roman ado

L’enfant Pan (2021)

Auteur : Arnaud Druelle

Editeur : Gulf Stream

Collection : Echos

Pages : 240

L’histoire prend place dans le Londres de 1881, un Londres sombre et cruels qui n’est pas sans rappeler les romans de Charles Dickens. Peter Hawkson porte déjà un lourd passé pour un si jeune garçon. L’Oiseau Blanc, cette école pour garçons, devait lui offrir une nouvelle vie, lui donner une chance, mais le destin est parfois cruel, surtout lorsqu’il est entre les mains d’un cruel Squeeler dont la seule joie dans l’existence semble tenir dans son mépris des autres et le mal qu’il peut leur faire. Pris au piège, acculé, Peter ne doit son salut qu’à deux petits fées venus à sa rencontre pour l’emmener au Pays-de-Nulle-Part où vit le mystérieux Egon Pan.

Plus qu’une réécriture de Peter Pan, L’enfant Pan est un préquel qui ramène aux origines de Peter et à son arrivée au Pays-de-Nulle-Part. Le récit se divise en deux parties distinctes : la première introduit Peter, sa vie à Londres, ses difficultés et son aversion pour les adultes, la perte totale de confiance qu’il pourrait avoir en eux ; la seconde nous emmène au Pays-de-Nulle-Part, à la redécouverte d’un univers pas si éloigné de celui que le lecteur du roman de James Matthew Barry mais régit par d’autres règles. Si cette seconde moitié du livre m’a enchantée, ce fut moins le cas de la première que j’ai trouvé assez longue. J’ai peiné à lire la misère et la douleur d’un monde trop souvent injuste et cruel avec les plus faibles, un monde dans lequel trop d’enfants manquent d’amour et de nourriture.

Pourtant l’écriture d’Arnaud Druelle est habile et très visuelle ; agréables à lire, ses mots nous transportent dans l’univers qu’il dépeint avec force. Je pense qu’à ce moment de la lecture j’attendais un récit plus optimiste, plus à l’image des jeux de Peter Pan et des enfants perdus. Mais l’histoire prend un tournant différent une fois le héros arrivé au Pays-de-Nulle-Part et le texte bascule dans un univers fantastique qui s’approprie les codes du roman de Barry tout en les réinventant. C’est à partir de là que l’histoire m’a captivée et que je n’ai plus réussi à lâcher le livre jusqu’à l’avoir fini. Arnaud Druelle reprend tout ce qui fait le monde de Peter Pan : ses pirates, ses lagunes et sirènes, ses fées et leur poussière d’étoile… mais crée en même temps un nouveau monde dont l’équilibre fragile repose avant tout sur le temps, la façon dont il s’écoule et se renouvelle dans une boucle temporelle qui repose sur une balance affectée par le changement.

Au final, L’enfant Pan n’était pas le roman que j’attendais mais il n’en reste pas moins une très belle surprise que je recommande aux fans de cet enfant qui ne voulait pas grandir.

Je vous invite à lire l’avis très enthousiaste de Blandine.

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Londres, 1881. Après son passage devant le juge, le jeune Peter Hawkson est placé à L’Oiseau Blanc, école privée pour garçons. Malgré toute la bonne volonté du directeur, Peter ne se sent pas à sa place. Injustement accusé d’avoir incendié l’infirmerie, il décide de fuir. Deux étranges petites fées surgissent et le convainquent de rejoindre un mystérieux Egon au Pays-de-Nulle-Part. Sur cette île, tout est possible : avec son nouvel ami, Peter apprend à voler grâce à de la poussière d’étoile, nage avec des néréides dans des lagunes turquoises et sillonne la montagne à dos de centaure. Pourtant, l’équilibre de ce monde merveilleux ne tient qu’à un fil… que le terrible capitaine du Jolly Roger n’hésitera pas à trancher de son sabre. Le pirate n’a qu’une obsession : faire couler le sang du Pan.

BD/manga·Bilan·Le coin de Gaby·roman·roman ado

Lectures de janvier

Bilan de mes lectures – Gabrielle (12ans 7mois)

Les enquêtes d’Enola Holmes est une adaptation du roman du même nom. Enola est la sœur du célèbre Sherlock Holmes et son frère Mycroft. Sa mère a disparu et elle décide de la retrouver. J’ai lu 5 tomes sur 6.

