conte/nouvelle/biographie

Quelques secondes encore (2021)

Auteur : Thomas Scotto

Editeur : Nathan

Collection : Court Toujours

Pages : 64

Alban est en mort cérébrale suite à un dramatique accident de parkour, cette activité sportive acrobatique qui consiste à franchir des obstacles urbains. Les médecins pressent la famille à prendre une décision concernant un don d’organes. Anouk, seize ans, veille sur son frère, couché sur son lit d’hôpital. Anouk veille sur sa mère et tente de la convaincre que son frère aurait voulu faire ce don, sauver des vies alors que la sienne ne peut plus l’être.

Quelques secondes encore est une nouvelle puissante qui aborde un sujet délicat avec pudeur et émotions. Le texte est concis, les mots de Thomas Scotto vont directement à l’essentiel. Pas de place pour le superflu, les mots semblent avoir été pesés et choisis pour insister sur l’urgence d’une situation qui demande pourtant le temps de la réflexion. Pour sauver des vies il faut savoir faire taire ses émotions et ne pas réfléchir, simplement trouver la force de prononcer ce « oui » tant espéré.

La brutalité de la situation ressort au travers d’une écriture tranchante, presque agressive qui rappelle le Météore de Antoine Doyle cité en exergue. De la même manière, le lecteur est appelé à observer une scène de loin, une scène qui gagne en consistance au fil des pages, pour s’en approcher au plus prêt alors que l’on en apprend plus sur le personnage. Plus les détails viennent donner de l’épaisseur à la situation, au contexte, et plus l’émotion est forte, violente.

En tant que parent, je me suis immédiatement identifiée à cette mère qui doit prendre une décision capitale à un moment où son monde vient de s’écrouler. Je n’ai pu qu’imaginer la douleur et la puissance des émotions ressenties. Je me suis alors demandée comment accueillir la demande des médecins, comment réfléchir et prendre une décision alors que l’on a devant soi le corp sans vie de son enfant…

La force de l’écriture tient aussi dans le point de vue choisi pour mener la réflexion. Ici c’est la sœur qui porte à bout de bras le choix qu’elle tente d’orienter en se remémorant celui qu’était son frère. Au travers de ses souvenirs elle pousse sa mère a évoquer les siens espérant que cela l’aidera à accepter. L’émotion s’accroit et la décision m’a semblé plus difficile à prendre alors que le jeune homme devenait plus tangible, plus proche… me laissant sans voix lorsque le point final est venu annoncer une décision que je ne m’imagine pas capable de prendre. C’est très fort !

***

« On doit savoir, madame. Quels organes ?… Tous ? Certains ? C’est à vous de choisir… »

Lecture à voix haute·roman ado·roman jeunesse

Anne de Redmond (1915/2021)

Anne of the Island

Auteure: Lucy Maud Montgomery

Traductrice : Laure-Lyn Boisseau-Axmann

Editeur : Monsieur Toussaint Louverture

Collection : Monsieur Toussaint Laventure

Pages : 335

Ce troisième tome de la Saga d’Anne marque définitivement la fin de l’enfance. Alors que ses amis se fiancent ou se marient, Anne part étudier sur le continent à l’Université de Redmond, en Nouvelle-Écosse. Sur place, la jeune femme tissent de nouvelles amitiés et découvrent la vie estudiantine, la vie en pension puis la colocation. Il est assez curieux parfois de découvrir qu’impatiente de rentrer à Green Gables, elle n’y trouve finalement plus sa place et n’aspire qu’à revenir à Kingsport auprès de ses nouvelles amies dans la Maison de Patty. Ces visites restent cependant indispensables pour le lecteur car elles sont l’occasion d’avoir des nouvelles de ceux restés sur l’Île-du-Prince-Édouard.

On sent au fil des pages qu’Anne a besoin d’autres choses et que sa nouvelle vie lui apporte bien plus que l’ancienne. Elle conserve cependant des liens forts avec sa famille et certains amis auprès de qui elle prend toujours plaisir à passer un peu de temps. Même si Diana n’est plus la jeune fille romantique d’autrefois et qu’elle prend une direction différente à celle de son amie de cœur, elle n’en reste pas moins une véritable âme sœur.

