album·Lecture à 2 Voix·Lecture à voix haute·roman jeunesse

Le Petit Prince

Auteur/Illustrateur: Antoine de Saint-Exupéry

Editeur: Gallimard

Collection: Album Junior

Pages: 96

 

Lu à deux voix avec Gabrielle 10 ans 11 mois.

Roman arrivé chez nous pendant le confinement, emprunté à une voisine pour une lecture à deux voix. Gabrielle voulait depuis longtemps lire ce grand classique mais ses amis lui en avaient fait de mauvais retours et elle appréhendait de se lancer. Et comme je ne l’avais jamais lu (honte sur moi), la lecture à deux voix s’est présentée comme une évidence. A deux on est plus fortes!

Il est difficile d’écrire une critique sur un roman aussi connu que Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Conte philosophique et poétique, ce récit pour enfants parait bien plus complexe qu’il n’y parait quand on s’y penche à l’âge adulte. Le texte est simple et dépouillé, à l’image des illustrations, compréhensible par les plus jeunes et pourtant si riche en symboliques. C’est probablement ces différents niveaux de lectures qui en font un récit universel; à moins que ce ne soit la quête de l’enfance perdue, oubliée qui nous pousse à lire (et relire) cet ouvrage si singulier une fois adulte, alors que l’enfant se contentera d’une lecture plus linéaire dans laquelle il retrouvera un imaginaire qu’il connait bien, des questions qu’il se pose… J’imagine qu’il existe de nombreuses interprétations de l’histoire, et que chaque lecteur y trouve son compte d’une manière ou d’une autre. J’aime pour ma part la dualité qui émerge des thématiques: enfant/adulte, amour/amitié, la vie/la mort… et les met en résonance comme pour mieux nous rappeler que nous avons tous connus, ou connaîtrons, les deux parts de ces paires.

Ce qui est certain est que Le Petit Prince ne laisse pas indifférent. A lire et à relire.

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait: « S’il te plait… dessine-moi un mouton! »

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La fameuse invasion de la Sicile par les ours

La famosa invasione degli orsi in Sicilia

Auteur/Illustrateur: Dino Buzzati

Traductrice:  Hélène Paquier

Editeur:  Gallimard Jeunesse

Collection:  Folio Junior

Pages: 167

Après avoir découvert l’adaptation animée de Lorenzo Mattotti, l’envie de découvrir l’oeuvre originale était très grande. Conseillé dès 10 ans, le film d’animation me semble n’avoir pas rencontré le succès qu’il méritait. Peut-être la date de diffusion n’était-elle pas la meilleure; peut-être est-ce à cause des choix artistiques qui, s’ils sont originaux, sont loin de ce qui se fait en ce moment. C’est pourtant cette singularité dans le dessin et la narration qui fait l’originalité et l’intérêt du film. Car l’histoire de Dino Buzzati est parfaite telle quelle a été écrite et l’animation n’offre qu’un changement de support et de regard sur une histoire qui fait déjà partie des classiques de la littérature jeunesse. Si vous aimez l’animation et que vous cherchez un film original, je vous recommande chaudement de découvrir La fameuse invasion de la Sicile par les ours.

Lors d’un hiver particulièrement rude, les ours meurent de faim dans leurs montagnes. Ils décident de descendre dans la vallée où ils espèrent trouver un accueil chaleureux de la part des hommes et surtout de quoi se nourrir. Pour Léonce, roi des ours, c’est aussi l’occasion de retrouver son fils enlevé quelques années plus tôt. Longue est la route, semée d’embûches et d’ennemis à affronter. Mais les ours comptent bien montrer aux hommes les valeurs d’une vie simple et en harmonie avec la nature, la force de la solidarité et du partage. Ce sont pourtant les ours qui se laissent corrompre par l’oisiveté et l’argent facile, Léonce prend conscience de son erreur.

La fameuse invasion de la Sicile par les ours se situe entre le conte et le récit philosophique qui prend la forme d’une aventure épique avec son lot de magie et de créatures fantastiques. Entre sangliers qui se transforment en ballons de baudruche, fantômes et Croquemitaine, Dino Buzzati nous entraîne dans une véritable épopée durant laquelle le Roi devra apprendre à gouverner sans préjugés et à bien choisir ses conseillers. Récits en prose et en vers se succèdent avec pertinence et humour. Cette alternance dynamise la narration enrichie des illustrations de l’auteur. Le texte soulève par ailleurs une réflexion sur la place de l’homme dans son environnement et dénonce les travers de notre société moderne qui offre bien des facilités.

