roman jeunesse·Service Presse

Papy, Maxwell et moi, tome 1. Protocole 007 (2021)

Auteure : Carina Rozenfield

Illustratrice : Marine Gosselin

Editeur : Gulf Stream

Pages : 208

Arthur a perdu ses parents. Depuis, il vit avec son grand-père et Maxwell, un androïde ultra performant qui joue le rôle de majordome. Lorsque son grand-père disparait, Arthur active le programme d’urgence de Maxwell qui devient alors un agent secret doté de capacités et de pouvoirs incroyables.

Carina Rozenfield est une auteure jeunesse prolifique dont l’une de mes filles, Juliette, aime beaucoup les écrits. Elle a fait son entrée sur nos étagères par la série L’Héritier des Draconis (série en 5 volumes aux éditions Gulf Stream) et c’est avec plaisir que nous l’avons retrouvé dans cette nouvelle série pleine d’aventures.

Protocole 007 est un premier volume introductif à un univers fait de mystères et d’aventures. Avec son jeune héros téméraires et attachants et son robot agent secret aux multiples talents, cette première aventure nous entraîne dans une course poursuite trépidante semée de dangers dans laquelle Arthur n’a qu’un seul objectif : sauver la seule famille qu’il lui reste d’une bande de vilains qui en veulent à la technologie avancée mise au point pour créer Maxwell.

L’histoire ne manque ni d’originalité ni de rythme, le duo Arthur-Maxwell est drôle et attachant et le récit véhicule de jolies valeurs. Tous les ingrédients sont réunis pour donner vie à une série qui séduira les jeunes lecteurs dès 8/9 ans. On attend la suite avec impatience!

Je remercie les éditions Gulf Stream pour leur confiance et l’envoi de ce service presse.

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Quand on vit comme Arthur, avec un grand-père ingénieur, ça a des avantages ! Avoir un robot ultra-perfectionné à la maison, par exemple. Maxwell fait le ménage et la cuisine de façon impeccable… C’est un parfait majordome ! Mais, un soir, papy Charles disparaît et le garçon surprend deux intrus à fouiller son atelier de robotique ! Paniqué, Arthur n’a d’autre choix que de déclencher le protocole 007, qui transforme Maxwell en robot agent secret doté de super pouvoirs. Déterminé à retrouver Charles, le duo se lance dans une enquête qui dévoilera une terrible machination orchestrée par un mystérieux ennemi…

masse critique·roman jeunesse

Otis (2021)

Auteur : Yannick Beaupuis

Editeur : Balivernes

Pages: 204

Atteint d’une forme d’autisme Asperger, Ulysse a tendance à se replier sur lui-même. Cette différence en fait la cible facile des moqueries et de l’exclusion. Son quotidien semble une épreuve de chaque instant, tant pour lui-même que pour ses proches, confrontés à des difficultés permanentes qui ont des répercussions sur l’ensemble de leur vie.

Otis aussi est différent. Enfant humain, il vit parmi des hybrides, mi-homme mi-animaux. Seul capable de lire les runes inscrites sur les pierres qu’il ramasse, il ne semble pas complètement intégré à son groupe. Les dangers de son monde l’entraînent dans une quête mystérieuse pour sauver une amie et peut-etre bien plus encore…

Otis est un récit qui parle de différence au travers de deux histoires distinctes. L’histoire d’Ulysse, plus encrée dans notre réalité, confronte le lecteur au quotidien des enfants différents et de leurs proches. Alors que l’histoire d’Otis s’inscrit plutôt dans le registre fantastique avec ses créatures et la magie qui peuplent des paysages imaginaires. Si les deux histoires avancent de manière parallèle, il est difficile d’établir un lien entre elles. Le monde d’Otis existe-t-il vraiment ou est-il le refuge imaginaire dans lequel Ulysse s’isole pour échapper à une réalité trop violente ?

L’écriture très imaginée de Yannick Beaupuis permet de visualiser ces deux mondes très distinctement, rendant la lecture très immersive. Je craignais au début que la différence d’Ulysse ne soit qu’un prétexte à l’introduction d’un univers plus fantastique mais il n’en est rien. Au contraire, chaque univers se développe indépendamment tout en tissant une connexion à peine perceptible. Les deux héros cherchent à trouver leur place et nous rappellent que la différence est une force, une richesse qui mérite qu’on se batte malgré les difficultés.