La quête du grand amour prend soudain une place très importante dans le quotidien de tous ces jeunes gens qui, bien qu’étudiants, pensent déjà à l’après. Anne semble déterminer à finir vieille fille mais espère encore rencontrer son idéal romanesque au détour d’un chemin. Et comme chacun le sait, l’amour peut prendre les formes les plus inattendues et il suffit parfois de regarder bien plus près de soi que l’on ne le pensait pour le trouver.

Anne de Redmond est le volume de la maturité, celui qui marque un tournant décisif dans la vie des héros de Lucy Maud Montgomery. L’auteure semble prendre beaucoup de plaisir à tourmenter ses lecteurs en repoussant le moment où Anne prendra conscience de la direction que prend son cœur. Un choix qui sert à faire évoluer son personnage plus qu’à maintenir le suspens, les signes étant nombreux depuis le volume précédent pour que la question ne se pose.

La lecture à voix haute de ce troisième volume nous a beaucoup plu même s’il nous a parfois semblé que l’ensemble s’essouffle un peu. Nous avons pris bien du plaisir à suivre les nouvelles aventures d’Anne et il est agréable de voir grandir un personnage. Souvent les romans s’arrêtent alors que l’on aimerait garder les personnages un peu plus auprès de soi, savoir ce qu’ils vont devenir et Lucy Maud Montgomery nous permet d’avoir accès à cet après. C’est agréable même s’il est parfois dommage qu’elle s’éloigne de certains personnages auxquels nous nous sommes attachées. Cela ne nous empêchera pas de poursuivre l’aventure aux côtés d’Anne dans la suite de la série, Anne de Windy Willows.

L’avis d’Isabelle est ICI.

Les mots ne s’inventent pas, ils éclosent. – Lucy Maud Montgomery –

rendez-vous hebdomadaire

Premières lignes #25

Sur une idée originale de Ma LecturothèquePremières lignes met en avant un roman au travers des lignes qui ouvrent le récit. La sortie du deuxième tome de la série L’Agence Lovecraft de Jean-Luc Marcastel est un moment que j’attendais avec impatience, et j’ai été agréablement surprise de le trouver dans ma boîte aux lettres en rentrant de vacances. Mon cerveau était en mode repos complet et j’avais oublié attendre des Services Presses des éditions Gulf Stream. Cela a renforcé l’effet surprise et le plaisir de me lancer dans une nouvelle lecture.

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CHAPITRE 1

Yithien

La lumière, mordorée, mais avec une nuance déconcertante, filtrait à travers de hautes, très hautes fenêtres à la découpe bizarre, comme tout ici, dans cette bibliothèque, cette cité entière. Pas de place pour le chaos ni le moindre désordre. Tout obéissait à des règles strictes et codifiées. Un monde feutré, orthonormé, consacré à la connaissance et à l’étude, ainsi que cette architecture, aussi déroutante soit-elle… car elle n’avait pas été pensée pour un usage humain. Il suffisait, pour s’en convaincre, de regarder l’intérieur de ce gigantesque bâtiment dont les rayonnages débordant de loures volumes, les vitrines regorgeant d’artéfacts plus obscurs les uns que les autres, s’alignaient de loin en loin jusqu’à se perdre dans la brume à la teinte indéfinissable… Car ces rayonnages s’étendaient aussi bien horizontalement que verticalement. Sergueï ne pouvait donc savoir dans quel sens ils se trouvaient…

L’agence Lovecraft, Livre 2. Déesse de la Mort de Jean-Luc Marcastel, Gulf Stream, 2022.
rendez-vous hebdomadaire

Premières lignes #24

Sur une idée originale de Ma LecturothèquePremières lignes met en avant un roman au travers des lignes qui ouvrent le récit. Cette semaine j’ai choisi de mettre en avant une nouvelle qui aborde le sujet difficile du don d’organes. Un sujet étroitement lié à celui du deuil et de l’acceptation, un travail d’autant plus difficile que la personne sur le lit de mort est un jeune, un adolescent, un frère, un fils…

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Il suffirait qu’elle dise « oui ».

