roman ado

Agence Lovecraft, tome 2. Déesse de la mort (2022)

Auteur : Jean-Luc Marcastel

Illustrations : VADERETRO

Editeur : Gulf Stream

Pages : 272

Après un premier volet captivant, j’avais hâte de repartir à l’aventure avec les quatre ados aux pouvoirs mystérieux et l’équipage du Nautilus. D’entrée de jeu, nous nous retrouvons aux côtés de Sergueï dans un lieu et temps inconnu, évoluant au sein d’une communauté de créatures surprenantes. Dès lors, Jean-Luc Marcastel n’aura de cesse de nous tenir en haleine et d’attiser notre curiosité en plaçant ses héros dans des situations aussi palpitantes que dangereuses.

Comme dans le premier tome de leurs aventures, les jeunes héros sont confrontés à des créatures tout droit sorties de l’univers de Lovecraft ; des créatures au descriptif précis mais qui mettent notre imagination en difficulté tant elles ne ressemblent à rien de ce qui existe. Les dangers sont multiples, les mystères toujours aussi épais et le rythme, s’il souffre de quelques longueurs, maintient une dynamique fascinante.

Il est vraiment intéressant de suivre Sergueï qui, comme Ryan dans le premier volume, tient ici le rôle central. Le jeune russe est un personnage intelligent dont les pouvoirs semblent lui conférer la capacité de déplacer sa conscience dans celle de créatures lovecraftiennes. Il est plus mature et posé que Ryan, ce qui n’est pas pour me déplaire. J’ai par contre trouvé la romance de trop dans ce contexte narratif. Je sais que cela touche le public cible mais j’ai trouvé que cela n’apportait rien à l’histoire et ralentissait même l’intrigue.

L’univers créé par Jean-Luc Marcastel reste intéressant. Ses personnages sont toujours aussi bien travaillés et l’arrivée d’un nouvel antagoniste vient ajouter de nouvelles références qu’il est toujours amusant de retrouver. Après Lovecraft et Jules Verne, l’auteur puise dans l’œuvre de Conan Doyle pour étoffer son récit d’un grand méchant. J’ai hâte de lire la suite.

Un grand merci aux éditions Gulf Stream pour ce partenariat.

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Après avoir échappé à l’effroyable Dagon, Ryan, Marie et Sergueï n’ont guère le temps de se reposer. Le docteur Sauvage leur apprend l’existence d’un mystérieux calendrier astral qui permet de savoir où et quand arrivera Cthulhu, et ainsi empêcher le monstre de s’incarner dans notre réalité. Hélas, ils ne sont pas les seuls à convoiter cet artefact. S’engage alors une course contre la montre entre l’Agence Lovecraft et d’inconcevables entités cosmiques. L’enjeu ? Ni plus ni moins que la survie de l’humanité…

masse critique·roman ado

Amande (2017/2022)

아몬드 

Auteure : Won Pyung Sohn

Traductrices : Sandy Joosun Lee (coréen) & Juliette Lê (anglais)

Editeur : PKJ

Pages : 336

Yunjae est un adolescent qui aborde le monde d’un regard inexpressif et cartésien. Il ne comprend pas les codes sociaux et ne sait jamais quelle réponse est attendue quand il se confronte à une situation du quotidien. Sa mère a toujours veillé à lui donner des conseils, qu’il apprenait par cœur dans son enfance, pour l’aider à être le plus « normal » possible. Mais pour Yunjae, la normalité n’a pas de définition, il a juste compris très tôt qu’il n’entrait pas dans la même case que les autres. Yunjae souffre d’alexithymie, un grand mot pour dire qu’il ne ressent aucune émotion. La cause est due à son amygdale cérébrale qui ne s’est pas développée.

Gon a passé treize ans dans la rue. Il avait littéralement disparu et personne n’arrivait à le retrouver. A son retour, il va vivre auprès de son père. Mais après les violences de la rue et le manque affectif créé par les multiples rejets (familles d’accueil, foyer…), il n’est pas prêt à laisser quiconque franchir l’armure qu’il s’est forgé. Froid, brutal, il emploie un langage cru et fait preuve d’une grande agressivité. Provocateur, il expulse sa colère en étant violent verbalement et physiquement avec les autres. Il envie à Yunjae son manque d’émotions, il aimerait lui aussi être sans peur. Mais comprend-il vraiment les implications et les dangers auxquels se confrontent son camarade ?