Les jeunes lecteurs apprécieront ce mélange des genres et ces deux jeunes garçons attachants.

Je remercie Babelio et les éditions Baliverne pour cette offre de Masse Critique.

Deux jeunes garçons, que rien ne rapproche sinon leur âge, essayent de trouver leur place dans deux mondes bien différents.
Otis grandit dans le campement des hybrides, des créatures mi-hommes mi-animaux qui l’ont adopté depuis bien longtemps et qui vivent entre l’Arbre-source incandescent et la forêt ténébreuse peuplées d’Ombres redoutables.
Ulysse, lui, va à l’école comme tous les autres enfants mais sa différence l’éloigne des autres et est même le prétexte pour certains de le rejeter et de l’exclure.
Chacun de leur côté devra vaincre les épreuves qui s’imposeront à eux. Et d’une manière ou d’une autre, leur destin ne serait-il pas lié ?

conte/nouvelle/biographie·Première lecture·roman jeunesse·Service Presse

Les deux de Baker Street, tome 1. Missions Londres (2021)

Auteur : Pascal Brissy

Illustratrice : Garance Royère

Editeur : Gulf Stream

Collection : Premiers romans 8+

Pages : 176

Les éditions Gulf Stream lancent une nouvelle série dans la collection Premiers Romans, des enquêtes bilingues qui entrainent le lecteur dans les pas d’un frère et d’une sœur en plein cœur de Londres. Le livre s’ouvre sur une présentation des personnages et sur les explications du code couleurs pour lire en anglais : quatre couleurs pour différencier le vocabulaire thématiques, les mots ou expression du quotidien, les questions et les chiffres et nombres. Après quoi, il ne nous reste plus qu’à plonger dans ce petit roman qui prend la forme d’un recueil de trois nouvelles, de trois petites enquêtes so british (résumés sur la présentation de l’éditeur en bas de page).

Alors qu’ils s’installent à Baker Street, Tom et Kate s’émerveillent d’être voisins à la maison de Sherlock Holmes. Au cours de leurs aventures ils se rendent à Buckingham Palace, dans le quartier de Notting Hill et au Palais de Wesminster. L’occasion de faire visiter Londres aux jeunes lecteurs qui découvriront la capitale britannique au travers de ses monuments, ses parcs ou ses rues célèbres. Les deux enfants sont adorables et très vifs d’esprit ce qui leur permet d’élucider des petits mystères tels que la disparition d’un corgi de la Reine, celle d’un livre exceptionnel ou encore la mystérieuse coloration en rose des perruques des Lords de Westminster. Tout cela au nez et à la barbe de l’inspectrice Adler et du Lord Riarty.

Les clins d’œil à Sherlock Holmes sont nombreux. Cela pimente la lecture et attise la curiosité autour de ce personnage dont on nous parle mais dont on ne voit pas la pointe du deerstalker hat. Le récit ne manque ni de rythme ni de mystères. Les illustrations sont sympathiques, à l’image des jeunes héros et de leur chien. La mise en page est dynamique avec les couleurs du textes, les illustrations et les petits symboles dans la marge. A la fin de chaque histoire, le lecteur est invité à réfléchir sur la résolution de l’enquête et à vérifier s’il a bien lu/vu les indices.

En fin d’ouvrage un memento au même code couleurs revient sur tout le vocabulaire anglais rencontré au fil des pages pour en expliquer le sens et en donner la traduction. Quelques apartés viennent compléter le tout pour apporter des informations sur la royauté ou Sherlock Holmes par exemple.

Les deux de Baker Street est donc une petite série fort sympathique à faire lire aux lecteurs débutants qui veulent pimenter leur lecture avec quelques mots d’anglais. Un seul conseil: ouvrez bien les deux yeux pour ne rien manquer !

Je remercie les éditions Gulf Stream pour leur confiance et l’envoi de ce service presse.

Avec Tom et Kate, apprends à lire en anglais pour résoudre trois enquête au cœur de Londres en suivant les traces du grand Sherlock Holmes ! Let’s go !