A noté la présence d’un carnet de lecture en fin d’ouvrage qui apporte des informations sur l’auteur et son roman. J’ai trouvé original que les illustrations aient vu le jour bien avant le texte et que celui-ci soit venu s’ajouter lorsqu’on demanda à Buzzati d’écrire une histoire en épisodes pour les enfants. Écrite en 1945, l’histoire n’a pas pris une ride. Et pour mes filles et moi, c’est un énorme coup de cœur.

Quand son fils Tonin est enlevé par des chasseurs, le roi des ours rassemble son armée et descend des montagnes. Aidé par le professeur De Ambrosiis, un étrange magicien, il parvient à triompher des hommes. Mais, lorsqu’il retrouve Tonin, le roi des ours découvre combien les richesses, n’est pas fait pour ses semblables…

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Rascal

Rascal: a memoir of a better era

Auteur: Sterling North

Traductrice: Michèle Poslaniec

Illustratrice:  Isabelle Simler

Editeur: l’école des loisirs

Pages: 271

 

Rascal est le récit autobiographique de Sterling North qui, à l’âge adulte, se souvient avec tendresse de l’année de ses onze ans et de son amitié avec un raton laveur baptisé Rascal qu’il recueille alors qu’il n’est pas encore sevré. Une année et surtout, un été, particulièrement riche pour cet enfant qui grandit dans le Wisconsin dont il parcourt la nature au contact de laquelle il apprend beaucoup.

Mes filles et moi-même avons eu un gros coup de cœur pour ce récit, véritable plongé dans le temps à la découverte des paysages d’un état du nord des Etats-Unis, sa faune, sa flore et sa culture. En cette année 1918, l’histoire de Sterling se joue sur fond de Première Guerre Mondiale. Il pense à un frère parti pour le front en France, à un père trop souvent absent, une mère qui n’est plus et des sœurs qui vivent loin de lui. C’est tout naturellement que Rascal devient un compagnon de tous les jours, un membre à part entière de sa famille, un ami qui restera à jamais dans son cœur. Et ne nous y trompons pas, c’est vraiment ce lien entre Sterling et Rascal qui est au cœur du roman car l’auteur en parle avec passion, retraçant leurs aventures avec toute la vivacité de ses souvenirs et avec tout l’amour que l’on a pour un meilleur ami.

Rascal est un récit touchant qui permettra aussi d’en apprendre beaucoup sur cet animal à la bouille trognonne. Un récit qui reste un best seller depuis sa publication en 1963.

Sterling, onze ans, a trouvé Rascal, jeune raton laveur malicieux et attachant, au creux d’une souche des bois. Dans sa nouvelle famille qui compte un père distant, quatre mouffettes, des marmottes, une corneille surnommée Poe la Corneille et un canoë dans la salle de séjour, Rascal devient l’inséparable compagnon de Sterling. Au cours d’une année fertile en aventures, Rascal et Sterling nagent, pêchent et explorent la campagne – jusqu’au jour où le printemps revient, et où tout change brusquement.

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Le club des crottes

 

Auteure: Susie Morgenstern

Editeur: L’école des loisirs

Collection:  Neuf

Pages: 126

 

Alors qu’ils s’ennuient, Jacques propose à son ami Octave de créer un club. Oui mais un club de quoi? Ils décident d’y réfléchir chacun de leur côté. En rentrant chez lui, Jacques bousille ses baskets neuves en marchant dans une crotte de chien. L’idée du club est toute trouvée: le club des crottes aura pour mission de nettoyer la ville des excréments de chiens! Une idée qui va attirer bien des sympathies mais aussi quelques conflits entre les enfants propriétaires de chien et les autres. Lorsque Jacques se retrouve entre les deux, il comprend que l’éducation du chien passe par l’éducation de son maître.

Susie Morgenstern, auteure jeunesse incontournable, nous offre ici un petit roman citoyen rempli de bonnes idées. Les enfants sont les instigateurs d’un grand projet dont la finalité a pour objectif de rendre leur ville propre. Ensemble ils mènent des actions visant à sensibiliser les maîtres de chiens et les adultes en général. Actions qui se voient récompenser par une rencontre avec le Maire et la promesse de la mise en place d’actions concrètes. C’est drôle, plein de bon sens et l’histoire rappel que l’éducation à la citoyenneté est l’affaire de tous!