On comprend vite que leur rencontre sera aussi explosive que leur amitié est improbable, mais que chacun va y trouver ce qu’il cherche, ce dont il a besoin pour grandir. Car trouver le chemin qui mène à l’âge adulte n’est jamais de tout repos et, dans le cas de ces deux jeunes, le parcours est semé d’embuches et de dangers. L’amitié ne sera pas de trop pour les affronter et se relever plus fort et plus riche.

Won Pyung Sohn est une cinéaste sud-coréenne qui signe avec Amande, l’écriture d’un premier roman qui lui a valu le Prix Changbi for Young Adult Fiction. Acclamé par la critique, le texte aborde le passage à l’âge adulte par l’exploration du sens de l’existence et l’utilisation de personnages singuliers qui s’opposent et se complètent. Alors que Yunjae ne ressent aucune émotions, Gon lui est submergé par les siennes. Chacun est curieux de comprendre comment l’autre fonctionne, cherchant à combler un manque ou un trop plein émotionnel. Il est d’ailleurs intéressant de voir que celui qui est considéré comme « anormal » comprend avec plus de justesse ce qui se cache derrière la violence de son camarade.

L’histoire étant racontée par Yunjae, l’écriture est concise. L’absence d’émotions est flagrante et surprend dès les premières lignes. Impossible de se mettre à la place de ce personnage qui ne réagit à aucun stimuli là où nous serions effrayés ou bouleversés. Pourtant, on s’attache malgré tout à ce jeune homme qui tente de vivre sa vie le plus simplement possible. L’arrivée de Gon change la donne, le vocabulaire s’enrichit d’un florilège d’insultes qui révèle le tourbillon émotionnel qu’il affronte. A la lecture, on ressent toute la détresse de ce jeune en souffrance qui tente désespérément de comprendre où est sa place et pourquoi il a eu une existence si terrible.

La lecture, en fin d’ouvrage, des Notes de la traductrice du coréen vers l’anglais, montre toute la difficulté à traduire ce texte sans dénaturer le message de l’auteure. De la même manière que cette dernière a eu du mal à écrire de façon si froide, Sandy Joosun Lee n’a pas eu la tâche facile pour trouver les mots justes. On ne peut qu’imaginer qu’il en fut de même pour Juliette Lê qui a fait la traduction de l’anglais vers le français.

Si je ne serais pas spontanément aller vers ce titre, qui convient d’avantage à ma fille qu’à moi, j’ai été agréablement surprise par cette lecture. Le texte se lit très rapidement et ne manque jamais d’intérêt, invitant à poursuivre la lecture d’un chapitre à l’autre sans s’arrêter. Véritable page-turner, Amande est un roman poignant qui rappelle que l’empathie et la compassion se gagnent aussi dans l’effort.

Je remercie Babelio et les éditions Pocket Jeunesse pour l’envoi de ce roman dans le cadre de Masse Critique privilège.

아몬드 de Won Pyung Sohn, Changbi Publishers, 2017.

Yunjae, 15 ans, n’arrive pas à ressentir les émotions. Son amygdale cérébrale, son « amande », ne fonctionne pas bien. Alors, pour se fondre dans la masse, il doit retenir les codes de la société comme les tables de multiplication : imiter les autres quand ils rient, dire bonjour, s’il te plaît, merci quand il faut… Paraître « normal », en somme. Quand une tragédie bouleverse sa vie, il se retrouve seul face à l’adversité. Contre toute attente, Gon, un garçon de son âge rebelle, colérique et violent, s’intéresse à lui. Entre eux naîtra une amitié improbable qui permettra à Yunjae d’expérimenter ses premières émotions. Mais devenir plus humain et s’ouvrir aux autres a un prix…