Le corgi de Sa Majesté : Alerte ! Le chien préféré de la reine d’Angleterre a disparu. Heureusement, les deux de Baker Street sont en visite au palais de Buckingham et aucun détail ne leur échappe !

Coup de tonnerre à Notting Hill : Un livre inestimable est dérobé lors du tournage d’un film auquel Tom et Kate ont la chance d’assister. Seront-ils prêts à résoudre ce nouveau mystère ?

Le gang des perruques roses : Catastrophe au palais de Westminster ! Les perruques des lords sont devenues roses et les deux de Baker Street sont pointés du doigt. Arriveront-ils à prouver leur innocence ?

roman jeunesse

La Belle Jeanette (2021)

Auteur : Rémi Courgeon

Illustratrice : Rozenn Brécard

Editeur : Seuil jeunesse

Collection : Le Grand Bain

Pages : 112

Lili n’aime rien plus que partir en mer avec son père, marin pêcheur sur la Belle Jeanette. Alors que la tempête fait rage, les marins remontent le filet dans l’urgence et trouvent, parmi les thons, une mystérieuse sirène. Oui une sirène telle qu’on les voit dans les livres sur les créatures fantastiques ou les contes. La décision de la garder ou de la remettre à l’eau complique les relations entre les marins : est-il vraiment prudent de la remettre à l’eau alors que la tempête fait rage et qu’elle est blessée? Cette découverte n’est-elle pas scientifiquement importante? Alors qu’elle tisse une amitié avec la créature, Lili nous raconte comment la fascination pour le merveilleux prend rapidement la forme d’expériences scientifiques.

Le Grand Bain est une collection qui s’adresse aux enfants qui commencent à lire seuls. Avec ses petites dimensions et ses nombreuses illustrations, le format est particulièrement adapté pour débuter dans la lecture. La couverture se déplie sur un panorama, sorte de rétrospective imagée du récit ainsi qu’une illustration plus large, un poster. Dans La Petite Jeanette, le texte de Rémi Courgeon véhicule de jolies valeurs de liberté et d’amitié, dénonçant la cruauté des actions de scientifiques dont le regard critique peut être altéré par le désir de faire une découverte extraordinaire.

Véritable ode à l’amitié, La Belle Jeanette invite à la réflexion dans un récit plein d’aventures qui confronte l’imaginaire à la réalité.

Lili, quand elle sera grande, elle sera marin pêcheuse, comme tous les hommes de sa famille. D’ici là, la vie lui réserve de belles surprises, et même une forme de sirène…

masse critique·roman jeunesse

Amari et le Bureau des affaires surnaturelles (2021)

Amari and the Night Brothers

Auteur : B.B. Alston

Traductrice : Sidonie Van Den Dries

Editeur : Bayard Jeunesse

Pages : 525 pages

Lorsque qu’Amari et le Bureau des affaires surnaturelles est arrivé chez nous, mes filles et moi-même avons été complétement séduites par l’attention apportée à ce Service Presse par les éditions Bayard. En effet, en ouvrant le carton nous avons trouvé un coffret qui, outre le roman, contenait tout un tas de goodies reçus comme autant de petites attentions venues nous gâtées. Si ces présents ont pour but de séduire le lecteur, ils auraient été superflus si le roman n’avait été de qualité. Or, nous avons découvert dans ces pages un roman fantastique qui nous a transporté. Gabrielle s’est emparée du livre et l’a dévoré d’une traite. Et si j’ai pris plus de temps, je n’en ai pas pris moins de plaisir. Pour Juliette, c’est le nouveau livre qu’elle amène au collège pour le « quart d’heure lecture quotidien ». Fan de Harry Potter, de magie et d’univers fantastiques, ce titre est fait pour toi!

Alors que son frère a disparu depuis six mois, Amari reçoit un colis de sa part ; un colis particulier qui va l’emmener dans un centre de vacances mystérieux où la jeune fille va découvrir que notre monde est peuplé de créatures surnaturelles dissimulées parmi nous et protégées par Le Bureau des affaires surnaturelles. Déjà rejetée par ses camarades à cause de ses origines, Amari devient une paria lorsque ses talents surnaturelles sont révélés. Avec le soutien de sa camarade de chambre Elsie, une dragonne-garou, elle se lance à la recherche de son frère tout en tentant de trouver sa place. Lorsque le Bureau se fait attaquer par de terribles créatures, on découvre un monde moins stable qu’il n’y parait.

