roman ado·roman young adult·Service Presse

Villa Anima (2021)

Auteure : Mathilde Maras

Editeur : Gulf Stream

Collection : Echos

Pages : 320

A paraître le 23 septembre

Magdalène, seize ans, vit à Eau-Noire avec sa famille. Avec sa peau sombre et ses cheveux noirs, elle n’a jamais vraiment réussi à s’intégrer dans ce pays où tous sont blancs aux cheveux blonds. Sa différence physique attire les regards et les préjugés. Gouverné par la Main, le pays est soumis à des lois autoritaires et patriarcales qui laissent peu de place aux libertés et aux possibilités de s’élever socialement, encore plus si l’on est une fille/femme. Lorsqu’elle se découvre enceinte, Magda décide de passer les épreuves de la Villa Anima dont la réussite lui permettrait d’accéder à l’interruption de grossesse. Sur place, elle s’aperçoit que les épreuves ne sont peut-être pas aussi inaccessibles qu’on le dit. Alors que les dangers se multiplient, la jeune fille se lance à l’assaut des différents paliers, gorgée de l’espoir de changer son destin et celui de ses proches.

Villa anima est portée par une héroïne de caractère qui se bat pour changer le monde. Malgré ses peurs et ses doutes, elle arrive toujours à trouver la motivation nécessaire et suffisante pour continuer à avancer vers son objectif. Et quand elle flanche, ses proches ont toujours un mot pour l’aider à se relever. Les personnages secondaires ne sont pas nombreux mais l’auteure a su leur insuffler assez de personnalité pour les rendre intéressants. Notamment en la personne de Racal, une jeune fille forte, qui pratique les combats de rue pour subvenir aux besoins de sa famille et en Reynes Degraives, antagoniste par excellence. Manipulateur et Maître de cérémonie, il dirige la Villa Anima comme s’il en était le seigneur et maître. Il considère d’un très mauvais œil l’ascension d’une jeune fille du peuple, voyant en sa réussite la menace de l’équilibre politique et la porte ouverte à tous.

Mais c’est probablement la Villa Anima elle-même qui surprend le plus. De sa description personnifiée à la survenue d’évènements déconcertants, la villa semble animée d’une volonté propre qui bouleverse l’équilibre et trouble les facultés de jugements du lecteur tout autant que celui de l’héroïne. Elle semble opposer une résistance à Magdalène et à sa réussite, amenant la jeune fille à se questionner sur les intentions et les motivations réelles de ces tests qu’elle s’impose. A certains moments, il est difficile de déterminer si nous sommes encore dans la réalité, si la villa joue un rôle dans l’organisation des épreuves ou si cela vient d’une personne tapie dans l’ombre qui tirerait des ficelles bien plus emmêlées qu’il n’y parait.

Entre ses personnages féminins et le combat mené pour une plus grande égalité des genres, Villa Anima s’inscrit dans les romans dystopiques féministes. Malgré quelques longueurs, l’histoire est vraiment intéressante et interroge constamment, poussant à lire toujours plus pour comprendre où l’auteure souhaite nous emmener. L’écriture est très visuelle, permettant une plus grande immersion dans le récit. La construction du récit est intelligente et permet de suivre l’évolution de l’héroïne ainsi que le fonctionnement de cet empire qui enferme les gens dans un rôle défini par leur naissance et leur sexe.

Villa Anima est un premier roman séduisant, à l’écriture moderne. Son récit engagé, porté par des personnages attirants voir, pour certains, intrigants en fait un livre féministe qui plaira aux amateurs du genre. A découvrir cette semaine en librairie!

Je remercie les éditions Gulf Stream pour ce partenariat.