Son pouvoir est immense. Il tient en trois lettres…

Peut-être, ça ne décollerait pas ces putains de stickers. Des animaux sauvages qui ne te ressemblent pas, dans une chambre qui n’est même pas le tienne. Même décorée, une chambre d’hôpital reste une chambre d’hôpital. Alors, surement qu’on serait encore un petit peu plus perdues. Ou perdues pour de bon. Mais « o.u.i », ce serait ouvrir le fleuve qu’il nous faut traverser. Forcément.

Et maman ne dit pas « oui ».

Et on ne peut pas lui en vouloir.

Du temps. Elle veut du temps.

Quelques secondes encore de Thomas Scotto, Nathan, 2021.
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Mina (2022)

Auteur/Illustrateur : Matthew Forsythe

Editeur : Little Urban

Collection : ALBUMS

Pages : 64

Mina est une petite souris casanière qui n’aime rien tant que ses livres. La pauvre a cependant fort à faire avec un père aventurier qui ramène toujours des choses surprenantes à la maison. Il atteint des sommets de bêtises lorsqu’il fait entrer un soi-disant écureuil dans leur nid. Bien sûr le lecteur s’aperçoit immédiatement que le dit animal n’est pas un rongeur mais un bon gros matou. Celui-ci, avec son regard dérangeant, se fait pourtant discret et ne cherche pas à s’imposer. La tension monte cependant au fil des pages pour atteindre son paroxysme lorsque le papa souris amène d’autres félins pour remonter le moral du premier. Il faudra attendre la chute et l’arrivée d’un ancien colocataire pour détendre l’atmosphère et faire retomber la pression.

Je dois reconnaître avoir été séduite par la couverture qui mise sur un paysage végétalisé aux couleurs chaudes et douces. Il ne m’a pas fallu longtemps avant de craquer pour cette adorable petite souris et l’univers plein de fantaisie de Matthew Forsythe. Car de la fantaisie il y en a autant dans l’histoire que dans les personnages. L’auteur s’amuse clairement avec son lecteur en utilisant un jeu de dupes compréhensible de tous, même par le petit lecteur. La mise en scène est un élément essentiel de cet album drôle et tendre dont le comique de situation fait rire à tout âge.

Mais je dois bien avouer que ce qui me plait le plus, c’est la poésie des illustrations et leurs couleurs chaudes comme un soleil d’été. Même si j’ai beaucoup rit au comique de situation, c’est aussi et surtout le comique de mots qui m’a le plus amusé. Dans tous les cas, Mina séduit le lecteur par sa fantaisie et son humour universel.

Je vous invite à lire les avis d’Isabelle et de Tachan.

Mina vivait dans son petit monde. Rien ne venait jamais la perturber. Rien ? La vie réserve parfois bien des surprises…

Classiques·Lecture à voix haute·roman jeunesse

Anne d’Avonlea (1909/2021)

Anne of Avonlea

Auteure : Lucy Maud Montgomery

Traductrice : Isabelle Gadoin

Editeur : Monsieur Toussaint Louverture

Collection : Monsieur Toussaint Laventure

Pages : 344

Anne a choisi de rester auprès de Marilla à Green Gables et d’enseigner à l’école d’Avonlea tout en poursuivant ses études par correspondance. Il n’est pas si loin le temps où elle parcourait la nature avec Diana à imaginer des histoires digne des contes de fées les plus fous. Pourtant, on sent que la jeune fille gagne en maturité, elle devient plus sage et sait où vont ses priorités. Entre l’enfance et l’âge adulte, Anne est, à l’image des jeunes filles de son époque, la tête pleine de projets et de rêves. Mais ses rêves sont parfois source de réflexions complexes qu’elle n’est pas toujours prête à affronter car, contrairement à Diana, elle sait qu’elle ne pourra se contenter de la sécurité d’un mariage, elle a aussi besoin de s’épanouir dans ses études et de se réaliser.