Note : 4.5 sur 5.

Les enquêtes d’Enola Holmes, Serena Blasco, Miss Jungle!, 2015

Typos se passe dans un monde où la technologie a beaucoup avancé. Typos, c’est une équipe d’agents secrets qui aide les gens qui souhaitent publier un message contre le gouvernement. J’ai adoré ce livre qui, avec une pointe d’humour, nous montre comment la résistance peut avancer grâce à la presse.

Note : 5 sur 5.

Typos, fragment de vérité, Pierdomenico Baccalario, Flammarion, 2014

Dys sur 10 est un livre que j’ai lu pour une lecture commune (club de lecture). Dylan est un adolescent de 14 ans. Il est dyslexique, dysorthographique et dyscalculique. L’école, c’est dure pour lui car il ne veut pas que l’on sache son secret.

Note : 5 sur 5.

Dys sur 10, Delphine Pessin, Pocket junior, 2021

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens est un livre que j’ai beaucoup aimé. Simon Spiers est une adolescent de 16 ans. Ce que personne ne sait, excepté Martin, un de ses camarades de classes, Simon est gay. Et il compte bien s’en servir au détriment de Simon, qui, va de voir faire quelque chose pour Martin…

Note : 4.5 sur 5.

Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens, Becky Albertalli, Hachette, 2015

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Et vous, qu’avez-vous lu?

BD/manga·Le coin de Gaby·roman ado

Lectures de Décembre 2021

Récapitulatif de mes lectures principales – Gabrielle (12 ans 1/2)

J’ai adoré CHERUB 100 jours en enfers, qui parle d’un orphelin, James. Il se retrouve dans une base secrète où il doit faire une initiation de 100 jours, comment va-t-il s’en sortir ?

Note : 5 sur 5.

Robert Muchamore, CHERUB Missions 01: 100 jours en enfer, CASTERMAN, 2019

Moriarty est une adaptation en manga de Sherlock Holmes, mais vue par les yeux de James (Jim) Moriarty. Un peu violent, le manga regroupe tous les personnages de la série d’origine. J’ai lu trois tomes sur seize (dont onze sortis en français).

Note : 5 sur 5.

Moriarty, Ryosuke Takeuchi, Edition dark kana, 2016

J’ai bien aimé Une étude en rouge, qui parle de la première enquête de Sherlock Holmes et de son fidèle ami, John Watson. Ils doivent résoudre une enquête sur une série de meurtres.

Note : 4 sur 5.

Une étude en rouge, Sir Arthur Conan Doyle, folio junior, 2010

J’ai adoré la série Les Vigilantes car elle est très intéressante. C’est l’histoire de Anna, une orpheline élevée au Foyer, une sorte de bâtiment où sont regroupés tous les orphelins. Vers 11,12 ans ils doivent passer un test qui les assignera à une des trois classes : les Stratèges, les Vigilantes et les Corvini (les Stratèges étant les mieux classés). Anna se retrouve chez les Vigilantes et devra réussir à passer une grosse étape de l’apprentissage en surveillant une famille.

Note : 5 sur 5.

Vigilantes 1 Le Foyer, Fabien Clavel, Rageot, 2017. Vigilantes 2 La Flamme, Fabien Clavel, Rageot, 2018

Le second souffle est un de mes coups de cœur du mois. Le roman parle de deux enfants. Ulysse, un enfant asthmatique, vit dans le Centre avec d’autres enfants comme lui. Ava, est une militante pour l’écologie. Ils ne savent pas que leurs existences sont liées.

Note : 5 sur 5.

Le second souffle, Gilles Marchand et Jennifer Murzeau, édition Rageau, 2021

Un funambule sur le sable a été un coup de cœur pour moi, il parle de différence. Stradi a un violon dans la tête, un vrai violon. Il va devoir vivre avec, il lui apportera la musique et la solitude au regard des autres qui le trouvent bizarre.

Note : 5 sur 5.

Un funambule sur le sable, Gilles Marchand, Aux forges de Vulcain, 2017

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Et vous ? Qu’avez vous lu ?

roman ado

Steam Sailors, tome 3. Le Passeur d’âmes (2021)

Auteure : Ellie S. Green

Illustrateur : VADERETRO

Editeur : Gulf Stream

Collection : 13+

Pages: 352

Je l’attendais avec impatience ! Le troisième et dernier volume de la série d’aventures steam punk d’Ellie S. Green est largement à la hauteur de mes espérances. A l’image des précédentes, la couverture réalisée par le studio VADERETRO est de toute beauté et nous invite à plonger dans les profondeurs du Tartare pour lever le voile sur les mystères qu’il reste à percer.