Nous sommes ici en présence d’un premier volume qui introduit un univers fantastique peuplé de créatures fantastiques divers toute droit sorties de l’imaginaire collectif. Des créatures qui semblent plutôt intégrées dans le monde si ce n’est la catégorie des magiciens dont les faits passés ont laissé une emprunte indélébile dans l’esprit de tous. Mais Amari est bien déterminée à prouver que même chez les magiciens, il y a des êtres bons et bienveillants. Rejetée depuis toujours à cause de ses origines sociales et sa couleur de peau, Amari souffre d’un manque de confiance en elle. Ses doutes semblent être un frein à l’expression de son potentiel « magique » mais elle peut compter sur ses nouveaux amis pour l’aider. Elsie est une dragonne-garou extrêmement intelligente et inventrice de génie. Dylan est l’héritier d’une famille ancienne et puissante, il semble entretenir un désir de prouver sa valeur. On trouve aussi quelques professeurs intéressants, créatures surnaturelles et aux pouvoirs particuliers.

Amari et le Bureau des affaires surnaturelles est un récit qui ravira les jeunes lecteurs, notamment les fans de la saga Harry Potter. En effet, dans la construction du récit et dans sa narration, nous n’avons pas manqué de trouvé un grands nombres de similitudes avec l’univers de J.K. Rowling. Entre le rejet du personnage principal, un monde « magique » dissimulé dans le notre, un lieu de formation secret et l’ombre planante d’un grand sorcier qui sème la peur, on sent inévitablement d’où l’auteur tire son inspiration. Mais l’histoire offre une part d’originalité satisfaisante, portée par une héroïne volontaire dont la couleur de peau et le mode de vie permettent aussi d’aborder des thématiques très encrées dans notre réalité telle que le racisme, la mixité sociale dans les établissements scolaires ou encore les différences sociales.

Amari et le Bureau des affaires surnaturelles nous a complètement séduite par son histoire et son univers. Etre en terrain connu offre aussi un confort de lecture appréciable, pimenté par les petites surprises propres au monde créé par B.B. Alston.

Nous avons hâte de retrouver le tome 2, annoncé pour avril 2022 outre-Manche.

Un grand merci aux éditions Bayard Jeunesse et à Babelio pour ce partenariat.

Etes-vous prêts à rejoindre le Bureau des affaires surnaturelles?*

Les informations qui suivent sont confidentielles, car elles concernent un lieu abritant d’innombrables secrets. Quiconque lira ce dossier sans disposer des autorisations nécessaires s’exposera à de terribles représailles et pourra notamment :

  • être balancé dans un puits sans fond ;
  • être enfermé dans une boîte de conserve et envoyé dans l’espace ;
  • être livré en pâture à une créature sous-marine dont nous ne divulguerons pas le nom.

*Le Bureau ne saurait en aucun cas être tenu responsable d’éventuelles blessures magiques, peurs surnaturelles ou enlèvements extraterrestres. Entrez à vos risques et périls.

BD/manga·roman jeunesse·Service Presse

Chance et Celcius, tome 1. Un petit frère venu de l’enfer ! (2021)

Auteurs : Maxime Fontaine et Sophie Noël

Illustratrice : Yllya

Editeur : GulfStream

Collection : Romanga

Pages : 96

A paraître le 19 août 2021

Chance est une jeune fille dotée d’un pouvoir qui lui donne de la chance de réussir dans tout ce qu’elle entreprend. Généreuse, elle utilise son pouvoir pour venir en aide aux autres ou pour s’investir dans une cause qui lui tient à cœur. Dans ce premier volume introductif, elle a la surprise de découvrir que son père, chez qui elle vit une semaine sur deux, a une nouvelle amoureuse qui s’est installée chez eux avec un petit frère. Celsius est lui aussi doté de pouvoirs. Né diablotin, il en a tous les attributs, de la pointe des cornes à la fourche de la queue. Son corps dégage une chaleur infernale qu’il utilise pour s’amuser en taquinant les autres. Pas facile pour les deux enfants de s’entendre avec des caractères si différents. Quand la situation dégénère, Chance et Celsius trouveront ils le moyen de s’entendre?

