BD/manga·masse critique

Le faucon déniché – BD (2021)

Auteur: Maxe L’Hermenier, d’après Jean-Côme Noguès

Illustrateur: Steven Dupré

Editeur: Nathan

Collection: Jungle Pépites

Pages: 55

Adaptant le roman éponyme de Jean-Côme Noguès, la bande dessinée Le faucon déniché reprend les grandes lignes du récit. Dès les premiers planches, le lecteur est plongé dans l’époque moyenâgeuse, parcourant la forêt aux côtés de Martin qui observe de jeunes faucons dans leur nid. Bien qu’il connaisse les risques, le garçon ne peut s’empêcher d’y retourner chaque jour. La loi est simple, tous les faucons trouvés sur les terres du Seigneur appartiennent au Seigneur. Lorsqu’un petit tombe du nid, Martin le recueille et décide d’en faire un compagnon de jeux, un ami. Fait prisonnier, il perd son oiseau en même temps que sa liberté mais bientôt la roue tourne…

Comme pour le roman, cette bande dessinée me laisse sur un avis mitigé. Si l’adaptation est convaincante et l’histoire toujours aussi intéressante, on ressent toujours bien trop l’intérêt pédagogique du projet. Impression renforcée par le dossier « Pour aller plus loin » en fin d’ouvrage et le questionnaire pour vérifier que la lecture a bien été comprise. Par ailleurs, si j’ai particulièrement aimé les illustrations des paysages et des faucons de Steven Dupré, j’ai été moins convaincu par les visages de ses personnages qui s’intègrent pourtant très bien à l’époque du récit.

Le faucon déniché reste un très bon ouvrage pour découvrir les lois féodales et la façon dont s’organise la vie au Moyen-Âge et ce format permettra de séduire un plus large public.

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A lire: l’avis d’Isabelle.

Je remercie Babelio et les éditions Nathan pour l’envoi de cette adaptation dans la cadre de Masse critique.

Martin, douze ans, a un secret: il a déniché un jeune faucon en forêt. C’est une aventure dangereuse car le petit paysan risque la prison s’il garde pour lui l’oiseau réservé aux chasses du seigneur. Pourtant, Martin refuse de se soumettre et rien ne l’arrêtera. Mais dans l’ombre, l’impitoyable fauconnier du château veille… Il veut faire du rapace l’oiseau le plus cruel de la fauconnerie… Que vont alors devenir les deux amis?

BD/manga·Prix littéraire

21 jours avant la fin du monde (2019/2020)

21 giorni alla fine del mondo

Auteure: Silvia Vecchini

Illustrateur: Sualzo

Traducteur: Marc Lesage

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 200

 

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 13-15 ans.

Lisa vit dans un camping avec sa mère qu’elle aide à tenir son café. Ses voisins changent régulièrement de visage mais dans l’ensemble les touristes se ressemblent tous un peu. Cet été là, elle occupe son temps entre le café et son cours de karate. Lorsque réapparait Aless, son ami d’enfance, les souvenirs ressurgissent.

21 jours avant la fin du monde est une bande dessinée à destination des adolescents qui aborde différents thèmes qui les préoccupent: la famille, l’amitié, l’avenir… Mais c’est la perte d’un être cher qui est au cœur du récit. En revenant sur le lieu de son enfance, Aless cherche à comprendre le mystère qui entoure la mort de sa mère. Mais son père, par soucis de protection, ne souhaite pas qu’il découvre les circonstances qui lui ont enlevé ce parent dont il n’arrive pas surmonter la perte. Avec beaucoup de tact, Silvia Vecchini soulève l’importance du dialogue et de l’accompagnement dans le processus du deuil.

Si l’histoire est intéressante, je n’ai pas vraiment su entrer dans le récit qui, probablement à cause du format, avance trop vite et passe à côté de beaucoup d’émotions. J’ai cependant apprécié la lecture et les illustrations de Sualzo, notamment ses paysages qui transportent en Italie.