Dernière étape du voyage des pirates de l’air, le Tartare regorge de magie originelle. Le lieu se divise en plusieurs arches abritant des dangers contre lesquels les pirates devront faire preuve de ressources pour avancer dans leur quête du Passeur d’âmes, ce vaisseau fantôme qui tient autant du mythe que de le réalité fantastique dans laquelle les personnages évoluent. S’il gagne des compagnons de route choisis ou inattendus, l’équipage de l’Héliotrope va au devant de dangers tels que les pertes seront importantes et devra laisser les ennemis de toujours devenir des alliés pour donner une chance à Prudence et les Alchimistes de sauver leur monde. Pirates et Régaliens découvriront aussi que l’espoir nait souvent dans l’adversité et qu’il suffit d’une simple main tendue pour affronter l’adversité.

Le Passeur d’âmes est un troisième volume palpitant, riche en magie, aventures et péripéties. S’il est dommage que les combats s’achèvent parfois dans la facilité, ils n’en manquent pas moins de dynamisme. L’écriture d’Ellie S. Green est très visuelle et nous entraîne dans un univers qui regorge de surprises et d’effets fantastiques. Le Passeur d’âmes et son capitaine rappellent la légende du Flying Dutchman, ce vaisseau fantôme hollandais, rendu célèbre par la trilogie cinématographique de Gore Verbinski, Pirates des Caraïbes. Pourtant l’auteure nous livre ici une interprétation très personnelle et unique du mythe dont les origines restent mystérieuses. On ressent tout l’amour de la piraterie de l’auteure qui signe ici un hymne aux pirates et à la liberté.

Steam Sailors est une série coup de que je recommande à tous les amateurs d’histoires de pirates, de magie et d’aventures.

De sombres nouvelles du monde extérieur sont parvenues jusqu’à la Cité Impossible, refuge de L’Héliotrope et de son équipage. La Désolation annoncée est en marche. C’est donc désormais un enseignement accéléré que suivent Prudence, Hilisbeth et Guifred auprès d’Ozymandias. Ce dernier révèle qu’il leur faut se rendre au Tartare, berceau de la magie originelle, s’ils veulent être de taille pour affronter le chaos à venir. Une nouvelle mission se dessine donc pour les trois apprentis alchimistes : mettre la main sur la carte du Passeur d’âmes, seul moyen de parvenir jusqu’à ce lieu légendaire. Pendant ce temps, l’ancien commandant de la flotte royale et ennemi juré des pirates, désormais allié au Bas-Monde, a formé une immense armée volante dans l’intention de prendre le pouvoir du ciel…

Le coin de Gaby·roman ado

Lectures de Novembre 2021

Récapitulatif de mes lectures principales (Gabrielle 12 ans 5 mois)

La figure jaunes et autres aventures de Sherlock Holmes est une recueil de trois nouvelles : La figure jaune parle d’une femme qui se rend tout les soirs chez les voisins, son mari, inquiet à l’idée qu’elle le trompe. L’interprète grec, parle d’un homme que l’on force au silence lorsqu’il interprète les paroles inquiétantes d’un jeune Grec, et (celle que j’ai lu dans un autre livre) Le pouce de l’ingénieur.

Note : 5 sur 5.

La figure jaunes et autres aventures de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, Folio junior, 2009

Le pouce de l’ingénieur, une aventure de Sherlock Holmes est une nouvelles qui parle d’un ingénieur qui arrive chez John Watson avec un pouce en moins, alarmé par l’étrange histoire que lui racontera l’ingénieur, John l’amène chez son vieil ami Sherlock Holmes.

Note : 4.5 sur 5.

Le pouce de l’ingénieur une aventure de Sherlock Holmes, Sir Arthur Conan Doyle, Gallimard jeunesse,2010

Le règne des loups est la suite de King of Scars. Nikolai Lanstov se doit de réagir lorsque les fjerdans déclarent la guerre à Ravka, son identité est en jeu, est-il vraiment celui que l’on croit ?

