challenge·roman

Jane Eyre (illustré)

Auteure: Charlotte Brontë

Traducteur: Dominique Jean

Illustratrice:  Nathalie Novi

Editeur: Tibert

Pages: 569

 

Je peux dire que je n’ai que trop tardé avant de lire Jane Eyre car j’ai toujours été convaincue que j’aimerais l’histoire de cette jeune fille. Le problème des classiques c’est qu’on en a souvent des a priori à cause des années collège et/ou lycée qui ne nous ont pas aidé à les apprécier. La sortie d’une version illustrée par Nathalie Novi chez Tibert Edition m’a motivé et je dois dire que j’ai lu un roman absolument merveilleux qui m’a littéralement captivée d’un bout à l’autre.

Après avoir passée dix années auprès d’une tante acariâtre et de ses cousins, Jane est envoyée à Lowood, un pensionnat pour jeunes filles. Si les premiers mois sont très difficiles en raison de l’insalubrité des lieux et des privations abusives, Jane y découvre l’amitié et l’importance de l’éducation. Après un hiver particulièrement rigoureux et une épidémie de typhus qui causera la mort de nombreuses pensionnaires, la gestion de Lowood va changer et la vie s’en verra nettement améliorée. Jane y restera huit ans dont deux en tant qu’enseignantes avant de chercher à bouger et à améliorer ses conditions de vie. Elle arrive alors à Thornfield-Hall, propriété de M. Rochester, en tant que gouvernante d’Adèle, sa pupille. Sa rencontre avec le ténébreux Rochester va bouleverser sa vie à jamais…

Jane Eyre est le premier roman publié de Charlotte Brontë, roman écrit à la première personne du singulier et qui se présente comme l’autobiographie de son héroïne mais qui s’inspire fortement de sa vie et de ses expériences ce qui rend sans aucun doute si poignant son récit, ses personnages et les émotions si réalistes. Le texte est d’une richesse incroyable tant d’un point de vue linguistique que dans les informations qu’il apporte sur l’époque et la société, la condition de la femme, le peu de place qui lui est laissé et le peu de professions auxquelles elle peut prétendre. Les chapitres se suivent et s’achèvent de façon à nous pousser à en lire la suite. Le personnage de Jane Eyre est captivant, elle est une jeune femme au caractère fort, intelligente, directe, passionnée. Son amour pour Edward Rochester est certes inconvenant aux yeux de la société mais tellement sincère. Celui-ci est par ailleurs un personnage vraiment intéressant. Auréolé de mystères, il apparaît froid, presque brutal et pourtant si sensible, si aimant, si éloigné du prince charmant mais si humain dans son amour pour Jane, dans sa douleur.

Le travail éditorial est de toute beauté entre la tranche tissée, les pages cousues, le décor en bord de pages et les nombreux croquis qui ouvrent les chapitres et viennent en illustrer d’autres et les quelques vingt-cinq illustrations couleurs pleine page de Nathalie Novi. C’est un magnifique livre-objet fait pour durer.

Une enfance chaotique, le pensionnat et ses humiliations, la mort d’une douce amie,  Jane aura connu des moments très difficiles avant de rencontrer celui qui pourrait faire battre son cœur, le beau, emporté et loyal Mr Rochester. Peu de choses leurs seront épargnées mais la volonté de Jane est telle que les obstacles seront surmontés. Là aussi, un des couples de légendes des lettres anglaises.

CHALLENGE PAVE 2020

challenge·roman

Le Paris des merveilles – L’intégrale

 

Auteur: Pierre Pevel

Illustrateur: Xavier Collette

Éditeur: Bragelonne

Pages: 830

 

Bienvenue dans Le Paris des merveilles, un Paris assez semblable à celui que l’on connait à ceci près qu’on y croise des êtres surnaturels tels que les mages, les fées, des gnomes ou autres dragons. Pierre Pevel nous entraîne dans un univers de fantasy dans trois aventures menées tambour battant par un duo/couple haut en couleurs: le mage Louis Denizart Hippolyte Griffont et l’enchanteresse Isabel de Saint-Gil. La narration ne souffre d’aucun temps mort et le texte se compose d’une bonne dose d’aventures, d’un brin de romance arrosé d’un soupçon d’humour qui apportent beaucoup à ce Paris aussi merveilleux que je l’espérais.