Deuxième volet de la saga, Anne d’Avonlea, nous amène à nouveau sur l’île du Prince Edouard auprès de l’inimitable Anne Shirley. Entre son nouveau voisin au mauvais caractère, les jumeaux recueillis par Marilla qui lui mènent la vie dure et ses nouvelles amitiés, Anne continue à s’entourer d’âmes sœurs et à profiter de la vie sur sa belle île. L’écriture est toujours aussi agréable; les émotions sont dépeintes avec beaucoup de réalisme et de pudeur; l’humour omniprésent apporte beaucoup à l’ensemble et allège des situations parfois plus sombres et difficiles. Anne n’a pas fini de nous étonner et c’est toujours un bonheur que de la suivre.

Les descriptions très nombreuses empreignent le texte, l’asseyant dans le monde de son auteure. En effet, Lucy Maud Montgomery, originaire de l’île, dépeint les paysages et la vie de ses habitants avec de nombreux détails donnant une valeur documentaire à son roman qui nous en apprend toujours plus sur les us et coutumes de l’époque. L’héritage culturel et religieux est très fort et guide les personnages dans leur quotidien et leur éducation. Si Anne a des idées novatrices pour l’époque en terme d’éducation, prônant la bienveillance et l’égalité enfant/adulte, elle s’appuie beaucoup sur les textes bibliques pour asseoir des valeurs de respect et d’entraide, d’amour et de tolérance. Cela est déroutant parfois mais fait sens avec le personnage et son histoire.

Anne d’Avonlea est un second tome intéressant qui a su séduire ma demoiselle qui en redemandait toujours plus, faisant de cette lecture à voix haute un moment de partage très enthousiasmant pour nous deux ; un moment qui n’aura durer que peu de jours mais que nous avons prolonger en sortant le troisième tome.

L’avis d’Isabelle est à lire ICI.

A quoi bon avoir de l’imagination, si ce n’est pour voir la vie à travers les yeux des autres ?

album·Service Presse

La berlue (2022)

Auteure/Illustratrice : Bérengère Mariller-Gobber

Editeur : Voce Verso

Collection : Album sans texte

Pages : 40

Aujourd’hui en librairie

Après une journée passée en classe, un enfant observe des choses surprenantes sur le trajet qui le ramène chez lui. Et cela ne s’arrête pas une fois la porte de la maison franchie. Depuis quand les oiseaux sont-ils accrochés aux arbres par une ficelle ? Et pourquoi papa promène-t-il un tapir dans le jardin ? Chaque double page surprend le lecteur et l’interroge sur la part de réalité et la part d’imaginaire mises en avant dans les illustrations qui débordent de tendresse par le choix des couleurs et les actions de l’enfant.

La berlue est un très bel album sans texte qui, au travers d’une paire de lunettes, aborde la notion de perspective et de point de vue. Ainsi, l’enfant ayant laissé ses lunettes sur le bureau de l’école ne perçoit plus la réalité et confronte le lecteur à la puissance du pouvoir de l’imagination. Il devient amusant de chercher à rapprocher l’absurdité de certaines scènes à la réalité plus prosaïque d’un monde que l’on connait tous. Pourtant c’est la poésie offerte par l’imaginaire qui charmera le lecteur de tout âge, apportant une touche d’humour bienvenue à un univers, certes rassurant, mais tellement plus convenu.

Bérengère Mariller-Gobber signe un titre tendre et drôle qui confère à la puissance de l’imaginaire une touche de fantaisie appréciable pour colorer le quotidien. D’une certaine manière, on pourrait dire que ce titre parle de différence par la biais du regard que chacun pose sur le monde qui l’entoure. C’est rafraichissant en plus d’être amusant.

Je remercie les éditions Voce Verso pour leur confiance et l’envoi de cet album qui a su charmer parents et enfants de notre famille.