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« Je m’aperçois qu’il n’y a rien de pire que les silences. C’est comme un poids qui te fait couler à pic, ou un filet qui retient une partie de toi si cachée que tu ne soupçonnais même pas son existence. Il arrive parfois que ces silences explosent comme des feux d’artifice. Ils libèrent alors leur énergie et jettent leur lumière tout autour d’eux. »

BD/manga

Les Croques, Tome 3. Bouquet Final (2020)

 

Auteure: Léa Mazé

Illustratrice: Léa Mazé

Editeur: La Gouttière

Pages: 92

 

Voici enfin la conclusion des aventures de Céline et Colin, les jumeaux incompris plongés au cœur d’une enquête macabre dans le cimetière de leurs parents. Nous l’avons attendue et espérée captivante et n’avons pas été déçu.

Alors que les parents des jumeaux sont complètement désemparés face à leurs enfants et tentent de chercher une aide extérieure à leurs problèmes familiaux, le voile se lève enfin sur les auteurs des crimes. Bravant les dangers avec le peu de courage qu’il leur reste, Céline et Colin sont confrontés à la cruauté et la cupidité d’adultes prêts à tout pour maintenir leur trafic.

Arrivé au troisième volet, le talent graphique et narratif de Léa Mazé n’est plus à prouver. Il s’en dégage une ambiance angoissante, glaçante par moment. Les couleurs sombres renforcent le sentiment de peur qui émane des personnages. La violence de la confrontation enfants/criminels amène une tension extrême qui atteint son paroxysme lorsque le grand coupable se révèle dans toute sa cruauté et ne s’éteint qu’à l’arrivée de secours inattendus et bienvenus. La dernière partie de l’histoire se veut plus lumineuse et porteuse d’espoir d’un avenir serein et d’une confiance filiale retrouvée.

Bouquet final est l’apothéose de cette série jeunesse originale qui fait la lumière sur l’enquête des enfants mais également sur leur isolement et ses raisons. Une série à découvrir dès 9/10 ans!

Les autres volumes

 

« Vous êtes allés trop loin… Maintenant vous allez disparaître et tout rentrera dans l’ordre… » 

« Dis… Disparaître? »

roman graphique

Le fils de l’ursari – BD

Auteur: Xavier-Laurent Petit

Adaptation et Illustrations: Cyrille Pomès

Mise en couleurs: Isabelle Merlet

Editeur: Rue de Sèvres

SuperMax – Novembre 2020

Ciprian et sa famille arrivent en France remplis de l’espoir d’une vie meilleure dans laquelle « l’argent coule à flots ». Mais rapidement la réalité les rattrape et ils se retrouvent à mendier et voler pour maintenir leur subsistence qui ne tient qu’à un fil. Entre le réseau de malfaiteurs qui profite de leur incrédulité pour se faire de l’argent et la crainte de la police et des contrôles d’identité, la famille Zidar prend conscience des dangers de cette vie qui ne va pas plus que celle qu’ils avaient dans leur propre pays. Pourtant pour Ciprian, la lumière se fait dans les jardins du Luxembourg où il découvre les échecs pour lesquels ils montrent un talent particulier. Et s’il tenait là la clé d’un avenir meilleur pour toute sa famille?

Adaptant le roman éponyme de Xavier-Laurent Petit, Cyrille Pomès reprend les grandes lignes du récit et en retranscrit parfaitement les émotions. Les illustrations mettent en avant toute la violence et la cruauté d’une vie imposée par la peur et le besoin de protéger ceux qu’on aime. Le trait réaliste et les couleurs « jaunies » apportent une certaine harmonie à l’ensemble. Touchant, ce roman graphique aborde différentes thématiques avec justesse telles que l’immigration, le travail des enfants, l’exploitation humaine ou encore l’illétrisme. Mais c’est la solidarité que l’on retiendra et la lumière d’espoir qu’une simple main tendue peut apporter à ceux qui ont besoin.

A découvrir: les avis de Pépita et de Bouma.

Quand on est fils d’ursari, on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Parias dans leur propre pays, Ciprian et sa famille échouent à Paris où, paraît-il, l’argent coule à flots. La réalité sera infiniment plus rude! 

