IEF·Prix littéraire

Prix littéraire Ado « libre2lire »

Depuis 2015, la Métropole de Lille organise, en partenariat avec les bibliothèques et librairies du territoire, un prix littéraire pour les adolescents. Ouvert à tout métropolitaine âgé de plus de onze ans, la sélection propose huit ouvrages répartis dans deux catégories. Gabrielle a eu douze ans il y a quelques jours et ça tombait parfaitement avec la mise en place d’un Book Club Ado dans notre médiathèque où ce prix a été présenté ainsi que certains titres sélectionnés.

Catégorie ADOS

Deux fleurs en hiver, Delphine Pessin, Didier jeunesse, 2020. (Réservé)

L’anguille, Valentine Goby, Thierry Magnier, 2020. (Lu par nous 2)

Vivre ses vies, Véronique Petit, Rageot, 2020. (En cours pour Gabrielle, dans ma PAL)

Mission Mammouth – Histoires Naturelles, Xavier-Laurent Petit, l’école des loisirs, 2020. (Lu par Gabrielle, dans ma PAL)

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Catégorie Ados +

A quoi rêvent les étoiles, Manon Fargetton, Gallimard jeunesse, 2020. (En pause pour toutes les 2)

Le syndrome du spaghetti, Marie Vareille, PKJ, 2020. (Réservé)

Météore, Antoine Dole, Actes Sud junior, 2020. (Réservé)

L’année de Grâce, Kim Liggette, Casterman, 2020. (Lu)


Prix à l’expression

En parallèle du prix littéraire, les lecteurs peuvent réaliser, seul ou à plusieurs, une production écrite ou artistique pour défendre leur coup de cœur. Cette production peut prendre n’importe quelle forme: dessin, texte, vidéo, maquette… Gabrielle a déjà plein d’idées autour de L’année de grâce. Le Prix s’étend jusqu’au 30 avril 2022 ce qui laisse le temps de lire tous les ouvrages et de réaliser une oeuvre sur le livre qu’elle voudra défendre et d’en changer plusieurs fois.

Pour découvrir les gagnants de cette année, c’est par ICI.

Première lecture·Prix littéraire·roman jeunesse

Du vent dans la tête (2019)

Auteure: Marjolaine Nadal

Illustratrice: Marianne Pasquet

Editeur: Voce Verso

Collection: Première lecture – GINKO

Pages: 24

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 6-8 ans.

Quand elle se sent oppressée, la petite fille grimpe au sommet de la montagne, se place dans le vent et laisse les nuages se dissiper. Mais quand cela devient trop courant, il lui faut trouver une solution plus facile à mettre en pratique.

Du vent dans la tête est une jolie lecture qui aborde la déprime/la dépression de l’enfant, un sujet délicat abordé ici avec pudeur et une certaine poésie. Une poésie qu’on retrouve aussi dans les illustrations de Marianne Pasquet tracées d’un trait fin et plutôt épuré. Le visage de l’enfant cheveux au vent est tout simplement beau et illustre avec justesse les émotions qu’elle peut ressentir quand enfin elle sent son cœur plus léger, sa tête plus vide.

Enfin, je trouve pertinent d’avoir fait de l’enfant l’acteur de son bien-être; c’est bien la fillette qui cherche des solutions pour aller mieux et je trouve cela essentiel, d’autant plus que ce titre s’inscrit dans une collection de titres « premières lectures » et donc s’adresse directement aux jeunes lecteurs.

La critique de LivresdAvril est à lire ICI.

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Parfois les matins sont trop gris. Ma tête est trop lourde. Mes idées sont trop emmêlées. Alors, je mets mes baskets et je file, là-haut, au plus haut de la montagne. Là où le vent souffle sur les nuages et éclaircit les brouillards. Là où le vent me rend ma légèreté.

BD/manga·Prix littéraire

21 jours avant la fin du monde (2019/2020)

21 giorni alla fine del mondo

Auteure: Silvia Vecchini

Illustrateur: Sualzo

Traducteur: Marc Lesage

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 200

 

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 13-15 ans.

Lisa vit dans un camping avec sa mère qu’elle aide à tenir son café. Ses voisins changent régulièrement de visage mais dans l’ensemble les touristes se ressemblent tous un peu. Cet été là, elle occupe son temps entre le café et son cours de karate. Lorsque réapparait Aless, son ami d’enfance, les souvenirs ressurgissent.