Bizarre, vous avez dit bizarre ? En rentrant de l’école, un enfant n’en croit pas ses yeux. Les oiseaux semblent suspendus aux branches des arbres comme à un mobile et un monsieur a la tête de son chien. Mais ce n’est pas tout ! A la maison, une baleine prend son bain, son père promène un tapir dans le jardin et le chat détricote sa grand-mère. Des animaux en tout genre peuplent la chambre du petit garçon, son lit semble même abriter une jungle sauvage… Aurait-il la berlue ? La vie est plus drôle et plus poétique sans lunettes !

Bilan·Le coin de Gaby

Lectures de Mars

Bilan de mes lectures – Gabrielle (12 ans 9 mois)

U4 est une maladie qui a tué toute la population, sauf, les adolescents. Il y a cinq romans adaptés en bande dessinée (le cinquième n’étant pas sorti). Les quatre premiers se lisent dans le désordre car tout les personnages suivent un fils parallèle et qu’il n’est pas nécessaire de suivre un ordre précis ; alors que le cinquième, Contagion, doit se lire en dernier. J’ai bien aimé même si je n’ai lu que trois tomes, les dessins sont intéressants.

U4 : Stéphane, Yannis, Jules (BD), Adrián Huelva, Pierre-Paul Renders, Denis Lapière, Dupuis, 2022.

Note : 5 sur 5.

Glass Sword, le deuxième tome de Red Queen, est un coup de cœur. Le tome 2 de la saga est toujours aussi intriguant. Le texte est bien écrit et on se plonge vite dans l’univers du personnage.

Note : 5 sur 5.

Glass Sword, Victoria Aveyard, Le livre de poche Jeunesse, 2016

J’ai enfin terminé la série Les enquêtes d’Enola Holmes avec ce tome 6 : Métro Baker Street. J’ai bien aimé comme le reste de la série. Les dessins sont jolis et on ne s’ennuie pas. Enola va-t-elle retrouvé sa mère qu’elle cherche depuis le tome 1 ? Mystère…

Note : 4.5 sur 5.

Les enquêtes d’Enola Holmes tome 6 : Métro Baker Street, Serena Blasco, éditions Jungle !, 2019

J’ai bien aimé Quelques secondes encore, le livre, même si il est très court (56 pages), est beau et émouvant. Alban, le grand frère d’Anouk est mort. A sa mort, il voulait faire don de ses organes. Mais est-ce que sa famille l’acceptera ?

Note : 4.5 sur 5.

Quelques secondes encore, Thomas Scotto, Nathan, 2021

J’ai bien aimé Ours retour sur Terre. L’histoire est intéressante et on ne se lasse pas. Dans un monde où les humains ont quitté la Terre, les ours on pris le contrôle, se divisant en plusieurs « clans ». Petit imprévus, les humains doivent retourner sur Terre. Vont-ils réussir à trouver un terrain d’entente avec les ours ?

Note : 4 sur 5.

Ours Retour sur Terre, Johan Heliot, Auzou, 2022

King’s Cage est le troisième tome de la série Red Queen, c’est le volume que j’ai préféré jusqu’ici. L’histoire est intrigante et on ne veut pas s’arrêter !

Note : 5 sur 5.

King’s Cage, Victoria Aveyard, Le Livre de Poche jeunesse, 2018.

Sherlock, Lupin et Moi tomes 3 et 4 sont des livres que j’ai adoré. L’histoire est toujours aussi passionnante et on veut toujours savoir la suite ! On voit aussi un soupçon de romance en plus de toutes les énigmes.

Note : 4 sur 5.