BD/manga·Prix littéraire

La BD qui t’aide à avoir confiance en toi (2019)

 

Auteure: Géraldine Dindi

Illustratrice: Adrienne Barman

Editeur:  Casterman

Pages: 60

 

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 9-12 ans.

Après une explication de ce qu’est la confiance en soi, la BD s’engage à donner des pistes intéressantes pour travailler sur soi et tirer avantage de sa personnalité pour avoir confiance en soi, car même nos défauts peuvent être interpréter positivement. On appréciera également la mise en avant de conseils pour avoir confiance en soi tout en évitant les pièges que peuvent être la comparaison aux autres ou encore le repli sur soi.

Cependant, j’avoue n’avoir pas vraiment accroché au format BD ni au style graphique, et même si le contenu m’a semblé pertinent, je ne suis pas convaincue que cela aide réellement. A la lecture des pages, j’avais l’impression que la timidité était minimisée et détournée au profit de cette fameuse confiance. Mais cela reste une interprétation personnelle et je suis peut-être passée à côté du véritable message. Mes deux filles, qui trouvaient le titre accrocheur, se sont précipitées sur cette lecture qui ne les a pourtant pas convaincues non plus.

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Ce qui est sûr, c’est que c’est HYPER IMPORTANT d’avoir confiance en soi! C’est ce qui te permet de te sentir bien avec toi-même et avec les autres. Ce qui changera ta vie pour toujours! Mais comment y arriver?

roman graphique

La librairie de tous les possibles (2017)

Arukashira Shoten

Auteur: Shinsuke Yashitake

Traductrice: Myriam Dartois-Ako

Editeur: Milan jeunesse

Pages: 104

 

A la librairie de tous les possibles, le lecteur trouvera des livres qui parlent de livres. Et peu importe ce que vous cherchez, le libraire a toujours de quoi satisfaire son client: un livre sur les accessoires du livre? Un livre pour organiser son mariage autour du livre? Un livre sur la fête du livre? Oui cela existe aussi! Peu importe ce que vous chercher, la librairie des possibles fera la différence. Véritable caverne d’Ali Baba, on y trouve ces ouvrages qui ravissent les amoureux du livre mais qu’on ne trouvera nulle part ailleurs car ils ne seront jamais en tête des ventes.

Shinsuke Yashitake signe un titre original et drôle qui prend la forme d’un roman graphique pour traduire de façon loufoque l’utilité de livres en apparence inutiles. C’est drôle et divertissant! On tourne la dernière page avec une envie irrepressible de se ruer dans cette librairie unique en son genre et de faire connaissance avec son propriétaire jovial et passionné.

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Bienvenue dans la librairie de tous les possibles!

BD/manga

Chaplin en Amérique, tome 1

 

Auteur: Laurent Seksik

Illustrateur: David François

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 75

 

Nous connaissons tous Charlot (The tramp en anglais), ce personnage burlesque qui reste une figure emblématique du cinéma muet. Mais connait-on réellement, l’acteur Charlie Chaplin et l’homme qu’il était avant de se rendre célèbre? C’est sur ce dernier, Charles Spencer Chaplin, que Laurent Seksik se penche, livrant le récit de son arrivée aux Etats-Unis jusqu’à la création du personnage de Charlot et les premiers succès, puis son émancipation et la création de sa société.

Premier volet d’un triptyque, En Amérique s’ouvre sur la traversée de l’Atlantique et la présentation d’un jeune homme sûr de lui et empli d’espoir en l’avenir, convaincu que la succès est à portée de main. Séducteur, il semble être de ces hommes qui collectionnent les conquêtes mais ne s’attachent pas. De débuts difficiles à la création du personnage comique, on découvre un artiste talentueux, reconnu pour son talent mais décrié pour ses choix politiques et dont l’amour des (trop) jeunes femmes annonce le début des ennuis.