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Lorsque les portes massives de la Villa Anima se referment derrière elle, Magdalène a le sentiment d’être engloutie par un monstre. Mais dans cet endroit mythique foulé par les plus grands elle ne peut se retourner si elle veut atteindre son objectif : remporter la première épreuve de l’Esprit, celle de l’écharpe verte. Un simple morceau de soie qui lui octroierait un statut dans la société, alors qu’elle est une femme, ainsi que le droit de mettre un terme à cette grossesse qu’elle ne désire pas du haut de ses seize ans. Quelle sera la nature du défi à relever ? Nécessite-t-il, comme on le dit, des aptitudes spirituelles hors du commun ? Magda se prépare comme elle peut entre ces murs où elle assiste à d’étranges phénomènes, allant jusqu’à se demander si son esprit lui joue des tours… ou si quelqu’un ne souhaiterait pas la détourner de son projet. Le méprisant maître de cérémonie peut-être, devant lequel elle peine à étouffer une ambition nouvelle. Car, si elle parvient à obtenir la première épreuve, pourquoi s’arrêterait-elle en chemin ?

roman ado·Service Presse

Sous ta peau, le feu

Auteure: Séverine Vidal

Editeur: Nathan

Collection: Court toujours

Pages: 288

XVIIIe siècle. Ange suit son père dans la pratique de la médecine. Lors d’une de leurs visites, ils font la connaissance d’Isabeau de Montagu, chatelaine de la région et de sa fille, Esmée. Seules survivantes de leur famille à cette épidémie, Isabeau souhaite que le médecin inocule sa fille afin de protéger la dernière personne chère qui lui reste. Pour Ange et Esmée, un regard suffit pour que naisse l’amour.

Récit historique, Sous ta peau, le feu est un roman qui entraîne dans une époque troublée, quelques années avant la Révolution française. La population vit dans la terreur de l’épidémie de variole qui fait rage et laisse planer l’intercitude sur l’avenir de tous. Séverine Vidal revient sur les débuts de la vaccination et le scepticisme quand à un procédé qui va à l’encontre des idées de l’époque, tant médicales que religieuses. S’attardant sur les symptômes de la maladie, les différents stades, l’abscence de traitement et l’importance du respect des règles sanitaires, sans oublier le rôle des soignants (quarantaine, masques, lavage des mains), elle dresse un parallèle troublant avec la pandémie que nous connaissons. Cela permet de relativiser notre situation et de poser un regard plus optimiste sur demain.

Mais Sous ta peau, le feu est aussi une histoire romanesque et féministe. L’auteure y dénonce le sort réservé aux femmes de l’époque. Appartenant à un père puis à un époux, elles se doivent de correspondre aux attentes d’une société qui les emprisonne dans un semblant d’existence qui ne laisse aucune place à la liberté. Dans leur attirance, leur relation naissante et leur passion, Ange et Esmée vont à l’encontre de tout ce que leur monde accepte ne laissant que peu d’espoir quand à un avenir commun heureux. Mais leur sincérité est si touchante que l’on a envie d’y croire. La description des émotions et de la découverte du premier émois amoureux jusqu’à l’exploration plus sensuelle des corps est d’une très belle justesse. C’est beau, tout simplement.

Sous ta peau, le feu est un roman très actuel dans les thématiques qu’il aborde mais permet aussi de faire le constat du chemin parcouru depuis le XVIIIe siècle. Un roman qui rappelle dans la thématique amoureuse le très beau film de Céline Sciamma, Portrait d’une jeune fille en feu, primé au Festival de Cannes.

Un grand merci à Séverine Vidal qui m’a permis de découvrir son roman en avant première.

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Bordeaux, 1764.
Ange Rouvray accompagne son père médecin dans ses visites auprès des malades. L’épidémie de variole fait rage et pour se protéger, il faut porter un masque, se désinfecter les mains, garder ses distances…
La jeune Esmée de Montagu a vu mourir en quelques semaines son père, son frère, ses sœurs. Elle reste seule avec sa mère, tellement pleine de chagrin qu’elle n’a plus de larmes. La comtesse Isabeau de Montagu, est obsédée par l’idée de garder sa dernière fille en vie. Elle veut tester sur elle une technique controversée et dangereuse et fait appel au docteur Rouvray, qu’elle espère ouvert à cette pratique nouvelle.
Lors de cette visite, Esmée et Ange se rencontrent. Et tombent amoureux.
Mais comment une histoire est-elle possible entre ces deux êtres que tout sépare ?

