album

La baleine la plus seule au monde (2018/2021)

Der meest eenzame walvis ter wereld

Auteure : Kim Crabeels

Illustrateur : Sebastiaan Van Doninck

Traducteur : Souslik

Editeur : Alice jeunesse

Collection : Histoires comme ça

Pages : 80

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de 52 Hertz, aussi surnommée la baleine la plus seule au monde. C’est une baleine unique qui n’appartient à aucun groupe. La cause en est qu’elle émet ses chants sur une fréquence de cinquante-deux hertz au lieu de douze à vingt-cinq pour les autres. Ainsi son chant n’est entendu d’aucune autre. Les spécialistes n’ont pas d’explication, ils émettent des hypothèses de malformation ou d’une sous-race hybride née de deux sous-races différentes. Mais son histoire a touché de nombreuses personnes à travers le monde, sensibles à sa solitude. Un documentaire est d’ailleurs sorti aux Etats-Unis cet été, The Loneliest Whale: The Search for 52, qui suit le parcours de scientifiques partis à sa recherche dans l’Océan Pacifique. Kim Crabeels s’empare de cette touchante histoire pour écrire sur la solitude.

Lila vit seule la plupart du temps. Elle est gardienne du phare qui les abrite son père et elle. Mais celui-ci n’est pas souvent à la maison. C’est que l’appel du large est grand pour cet océanographe qui rentre toujours les poches pleines d’un joli coquillage pour agrandir la collection de la fillette et d’un carnet rempli d’histoires à raconter le soir avant d’aller au lit. Si Lila apprécie ces moments-là, elle préfèrerait pourtant que son papa reste auprès d’elle. Aussi lorsqu’il lui raconte avoir croisé une baleine unique au monde, 52 hertz la baleine la plus seule au monde, la fillette ne peut s’empêcher de faire le lien entre elles, d’établir une connection qui lui permettrait de se sentir plus proche de son papa. Car comment lui dire qu’elle aimerait qu’il reste au phare avec elle? Son amour pour lui l’empêche de le priver de cette liberté à laquelle il tient tant.

Si Lila est souvent seule, l’auteure s’attarde sur sa relation avec son père, les liens qui les unissent sont forts et la séparation est difficile pour tous les deux. Seule la promesse d’un retour rapide leur permet de tenir le coup, renforcé par l’amour qu’ils se portent. Bien sûr, le lecteur suit Lila et s’attache à cette fillette sensible dont le quotidien n’a rien d’ordinaire. 52 Hertz devient le lien qui les relie, un lien que l’auteure utilise pour transformer son histoire en un récit onirique dans lequel les repères disparaissent nous laissant face au doute: sommes-nous dans un rêve ou dans la réalité?

Avec ses quatre-vingt pages, La baleine la plus seule du monde est un album pour les plus grands. La poésie du texte est sublimée par les illustrations de Sebastiaan Van Doninck dont la lumière se fait le reflet des émotions de l’héroïne. C’est un énorme coup de coeur.

Lila habite dans un phare. Elle en est la gardienne pendant que son papa parcourt les mers pour ses recherches. C’est un scientifique et il s’absente souvent et longtemps. Dans ces moments-là, Lila se sent très seule. Quand son papa revient, il lui raconte ses aventures dans les fonds marins. Un jour, il lui parle d’une baleine que les autres baleines ne peuvent pas voir, car elles n’entendent pas son chant. Une baleine seule au monde, comme Lila quand son papa s’en va…

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