Note : 4.5 sur 5.

King of Scars 2. Le règne des loups, Leigh Bardugo, Milan, 2021

La vague est un livre qui parle d’un professeur d’histoire qui, pour attirer l’attention de ses élèves, va leur montrer comment leur société peut encore devenir une dictature en leur proposant une mise en situation qui va prendre des proportions qu’il n’avait pas imaginé.

Note : 4.5 sur 5.

La vague, Todd Strasser, Pocket, 2009

Une fille en or est un livre, qui parle d’une jeune fille, Elizabeth Robinson (surnommée Betty) qui est repérée par un entraineur d’un club d’athlétisme. C’est le début d’une longue ascension vers les Jeux Olympiques. Ce livre est inspiré d’une histoire réelle.

Note : 4.5 sur 5.

Une fille en or, Philippe Nessman, Flammarion jeunesse, 2021

Spy family est un manga qui parle de Twilight, un espion qui doit, pour mener à bien sa mission, avoir un enfant et une femme. Il n’a quelques jours pour adopter un enfant et se marier. Sans le savoir il se retrouve avec une fille télépathe et une femme tueuse à gage.

Note : 5 sur 5.

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Et vous, qu’avez-vous lu ?

roman ado·roman young adult

Kô (2020)

Auteure : Joëlle Ecormier

Editeur : Zébulo

Pages : 112 pages

Mention spéciale du Prix Vendredi 2021

Kô arpente chaque jour la plage en quête d’un signe qui pourrait lui confirmer que son père est vivant. Pêcheur en mer, ce dernier a disparu sans laisser de traces alors qu’il était parti sur son bateau. Si sa mère et sa jeune sœur semblent avoir acceptées la réalité, Kô ne veut pas perdre l’espoir. Lorsqu’une aile d’avion est rejetée par l’océan, un troublant parallèle se met en place entre l’histoire de cette famille indienne et celle des familles des victimes : une quête de vérité, un besoin de comprendre pour enfin accepter l’inacceptable et commencer le douloureux travail de deuil qui ramènera ceux qui restent dans la réalité et dans le monde des vivants.

Joëlle Ecormier signe un texte sensible et poétique dont les émotions tangibles nous font ressentir toute la douleur de la perte et la sensibilité à fleur de peau de cet adolescent qui semble perdu entre le monde des morts et celui des vivants. A tout moment, la corde semble prête à craquer mais toujours elle résiste et tend à voir l’impossible signe d’un espoir ténu qui conduit toujours un peu plus vers l’acceptation. Le récit est fort, bouleversant. Il touche par son sujet mais aussi par ses personnages aussi émouvants que réels et nous entraîne à la suite de son jeune héros dans une quête de vérité et de liberté.

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Les yeux noirs de Kô ne quittent presque jamais l’Indien. Même hors de sa vue, la nuit pendant son sommeil, quelque chose en lui guette les flots. « Ne tourne jamais le dos à l’Océan où il te prendra au moment où tu t’y attends le moins. » Son père, qui lui avait donné ce conseil, s’était pourtant fait prendre. Kô se souvient que c’était un vendredi. Le jour de l’effondrement de l’univers, l’arrêt de la danse des étoiles et du mouvement de toutes choses.
Le roman de Kô est celui de la vérité qui tente de se frayer un chemin au milieu des sentiments emmêlés de quatre personnages sur le rivage d’une île : Kô, un adolescent taciturne de 16 ans qui ne vit que dans l’espoir du retour de son père, sa sœur Sindhu, une fille vive et enjouée de 13 ans, leur paisible mère Nila, et un étranger troublant, Darpan.

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Lectures d’Octobre 2021

Ayant du mal à se poser pour écrire une chronique sur ses lectures, mais souhaitant malgré tout participer au blog, Gabrielle (12 ans 4 mois) va tenter un nouveau format de présentation. Sous forme de bilan, elle compile ses lectures (romans uniquement) et laisse une petite trace écrite. Pour ce premier jet, elle vous présente donc ses Lectures d’Octobre.

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Félines fait parti de mes gros coups de cœur, il a été écrit par Stéphane Servant, l’auteur de Sirius que j’avais adoré aussi. J’ai commencé à lire ce livre car le résumé me plaisait. L’auteur nous transporte dans un monde fantastique avec des filles qui attrapent une « maladie » qui les couvre de poils, tels des chats ; petit à petit privées de tout, les jeunes filles furax commencent une rébellion.