Chaplin en Amérique est une bande dessinée intéressante pour découvrir l’homme derrière le personnage, je reprocherais juste la rapidité d’enchaînement des scènes qui manquent de sens chronologique. Cependant, étrangement, cela fonctionne car ça correspond à la vie de folie et à la rapidité avec laquelle le succès lui est venu. La mise en page est dynamique et j’aime beaucoup l’alternance de tons entre la vie de Chaplin (en couleurs) et ses souvenirs (en noir et blanc). La narration prend la forme d’un film, impression renforcée par certaines planches qui cumulent plein de petites cases comme une scène coupée « image-par-image ». Par contre je suis moins fan du dessin, les personnages ont tous la même tête et il est parfois difficile de les distinguer. Cela reste une bande dessinée à découvrir, une de celle dont je lirai la suite avec plaisir.

Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir la critique d’Isabelle.

Salut, l’Amérique! Je suis venu te conquérir! Il n’est pas une femme, un homme, un enfant, qui n’aura pas mon nom aux lèvres! Charles Spencer Chaplin!

BD/manga

Bleu Pétrole

 

Auteure: Gwenola Morizur

Illustratrice: Fanny Montgermont

Editeur: Grand Angle

Pages: 77

Bleu est née à Portsall dans le Finistère. Deuxième enfant d’une famille de trois, elle nous raconte son enfance dans un milieu rural et les difficultés d’un quotidien auprès d’un père fermier devenu maire de la commune à seulement 35 ans. Si les actions de ce dernier le font apprécier des habitants de leur petite commune, les riches propriétaires ont plus de mal à accepter d’être diriger par un paysan. Lorsqu’un pétrolier s’échoue sur les rochers de leur village, leur vie s’en voit changée à jamais. Bleu devient témoin de la catastrophe et du long procès qui va en découler.

Gwenola Morizur revient sur l’une des plus grandes marées noires de notre temps survenue le 16 mars 1978. Plus qu’une simple histoire, elle livre ici un véritable témoignage basé sur les anecdotes récupérées auprès de ses proches et l’histoire de sa famille. Au travers de sa jeune héroïne, elle livre un récit fort sur la lutte écologique dans laquelle ils se sont engagés pour punir les responsables, propriétaire du chargement de l’Amoco Cadiz. Le dessin de Fanny Montgermont est sublime de réalisme, les traits de ses personnages mais aussi ses paysages nous transportent littéralement dans l’histoire. On pourrait peut-être reprocher la rapidité de l’enchaînement de certaines scènes mais cela ne dessert en rien le récit; au contraire, cela montre à quel point l’engagement de chacun est fort et ne faiblit pas avec le temps. Bleu Pétrole est une bande dessinée engagée qui montre que la ténacité et la persévérance sont de puissants atouts dans la lutte écologique.

Sélection du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2020 catégorie 13/15 ans.

16 mars 1978: le pétrolier Amoco Cadiz s’échoue sur les rochers de Portsall, dans le Finistère. 220 000 tonnes de pétrole brut sont déversées sur près de 400 kilomètres de côtes bretonnes, provoquant l’une des plus grandes marées noires du siècle. Léon, le maire de la petite commune, décide de poursuivre les responsables et engage la lutte contre la firme propriétaire du chargement de l’Amoco, jusqu’au procès aux Etats-Unis qui durera quatorze ans. A ses côtés, sa fille Bleu vit de plein fouet la catastrophe et s’en fait le témoin. Elle nous livre ses souvenirs: leur vie de famille et les liens qui les unissent. L’espoir. La persévérance. Bleu Pétrole est leur histoire…

BD/manga

Junker

Junker

 

Auteur/ Illustrateur:  Simon Spruyt

Traducteur: Daniel Cunin

Editeur: Cambourakis

Pages: 192

Pas facile de donner mon avis sur cette bande dessinée unique en son genre. L’histoire nous emmène en Prusse où l’on suit deux frères élevés dans au sein d’une noblesse décadente, en perte de vitesse. Le monde du début du XXe siècle amorce un grand nombre de changements. Ainsi, Ludwig et Oswald sont envoyés à l’école des cadets pour perpétuer la tradition familiale et devenir cavaliers. Ludwig apparaît rapidement différent, plutôt solitaire, mais s’il est un domaine dans lequel il excelle c’est bien celui du tir. Il devient d’ailleurs rapidement le meilleur tireur de toute l’école. Et voilà qu’arrive la mitraillette Maxim qui exerce sur lui une véritable attraction… Une passion qui le conduira à changer le cours de l’Histoire.