Dans la première histoire, Griffont se retrouve mêlé à une série de meurtre alors qu’il enquête sur des objets enchantés. Dans la deuxième, il est une fois de plus question d’une affaire meurtres qui permet de revenir à une autre époque, la Régence, et de découvrir notamment comment Griffont et Isabel se sont rencontrés. Enfin la troisième et dernière aventure se déroule dans un climat de tensions électorales durant laquelle Griffont devra enquêter pour innocenter un ami et découvrir qui se cache derrière toute cette affaire.

L’histoire prend place dans le Paris de 1909, l’auteur reprend de grandes lignes historiques de la ville et les assaisonne d’éléments fantastiques qui apportent juste ce qu’il faut pour pimenter des intrigues assez convenues. Le résultat est très satisfaisant, à tel point que la fin m’a laissé sur un petit sentiment de perte; j’aurais aimé passé encore un peu de temps avec les différents personnages.

Paris, début du XXe siècle. À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des Merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien… Bienvenue dans le Paris des Merveilles.

 

Challenge PAVES 2020

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Harry Potter et la Coupe de Feu – version illustrée

Harry Potter and the Goblet of Fire

Auteure: J.K. Rowling

Illustrateur: Jim Kay

Traducteur: Jean-François Ménard

Editeur: Gallimard Jeunesse

Pages: 464

La sortie d’un nouveau tome de Harry Potter illustré par Jim Kay est toujours l’occasion de se retrouver autour d’un livre que l’on est persuadés d’aimer avant même de l’avoir ouvert. Car la saga créée par J.K. Rowling fait partie intégrante d’une culture populaire et de la vie de tous les lecteurs, petits et grands; c’est un peu un livre-doudou, un livre rassurant qui permet de passer un bon moment ensemble, autour de la lecture bien sûr mais aussi autour de discussions passionnantes et toujours très riches. La Coupe de Feu reste le volume charnière de la saga, celui qui nous fait basculer de l’enfance vers l’âge adulte. A partir de là, les aventures de Harry, Ron et Hermione prennent un virage serré et deviennent plus sombres, plus matures et plus riches émotionnellement. Et pourtant les lecteurs de tout âge savent en apprécier la série dans son entier.

Après quatre tomes illustrés, je suis toujours aussi admirative de la façon dont Jim Kay a su s’approprier l’univers de Rowling sans se laisser influencer par celui des films. Les personnages prennent un visage très différent et sont tellement à l’image des descriptions qu’en fait l’auteure qu’on les reconnait immédiatement. J’émets quand même quelques réserves sur le personnage de Cédric Diggory qui est loin d’être aussi séduisant que le laisse penser le texte. De même les paysages, décors, et autres éléments propres à l’univers ont une réelle identité et nous emmènent littéralement dans le monde magique de Harry Potter. Certains chapitre sont hélas un peu vides, l’illustrateur ayant fait le choix de valoriser les chapitres les plus importants. Mais cela ne gâche en rien le plaisir éprouvé à tourner les pages et à s’extasier sur les illustrations pleines pages, double-pages ou celles qui viennent habiller le texte, souligner une scène, un passage.

En ce qui concerne l’édition française, j’avoue être un peu déçue car il y a des soucis avec le texte dont certains mots sont raccourcis d’une lettre, d’autres sont collés ensembles… Alors certes cela arrive et ce n’est pas très grave en soi mais quand j’achète un livre à 45€, j’estime être en droit d’en avoir pour mon argent et donc d’avoir un livre irréprochable.

Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année à Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée: la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit… Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.

roman

Agatha Raisin enquête, tome 17. Cache-cache à l’hôtel

Agatha Raisin, book 17. Love, Lies and Liquor

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Esther Ménévis

Editeur: Albin Michel

format ebook (324 pages)

Disons le tout de suite, arrivé au dix-septième volume, les aventures d’Agatha Raisin tournent en rond et manquent clairement d’originalité. Si ce n’était pour son héroïne, j’aurais abandonné cette série depuis quelques volumes. Mais force m’est de constater que je passe toujours un moment agréable avec notre quinqua détective égoïste, naïve et d’une grossièreté sans limite. La personnalité d’Agatha en fait une héroïne atypique presque comique tant elle est naïve et manque de discernement dès qu’il est question des hommes; ainsi elle est capable d’accepter une invitation à dîner avec un parfait inconnu alors qu’elle a reçu une lettres de menace quelques minutes plut tôt… Ces pires défauts sont pourtant la force de ce personnage auquel on ne peut que s’attacher même si parfois on aimerait la secouer un peu.