Lecture à voix haute·roman ado·roman jeunesse

Anne de Redmond (1915/2021)

Anne of the Island

Auteure: Lucy Maud Montgomery

Traductrice : Laure-Lyn Boisseau-Axmann

Editeur : Monsieur Toussaint Louverture

Collection : Monsieur Toussaint Laventure

Pages : 335

Ce troisième tome de la Saga d’Anne marque définitivement la fin de l’enfance. Alors que ses amis se fiancent ou se marient, Anne part étudier sur le continent à l’Université de Redmond, en Nouvelle-Écosse. Sur place, la jeune femme tissent de nouvelles amitiés et découvrent la vie estudiantine, la vie en pension puis la colocation. Il est assez curieux parfois de découvrir qu’impatiente de rentrer à Green Gables, elle n’y trouve finalement plus sa place et n’aspire qu’à revenir à Kingsport auprès de ses nouvelles amies dans la Maison de Patty. Ces visites restent cependant indispensables pour le lecteur car elles sont l’occasion d’avoir des nouvelles de ceux restés sur l’Île-du-Prince-Édouard.

On sent au fil des pages qu’Anne a besoin d’autres choses et que sa nouvelle vie lui apporte bien plus que l’ancienne. Elle conserve cependant des liens forts avec sa famille et certains amis auprès de qui elle prend toujours plaisir à passer un peu de temps. Même si Diana n’est plus la jeune fille romantique d’autrefois et qu’elle prend une direction différente à celle de son amie de cœur, elle n’en reste pas moins une véritable âme sœur.

La quête du grand amour prend soudain une place très importante dans le quotidien de tous ces jeunes gens qui, bien qu’étudiants, pensent déjà à l’après. Anne semble déterminer à finir vieille fille mais espère encore rencontrer son idéal romanesque au détour d’un chemin. Et comme chacun le sait, l’amour peut prendre les formes les plus inattendues et il suffit parfois de regarder bien plus près de soi que l’on ne le pensait pour le trouver.

Anne de Redmond est le volume de la maturité, celui qui marque un tournant décisif dans la vie des héros de Lucy Maud Montgomery. L’auteure semble prendre beaucoup de plaisir à tourmenter ses lecteurs en repoussant le moment où Anne prendra conscience de la direction que prend son cœur. Un choix qui sert à faire évoluer son personnage plus qu’à maintenir le suspens, les signes étant nombreux depuis le volume précédent pour que la question ne se pose.

La lecture à voix haute de ce troisième volume nous a beaucoup plu même s’il nous a parfois semblé que l’ensemble s’essouffle un peu. Nous avons pris bien du plaisir à suivre les nouvelles aventures d’Anne et il est agréable de voir grandir un personnage. Souvent les romans s’arrêtent alors que l’on aimerait garder les personnages un peu plus auprès de soi, savoir ce qu’ils vont devenir et Lucy Maud Montgomery nous permet d’avoir accès à cet après. C’est agréable même s’il est parfois dommage qu’elle s’éloigne de certains personnages auxquels nous nous sommes attachées. Cela ne nous empêchera pas de poursuivre l’aventure aux côtés d’Anne dans la suite de la série, Anne de Windy Willows.

L’avis d’Isabelle est ICI.

Les mots ne s’inventent pas, ils éclosent. – Lucy Maud Montgomery –

Lecture à voix haute·roman ado

La cité des brumes oubliées (1980/2021)

Kiri no mukou no fushigina machi

Auteure : Sachiko Kashiwaba

Traducteur : Nesrine Mezouane

Editeur : Ynnis

Pages : 144

Depuis quelques temps maintenant, les éditions Ynnis étoffe leur catalogue de titres rendus célèbres par leur adaptation pour le cinéma par le studio Ghibli. A l’origine du film d’Hayao Miyazaki, Le Voyage de Chihiro, il existe ce petit roman de moins de cent cinquante pages, La cité des brumes oubliées. Ce roman fantastique est le premier récit d’une auteure qui aura par la suite publiée plus de soixante-dix ouvrages. A ce jour, elle n’avait jamais été traduite en français. Ce qui est assez surprenant car son récit s’inspire clairement de récits occidentaux dont l’auteure explique avoir été influencée dès l’enfance.