***

Il paraît que ça porte bonheur de marcher dedans. En tout cas, c’est comme ça que Jacques a eu son idée géniale, sur le trottoir, en sortant de chez son copain Octave après un après-midi d’ennui. Fonder un club pour éliminer les crottes de chiens, et par conséquent sauver la planète. Tout le monde est cerné et concerné! Tout le monde en a été victime un jour ou l’autre. Comment faire? Jacques et Octave réfléchissent, recrutent, organisent, se documentent, apprennent, argumentent, militent, arpentent, affichent… jusqu’au jour où la mamie de Jacques débarque avec un cadeau plus original que jamais. Un cadeau empoisonné. A cause de lui, Jacques a l’impression de passer d’un seul coup du côté de l’ennemi…

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Peter Pan

  Peter Pan and Wendy

Auteur: James Matthew Barrie

Traducteur: Michel Laporte

Illustrateur: Régis Lejonc

Editeur: Gautier – Languereau

Je ne connaissais de Peter Pan que quelques adaptations cinématographiques de qualité divers. L’occasion d’en lire le roman ne s’était jamais présentée et ce n’est que récemment, dans un besoin de lire des classiques, que je me suis procurée cette superbe édition illustrée. Après Pinocchio, la lecture à voix haute de Peter Pan fut un nouveau moment de partage, d’échanges et de comparaisons avec l’adaptation des studios Disney.

Dès les premières pages, Peter nous est présenté comme un garçon égoïste, prétentieux et sans cœur . Avec son amie Clochette, jalouse comme un pou, ils enlèvent Wendy, John et Michael et les emmènent au Pays Imaginaire.

« La seconde à droite […] et puis tout droit jusqu’au matin. »

Wendy est certainement charmante mais elle est aussi extrêmement naïve. Son amour pour Peter la pousse à le suivre. Elle se laisse complètement manipuler par le jeune héros qui veut bien jouer à être le père de famille à ses côtés mais qui lui rappelle cependant qu’il préfère qu’elle soit sa maman, comme pour les garçons perdus. Pendant que les garçons jouent, s’amusent et vivent des aventures palpitantes, Wendy reste à la maison. En tant que « mère » elle se doit de tenir le logis, nourrir ses enfants et raccommoder leurs vêtements troués. On comprend qu’elle soit la seule à se souvenir de ses parents, de sa mère surtout qui, elle en est certaine, laisse la fenêtre ouverte en attendant son retour.

« […] il pouvait se passer une semaine entière sans qu’elle sorte au grand air, sauf, peut-être, avec une chaussette à repriser à la main. »

Et que serait Peter sans le Capitaine Crochet? Un pirate sanguinaire qui nous apparaît pourtant bien plus humain que les enfants, notamment quand ses faiblesses sont révélées par l’apparition du crocodile.

James Matthew Barrie signe un roman sur l’enfance, ses rêves et son imaginaire tout en brossant un portrait idéale de la mère de famille, la fameuse « mère parfaite ». Un roman aux valeurs complètement désuètes donc mais qui pourtant a su nous plaire et nous faire rire. Car l’auteur a su y retranscrire avec beaucoup de réalisme l’imaginaire de l’enfance, ses jeux mais aussi ses peurs, la peur de grandir notamment mais aussi la peur de mourir. Régis Lejonc illustre avec brio les personnages et quelques scènes choisies, ses dessins sont de véritables oeuvres d’art. Il explique, dans une double page placée en fin de volume, quels défis et quels choix se sont posés à lui pour illustrer une histoire aussi célèbre que celle de Peter et Wendy. C’est d’autant plus intéressant qu’à la lecture on constate que son interprétation s’éloigne de la vision qu’en avaient les studios Disney et s’imprègnent complètement de l’histoire de Barrie et de l’époque à laquelle elle fut écrite, il y a plus d’un siècle.

Peter Pan est un petit garçon qui refuse de grandir. Un jour, il rend visite à Wendy dans le coeur de Londres et la convainc de venir, avec ses frères, dans le pays imaginaire. C’est là-bas que vivent les enfants perdus, la fée clochette et le redoutable Capitaine Crochet, l’ennemi juré de Peter ! Tous ensemble, ils vont vivre des aventures extraordinaires !

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Pinocchio (illustré)

Le avventure di Pinocchio

Auteur: Carlo Collodi

Traductrice: Nathalie Castagne

Illustrateur: Jérémie Almanza

Editeur: Soleil

Collection: Métamorphose

Dans le cadre de son programme littéraire – parcours « récit d’aventures » – Gabrielle devait étudier Pinocchio. La liberté étant donnée sur le choix de l’édition, je tenais à ajouter une version illustrée à notre bibliothèque de classiques. Après plusieurs hésitations, nous nous sommes mises d’accord sur les éditions Soleil et leur collection Métamorphose, qui ne nous ont jamais déçue. Ne me souvenant pas avoir lu ce récit, j’ai proposé à la demoiselle de le lire ensemble et c’est avec plaisir que nous nous sommes lancées dans une lecture à deux voix; lecture à voix haute qui aura permis à Juliette de suivre l’histoire et d’en discuter et rire avec nous.