21 jours avant la fin du monde est une bande dessinée à destination des adolescents qui aborde différents thèmes qui les préoccupent: la famille, l’amitié, l’avenir… Mais c’est la perte d’un être cher qui est au cœur du récit. En revenant sur le lieu de son enfance, Aless cherche à comprendre le mystère qui entoure la mort de sa mère. Mais son père, par soucis de protection, ne souhaite pas qu’il découvre les circonstances qui lui ont enlevé ce parent dont il n’arrive pas surmonter la perte. Avec beaucoup de tact, Silvia Vecchini soulève l’importance du dialogue et de l’accompagnement dans le processus du deuil.

Si l’histoire est intéressante, je n’ai pas vraiment su entrer dans le récit qui, probablement à cause du format, avance trop vite et passe à côté de beaucoup d’émotions. J’ai cependant apprécié la lecture et les illustrations de Sualzo, notamment ses paysages qui transportent en Italie.

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« Je m’aperçois qu’il n’y a rien de pire que les silences. C’est comme un poids qui te fait couler à pic, ou un filet qui retient une partie de toi si cachée que tu ne soupçonnais même pas son existence. Il arrive parfois que ces silences explosent comme des feux d’artifice. Ils libèrent alors leur énergie et jettent leur lumière tout autour d’eux. »

album·Prix littéraire

Julian est une sirène (2018/2020)

Julian est une sirène de Jessica Love, L’école des loisirs, collection Pastel, 2020.

Sélection officielle du Prix Sorcières 2021 catégorie Carrément Beau Maxi.

Julian est une sirène est avant tout un coup de cœur visuel, les illustrations de Jessica Love sont absolument magnifiques et regorgent de détails et de lumière. C’est pétillant et dynamique comme une fête, un carnaval! Et justement nous sommes à la fête, à la Mermaid Parade de Coney Island, un évènement qui a lieu chaque été dans l’arrondissement de Brooklyn, à New York.

Ensuite il y a la rencontre avec Julian, ce petit garçon fasciné par les sirènes et qui aimerait bien en devenir une. C’est qu’après avoir pris le métro dans lequel il a croisé de magnifiques femmes-sirènes, il ne pense plus qu’à ça. Mais que va penser sa Mamita? Et si elle se fâchait?

Respect et tolérance, ouverture d’esprit sont à l’honneur dans cet album coloré. Jessica Love signe un titre d’actualité, accrocheur et pertinent pour parler de différence et de genres au travers d’une relation forte qui voit au-delà des apparences. L’expressivité des personnages transporte le lecteur dans un tourbillon d’émotions.

Je vous invite à lire l’avis d’Isabelle.

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Le jour où Julian voit passer trois femmes magnifiques habillées en sirènes, sa vie change. Il ne rêve que d’une chose, devenir lui aussi une sirène. Mais que va penser sa Mamita?

album·Prix littéraire

En 4 Temps (2020)

Auteure: Bernadette Gervais

Editeur: Albin Michel Jeunesse

Collection: Trapèze

Pages: 64

 

Sélection officielle du Prix Sorcières 2021 catégorie Carrément Beau Mini.

En 4 Temps est un très bel album qui utilise le séquençage d’images pour parler du temps qui passe. Support fréquemment utilisé dans les classes maternelles, c’est un merveilleux outil pour développer les compétences langagières et le repérage spatio-temporel.

Sous la main de Bernadette Gervais, ces séquences en quatre temps prennent d’autant plus de plaisir à être observer que les illustrations sont très belles et réalistes. Par ailleurs le principe du séquençage ne se limite pas ici à l’image mais va bien au-delà en proposant un petit texte en quatre temps également. Au fil des pages, le petit lecteur prendra plaisir à découvrir des métamorphoses, des changements lié aux temps ou à l’action humaine ainsi que de simples mouvements ou déplacements. Du lapin qui traverse la page en quelques secondes à l’escargot qui aura besoin de plusieurs pages en passant par l’éclosion du pissenlit et des saisons qui passent, le questionnement se fait sur le temps qui passe et son action sur ce qui nous entoure. Magnifique!