Alors qu’elle passe habituellement les vacances d’été à Nagano, Lina est envoyée dans la Vallée des brumes où une connaissance de son père l’attend. Accueillie par une vieille femme au caractère épouvantable, Lina comprend rapidement qu’elle ne passera pas l’été à s’amuser. Grand-mère Picotto entend bien la faire travailler pour gagner sa pitance. Au fil des jours et des lieux où elle est envoyée travailler, Lina découvre que la Rue Extravagante n’abrite que quelques résidents permanents, descendants de sorciers qui, tous, vivent sous l’adage :

Qui ne travaille pas ne mange pas !

La cité des brumes oubliées et Le Voyage de Chihiro sont clairement deux œuvres différentes qui n’ont que peu de choses en commun : un univers magique, une fillette pleurnicheuse, un grand-mère acariâtre, une pièce surchauffée, un florilège de personnages aussi divers qu’attachants. Là où Miyazaki inscrit son film dans le folklore japonais tout en incluant de nombreuses références occidentales, Sachiko Kashiwaba encre son récit dans la culture occidentale dont la littérature a accompagné son enfance, développé son imaginaire et donné le goût de la lecture et de l’écriture.

L’écriture intemporelle et le lexique rendent la lecture accessible dès que l’enfant est capable de lire seul de façon fluide. Alors que le film, lui, ne passe pas toujours facilement auprès des plus jeunes : les esprits et divers créatures pouvant paraître effrayantes. Après la lecture, Gabrielle et moi avons pris le temps de regarder le film. Ce film est vraiment très beau mais je n’arrive jamais à être complètement séduite par l’ambiance parfois horrifique. Par contre Gabrielle, qui ne l’avait vu qu’une seule fois, et n’en gardait aucun autre souvenirs que celui d’avoir eu peur – sans doute était elle trop jeune – a vraiment apprécié même si elle n’aime pas Kaonashi, le sans-visage, dont le comportement est assez déroutant et dégoutant.

La cité des brumes oubliées est au final un roman fantastique où la magie prend une place importante mais laisse s’exprimer de belles valeurs plus humaines : récit initiatique, il fait appelle à la sensibilité et à la générosité pour venir en aide à son prochain. Lina apprend de son expérience et de ses rencontres qui lui permettent d’acquérir la maturité et l’autonomie qui lui faisaient défaut. C’est une lecture qui séduira toute la famille pour peu que l’on prend le texte comme une œuvre à part entière. Il est dommage que le récit soit si court car, comme Lina, on aurait aimé que ce moment dure un peu plus longtemps.

Si vous aimez l’univers de Miyazaki, je vous conseille fortement cette série de podcast en huit épisodes : Philosopher avec Miyazaki, réalisée par FranceCulture.


L’avis de Gabrielle

J’ai bien aimé. On pourrait penser que le livre serait pareil au Voyage de Chihiro de Miyazaki, mais pas du tout ! C’est dans un univers assez différent que ma mère m’a plongée lors de cette lecture à voix haute. Amusant, le livre nous a apportées beaucoup de fous rires à ma sœur, qui écoutait un chapitre de temps en temps, et moi. C’était trop bien !

Partie seule dans un lieu reculé pour les vacances, Lina se perd dans un épais brouillard. Lorsque la brume se dissipe enfin, la jeune fille découvre au cœur de celle-ci un village incongru… peuplé de personnages mystérieux et hauts en couleur. Coincée dans la pension d’une vieille mégère à la tête bien trop grosse, Lina va alors travailler dans des boutiques plus extravagantes les unes que les autres pour regagner sa liberté au cours d’un voyage d’apprentissage rythmé par des rencontres inoubliables.

roman ado

L’enfant Pan (2021)