Et vous, avez-vous lu un de ces titres ?

rendez-vous hebdomadaire

Premières lignes #23

Sur une idée originale de Ma LecturothèquePremières lignes met en avant un roman au travers des lignes qui ouvrent le récit. Cette semaine, je mets un classique de la littérature anglaise à l’honneur. Un texte que je vais bientôt démarrer en lecture à voix haute pour Gabrielle, en lien avec l’étude du chapitre d’Histoire « Les Sociétés à l’âge industriel ». Nous avons fait une double visite culturelle passionnante sur ce thème la semaine dernière au travers d’une découverte de la ville de Roubaix et d’une usine de filature. Et je me suis souvenue qu’il y avait ce roman et son adaptation par la BBC qu’il fallait que je lui fasse découvrir. A lire cette première scène, on est loin de penser qu’il sera question d’autres choses que de mariage, et pourtant… Ce sera pour moi une relecture mais je sais que ce sera un vrai plaisir de partager ce texte avec ma fille.

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VOLUME 1

CHAPITRE 1

« Galop nuptial »

Courtisée, épousée, etc.

« Edith ! murmura Margaret, Edith ! »

Mais, ainsi que s’en doutait Margaret, Edith s’était endormie. Pelotonnée sur le sofa dans le petit salon de Harley Street, elle offrait un charmant spectacle avec sa robe de mousseline blanche et ses rubans bleus. Si Titania avait jamais été vêtue de mousseline blanche avec des rubans bleus et s’était endormie sur un sofa de damas rouge, on aurait pu confondre Edith avec elle. Margaret fut de nouveau frappée par la beauté de sa cousine. Elles avaient été élevées ensemble depuis l’enfance, et tout le monde, sauf Margaret, s’était extasié sur le joli visage d’Edith. Margaret n’y avait jamais prêté attention jusqu’à ces derniers jours, où la perspective de perdre bientôt sa compagne semblait rehausser toutes les qualités d’Edith et tous ses charmes. Elles avaient parlé de robes de mariage et de cérémonies nuptiales ; du capitaine Lennox et de ce qu’il avait raconté à Edith sur leur vie future à Corfou, où le régiment du capitaine était en garnison ; de la difficulté qu’il y avait à ce qu’un piano reste bien accordé (ce qui, pour Edith, semblait être l’un des plus redoutables soucis que la vie conjugale fût susceptible de lui réserver), et des robes dont elle aurait besoin pour les visites à rendre en Écosse aussitôt après son mariage ; mais le ton de la confidence s’était fait de plus en plus somnolent et après quelques minutes de silence, Margaret s’était aperçue, comme elle l’avait prévu, que malgré le brouhaha qui régnait dans la pièce voisine, Edith s’était blottie sur le canapé, telle une boule moelleuse de mousseline, rubans et boucles soyeuses, et s’était laissée aller à une paisible petite sieste.

Nord et Sud, Elizabeth Gaskell, Points, 2010.
Bilan·Le coin de Ju

Bilan d’une lectrice de 12 ans – Mars 2022

Un mois qui ne ressemble pas tout à fait aux autres puisque Juliette a profité de son quart d’heure lecture quotidien au collège pour lire une pièce à la demande de sa professeure de français et un classique pour faire plaisir à son papa qui avait envie de partager un texte qu’il apprécie avec elle ; une manière aussi de l’encourager à sortir de sa zone de confort en lui proposant un texte un peu plus soutenu. On retrouve toujours énormément de chats, La Guerre des Clans étant sa série de chevet depuis quelques mois. Juliette arrive à la fin des titres qu’elle a, j’espère qu’elle va enfin passer à autre chose et ne pas partir sur une énième relecture…

Lecture de mars – Juliette (12 ans 9 mois)

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Augustine de Juliette Paquereau, L’école des loisirs (Médium), 2020.

Augustine aime le piano, la danse et le silence du CDI. Elle n’aime pas les salsifis, les haricots beurre, les «?mous-loukoums?» et les filles qui parlent constamment de «?doudounes?». En plus d’avoir douze ans et demi (ce qui n’est pas rien), Augustine voit des mots partout, des mots tout le temps, en long en large et en ruban. Des mots qui jusque dans son sommeil l’enquiquinent, qui font des vrilles, des bonds, des rimes. Si au moins ça pouvait l’aider à écrire sa rédaction pour demain. Mais non, rien. Ce soir, dimanche, les mots lui manquent, et c’est le syndrome de la page blanche. Boule au ventre, petit vélo, insomnie?; elle a beau se creuser le ciboulot, consulter son dico, c’est le vide intersidéral sur sa copie. Alors cette nuit, au fond de son lit, Augustine se demande si tout ça est bien normal, si elle ne souffrirait pas d’une sorte de maladie.