Dans ce Cache-cache à l’hôtel, James Lacey fait son grand retour pour nous montrer qu’il n’a pas changé et qu’Agatha se porte bien mieux sans lui. Et par chance, elle semble enfin s’en rendre compte; si elle le suit aveuglément au début du récit, elle finit par l’envoyer promener et par ouvrir les yeux sur leur relation qui n’est belle que dans son imagination débordante. Ce qui est plus triste est de découvrir que Charles est un mufle également et que ses petits défauts amusants ne suffisent plus à le rendre sympathique quand il abandonne Agatha pour aller s’amuser avec de vieux amis. L’intrigue se joue presque en huit clos et c’est le village de Carlesy qui débarque dans ce que l’on peut considérer comme le pire hôtel qui soit. Mrs Bloxby, la femme du pasteur et amie d’Agatha s’invite dans l’enquête et apporte un regard objectif et perspicace sur l’entourage des victimes. Harry et Patrick, membres de l’agence de détective d’Agatha, viennent aussi apporter un peu d’intelligence et de clairvoyance rafraîchissantes.

Entre son agence de détective qui tourne au ralenti et les réunions des dames de Carsely, Agatha s’ennuie. Aussi est-elle enchantée lorsque son ex-mari James Lacey l’invite pour des vacances mais – horreur ! – sa conception d’un séjour idyllique est le petit hôtel décrépi de Burryhill-on-Sea où, enfant, il passait ses étés. Et tout va de mal en pis : quand un autre client de l’hôtel est assassiné, Agatha est la principale suspecte et se voit obligée de résoudre l’affaire depuis sa cellule de prison !

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Beethoven et la fille aux cheveux bleus

Beethoven e la ragazza coi capelli blu

Auteur: Matthieu Mantanus

Traducteur: Marc Lesage

Editeur: l’école des loisirs

Collection: Medium +

Pages: 205

 

Beethoven et la fille aux cheveux bleus est un récit assez surprenant par bien des aspects. Alors que la quatrième de couverture laisse penser qu’il s’agit d’une romance dans le monde de la musique, on se rend bien vite compte que l’histoire d’amour n’est pas celle qu’on espérait voir naître sous nos yeux mais plutôt une histoire d’amour entre une jeune femme et la musique. En effet Anna, qui intègre le groupe Red Heaven en tant que bassiste, est aussi contrebassiste dans un orchestre symphonique et aime aller au bout des choses. Aussi quand elle aime un morceau de musique, elle se documente au maximum sur son compositeur, son histoire, l’écriture de la musique, son interprétation, sa lecture et sa décomposition. Elle commence à laisser parler sa passion un peu par hasard, comme pour meubler le silence, ou pour entrer en communication avec Mark Rochester, le chanteur et leader du groupe. Lorsque celui-ci se prend au jeu, le hasard devient un rituel qui va les unir durant les temps calmes de leur semaine de travail en Italie… peu à peu Mark s’ouvre à la musique classique et se laisse charmer par le récit d’Anne et par la jeune fille…

L’histoire de la musique est vraiment intéressante et on ressent toute la passion de l’auteur, lui-même musicien, pour son sujet. Si l’écriture n’est pas désagréable, elle n’en reste pas moins très didactique; si j’ai trouvé l’héroïne très rafraîchissante et ses discussions enrichissantes, je trouve que les chapitres s’enchaînent sans trop de lien entre eux et manquent du dynamisme attendu dans un roman. Au final le récit se rapproche plus de l’essai. Par ailleurs, si j’ai trouvé les deux personnages convaincants, je les trouve un peu trop âgés pour un roman adolescent. Leur mode de vie et leur centre d’intérêt me paraissent assez éloignés des ados et je ne suis pas convaincue qu’ils s’y retrouvent. Mais en ce qui me concerne, j’ai passé un très bon moment de lecture.