BD/manga·roman jeunesse·Service Presse

Chance et Celcius, tome 1. Un petit frère venu de l’enfer ! (2021)

Auteurs : Maxime Fontaine et Sophie Noël

Illustratrice : Yllya

Editeur : GulfStream

Collection : Romanga

Pages : 96

A paraître le 19 août 2021

Chance est une jeune fille dotée d’un pouvoir qui lui donne de la chance de réussir dans tout ce qu’elle entreprend. Généreuse, elle utilise son pouvoir pour venir en aide aux autres ou pour s’investir dans une cause qui lui tient à cœur. Dans ce premier volume introductif, elle a la surprise de découvrir que son père, chez qui elle vit une semaine sur deux, a une nouvelle amoureuse qui s’est installée chez eux avec un petit frère. Celsius est lui aussi doté de pouvoirs. Né diablotin, il en a tous les attributs, de la pointe des cornes à la fourche de la queue. Son corps dégage une chaleur infernale qu’il utilise pour s’amuser en taquinant les autres. Pas facile pour les deux enfants de s’entendre avec des caractères si différents. Quand la situation dégénère, Chance et Celsius trouveront ils le moyen de s’entendre?

Les éditions Gulfstream lance une collection romanga, une série de livres pour jeunes lecteurs qui utilise le format bande dessinée pour illustrer le texte. Le format fonctionne bien et l’histoire a tous les attraits nécessaires pour séduire le public cible (dès l’acquisition d’une lecture fluide jusque 9/10 ans). Avec mes filles (douze ans), nous avons apprécié la typographie dynamique qui fait ressortir les onomatopées et les émotions. L’histoire est drôle et ne manque pas de rythme, les illustrations sont pleines de charme dans un style légèrement japonisant. Les personnages sont intéressants, des élèves aux professeurs, on retrouve tout un panel de créatures fantastiques. C’est frais, drôle et gentil. On apprécie aussi le petit message « protection de la nature » qui entoure les actions bienveillantes de Chance.

Je remercie les éditions GulfStream pour ce partenariat.

Chance, une super-héroïne en herbe, ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de ce petit frère aux drôles de pouvoirs. Il n’a pas seulement des cornes et une queue fourchue : son caractère malicieux en fait un véritable petit diable… Le père de la jeune fille insiste : elle doit faire un effort, Celsius fait désormais partie de la famille. Lorsque, à l’école, le diablotin multiplie les farces, c’en est trop pour Chance : elle doit intervenir avant qu’une catastrophe arrive !

roman ado·roman young adult·Service Presse

L’agence Lovecraft, tome 1. Le mal par le mal ! (2021)

Auteur : Jean-Luc Marcastel

Illustrations : VADERETRO

Editeur : Gulf Stream

Pages : 192

A paraître le 09 septembre 2021

Ryan, Marie et Sergueï sont des (pré)adolescents qui apparaissent très rapidement dotés de capacités surprenantes, héritages de monstres qui s’éveillent après des millénaires. Alors qu’ils ont grandi dans des pays différents, sur des continents différents, ces trois jeunes, que rien ne prédestinés à se rencontrer, se retrouvent à bord d’un même vaisseau sous-marin. Là, ils découvrent qu’une organisation ultra-secrète, l’Agence Lovecraft a besoin d’eux pour sauver l’humanité d’une menace profondément endormie depuis la nuit des temps, bien avant que l’homme naisse sur Terre. Les trois héros semblent être la clef pour sauver le monde.

Premier volet d’une série d’aventures fantastiques à l’ambiance steampunk, Le mal par le mal ! nous plonge dans un récit hommage à l’univers horrifique de Lovecraft : le roman s’imprègne de l’œuvre dont il se nourrit pour donner vie à un monde dans lequel des monstres aussi puissants qu’ils sont difficilement imaginables, tentent de prendre possession de la Terre. Les nombreux véhicules sous-marins font, eux, références à Jules Verne dont les connaissances scientifiques s’accordent avec celles de Lovecraft bien qu’elles pourraient s’en éloigner de par leur authenticité et leur encrage dans une réalité plus tangible.

Pourtant, l’auteur utilise leurs œuvres en les plaçant dans une nouvelle réalité dans laquelle leur travail s’inspirerait de la notre. C’est brillant! L’écriture est fluide et les mots résonnent agréablement. J’ai d’ailleurs lu une bonne partie du texte à voix haute pour en apprécier un peu plus l’expérience immersive qui nous entraîne dans un monde fantastique de par son récit dynamique et l’absence de temps morts.