Note : 4.5 sur 5.

Le Grand Meaulnes de Alain Fournier, Le livre de poche, 1986.

À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge – l’école du village -, attend la venue d’Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu’il suive le cours supérieur : l’arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l’enfance finissante de François… 

Note : 3.5 sur 5.

La Guerre des Clans – Cycle 6, Tome 3. Eclats de Ciel de Erin Hunter, PKJ, 2021.

La tempête approche… comment préserver la paix ?La paix entre les clans n’est plus qu’un vague souvenir. Depuis que Plume Sombre et sa bande de rebelles sèment la terreur partout où ils passent, l’équilibre a été renversé. Avec le territoire du Clan de l’Ombre tombé entre leurs griffes, rien ne semble pouvoir arrêter leur quête de pouvoir. Face à ce chaos grandissant, Nuage d’Aulne ne voit qu’une seule issue possible : trouver le Clan du Ciel et réaliser la prophétie. Les clans réussiront-ils à allier leurs forces avant qu’il soit trop tard ?

Note : 5 sur 5.

La guerre des clans Hors-série 3 : Le destin d’Etoile de Feuille de Erin Hunter, PKJ, 2020.

Il y a de nombreuses lunes, cinq clans de guerriers se partageaient la forêt, en paix. Puis, par la faute des Bipèdes, le Clan du Ciel a disparu. Jusqu’à ce que, bien des lunes plus tard, les descendants des premiers guerriers soient réunis, et que le Clan du Ciel retrouve sa gloire passée. Mais des menaces surgissent et les désaccords grandissent au sein du clan. La meneuse Étoile de Feuille réussira-t-elle à maintenir son unité, ou est-il voué à s’éteindre ?

Note : 4.5 sur 5.

Le Malade imaginaire de Molière, Hachette (BiblioCollège), 2019.

Comme d’autres farces de Molière, Le Malade imaginaire est une satire de l’imposture médicale. Mais c’est aussi une comédie de caractère qui dépeint les extravagances d’un bourgeois obsédé par la maladie. C’est enfin une comédie-ballet dominée par un climat de fantaisie et d’insouciance. Déguisement et illusion finiront par rendre inoffensive l’imagination maladive du héros, à défaut de pouvoir la corriger. Rire et plaisir ont ici le dernier mot : tel est l’ultime message de Molière.

Note : 3.5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 5 : La Souhait de Feuille de Lune de Erin Hunter, 12-21, 2021.

Feuille de Lune est une excellente guérisseuse, fiable et dévouée à son clan. Elle porte pourtant un lourd secret. Par le passé, elle a failli à son devoir. Cette faute aura de terribles conséquences pour elle… et pour tous les clans du lac.

Note : 5 sur 5.

Le livre des étoiles, tome 2. Le Seigneur Sha d’Erik L’homme, Folio junior, 2018.

Après son voyage dans le Monde Incertain, Guillemot poursuit son apprentissage de la magie à Gifdu. La Guilde des Sorciers est en émoi : elle ne parvient pas à vaincre l’Ombre, créature démoniaque, et rend Maître Qadehar responsable de cet échec. Le sorcier doit fuir, tandis que le mystérieux Seigneur Sha s’introduit dans le monastère. Qui est-il ? Pourquoi veut-il rencontrer Guillemot ? Saurait-il où se trouve Le Livre des Etoiles ?

Note : 4 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 01. L’histoire de Feuille de Houx d’Erin Hunter, 1221, 2020.