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Mark Rochester, le chanteur de Red Heaven, enregistre son prochain album dans une ferme de la campagne toscane, avec une nouvelle bassiste dans le groupe : Anna. Bientôt, il apprend que la jeune femme est également contrebassiste dans un orchestre classique, et, durant les temps morts de l’enregistrement, elle lui raconte la grande et la petite histoire de cette musique jugée plus noble que le rock, telle une Shéhérazade moderne. Mark comprend alors que la musique forme un tout, une continuité, mais surtout il tombe amoureux d’Anna. Des sentiments qui sont – peut-être – réciproques.

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Agatha Raisin enquête, tome 16. Jamais deux sans trois

Agatha Raisin, book 16. The Perfect Paragon

 

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Béatrice Taupeau

Editeur: Albin Michel

format ebook (306 pages)

 

Alors que la boutique tourne au ralenti, Agatha sent poindre le troisième âge. Entre rhumatisme et ennuie, elle fait la triste constat de sa solitude extrême. Alors que la déprime la guette et qu’elle doute de bien fondé de son entreprise de détective privé, elle relance sa boutique en acceptant des recherches d’animaux, d’adolescents et la filature d’une épouse suspectée d’adultère par un mari jaloux et violent. Après avoir reconstitué une équipe de choc, dont un jeune homme très prometteur, voilà qu’elle découvre le corps sans vie d’une jeune fille disparue. Lorsque le corps du mari jaloux est retrouvé peu de temps après, Agatha ne veut pas croire à des crimes isolés. Lorsqu’une troisième victime vient faire le lien entre les deux premières, elle est certaine que ces meurtres sont liés.

Seizième volet des enquêtes d’Agatha Raisin, la quinqua au franc parlé qui met toujours son nez là où rode le danger. Si Agatha n’est pas au top de sa forme, on ne peut pas dire que l’intrigue n’est pas intéressante. Rondement menée par une équipe de détectives amateurs perspicaces aux personnalités divers et originales, l’enquête laisse peu de place aux fioritures. Agatha a moins de temps pour ses amis, elle se maintient occupée mais éviter de se sentir seule. Toujours aussi naïve et espérant que le grand amour va venir frapper à sa porte, elle se fait de nouveau séduire avant de finir blessée et déçue, mais elle peut compter sur l’amitié sincère de Charles, Roy et Mrs Bloxby. Mais pourront-ils la protéger d’elle-même et de la surprise qui l’attend à la dernière page? La suite nous le dira…

Lasse de courir après des chats et des chiens égarés, Agatha accepte la sollicitation d’un certain Robert Smedley : cet homme fortuné est persuadé que son épouse le trompe. Rien de plus tentant pour notre extravagante Agatha que de coincer la jeune, jolie et très dévote Mrs Smedley, un peu trop parfaite pour être honnête. Mais c’était compter sans une autre affaire de disparition qui lui tombe sur le coin du nez. Jamais deux sans trois ?

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Agatha Raisin enquête, tome 15. Bal Fatal

Agatha Raisin, book 15. Deadly Dance

 

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Esther Ménévis

Editeur: Albin Michel

format ebook (324 pages)

 

Ca y est! Agatha s’est décidée à ouvrir son agence de Détective Privée. Entre les recherches de chats perdus et les maris infidèles, c’est un peu le calme. Pourtant, lorsqu’une future mariée reçoit une lettre de menaces, Agatha est engagée par la mère de la jeune fille pour mener l’enquête et découvrir qui en veut à sa vie. En parallèle, Agatha a une nouvelle voisine, Emma, sexagénaire qui semble intelligente et efficace et qu’elle engage comme secrétaire pour son agence avant de lui confier quelques missions. Pourtant, c’est bientôt la vie d’Agatha qui est en danger et cela sème le doute et la confusion.

Tentative d’empoisonnement, infraction, cadavres, jalousie, agression physique et voyages sont au cœur de cette quinzième intrigue. Si la première moitié m’a semblé assez molle et donc pénible à lire, j’ai retrouvé un regain d’intérêt dans la seconde moitié, plus rythmée et dynamique. La présence de Charles, de Roy et bien entendu de Mrs Bloxby est un élément non négligeable à la réussite d’un roman d’Agatha Raisin, ils apportent avec eux un peu d’Agatha, dont les différentes facettes me désarçonnent parfois. Bien qu’intelligente, elle manque parfois de discernement et peut se montrer d’une naïveté extrême qui apporte un peu de douceur dans ce personnage à l’apparence revêche. Il était original que le nouvel occupant de l’ancienne maison de James Lacey soit une femme, mais au final voisine ou voisin, les liens avec Agatha sont toujours compliqués et tous ces personnages ne font que passer dans sa vie, comme un courant d’air plus ou moins agréable, l’auteure semblant chercher comment remplacer James…

Un quinzième volume agréable, qui sans être le meilleur de la série, reste une lecture plaisir idéale pour passer un bon moment de détente.