De L’Appel de Cthulhu à Dagon en passant par Le Cauchemar d’Innsmouth, les fans ne manqueront pas les nombreux clins d’œil. Pour autant, l’écriture de Jean-Luc Marcastel séduira plus facilement les jeunes lecteurs en leur permettant de découvrir un auteur de génie qui en a inspiré tant d’autres. Il est d’autant plus intéressant de lire la génèse de l’ouvrage pour comprendre la place que cet univers a eu dans la vie de l’auteur et l’hommage qu’il a souhaité lui rendre. Bien que situé à la fin du roman, j’aurais envie d’en conseiller la lecture avant de s’attaquer au récit.

Enfin, je ne pourrais pas parler de ce roman sans parler du superbe travail du studio VADERETRO qui a su donner vie au roman en lui donnant une couverture incroyable. J’avais adoré leur travail sur la série SteamSailors (et tome 2), je suis définitivement séduite et j’ai hâte de retrouver d’autres de leurs créations. Entre le choix des couleurs et l’effet relief, l’illustration donne un aperçu de le noirceur du monde dans lequel les héros évoluent.

Je remercie les éditions GulfStream de m’avoir fait confiance pour ce partenariat et l’envoi en avant première de ce roman que je vous recommande fortement.

Age conseillé: 13 ans .

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En des temps immémoriaux, d’effroyables formes de vie dominaient le monde. En sommeil lorsque l’espère humaine est apparue sur Terre, elles n’attendent que l’alignement de certaines étoiles pour régner à nouveau…

Ryan, Marie et Sergueï ne se connaissent pas. Ils ont pourtant un point commun : ils sont dotés de pouvoirs effrayants convoités par de mystérieux individus. Pour leur échapper, les trois adolescents acceptent l’aide d’une jeune fille qui travaille pour une obscure organisation : l’Agence Lovecraft. Dans la guerre secrète que ses membres livrent contre un ennemi implacable et ses adorateurs, Ryan, Marie et Sergueï pourraient bien être les éléments décisifs qui feront pencher la balance… mais de quel côté?

Première lecture·Service Presse

Ours et Nour (2021)

Auteure: Béatrice Serre

Illustrateur: Florian Pigé

Editeur: Voce Verso

Collection: Première lecture – GINKO

Pages: 24

Ours vit dans la forêt. Il la connait par cœur et aime écouter le murmure du vent qui fait bruisser les feuilles des arbres et celui de la rivière qui l’apaise et l’aide à s’endormir. Mais Ours se sent bien seul. Quand Nour pénètre dans la forêt, elle fuit les dangers du monde, le cœur lourdement chargé d’un sentiment de solitude. Elle se laisse bercer par tous ces murmures qui lui chatouillent les vibrisses. Leur rencontre vient rompre leur solitude.

Ours et Nour est une très jolie histoire pour les jeunes lecteurs. Véritable hymne à l’amitié, le récit de Béatrice Serre parle de solitude et d’amitié entre deux êtres que tout oppose. Les illustrations aux couleurs pastelles de Florian Pigé viennent amplifier la poésie du texte. L’ensemble est aussi doux qu’un bonbon, plein de tendresse et d’émotions.

Je remercie les éditions Voce Verso pour l’envoi de ce titre poétique.

Dans la forêt immense, Ours est chez lui. Il connaît tous les bruits, tous les arbres, tous les coins calmes. Dans la forêt immense, Nour a envie de se reposer. Mais elle ne connaît que les bruits de poursuite, la faim et la fuite. Aujourd’hui, dans la forêt immense, tout le monde retient son souffle ; quelque chose va arriver!

album·Service Presse

A dos de loup (2021)

Morgane Bellec, Voce Verso, 2020. 40 pages

Dans une chambre sombre, une enfant semble réticente à laisser son père partir. Dès que la porte se referme, son regard apparaît rempli de peur. Au mur, un affiche représente un grand loup et l’on sent le regard de l’enfant attiré par la crainte tangible de le voir quitter son décor de papier. Pourtant, lorsque un loup gigantesque apparait au milieu de sa chambre, elle s’accroche à la main tendue de l’enfant qui l’accompagne pour grimper sur le dos de l’animal. S’en suit un voyage onirique fait d’animaux gigantesques. La peur se transforme peu à peu en bonheur.

