masse critique·roman jeunesse

La Bête et Bethany (2020/2022)

The Beast and the Bethany

Auteur : Jack Meggitt Phillips

Illustratrice : Isabelle Follath

Traductrice : Dominique Kugler

Editeur : Bayard jeunesse

Pages : 280

Ebenezer Tweezer maintient l’apparence de ses vingt ans depuis plusieurs siècles, grâce à l’élixir de vie donné par La Bête qu’il cache au quinzième étage de sa maison. A bientôt cinq cent douze ans, il ne s’est jamais attaché à rien ni personne. Il n’aime que lui et tire fierté de ses possessions – pour la plupart offerte par La Bête – qui lui permettent de donner l’illusion d’être un homme charmant, distingué et riche.

La Bête, justement, utilise le pauvre homme pour qu’il la nourrisse de tout ce dont elle a envie. Et lorsque la faim d’un enfant joufflu et bien dodu se fait sentir, elle convint Ebenezer de lui en amener un contre sa dose d’élixir. C’est à l’orphelinat qu’il choisit Bethany, une enfant turbulente, méchante et incontrôlable. Bien sûr, les choses vont prendre un tournant imprévu et révéler des êtres plus sensibles qu’il n’y paraît.

Jack Meggitt-Phillips invite le lecteur dans une aventure délicieusement drôle et frissonnante portée par des personnages grinçants et désagréables. Les références sont nombreuses et on sent que le texte s’imprègne de la richesse de la littérature anglosaxonne. On pense bien sûr au Scrooge de Dickens, à différents personnages créés par Roald Dahl, ainsi qu’aux Orphelins Baudelaire de Lemony Snciket ; mais on peut aussi y voir une référence à Dorian Gray, ce personnage d’Oscar Wilde qui, par peur de vieillir, ou pour garder sa beauté, commet de terribles actions.

Très rapidement, on s’attache à ces deux anti-héros, qui portent en eux un profond sentiment de solitude. Ensemble, ils découvrent la richesse de l’amitié et décident de s’entraider pour devenir meilleur. Bethany utilise sa ruse naturelle pour déjouer les plans de La Bête, nous offrant un final explosif qui laisse la porte ouverte à une suite qu’on ne manquera pas de lire.

Isabelle Follath vient appuyer l’humour et l’absurde du récit par son trait expressif qui donne vie à des personnages qu’on n’arrive pas à prendre au sérieux. Les nombreuses illustrations et la mise en page aérée rendent la lecture accessible dès 8-9 ans. Il ne fait aucun doute que les enfants s’amuseront à suivre les aventures de ce duo infernal prêt à affronter la colère d’une Bête monstrueusement dégoutante pour rester ensemble.

A noter : Les droits ont été achetés par Dadid Heyman, producteur des studios Warner Bros pour une adaptation cinéma.

Je remercie Babelio et les éditions Bayard jeunesse pour cette lecture faite dans le cadre de Masse Critique privilège.

Ebenezer mène depuis 511 ans une vie de rêve grâce à un monstre hideux, capricieux mais magique qu’il nourrit dans son grenier. Un jour, la bête réclame un repas… original : un enfant. Ebenezer est très contrarié. Pour soulager sa conscience, il part à la recherche de l’enfant le plus détestable possible. Et il trouve Bethany.
Mais le plan d’Ebenezer comporte deux failles. Bethany n’a pas l’intention de se laisser faire et ils ont, tous les deux, le cœur plus tendre qu’ils ne l’auraient cru.

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