Junker parle d’Histoire, de relations familiales, d’honneur, de fratrie, d’héritage et de changements, à la veille de la Première Guerre Mondiale. Simon Spruyt signe un titre audacieux entre une narration chapitrée, un style graphique étonnant (les personnages secondaires n’ont qu’un visage brouillon identique) et une colorisation en bleu (de Prusse?), plus au moins gris, proche du monochrome qui apportent une profondeur étonnante et font passer l’intensité de l’histoire. L’ensemble donne un ouvrage original, une uchronie pertinente à découvrir sans hésitation.

Début du XXe siècle, quelque part en Prusse. Ludwig et Oswald von Schlitt sont deux frères que tout oppose et au destin tout tracé: seuls garants de l’honneur de leur nom, ils sont envoyés à l’école des cadets où ils apprennent à servir leur roi, l’impopulaire Guillaume II, et perpétuent ainsi la tradition de cette famille où l’on est cavalier de père en fils. Mais Ludwig, lui, n’a d’yeux que pour la fameuse mitrailleuse Maxim, arme diabolique dont il décèle les failles et perce le mystère, jusqu’à succomber à sa fascination – et changer le cours de l’histoire.

BD/manga

Sacha et Tomcrouz, tome 1. Les Vikings

Auteure: Anaïs Halard

Illustrateur:  Bastien Quignon

Editeur: Soleil

Collection: Métamorphose

Pages: 86

Sacha est un jeune garçon de dix ans, passionné par les sciences, véritable coqueluche des filles de l’école. Pour son anniversaire il a demandé un rat, animal intelligent dont il espère bien avoir un peu d’aide pour mener à bien ses expériences. Quelle n’est pas sa surprise quand il se retrouve avec un chihuahua, chien jugé plus mignon que le rat par la mère fantasque du héros, mais a l’air complètement idiot. Sacha le baptise Tomcrouz, l’idole de sa mère. Après un petit incident, Sacha et Tomcrouz sont propulsés à l’époque Viking avec une épée Ulfberth (épée rare de grande qualité). Commence alors l’aventure de Sacha et Tomcrouz et le début d’une belle amitié.

Cette bande dessinée avait tout pour me plaire, entre une publication dans la collection Métamorphose des éditions Soleil, un titre sympathique, une première de couverture attrayante, et le concept de voyage temporel, certes pas original, mais tout du moins prometteur. Mais je n’ai pas été convaincu au final. Ni par l’histoire ni par les personnages, même s’il faut reconnaître que certains personnages secondaires sont plutôt sympas – mention spéciale au bellâtre viking qui m’a bien fait rire. Si les idées sont bonnes, je les ai trouvé sous-exploitées. De même le dessin est sympa mais les couleurs manquent de peps, pourtant certaines planches sont de toute beauté, les plans larges et les scènes de nuit sont particulièrement réussis… Mais au final j’ai trouvé l’ensemble assez brouillon.

De leur côté, mes filles ont bien aimé et espèrent bien lire la suite. Elles ont trouvé Tomcrouz très drôle et attachant et le voyage dans le temps leur a bien plu. Elles ont aimé l’humour et l’ambiance générale de l’histoire et le dessin. Comme elles sont plus dans l’âge cible de cette bande dessinée que moi, je me dis que je suis sans doute passée à côté de quelque chose.

« Je m’appelle Sacha Bazarec et je vis dans une maison remplie d’objets chinés. Pour mes dix ans, je rêvais d’un rat méga intelligent, mais j’ai reçu un chihuahua… C’est un chien et pourtant, il n’obéit à rien du tout! Je l’ai appelé Tomcrouz, comme l’idole de ma maman. J’ai eu beau lui demander de ne pas mettre le boxon, je l’ai retrouvé, un matin, couvert de gelée incandescente. Depuis, il se produit un phénomène étrange et on se retrouve transportés dans des endroits bizarres, à travers le temps… »