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Le livre

1.On le voit,

2. on le choisit,

3.on l’ouvre,

4. on le lit!

 
Prix littéraire·roman jeunesse

Les fabuleuses aventures d’Aurore (2019)

Auteur: Douglas Kennedy

Illustrateur: Joann Sfar

TraductriceCatherine Nobokov

Editeur: PKJ

Pages: 233

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 9-12 ans.

Aurore est autiste. Incapable de parler, elle s’exprime par l’intermédiaire d’une tablette sur laquelle elle écrit ce qu’elle souhaite exprimer. Différente, elle pose sur le monde un regard unique, qui lui permet de voir au-delà des apparences. Par ailleurs, elle est dotée d’un pouvoir pour lire les pensées des gens. Quand tout devient trop compliqué, Aurore se réfugie dans son monde imaginaire où la vie est tellement plus facile et pleine d’optimisme. Entre ses parents divorcés qui tentent de refaire leur vie chacun de leur côté, sa sœur adolescente et la meilleure amie de celle-ci qui sont harcelées au collège, Aurore a fort à faire surtout lorsque cette dernière disparaît en plein parc d’attractions. S’improvisant détective, cette jeune pré-ado tente d’aider la police s’entourant de personnages qui ont tous la particularité d’être différents.

Dans notre société individualiste, la différence suscite bien trop souvent les brimades et le rejet. Pour sa première incursion dans le monde de la littérature jeunesse, Douglas Kennedy signe un titre intelligent dans lequel la différence devient une force et une richesse. Bien que ce titre soit très intéressant dans sa thématique, j’ai cependant regretté la rapidité avec laquelle certaines scènes sont traitées, laissant peu de place à l’imagination. Les illustrations de Joann Sfar sont lumineuses et mettent en avant l’optimisme qui se dégage du récit.

Sans être un coup de cœur, Les fabuleuses aventures d’Aurore est un roman jeunesse que j’ai trouvé très juste dans son propos ; sa jeune héroïne étant particulièrement attachante.

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Autiste, Aurore ne parle pas. Mais elle écrit sur sa tablette à la vitesse de la lumière. Et elle a un secret. Elle lit dans les yeux des autres : Maman, Pap’, sa grande sœur Émilie, mais aussi Lucie, la meilleure amie d’Émilie, harcelée à l’école. Le jour où Lucie disparaît à Monster Land, le parc d’attractions, Aurore s’improvise détective…

 

album·Prix littéraire

MIGRANTS (2019)

MIGRANTS de Issa Watanabe, La Joie de Lire, 2020.

Lauréat du Prix Sorcières 2021 catégorie Carrément Sorcières Fiction.

Des animaux différents s’unissent dans la quête d’un monde meilleur. Différents? Pas tant que ça. Tous quittent ce qu’ils connaissent; sur les visages, on lit la même expression de peur, le même regard vidé de toute joie. Accompagnés par la mort parée de ses beaux vêtements fleuris, ils avancent vers un inconnu qu’il n’atteindrons pas tous. La route est longue et triste, partout le désolation et le danger. Mais malgré les pertes, quelques uns atteignent la terre promise, ce nouvel Eden matérialisé ici par un arbre fleuri… L’arbre de vie?

Issa Watanabe livre un album sombre et bouleversant. Un album sans paroles portés par des personnages anthropomorphiques qui permettent de voir combien les migrants sont différents et issus de pays, cultures multiples, réunis dans la même douleur et une histoire de migration qui porte les mêmes espérances.

Migrants, réfugiés, déplacés, bombardés, apeurés, violentés, affamés, exilés, rescapés, noyés, sans-papiers, apatrides, disparus… Silence.

album·Prix littéraire

BLANC – Une histoire dans la montagne (2020)

BLANC Une histoire dans la montagne de Stéphane Kiehl – Editions La Martinière Jeunesse, 2020. ALBUM – 32 pages

Sélection Officielle du Prix Sorcières 2021 catégorie Carrément Beau Maxi.