A dos de loup est un bel album sans texte à découvrir avec l’enfant avant d’aller se coucher pour dédramatiser l’instant où il faudra faire un dernier bisou et aller au lit. Le récit est très visuel et offre un regard optimiste sur la nuit et l’obscurité souvent synonymes de terreurs pour les touts petits. Ici l’enfant prend son courage à deux mains pour affronter ses peurs et devient acteur de sa victoire!

Je remercie les éditions Voce Verso pour ce service presse qui fut une jolie découverte.

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Par la porte ouverte de la nuit, deux enfants s’évadent à dos de loup et découvrent l’incroyable monde des rêves.

ebook·roman·Service Presse

L’Ordre de Prométhée, tome 1. Chronique (2020)

Auteure: F. Ropars C.

Editeur: Librinova

Pages: 270

format ebook

A la suite d’un accident, Athénaïs se réveille avec les souvenirs de vies antérieures. Accompagnée par sa grand-mère avec qui elle a un lien fort, elle se retrouve avec une nouvelle vie qui se dessine. En plus des souvenirs, la jeune femme se voit doter de pouvoirs et retrouve des connaissances de passés. Amitiés et amour viennent remplir le vide de son existence, au même titre que des ennemis dissimulés dans l’ombre. Rapidement, l’histoire se met en place avec ses mystères et ses dangers.

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteure pour sa proposition de découvrir son livre et sa confiance. J’ai été conquise par l’ambiance générale et les nombreuses idées qui se dégagent de l’histoire. Même si l’écriture n’est pas toujours égale, le rythme est intense et ne laisse pas de temps mort. Les évènements sont multiples et se mettent en place rapidement ne laissant pas de place à l’ennui. Les souvenirs du passé ressurgissent ponctuellement et on sent une trame historique se mettre en place en toile de fond d’une intrigue plus contemporaine dans laquelle la société est au cœur d’un équilibre instable et fragile qui semble pouvoir se rompre très facilement. Le(s) volume(s) suivant(s) nous en dira(ont) probablement d’avantage car il ne s’agit que d’un premier volume qui pose les bases d’un univers médiéval-fantastique et met en place les personnages et organisations desquelles ils dépendent.

En un peu moins de trois cents pages, F. Ropars C. apporte énormément d’informations qui manquent parfois de détails, et de profondeurs. Les relations entre les personnages se mettent en place parfois trop rapidement pour que l’on est eu le temps d’en saisir l’émotion. Il m’a manqué peut-être d’avantage de souvenirs pour justifier l’attachement d’Athénaïs avec son amant ou ses amis proches. Cela fragilise un peu le récit mais ne le rend pas pour autant inintéressant ; on sent déjà dans l’écriture que l’auteure a encore beaucoup à offrir et je suis curieuse de découvrir ce que la suite nous réserve. L’ambiance ésotérique et les mystères qui planent autour des protagonistes sont des éléments majeurs qui font la force du récit. J’ai également apprécié la romance en toile de fond qui apporte juste ce qu’il faut de douceur et de romantisme sans étouffer l’histoire.

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De la violence des champs de bataille du Moyen Âge, aux fêtes somptueuses d’une élite Vénitienne membre d’une société secrète, jusqu’au château hanté d’Écosse et aux landes mystérieuses de Bretagne, le lecteur sera entraîné dans les aventures d’une héroïne à la forte personnalité retrouvant son amour perdu. Ces amants romantiques, seront pris dans le flot de l’Histoire, des intrigues et des intérêts de sociétés secrètes se vouant une lutte sans merci depuis la nuit des temps. De l’ésotérisme, des rebondissements, une alchimie des atmosphères se mêlant à la complexité psychologique des personnages et de l’intrigue, un soupçon d’humour, feront vivre au lecteur une incursion dans un univers fantastique et médiéval haletant.