Lorsque Feuille de Houx disparaît dans les tunnels au bord du lac, le Clan du Tonnerre la croit morte, mais son aventure ne fait que commencer… Perdue et seule, Feuille de Houx rencontre rapidement un mystérieux chat nommé Feuilles Mortes, qui lui apprend à vivre dans les tunnels. Feuille de Houx essaie d’être heureuse, mais elle ne peut s’empêcher de se demander si quitter ses compagnons de clan était le bon choix. Mais peut-elle vraiment y retourner ?

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 02. Le signe d’Etoile de Brume d’Erin Hunter, 1221, 2020.

Lorsqu’Etoile du Léopard perd sa neuvième vie, son adjoint de longue date, Petite Brume, se lève pour recevoir son nouveau nom, Etoile de Brume. Mais elle est sur le point de découvrir un secret au sujet du Clan de la Rivière, qui remettrait en cause toutes ses croyances.

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 03. Le voyage d’Etoile de Givre d’Erin Hunter, 1221, 2016.

Une invasion de bipèdes menace le Clan du Ciel. Sans l’aide des autres clans, les camarades d’Étoile de Givre seront chassés de leur territoire. Le meneur est confronté au plus grand défi de sa vie : il doit sauver ses camarades d’une mort certaine.

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 04. La fureur de Griffe de Tigre d’Erin Hunter, 1221, 2016.

Le sanguinaire Griffe de Tigre vient d’être battu par Coeur de Feu. La meneuse du Clan du Tonnerre, Etoile Bleue, l’a condamné à l’exil. Après une longue errance dans la forêt, il rencontre trois solitaires, qui le prennent comme chef. Mais la soif de vengeance le taraude. En rêve, il reçoit une prophétie. Pour vaincre le guerrier roux, il doit se faire accepter dans un autre clan. Dès lors, il fomente une stratégie pour infiltrer le Clan de l’Ombre, affaibli par une maladie qui décime ses guerriers.

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 06. Le silence d’Aile de Colombe d’Erin Hunter, 1221, 2020.

La Forêt Noire a été vaincue, mais les pouvoirs d’Aile de Colombe ont disparu. Pourra-t-elle s’adapter à la vie d’un guerrier ordinaire?

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 07. La vengeance d’Ombre d’Erable d’Erin Hunter, 1221, 2021.

Bien avant de perturber les rêves d’Étoile Balafrée et de Griffe de Tigre, Ombre d’Érable était une guerrière du Clan du Tonnerre. Elle tomba amoureuse de l’ennemi de son Clan, Pomme du Crépuscule, un guerrier du Clan de la Rivière. Mais, lorsque son Clan apprit qui était le vrai père de ces chatons, il décida de la bannir pour traîtrise. Ainsi, commença la longue quête de vengeance d’Ombre d’Érable… »

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 08. La malédiction de Plume d’Oie d’Erin Hunter, 1221, 2021.

Plume d’Oie est destiné à devenir un guérisseur tel que le Clan du Tonnerre n’en a jamais vu. Mais parviendra-t-il à maîtriser son don qui ressemble plutôt à une malédiction ?

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Nouvelle 09. Les adieux de Nuage de Jais d’Erin Hunter, 1221, 2021.

Depuis que Nuage de Jais a décidé d’abandonner sa vie de guerrier, il vit heureux dans une ferme près des anciens territoires de la forêt des Clans… jusqu’à ce que deux chatons lui demandent son aide pour retrouver un cinquième clan, oublié de tous depuis longtemps.

Note : 5 sur 5.

La Guerre des Clans, Hors-série 05. Le Secret de Croc Jaune, d’Erin Hunter, 1221, 2015.

Croc Jaune ne rêvait que de gloire et de combats. Elle s’est beaucoup entraînée pour devenir guerrière. Quand vient le jour de la cérémonie, à sa grande surprise, Croc Jaune comprend qu’elle ne verra jamais le champ de bataille… Elle sera guérisseuse. Malgré sa déception, elle accomplit loyalement son devoir. Mais ses rêves sont hantés par une sombre prophétie et, peu à peu, Croc Jaune voit tous ses cauchemars devenir réalité…

Note : 4 sur 5.