Un hiver blanc s’est installé sur la montagne. De la fenêtre de sa chambre, l’enfant observe les animaux qui peuplent la forêt. Lorsque le plus discret d’entre eux lui apparaît, il n’a de cesse de chercher à le revoir. Et voilà qu’un jour, le renard est de retour pour se nourrir dans les poubelles humaines. S’habillant chaudement, l’enfant sort de chez lui et s’enfonce dans la forêt à la poursuite de l’animal roux. Lorsque le ciel et la terre se rejoignent, il se perd dans ce paysage blanc fait de neige et de brouillard.

Ce magnifique album entraîne le lecteur à la découverte d’un paysage qui se révèle tout à la fois fascinant et terrifiant. La magie opère par la transformation des paysages au fil des pages. Les contours sont rendus flous par cette distorsion de l’espace qui perd le lecteur au même titre que l’enfant dans ces décors teintés de blanc. L’effet est encore renforcé par l’intégration de quelques feuilles de papier calque qui offrent une évolution du paysage par un jeu de superposition absolument captivant.

Le sommet de la montagne était notre phare. Ici, tout était blanc, neige et pureté.

album·Prix littéraire

Zarbi Enfant Zèbre (2018)

Auteure: Suzanne Galéa

Illustratrice: Floriane Ricard

Editeur:  Rue de l’échiquier jeunesse

Pages: 40

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 6-8 ans.

Zarbi est une enfant différente, elle a des difficultés à faire des choses simples pour les autres. Elle se pose des tas de questions en même temps, des questions parfois farfelues, souvent complexes, toujours importantes… à ses yeux. Solitaire, elle se sent incomprise mais pourtant soutenue. Ses parents, son enseignante, s’interrogent et cherchent des solutions à son mal être.

Zarbi Enfant Zèbre est un album sensible qui met en avant les particularités des enfants « zèbres », des enfants à haut potentiel intellectuel, et les questionnements et souffrances que cette différence peut engendrer. L’auteure réussit à nous faire ressentir la singularité de ces enfants dont la pensée en arborescence entraîne un questionnement sans limites et une hypersensibilité à soi et aux autres, qui leur permet de percevoir leur différence sans vraiment la comprendre, de sentir la détresse des adultes qui les entourent notamment, en première ligne, les parents. J’ai moins apprécié le graphisme même si je dois dire que le trait renforce l’aspect différent et bizarre.

Gabrielle et moi-même avons aimé cette histoire et la sensibilité des explications données avec beaucoup de justesse. Elle a fait écho à son parcours et ses émotions mais elle a désormais assez de recul pour s’en détacher et sourire à des situations qu’elle a reconnu comme étant du vécu. Je reste cependant peu convaincu que l’album attire un public large.

A lire, l’avis d’Isabelle.

Zarbi n’est pas tout à fait comme tout le monde. Beaucoup de choses simples pour les autres sont compliquées pour elle. Et les questions se bousculent sans arrêt dans sa tête à propos de tout et de rien. Mais pourquoi se sent-elle si différente?

BD/manga·Prix littéraire

La BD qui t’aide à avoir confiance en toi (2019)

 

Auteure: Géraldine Dindi

Illustratrice: Adrienne Barman

Editeur:  Casterman

Pages: 60

 

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 9-12 ans.

Après une explication de ce qu’est la confiance en soi, la BD s’engage à donner des pistes intéressantes pour travailler sur soi et tirer avantage de sa personnalité pour avoir confiance en soi, car même nos défauts peuvent être interpréter positivement. On appréciera également la mise en avant de conseils pour avoir confiance en soi tout en évitant les pièges que peuvent être la comparaison aux autres ou encore le repli sur soi.

Cependant, j’avoue n’avoir pas vraiment accroché au format BD ni au style graphique, et même si le contenu m’a semblé pertinent, je ne suis pas convaincue que cela aide réellement. A la lecture des pages, j’avais l’impression que la timidité était minimisée et détournée au profit de cette fameuse confiance. Mais cela reste une interprétation personnelle et je suis peut-être passée à côté du véritable message. Mes deux filles, qui trouvaient le titre accrocheur, se sont précipitées sur cette lecture qui ne les a pourtant pas convaincues non plus.

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Ce qui est sûr, c’est que c’est HYPER IMPORTANT d’avoir confiance en soi! C’est ce qui te permet de te sentir bien avec toi-même et avec les autres. Ce qui changera ta vie pour toujours! Mais comment y arriver?