Est-il nécessaire de résumer l’histoire de Pinocchio, ce petit pantin de bois pourvu de vie, malicieux et facétieux, qui part à l’aventure et rêve de devenir un véritable petit garçon? L’oisiveté est mère de tous les vices, elle ouvre l’esprit aux tentations et conduit à une mauvaise conduite. Chemin faisant Pinocchio fait bien des rencontres qui lui donnent plusieurs occasions de se rendre compte que le diction dit vrai. Il apprend à ses dépens que l’on reçoit toujours ce que l’on mérite. Mais Pinocchio a un bon fond et c’est le soucis et le respect qu’il a pour Gepetto, son père, qui le poussent sur le droit chemin. Guidé par la confiance que lui accorde la Fée Bleue et les épreuves qu’elle place sur son chemin, Pinocchio va, seul, gagner son humanité.

Conte de fée, récit initiatique, Pinocchio est une histoire moralisatrice dans laquelle l’auteur valorise le statut de l’école. Son message dit clairement que l’on doit aller à l’école pour acquérir une instruction qui permet de s’élever au statut d’être civilisé et, dans le cas de son héro, de devenir un humain. Si la morale peut paraître quelque peu désuète, Les aventures de Pinocchio n’en reste pas moins un récit intéressant. Le jeune héro a un esprit de liberté intense et des réflexions tout à la fois naïves et pertinentes; il se remet en question après chacune de ses mésaventures et essaie vraiment de s’améliorer. Le texte est ici sublimé par les illustrations de Jérémie Almanza. Illustrations qui fourmillent de détails, dynamisent la mise en page et révèlent toute l’innocence de l’enfance et la noirceur d’un monde cruel dans le lequel des criminels n’hésitent pas à exploiter cette innocence pour servir leurs intérêts.

Pinocchio nous a beaucoup plu, les filles ont bien rit et ont ressenti bien de la compassion pour le pantin de bois dont la naïveté est sans égal. Elles se sont aussi amusées à comparer le roman avec le film d’animation des studios Disney, à remarquer quels passages avaient été supprimés, etc. Nous avons passé un très bon moment avec cette lecture que je ne peux que recommander. Une nouvelle adaptation devait paraître dans les salles françaises le 18 mars 2020, réalisé par Matteo Garrone, avec Federico Ielapi dans le rôle de Pinocchio et Roberto Benigni dans celui de Gepetto. Nous avions projeté d’aller la voir et espérons désormais qu’elle aura bien lieu, en décalé (bande annonce en bas de page).

« Mais d’où a bien pu sortir cette petite voix qui a dit aïe? Il n’y a pourtant personne ici. Ce n’est tout de même pas ce morceau de bois qui aurait appris à pleurer et à se plaindre comme un enfant? » 

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La Chose du MéHéHéHé

Auteure: Sigrid Baffert

Illustratrice: Jeanne Macaigne

Editeur: MeMo

Collection: Polynie

Pages: 84

Un titre étrange pour une histoire étrange. La Chose du MéHéHéHé tient de la fable écologique et aborde la thématique de la pollution des océans par l’homme et des conséquences que cela engendre sur la biosphère marine.

Magnifiquement illustré par Jeanne Macaigne, le texte de Sigrid Baffert est un véritable poème. L’auteure joue avec les mots et les rîmes pour notre plus grand plaisir. Les illustrations et les mots vont au même rythme que les vagues; riches et intelligents, ils accompagnent la lecture en chantant, en nous berçant. La Chose du MéHéHéHé est une critique de notre société pour les lecteurs dès huit ou dix ans, pleine de fantaisie, d’humour et de beauté envoûtante.

Je vous invite à lire la critique plus détaillée d’Isabelle.

A la surface du ventre bleu de la mer, l’heure est grave. Une chose rayée de blanc et de rouge, dure comme un coquillage géant et pourtant molle comme des algues, flotte. Il y a un truc qui cloche. Un gros truc qui cloche et qui, pour une fois, ne coule pas. Pourtant, Mo, Saï et Vish en ont vu des choses bizarroïdes tombées du ciel. Pointues, carrées, monticules de plastiques et de tiges, crachats noirs déversés sur leurs têtes de pieuvres. Mais une Chose comme celle-là, jamais. En plus, il semble y avoir une surprise vivante à l’intérieur. Pire, cette Chose est presque aussi grosse que Krakenko, l’orque ogresse. Pire du pire, la Chose a une bouche, et probablement une petite faim. Un Tcha-kou-tcha d’urgence s’impose avec les anémones albinos, le crabe cornu et toute la colonie des crevettes bouffies. Les questions fusent dans l’Antre. Et si la réponse se trouvait dans le MéHéHéHé?