Les éditions Gulfstream lance une collection romanga, une série de livres pour jeunes lecteurs qui utilise le format bande dessinée pour illustrer le texte. Le format fonctionne bien et l’histoire a tous les attraits nécessaires pour séduire le public cible (dès l’acquisition d’une lecture fluide jusque 9/10 ans). Avec mes filles (douze ans), nous avons apprécié la typographie dynamique qui fait ressortir les onomatopées et les émotions. L’histoire est drôle et ne manque pas de rythme, les illustrations sont pleines de charme dans un style légèrement japonisant. Les personnages sont intéressants, des élèves aux professeurs, on retrouve tout un panel de créatures fantastiques. C’est frais, drôle et gentil. On apprécie aussi le petit message « protection de la nature » qui entoure les actions bienveillantes de Chance.

Je remercie les éditions GulfStream pour ce partenariat.

Chance, une super-héroïne en herbe, ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de ce petit frère aux drôles de pouvoirs. Il n’a pas seulement des cornes et une queue fourchue : son caractère malicieux en fait un véritable petit diable… Le père de la jeune fille insiste : elle doit faire un effort, Celsius fait désormais partie de la famille. Lorsque, à l’école, le diablotin multiplie les farces, c’en est trop pour Chance : elle doit intervenir avant qu’une catastrophe arrive !

roman jeunesse

Le secret des O’Reilly (2018)

Auteure: Nathalie Somers

Illustratrice : Marta Orzel

Editeur: Didier Jeunesse

Collection: Mon marque page +

Pages: 156

Comme tous les étés Kathleen et son petit frère Patrick partent en vacances en Irlande. Pour ces deux franco-irlandais, rendre visite à la famille de leur père est toujours une fête. Cet été plus que tout autre car leurs parents ont décidé qu’ils étaient assez grands pour s’y rendre avant eux. L’occasion de pouvoir assister à un concours de musique traditionnel auquel leurs cousines participent et espèrent bien décrocher la coupe. Mais pour cela il leur faudra battre les frères Clancy, clan rival du leur depuis des générations. Quand le danger vient à menacer les plus jeunes, la rivalité laisse place à l’entraide et les enfants en viennent à se questionner sur l’origine du conflit.

Ce petit séjour en Irlande nous offre l’occasion de voyager et de faire du tourisme avec un double regard, celui de l’étranger et celui du local. A la campagne ou en ville, les descriptions nous transportent sur place où les traditionnelles musiques et danses achèvent de nous dépayser. Le lecture est facile et sans grande surprise si ce n’est celui de voyager. Le groupe d’enfants va surpasser son antagonisme pour découvrir l’origine d’une querelle qui n’a que trop duré, dépoussiérant les souvenirs de leurs deux familles, cherchant à apaiser les tensions et guérir les cœurs en réconciliant les anciens pour mieux réunir les jeunes générations.

Le Secret des O’Reilly est une lecture agréable qui séduira les lecteurs dès 8/9 ans par son intrigue bien ficelée et ses personnages sympathiques.

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Cet été, Kathleen O’Reilly est ravie de retrouver ses cousines irlandaises. Celles-ci se préparent à défier les terribles frères Clancy dans le grand concours musical du village. La tension est à son comble car les deux familles se détestent depuis toujours et chacune rêve de remporter le trophée. Lorsque la situation s’envenime, Kathleen décide de s’en mêler. Elle va, malgré elle, réveiller un secret enfoui depuis trop longtemps…

Le coin de Gaby·roman jeunesse

Y a pas de héros dans ma famille ! (2017)

Auteure: Jo Witek

Editeur: Actes Sud Junior

Pages: 144

Maurice, Mo pour sa famille, vit dans deux mondes: le monde sage de l’école avec les « merci » et les « s’il vous plaît », le monde de la maison où on se casse pas la tête niveau langage. Quand Hippolyte Castant emmène Mo chez lui, Maurice se rend compte de la différence entre leurs deux familles et que peut-être chez lui la vie n’est pas tout à fait comme chez les autres. Chez Hippolyte, on parle comme à l’école, et surtout, il y a un mur de photos des héros de la famille. Mo se met donc en quête d’indices pour trouver les héros de sa famille.

