roman jeunesse

L’invention de Hugo Cabret (2007/2008)

The Invention of Hugo Cabret

Auteur/Illustrateur : Brian Selznick

Traductrice : Danièle Laruelle

Editeur : Bayard Jeunesse

Pages : 533

Depuis bientôt deux ans que je participe au blog collectif A l’ombre du Grand Arbre, je ne compte plus les découvertes enthousiasmantes que mes copinautes m’ont permis de faire. Mais de toutes celles qui m’ont séduites, jamais aucune n’aura égalée L’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick. J’ai d’abord été assez surprise par l’objet-livre : un pavé de plus de cinq cents pages de papier épais protégé par une épaisse couverture de carton. Mais cette surprise ne fut rien comparée à celle de découvrir qu’au final le texte ne couvre même pas deux cents pages et que c’est l’illustration qui va venir donner vie à l’histoire, comme dans un film.

L’illustrateur américain utilise des techniques qui rappellent le mouvement d’une caméra, proposant une succession de dessins qui se rapprochent ou s’éloignent progressivement (travelling avant et arrière), créant un effet visuel assez bluffant. Le texte et l’image s’associent pour nous conter une histoire fascinante, véritable hommage au septième art et à Georges Méliès et son œuvre, dont quelques photogrammes viennent ponctuer l’ouvrage. L’ensemble est de toute beauté et amène une dimension nouvelle au livre. L’image n’étant pas là pour illustrer le texte mais bien pour le remplacer, s’y substituer, elle fait avancer l’histoire, la raconte comme le ferait un film muet et cela fonctionne à merveille.

On comprend que Martin Scorsese ait voulu en faire un film tant le format s’y prête. Pourtant pour moi, le résultat cinématographique n’a pas été à la hauteur de ce que j’imaginais et a même été plutôt décevant. Je passerai sur certains choix qui m’ont gênés pour m’arrêter sur le plus important : il m’a manqué cette alternance texte-images qui apporte vraiment quelque chose de plus. Le film ne peut jouer que sur l’aspect visuel et quelque part, je trouve que cela appauvrit l’histoire.

L’invention de Hugo Cabret est un grand livre. Véritable plaisir des sens, la lecture prend une perspective différente et novatrice. La petite histoire et la grande se croisent pour témoigner d’une époque révolue qui a vu naître le cinéma et les effets spéciaux. Cela m’a donné envie d’aller plus loin encore et de regarder Le Voyage dans la Lune, court métrage de 1902, considéré comme le premier film de science-fiction et je n’ai pas été déçue.

Je vous invite à lire les avis d’Isabelle et de Lucie.

Hugo Cabret est orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer… Une fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets, hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme.

2 réflexions au sujet de « L’invention de Hugo Cabret (2007/2008) »

  1. Très intéressée par ton billet. J’ai adoré aussi l’hommage au 7e art et la découverte de Méliès, mais j’ai été aussi déroutée par le format, surtout au début. In fine, j’ai aimé cette surprise mais pendant la découverte, c’était franchement déroutant.

    1. J’ai vraiment aimé ce format qui m’a complètement conquise. J’adore ce principe d’écriture par le dessin. C’est quelque chose qui me parle vraiment. Je vais me pencher sur ses autres titres, j’ai l’impression qu’il a plusieurs récits qui prennent cette forme.

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