Note : 4.5 sur 5.

Félines de Stéphane Servant, Rouergue, 2019.

Félicratie est un livre post-apocalyptique qui parle de deux adolescents, Yacine et Rosamonde. La fin du monde est arrivée, les aliens ont gagné et la seule arme contre eux sont les poils de chats… Ils ne sont pas sortis d’affaire. J’ai bien aimé car le côte décalé apporté par l’allergie au poils de chat apporte une originalité à ce genre de romans que je lis beaucoup.

Note : 3.5 sur 5.

Félicratie de H. Lenoir, Sarbacane, 2021

La Faucheuse fait parti de mes livres favoris du mois, c’est une dystopie (mon style de roman préféré). C’est l’histoire de deux ados qui ne se connaissaient pas jusqu’à ce qu’on leur propose de devenir apprenti faucheur. Ils sont menés dans un mystère sur la disparition d’un faucheur, ainsi commence enquête, compétition et un autre aspect de la mort.

Note : 5 sur 5.

La Faucheuse, Neal Shusterman, PKJ, 2017

Les étincelles invisibles est l’histoire d’une jeune fille autiste qui apprend le sort que l’on réservait aux sorcières au Moyen-Âge. Elle voudra donc rendre hommage à celles qui ont péri à cause des préjugées.

Note : 5 sur 5.

Les étincelles invisible, Elle Mcnicoll, Ecole des loisirs Médium, 2021

King of Scars est la suite de la saga Grisha et Six of Crows. Ce premier tome explique comment Nikolai, nouveau roi du royaume de Ravka, va reconstruire un pays qui a vécu sous le règne du Darkling.

Note : 4.5 sur 5.

King of Scars, Leigh Bardugo, Milan, 2019

Et ils meurent tout les deux à la fin est un livre qui parle d’un autre aspect de la mort. Les hommes sont appelés par une entreprise nommée Death-Cast qui choisit des gens qui devront mourir dans la journée qui suit. Les deux héros vont se rencontrer sur l’application Dernier Amis et il vont vivre des aventures incroyables même si ils en connaissent la fin.

Note : 4.5 sur 5.

Et ils meurent tout les deux à la fin, Adam Silvera, Robert Laffont, 2018

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Et vous qu’avez-vous lu ?

conte/nouvelle/biographie·ebook·roman ado

La Sourcière (2021)

Auteure : Elise Fontenaille

Editeur : Rouergue

Pages : 112

Collection : epik

Sélection du Prix Vendredi 2021

L’histoire prend place dans une époque moyenâgeuse, au pays des volcans assoupis, l’Auvergne. Alors qu’une jeune fille, à peine sortie de l’enfance, meurt en couche, laissant son bébé au soin de Gallou la Brodeuse, le Saigneur Guillaume sème la terreur dans le pays. Cruel et sanguinaire, il prend ce qu’il veut par la force : les terres, la vie et surtout les femmes. Gallou le sait bien et décide se protéger l’enfant qu’elle appelle Garance, d’un monde trop souvent cruel.

Avec sa petite centaine de pages, La Sourcière est un récit qui prend la forme du conte de par ses animaux qui parlent, la magie omniprésente et sa construction narrative. La forme poétique du texte donne au récit l’allure d’une fable contée au coin du feu par un barde accompagné de ses musiciens. Le vielleux, joueur de vielle à roue, fait danser Garance et la Gitane pendant que la harpiste joue pour la nature, faisant frémir les feuilles des arbres par le vibrato de ses cordes. La musique rythme les pas de Garance, accompagnée de la Renarde, son âme jumelle avec qui elle partage la couleur du poil ; des pas qui l’entraîne vers son destin inéluctable : la rencontre et la confrontation au Saigneur.

Elise Fontenaille signe un titre, original dans son écriture, dans lequel l’oppression des femmes est au cœur d’un combat plus large mené par tous afin de protéger la nature et la vie. Si le message féministe domine, l’auteure utilise des figures féminines fortes et la magie comme éléments moteurs d’un mouvement qui vise à détrôner un tyran pour laisser plus de place aux libertés. La cruauté dénonce les violences faites aux femmes et les jugements hâtifs qui condamnent la jeunesse et la beauté.