J’ai bien aimé ce roman qui met en avant que le plus important n’est pas d’avoir des héros dans sa famille mais des gens qui ont du cœur et qui restent dans le cœur de ceux qui les ont connus et aimés. C’est drôle et émouvant.


L’avis de Linda

Maurice est un élève brillant qui évolue dans deux mondes. Il y a le monde de l’école où tout est calme, poli et bien rangé, et celui de la maison où il y a toujours du bruit, la télévision en toile de fond, le langage grossier et les crêpes de sa maman. Ces deux mondes sont différents mais pour Maurice, cela est une norme. Jusqu’à ce qu’à ce jour où son meilleur copain, Hippolyte, vient chez lui pour travailler à un exposé. Sitôt arrivés, sa maman et lui font demi-tour et invite Maurice à aller travailler à la bibliothèque pour finir chez eux. Le monde bien organisé de Maurice s’écroule. Il se rend compte que pour certains enfants, le monde calme et rangé de l’école est la continuité de ce qu’ils ont à la maison. Sans parler du fait que chez Hippolyte, il y a ce mur couvert de photos des héros de la famille. Maurice se lance alors à la recherche des héros de sa famille qui va l’emmener dans le passé entre la Pologne et la Bretagne.

Après Une photo de vacances, je ne pouvais que découvrir d’autres titres de Jo Witek dont le style drôle et frais m’a séduite. On retrouve le même style dans ce titre même s’il faut s’accrocher niveau vocabulaire lorsque Maurice est avec sa famille. Le niveau vole assez bas et les grossièretés sont nombreuses, ça pique les yeux et écorche les oreilles. Pourtant, le personnage de Maurice est terriblement attachant et je me suis rapidement mise à croire avec lui qu’il ne pouvait pas ne pas y avoir de héros dans sa famille.

En partant des vieux albums de familles, le petit garçon va entraîner toute sa famille sur les traces de leurs ancêtres dans une quête d’identité passionnante qui fera grandir le héros tout en lui faisant comprendre que les actes héroïques ne se mesurent pas qu’en récompenses reçues. Accompagné dans son cheminement par des parents attentionnés et des frères et sœurs investis, le voyage aboutira dans la Bretagne natale de sa mère. Ce voyage lui fera comprendre combien l’amour de ses proches est plus important à son bonheur que tous les héros du monde.

Y a pas de héros dans ma famille est une lecture drôle et touchante dont on ressort aussi grandi que le héros.

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Avant, Maurice Dambek et Mo s’entendaient super bien. Avant, j’étais heureux, ma vie gambadait légèrement entre le monde de l’école et celui de la maison. A l’école : on se tient bien, on parle comme dans les livres, on entend une mouche voler et il ne faut jamais oublier les « Merci » et les « S’il vous plaît ». A la maison, ça parle fort, ça hurle du dedans et du dehors, ça dit des gros mots. Mais voilà, Hippolyte Castant s’est pointé et tout s’est effondré. Tout à coup, mes deux vies ne se sont plus mélangées. Mo et Maurice Dambek ne pouvaient plus se saquer. Et vu que les deux c’est moi, c’était horrible.

roman ado·roman jeunesse

Deux fleurs en hiver (2020)

Auteure: Delphine Pessin

Editeur: Didier jeunesse

Collections: Romans

Pages: 188

Sélection officielle du Prix littéraire Ados « libre2lire » catégorie Ados.

Capucine et Violette font leur arrivée à l’EHPAD Bel-Air. La première a dix-sept ans et y fait un stage. La seconde est nouvelle résidente. Entre les deux le lien se fait de façon instinctive, elles voient au-delà des apparences et se comprennent. Alors que le personnel ne cesse de lui dire de ne pas s’attacher aux résidents pour ne pas de blesser, Capucine ne peut s’empêcher de s’attacher à Violette. Rapidement, leur nouvelle amitié vient chambouler la vie des pensionnaires et du personnel de la structure et la vie plus personnelle de ces deux héroïnes.