Auteur : Arnaud Druelle

Editeur : Gulf Stream

Collection : Echos

Pages : 240

L’histoire prend place dans le Londres de 1881, un Londres sombre et cruels qui n’est pas sans rappeler les romans de Charles Dickens. Peter Hawkson porte déjà un lourd passé pour un si jeune garçon. L’Oiseau Blanc, cette école pour garçons, devait lui offrir une nouvelle vie, lui donner une chance, mais le destin est parfois cruel, surtout lorsqu’il est entre les mains d’un cruel Squeeler dont la seule joie dans l’existence semble tenir dans son mépris des autres et le mal qu’il peut leur faire. Pris au piège, acculé, Peter ne doit son salut qu’à deux petits fées venus à sa rencontre pour l’emmener au Pays-de-Nulle-Part où vit le mystérieux Egon Pan.

Plus qu’une réécriture de Peter Pan, L’enfant Pan est un préquel qui ramène aux origines de Peter et à son arrivée au Pays-de-Nulle-Part. Le récit se divise en deux parties distinctes : la première introduit Peter, sa vie à Londres, ses difficultés et son aversion pour les adultes, la perte totale de confiance qu’il pourrait avoir en eux ; la seconde nous emmène au Pays-de-Nulle-Part, à la redécouverte d’un univers pas si éloigné de celui que le lecteur du roman de James Matthew Barry mais régit par d’autres règles. Si cette seconde moitié du livre m’a enchantée, ce fut moins le cas de la première que j’ai trouvé assez longue. J’ai peiné à lire la misère et la douleur d’un monde trop souvent injuste et cruel avec les plus faibles, un monde dans lequel trop d’enfants manquent d’amour et de nourriture.

Pourtant l’écriture d’Arnaud Druelle est habile et très visuelle ; agréables à lire, ses mots nous transportent dans l’univers qu’il dépeint avec force. Je pense qu’à ce moment de la lecture j’attendais un récit plus optimiste, plus à l’image des jeux de Peter Pan et des enfants perdus. Mais l’histoire prend un tournant différent une fois le héros arrivé au Pays-de-Nulle-Part et le texte bascule dans un univers fantastique qui s’approprie les codes du roman de Barry tout en les réinventant. C’est à partir de là que l’histoire m’a captivée et que je n’ai plus réussi à lâcher le livre jusqu’à l’avoir fini. Arnaud Druelle reprend tout ce qui fait le monde de Peter Pan : ses pirates, ses lagunes et sirènes, ses fées et leur poussière d’étoile… mais crée en même temps un nouveau monde dont l’équilibre fragile repose avant tout sur le temps, la façon dont il s’écoule et se renouvelle dans une boucle temporelle qui repose sur une balance affectée par le changement.

Au final, L’enfant Pan n’était pas le roman que j’attendais mais il n’en reste pas moins une très belle surprise que je recommande aux fans de cet enfant qui ne voulait pas grandir.

Je vous invite à lire l’avis très enthousiaste de Blandine.

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Londres, 1881. Après son passage devant le juge, le jeune Peter Hawkson est placé à L’Oiseau Blanc, école privée pour garçons. Malgré toute la bonne volonté du directeur, Peter ne se sent pas à sa place. Injustement accusé d’avoir incendié l’infirmerie, il décide de fuir. Deux étranges petites fées surgissent et le convainquent de rejoindre un mystérieux Egon au Pays-de-Nulle-Part. Sur cette île, tout est possible : avec son nouvel ami, Peter apprend à voler grâce à de la poussière d’étoile, nage avec des néréides dans des lagunes turquoises et sillonne la montagne à dos de centaure. Pourtant, l’équilibre de ce monde merveilleux ne tient qu’à un fil… que le terrible capitaine du Jolly Roger n’hésitera pas à trancher de son sabre. Le pirate n’a qu’une obsession : faire couler le sang du Pan.

BD/manga·Bilan·Le coin de Gaby·roman·roman ado

Lectures de janvier

Bilan de mes lectures – Gabrielle (12ans 7mois)

Les enquêtes d’Enola Holmes est une adaptation du roman du même nom. Enola est la sœur du célèbre Sherlock Holmes et son frère Mycroft. Sa mère a disparu et elle décide de la retrouver. J’ai lu 5 tomes sur 6.