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Une nuit de lune rousse, au pays des volcans assoupis, Gallou la Brodeuse recueille une toute jeune fille sur le point d’accoucher. Au cœur de la forêt et au milieu des bêtes, elle enfantera Garance. Dans ce monde où la magie et la nature sont un rempart à la violence et l’ignorance, Garance deviendra la Sourcière. Admirée puis rejetée de tous à cause de ses étranges pouvoirs et de sa beauté époustouflante, la jeune fille va devenir la proie de celui que tout le monde craint : le Saigneur Guillaume… Mais comment lui échapper ? Comment résister à sa force et à son armée de Moines rouges ?

roman ado·roman young adult·Service Presse

Villa Anima (2021)

Auteure : Mathilde Maras

Editeur : Gulf Stream

Collection : Echos

Pages : 320

A paraître le 23 septembre

Magdalène, seize ans, vit à Eau-Noire avec sa famille. Avec sa peau sombre et ses cheveux noirs, elle n’a jamais vraiment réussi à s’intégrer dans ce pays où tous sont blancs aux cheveux blonds. Sa différence physique attire les regards et les préjugés. Gouverné par la Main, le pays est soumis à des lois autoritaires et patriarcales qui laissent peu de place aux libertés et aux possibilités de s’élever socialement, encore plus si l’on est une fille/femme. Lorsqu’elle se découvre enceinte, Magda décide de passer les épreuves de la Villa Anima dont la réussite lui permettrait d’accéder à l’interruption de grossesse. Sur place, elle s’aperçoit que les épreuves ne sont peut-être pas aussi inaccessibles qu’on le dit. Alors que les dangers se multiplient, la jeune fille se lance à l’assaut des différents paliers, gorgée de l’espoir de changer son destin et celui de ses proches.

Villa anima est portée par une héroïne de caractère qui se bat pour changer le monde. Malgré ses peurs et ses doutes, elle arrive toujours à trouver la motivation nécessaire et suffisante pour continuer à avancer vers son objectif. Et quand elle flanche, ses proches ont toujours un mot pour l’aider à se relever. Les personnages secondaires ne sont pas nombreux mais l’auteure a su leur insuffler assez de personnalité pour les rendre intéressants. Notamment en la personne de Racal, une jeune fille forte, qui pratique les combats de rue pour subvenir aux besoins de sa famille et en Reynes Degraives, antagoniste par excellence. Manipulateur et Maître de cérémonie, il dirige la Villa Anima comme s’il en était le seigneur et maître. Il considère d’un très mauvais œil l’ascension d’une jeune fille du peuple, voyant en sa réussite la menace de l’équilibre politique et la porte ouverte à tous.

Mais c’est probablement la Villa Anima elle-même qui surprend le plus. De sa description personnifiée à la survenue d’évènements déconcertants, la villa semble animée d’une volonté propre qui bouleverse l’équilibre et trouble les facultés de jugements du lecteur tout autant que celui de l’héroïne. Elle semble opposer une résistance à Magdalène et à sa réussite, amenant la jeune fille à se questionner sur les intentions et les motivations réelles de ces tests qu’elle s’impose. A certains moments, il est difficile de déterminer si nous sommes encore dans la réalité, si la villa joue un rôle dans l’organisation des épreuves ou si cela vient d’une personne tapie dans l’ombre qui tirerait des ficelles bien plus emmêlées qu’il n’y parait.

Entre ses personnages féminins et le combat mené pour une plus grande égalité des genres, Villa Anima s’inscrit dans les romans dystopiques féministes. Malgré quelques longueurs, l’histoire est vraiment intéressante et interroge constamment, poussant à lire toujours plus pour comprendre où l’auteure souhaite nous emmener. L’écriture est très visuelle, permettant une plus grande immersion dans le récit. La construction du récit est intelligente et permet de suivre l’évolution de l’héroïne ainsi que le fonctionnement de cet empire qui enferme les gens dans un rôle défini par leur naissance et leur sexe.

Villa Anima est un premier roman séduisant, à l’écriture moderne. Son récit engagé, porté par des personnages attirants voir, pour certains, intrigants en fait un livre féministe qui plaira aux amateurs du genre. A découvrir cette semaine en librairie!

Je remercie les éditions Gulf Stream pour ce partenariat.