Les romans qui se déroulent dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes commencent à se faire une place sur les étagères jeunesses des librairies. Je pense notamment à Les nouvelles vies de Flora et Max Âge tendre. Ces romans ont pour point commun de valoriser les liens intergénérationnels au travers de personnages souvent complexes et différents.

Dans Deux fleurs en hiver, Delphine Pessin montre les difficultés de vivre et de travailler dans ces établissements dont les budgets de plus en plus serrés voient se réduire le personnel et la qualité des soins. L’auteure dépeint le quotidien surchargé et épuisant du personnel dont les gestes sont tellement chronométré qu’il ne reste plus de place pour l’attachement, la discussion ou l’écoute… Pourtant lorsque les deux partis s’associent, l’humain se révèle dans toute sa puissance.

La force du roman tient dans les personnages qui doutent, espèrent et ressentent des émotions variées qui ne nous les rendent que plus attachants. Capucine et Violette amènent chacune un point de vue différent dont l’alternance dynamise la lecture. L’écriture ne tombent jamais dans le pathos, les émotions sont vraies et nuancées. L’histoire est touchante et pleine de positivité, il y a des moments émouvants mais il y a aussi beaucoup d’humour ce qui rend la lecture très agréable.

Mes filles n’étaient pas super motivées par cette lecture dans laquelle elles semblaient avoir du mal à se projeter. Pourtant, elles m’ont rapidement dépassée et se sont régalées de cette lecture commune menée côte à côte mais à des moments distincts.

A lire également, les avis de Blandine et de LivresdAvril.

L’une, Capucine, a décidé d’effectuer son stage dans un EHPAD. Elle change de couleur de perruque en fonction de son humeur et au fil des découvertes du métier d’aide-soignante.

L’autre, Violette, est une vieille dame déboussolée qui vient d’arriver à l’Ehpad. Emue par le désarroi de Violette, Capucine fait des pieds et des mains pour lui redonner le sourire.

Leur rencontre va dynamiter la vie plan-plan de la maison de retraite et bousculer leurs cœurs en hibernation!

Lecture à voix haute·roman jeunesse

L’incroyable histoire du mouton qui sauva une école (2018)

Auteur : Thomas Gerbeaux

Illustratrice : Pauline Kerleroux

Editeur : La joie de Lire

Collection : Hibouk

Pages : 91

Bien avant d’aider les homards à quitter leur vivier pour regagner leur liberté, Jeanne, la fille du « vétérimaire » (contraction de vétérinaire et maire) de l’île aux moutons, s’était engagée auprès de son père à sauver l’école d’une fermeture. Car il fut une époque où le Ministre de l’éducation décréta qu’il fallait réduire le budget en fermant les classes de moins de trente élèves. Il aura fallu une idée saugrenue et une bonne dose de culot pour inscrire Vincent, un mouton qui a bien plus que sa laine à offrir.

Une fois de plus l’écriture immersive et humoristique de Thomas Gerbeaux m’a littéralement transporté sur l’île aux moutons. A l’heure où un projet de loi menace la liberté du choix d’instruction, j’ai trouvé ce regard sur la restriction de budget d’un ministère entier et la réduction du nombre de classe particulièrement intéressante. L’histoire prenant place sur une île cela prend une dimension importante puisque la fermeture de classe rime avec fermeture définitive de l’école avec les conséquences que cela entraineraient pour les familles qui seraient contraintes d’envoyer leurs enfants dès l’âge de trois ans, sur le continent et à l’internat.

Thomas Gerbeaux n’a pas son pareil pour pousser la réflexion avec ironie. Les illustrations stylisées de Pauline Kerleroux complètent le texte en toute simplicité. Ce duo n’a pas fini de nous séduire avec ses histoires engagées au ton léger en faveur d’une société plus juste.

Le ministre de l’Education nationale a décidé de fermer les classes de moins de trente élèves. Pour sauver l’école de l’île aux Moutons, à laquelle il manque un écolier, le maire et sa fille Jeanne ont l’idée d’y inscrire Vincent… un mouton ! Mais le ministre ne compte pas se laisser berner : la loi, c’est la loi.