Note : 4.5 sur 5.

Les enquêtes d’Enola Holmes, Serena Blasco, Miss Jungle!, 2015

Typos se passe dans un monde où la technologie a beaucoup avancé. Typos, c’est une équipe d’agents secrets qui aide les gens qui souhaitent publier un message contre le gouvernement. J’ai adoré ce livre qui, avec une pointe d’humour, nous montre comment la résistance peut avancer grâce à la presse.

Note : 5 sur 5.

Typos, fragment de vérité, Pierdomenico Baccalario, Flammarion, 2014

Dys sur 10 est un livre que j’ai lu pour une lecture commune (club de lecture). Dylan est un adolescent de 14 ans. Il est dyslexique, dysorthographique et dyscalculique. L’école, c’est dure pour lui car il ne veut pas que l’on sache son secret.

Note : 5 sur 5.

Dys sur 10, Delphine Pessin, Pocket junior, 2021

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens est un livre que j’ai beaucoup aimé. Simon Spiers est une adolescent de 16 ans. Ce que personne ne sait, excepté Martin, un de ses camarades de classes, Simon est gay. Et il compte bien s’en servir au détriment de Simon, qui, va de voir faire quelque chose pour Martin…

Note : 4.5 sur 5.

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens, Becky Albertalli, Hachette, 2015

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Et vous, qu’avez-vous lu?

BD/manga·Le coin de Gaby·roman ado

Lectures de Décembre 2021

Récapitulatif de mes lectures principales – Gabrielle (12 ans 1/2)

J’ai adoré CHERUB 100 jours en enfers, qui parle d’un orphelin, James. Il se retrouve dans une base secrète où il doit faire une initiation de 100 jours, comment va-t-il s’en sortir ?

Note : 5 sur 5.

Robert Muchamore, CHERUB Missions 01: 100 jours en enfer, CASTERMAN, 2019

Moriarty est une adaptation en manga de Sherlock Holmes, mais vue par les yeux de James (Jim) Moriarty. Un peu violent, le manga regroupe tous les personnages de la série d’origine. J’ai lu trois tomes sur seize (dont onze sortis en français).

Note : 5 sur 5.

Moriarty, Ryosuke Takeuchi, Edition dark kana, 2016

J’ai bien aimé Une étude en rouge, qui parle de la première enquête de Sherlock Holmes et de son fidèle ami, John Watson. Ils doivent résoudre une enquête sur une série de meurtres.

Note : 4 sur 5.

Une étude en rouge, Sir Arthur Conan Doyle, folio junior, 2010

J’ai adoré la série Les Vigilantes car elle est très intéressante. C’est l’histoire de Anna, une orpheline élevée au Foyer, une sorte de bâtiment où sont regroupés tous les orphelins. Vers 11,12 ans ils doivent passer un test qui les assignera à une des trois classes : les Stratèges, les Vigilantes et les Corvini (les Stratèges étant les mieux classés). Anna se retrouve chez les Vigilantes et devra réussir à passer une grosse étape de l’apprentissage en surveillant une famille.

Note : 5 sur 5.

Vigilantes 1 Le Foyer, Fabien Clavel, Rageot, 2017. Vigilantes 2 La Flamme, Fabien Clavel, Rageot, 2018

Le second souffle est un de mes coups de cœur du mois. Le roman parle de deux enfants. Ulysse, un enfant asthmatique, vit dans le Centre avec d’autres enfants comme lui. Ava, est une militante pour l’écologie. Ils ne savent pas que leurs existences sont liées.

Note : 5 sur 5.

Le second souffle, Gilles Marchand et Jennifer Murzeau, édition Rageau, 2021

Un funambule sur le sable a été un coup de cœur pour moi, il parle de différence. Stradi a un violon dans la tête, un vrai violon. Il va devoir vivre avec, il lui apportera la musique et la solitude au regard des autres qui le trouvent bizarre.

Note : 5 sur 5.