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Lorsque les portes massives de la Villa Anima se referment derrière elle, Magdalène a le sentiment d’être engloutie par un monstre. Mais dans cet endroit mythique foulé par les plus grands elle ne peut se retourner si elle veut atteindre son objectif : remporter la première épreuve de l’Esprit, celle de l’écharpe verte. Un simple morceau de soie qui lui octroierait un statut dans la société, alors qu’elle est une femme, ainsi que le droit de mettre un terme à cette grossesse qu’elle ne désire pas du haut de ses seize ans. Quelle sera la nature du défi à relever ? Nécessite-t-il, comme on le dit, des aptitudes spirituelles hors du commun ? Magda se prépare comme elle peut entre ces murs où elle assiste à d’étranges phénomènes, allant jusqu’à se demander si son esprit lui joue des tours… ou si quelqu’un ne souhaiterait pas la détourner de son projet. Le méprisant maître de cérémonie peut-être, devant lequel elle peine à étouffer une ambition nouvelle. Car, si elle parvient à obtenir la première épreuve, pourquoi s’arrêterait-elle en chemin ?

conte/nouvelle/biographie·Lecture à voix haute·roman·roman ado

La Ferme des Animaux (1945/2021)

Animal Farm

Auteur : George Orwell

Traducteur : Stéphane Labbe

Editeur : Le livre de poche jeunesse

Pages : 144

Cette année, l’œuvre de George Orwell est tombée dans le domaine public, laissant une grande liberté aux éditeurs et aux artistes de ressortir ces textes en les adaptant sous divers formats. Avant d’en découvrir les bandes dessinées, je voulais m’intéresser aux romans pour m’imprégner du texte d’origine pour mieux en apprécier la mise en images. J’ai choisi de commencer avec le célèbre La ferme des animaux dont je reviendrai très rapidement avec la présentation d’adaptations. Gabrielle ayant adoré ces bandes dessinées, je lui ai proposé la lecture à voix haute du roman qui lui a vraiment plu.

Alors qu’ils viennent de se débarrasser de leur maître, les animaux sont liés par les sept commandements qui placent chacun à égalité avec les autres espèces et positionne l’humain comme l’ennemi, l’indésirable duquel il faut se méfier en formant un corps uni. Pourtant, rapidement les cochons prennent la tête du mouvement ; formant l’élite, ils asservissent les autres animaux en leur promettant toujours une vie meilleure. Modifiant les commandements, manipulant les faits passés à leur avantage, ils instaurent un climat de peur et dénaturent les idéaux. Lorsqu’un dictateur sort du lot, il devient vite évident que les promesses d’une vie meilleure sont utopiques, que les objectifs sont inatteignables et ne servent que le nouveau maître des lieux.

Conte animalier, satire politique, La ferme des animaux se veut une critique du régime stalinien et des états totalitaires en général. Car au travers de la révolution menée par les animaux de la ferme, Orwell revient bien sur la révolution russe, des promesses porteuses d’espoir d’un monde plus égalitaire et plus respectueux des hommes. Des idéaux portés par les cochons derrière lesquels il n’est pas si compliqué de retrouver les acteurs politiques qui portèrent le communisme à son paroxysme.

Roman le plus connu d’Orwell, avec 1984, La ferme des animaux peut tout aussi bien être lu par un enfant qu’un adulte de par le format de la fable animalière qui dénonce sur le ton de l’humour noir le pouvoirs et la cruauté exercés par des tyrans qui s’octroient tous les pouvoirs aux détriments d’un peuple soumis par la peur, la faim et le labeur. Publié pour la première fois en 1945, le succès est immédiat. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi le succès de ce court roman n’a pas diminué avec le temps, le sujet résonne encore trop souvent avec l’actualité.

L’avis d’Isabelle est à lire ICI.

A la Ferme du manoir, les animaux en ont assez d’être maltraités. Major l’ancien, leur doyen, leur a ouvert les yeux sur la tyrannie de l’homme. Il faut faire la révolution ! Une fois le fermier banni, les animaux décident de ne plus se laisser commander. Pour veiller à cela, sept règles sont édictées et rédigées par les cochons. La dernière est claire : tous les animaux sont égaux. Mais le temps passe et les commandements changent, un par un. Jusqu’à ce qu’on puisse lire : tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres.