre… et à désapprendre. Accompagnés dans leur transition, ils doivent réapprendre leur métier pour que la productivité se mettent en place efficacement et durablement. Ils se confrontent aux difficultés d’un métier déjà pas facile mais aussi à des croyances encrées dans leur esprits comme des vérités universelles alors qu’elles ne sont souvent que le résultat d’une agriculture dirigée pour la production de masse.

De la prise de conscience aux premiers résultats, Aurélie Castex et Elise Gruau signent un roman graphique sur la transition écologique d’une ferme d’élevage de vaches laitières. Ce récit est né de leur intention d’offrir un témoignage sur le passage au bio d’agriculteurs passionnés par leur travail ayant la volonté de sauver l’exploitation familiale en offrant à leurs bêtes de meilleurs conditions de vie. L’histoire est tirée de leur nombreuses rencontres et des discussions et offre un regard réaliste sur un mode de vie méconnu avec ses difficultés et ses victoires. Le texte est concis et laisse beaucoup de place aux illustrations aux couleurs chatoyantes.

J’ai aimé suivre les aventures de ses deux personnes, aidés de leurs amis/voisins exploitants, leur détermination, leurs espoirs et aussi leurs inquiétudes sur un avenir qu’ils ne métrisent pas. Au fil des pages on prend conscience que la transition au bio n’est pas qu’un changement de direction dans leur travail. Car finalement c’est en eux que s’opèrent les changements majeurs qui les poussent à réfléchir à d’autres alternatives pour accompagner leurs vaches au-delà de ce qu’elles ont à leur offrir en lait car la relation homme/animal prend une tournure différente en plaçant le respect en son centre. C’est un vrai coup de cœur !

Je remercie les éditions Marabout et Babelio pour cette excellente lecture faite dans le cadre de Masse Critique.

« Et si c’était la révolution qu’on n’espérait plus ? » Xavier et sa sœur Emmanuelle, enfants et petits-enfants d’éleveurs laitiers racontent l’aventure du passage en bio de leur ferme. Mais comment garder la mesure dans un monde qui pousse à la démesure ?

BD/manga·Le coin de Gaby·roman ado

Lectures de Décembre 2021

Récapitulatif de mes lectures principales – Gabrielle (12 ans 1/2)

J’ai adoré CHERUB 100 jours en enfers, qui parle d’un orphelin, James. Il se retrouve dans une base secrète où il doit faire une initiation de 100 jours, comment va-t-il s’en sortir ?

Note : 5 sur 5.

Robert Muchamore, CHERUB Missions 01: 100 jours en enfer, CASTERMAN, 2019

Moriarty est une adaptation en manga de Sherlock Holmes, mais vue par les yeux de James (Jim) Moriarty. Un peu violent, le manga regroupe tous les personnages de la série d’origine. J’ai lu trois tomes sur seize (dont onze sortis en français).

Note : 5 sur 5.

Moriarty, Ryosuke Takeuchi, Edition dark kana, 2016

J’ai bien aimé Une étude en rouge, qui parle de la première enquête de Sherlock Holmes et de son fidèle ami, John Watson. Ils doivent résoudre une enquête sur une série de meurtres.

Note : 4 sur 5.

Une étude en rouge, Sir Arthur Conan Doyle, folio junior, 2010

J’ai adoré la série Les Vigilantes car elle est très intéressante. C’est l’histoire de Anna, une orpheline élevée au Foyer, une sorte de bâtiment où sont regroupés tous les orphelins. Vers 11,12 ans ils doivent passer un test qui les assignera à une des trois classes : les Stratèges, les Vigilantes et les Corvini (les Stratèges étant les mieux classés). Anna se retrouve chez les Vigilantes et devra réussir à passer une grosse étape de l’apprentissage en surveillant une famille.

Note : 5 sur 5.

Vigilantes 1 Le Foyer, Fabien Clavel, Rageot, 2017. Vigilantes 2 La Flamme, Fabien Clavel, Rageot, 2018

Le second souffle est un de mes coups de cœur du mois. Le roman parle de deux enfants. Ulysse, un enfant asthmatique, vit dans le Centre avec d’autres enfants comme lui. Ava, est une militante pour l’écologie. Ils ne savent pas que leurs existences sont liées.

Note : 5 sur 5.

Le second souffle, Gilles Marchand et Jennifer Murzeau, édition Rageau, 2021

Un funambule sur le sable a été un coup de cœur pour moi, il parle de différence. Stradi a un violon dans la tête, un vrai violon. Il va devoir vivre avec, il lui apportera la musique et la solitude au regard des autres qui le trouvent bizarre.

Note : 5 sur 5.

Un funambule sur le sable, Gilles Marchand, Aux forges de Vulcain, 2017

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Et vous ? Qu’avez vous lu ?