Un funambule sur le sable, Gilles Marchand, Aux forges de Vulcain, 2017

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Et vous ? Qu’avez vous lu ?

roman ado

Steam Sailors, tome 3. Le Passeur d’âmes (2021)

Auteure : Ellie S. Green

Illustrateur : VADERETRO

Editeur : Gulf Stream

Collection : 13+

Pages: 352

Je l’attendais avec impatience ! Le troisième et dernier volume de la série d’aventures steam punk d’Ellie S. Green est largement à la hauteur de mes espérances. A l’image des précédentes, la couverture réalisée par le studio VADERETRO est de toute beauté et nous invite à plonger dans les profondeurs du Tartare pour lever le voile sur les mystères qu’il reste à percer.

Dernière étape du voyage des pirates de l’air, le Tartare regorge de magie originelle. Le lieu se divise en plusieurs arches abritant des dangers contre lesquels les pirates devront faire preuve de ressources pour avancer dans leur quête du Passeur d’âmes, ce vaisseau fantôme qui tient autant du mythe que de le réalité fantastique dans laquelle les personnages évoluent. S’il gagne des compagnons de route choisis ou inattendus, l’équipage de l’Héliotrope va au devant de dangers tels que les pertes seront importantes et devra laisser les ennemis de toujours devenir des alliés pour donner une chance à Prudence et les Alchimistes de sauver leur monde. Pirates et Régaliens découvriront aussi que l’espoir nait souvent dans l’adversité et qu’il suffit d’une simple main tendue pour affronter l’adversité.

Le Passeur d’âmes est un troisième volume palpitant, riche en magie, aventures et péripéties. S’il est dommage que les combats s’achèvent parfois dans la facilité, ils n’en manquent pas moins de dynamisme. L’écriture d’Ellie S. Green est très visuelle et nous entraîne dans un univers qui regorge de surprises et d’effets fantastiques. Le Passeur d’âmes et son capitaine rappellent la légende du Flying Dutchman, ce vaisseau fantôme hollandais, rendu célèbre par la trilogie cinématographique de Gore Verbinski, Pirates des Caraïbes. Pourtant l’auteure nous livre ici une interprétation très personnelle et unique du mythe dont les origines restent mystérieuses. On ressent tout l’amour de la piraterie de l’auteure qui signe ici un hymne aux pirates et à la liberté.

Steam Sailors est une série coup de que je recommande à tous les amateurs d’histoires de pirates, de magie et d’aventures.

De sombres nouvelles du monde extérieur sont parvenues jusqu’à la Cité Impossible, refuge de L’Héliotrope et de son équipage. La Désolation annoncée est en marche. C’est donc désormais un enseignement accéléré que suivent Prudence, Hilisbeth et Guifred auprès d’Ozymandias. Ce dernier révèle qu’il leur faut se rendre au Tartare, berceau de la magie originelle, s’ils veulent être de taille pour affronter le chaos à venir. Une nouvelle mission se dessine donc pour les trois apprentis alchimistes : mettre la main sur la carte du Passeur d’âmes, seul moyen de parvenir jusqu’à ce lieu légendaire. Pendant ce temps, l’ancien commandant de la flotte royale et ennemi juré des pirates, désormais allié au Bas-Monde, a formé une immense armée volante dans l’intention de prendre le pouvoir du ciel…

Le coin de Gaby·roman ado

Lectures de Novembre 2021

Récapitulatif de mes lectures principales (Gabrielle 12 ans 5 mois)

La figure jaunes et autres aventures de Sherlock Holmes est une recueil de trois nouvelles : La figure jaune parle d’une femme qui se rend tout les soirs chez les voisins, son mari, inquiet à l’idée qu’elle le trompe. L’interprète grec, parle d’un homme que l’on force au silence lorsqu’il interprète les paroles inquiétantes d’un jeune Grec, et (celle que j’ai lu dans un autre livre) Le pouce de l’ingénieur.

Note : 5 sur 5.

La figure jaunes et autres aventures de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, Folio junior, 2009

Le pouce de l’ingénieur, une aventure de Sherlock Holmes est une nouvelles qui parle d’un ingénieur qui arrive chez John Watson avec un pouce en moins, alarmé par l’étrange histoire que lui racontera l’ingénieur, John l’amène chez son vieil ami Sherlock Holmes.

Note : 4.5 sur 5.

Le pouce de l’ingénieur une aventure de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, Gallimard jeunesse,2010

Le règne des loups est la suite de King of Scars. Nikolai Lanstov se doit de réagir lorsque les fjerdans déclarent la guerre à Ravka, son identité est en jeu, est-il vraiment celui que l’on croit ?

Note : 4.5 sur 5.

King of Scars 2. Le règne des loups, Leigh Bardugo, Milan, 2021

La vague est un livre qui parle d’un professeur d’histoire qui, pour attirer l’attention de ses élèves, va leur montrer comment leur société peut encore devenir une dictature en leur proposant une mise en situation qui va prendre des proportions qu’il n’avait pas imaginé.

Note : 4.5 sur 5.

La vague, Todd Strasser, Pocket, 2009

Une fille en or est un livre, qui parle d’une jeune fille, Elizabeth Robinson (surnommée Betty) qui est repérée par un entraineur d’un club d’athlétisme. C’est le début d’une longue ascension vers les Jeux Olympiques. Ce livre est inspiré d’une histoire réelle.

Note : 4.5 sur 5.

Une fille en or, Philippe Nessman, Flammarion jeunesse, 2021

Spy family est un manga qui parle de Twilight, un espion qui doit, pour mener à bien sa mission, avoir un enfant et une femme. Il n’a quelques jours pour adopter un enfant et se marier. Sans le savoir il se retrouve avec une fille télépathe et une femme tueuse à gage.

Note : 5 sur 5.

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Et vous, qu’avez-vous lu ?

roman ado·roman young adult

Kô (2020)

Auteure : Joëlle Ecormier

Editeur : Zébulo

Pages : 112 pages

Mention spéciale du Prix Vendredi 2021

Kô arpente chaque jour la plage en quête d’un signe qui pourrait lui confirmer que son père est vivant. Pêcheur en mer, ce dernier a disparu sans laisser de traces alors qu’il était parti sur son bateau. Si sa mère et sa jeune sœur semblent avoir acceptées la réalité, Kô ne veut pas perdre l’espoir. Lorsqu’une aile d’avion est rejetée par l’océan, un troublant parallèle se met en place entre l’histoire de cette famille indienne et celle des familles des victimes : une quête de vérité, un besoin de comprendre pour enfin accepter l’inacceptable et commencer le douloureux travail de deuil qui ramènera ceux qui restent dans la réalité et dans le monde des vivants.

Joëlle Ecormier signe un texte sensible et poétique dont les émotions tangibles nous font ressentir toute la douleur de la perte et la sensibilité à fleur de peau de cet adolescent qui semble perdu entre le monde des morts et celui des vivants. A tout moment, la corde semble prête à craquer mais toujours elle résiste et tend à voir l’impossible signe d’un espoir ténu qui conduit toujours un peu plus vers l’acceptation. Le récit est fort, bouleversant. Il touche par son sujet mais aussi par ses personnages aussi émouvants que réels et nous entraîne à la suite de son jeune héros dans une quête de vérité et de liberté.

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Les yeux noirs de Kô ne quittent presque jamais l’Indien. Même hors de sa vue, la nuit pendant son sommeil, quelque chose en lui guette les flots. « Ne tourne jamais le dos à l’Océan où il te prendra au moment où tu t’y attends le moins. » Son père, qui lui avait donné ce conseil, s’était pourtant fait prendre. Kô se souvient que c’était un vendredi. Le jour de l’effondrement de l’univers, l’arrêt de la danse des étoiles et du mouvement de toutes choses.
Le roman de Kô est celui de la vérité qui tente de se frayer un chemin au milieu des sentiments emmêlés de quatre personnages sur le rivage d’une île : Kô, un adolescent taciturne de 16 ans qui ne vit que dans l’espoir du retour de son père, sa sœur Sindhu, une fille vive et enjouée de 13 ans, leur paisible mère Nila, et un étranger troublant, Darpan.