Calme plat dans les Cotswolds : pas un meurtre à la ronde pour notre détective préférée, Agatha ! Lorsqu’une riche divorcée lui demande d’élucider les menaces de mort dont sa fille Cassandra est victime, Agatha saute sur la proposition. Enfin une grosse affaire et sûrement un sacré coup de pub ! Elle ne croit pas si bien dire : lors d’un bal en l’honneur des fiançailles de Cassandra, elle déclenche une émeute en déjouant un assassinat… dont elle risque bien d’être la prochaine cible.

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Chroniques de Pemberley

 

Auteure: Marie-Laure Sébire

Editeur: Chiado

format ebook (555 pages)

 

 

Il y avait longtemps que je ne m’étais pas plongée dans une lecture s’inspirant de Jane Austen et c’est avec plaisir que j’ai découvert ces Chroniques de Pemberley. Faisant suite directe au roman Orgueil & Préjugés, ce roman s’étale sur trente années et prend place principalement à Pemberley qui est au cœur du récit. Témoin du temps qui passe, il est le lieu de vie de plusieurs générations de Darcy, qui tous partagent un amour profond pour ces lieux dans lesquels ils ont tant de souvenirs à partager.

C’est une lecture agréable et qui mérite d’être lu. J’ai apprécié retrouver Elizabeth et Mr Darcy qui forment un couple charmant et dont les débuts m’ont paru tout à fait crédibles dans leurs conflits, leur attentes et leurs ententes, mais aussi dans leurs position et relations avec la bonne société anglaise. Mon grand regret dans cette première partie est le peu de place donnée aux autres personnages du roman d’origine; j’aurais aimé retrouver Mr Bennet et son humour délectable ou encore les Gardiner qui jouent un rôle important à la fin d’O&P et qui semblaient avoir noués des liens particuliers avec Mr Darcy. Même les sœurs de Lizzy ne sont finalement pas très présentes alors qu’il parait difficile d’imaginer Lizzy et Jane séparées plus que quelques semaines. Mais cela peut se comprendre par le fait que le véritable personnage principal du roman est Pemberley en lui-même et que la famille Bennet n’y a pas vraiment sa place. Nous assistons à nombres d’événements tels que naissances, mariages mais aussi deuils et l’auteure parvient à décrire de jolis moments émotionnellement forts.

Le gros point faible est la longue durée sur laquelle se déroule l’histoire. Trente longues années qui poussent forcément à placer sur le devant de nouveaux personnages, les enfants de Mr et Mme Darcy. Cependant retranscrire une si longue période en un seul roman ne laisse que peu de place pour développer les personnalités des personnages et je n’ai pour ma part pas sû m’attacher à cette fratrie. Je ne parle pas de leurs cousins que l’on ne fait que croiser et qui sont si nombreux qu’il n’est pas toujours facile de se souvenir qui est qui…

Enfin je terminerai pas un avis sur l’écriture. C’est peut-être un soucis lié à la version numérique mais j’ai relevé de nombreux problèmes de ponctuations qui posent soucis à la lecture, cassent le rythme; des erreurs de personnages aussi me semble-t-il… Mais ce n’est qu’un détail et ne remet pas en question la qualité de l’histoire. Il y a des passages intéressants, d’autres moins (je n’ai pas du tout aimé la tournure que prend l’histoire de Jane et Mr Bingley) mais ce sont des choix qui se respectent. Bravo à l’auteure pour l’originalité de son histoire et d’avoir su la rendre crédible sur bien des aspects.

En refermant le livre ou quand se termine le film « Orgueil et Préjugés » on se demande : « Et après ? » Jane Austen laissa en germe mille conflits, mille aventures dans une Angleterre en pleine mutation et dans un monde où les distances s’amenuisent au fil des années. Tout en respectant les personnages magistralement décrits par la grande dame de la littérature anglaise et même si vous n’avez pas lu son livre, l’auteur vous emmènera à Pemberley, la merveilleuse maison des Darcy où naquit une histoire d’amour qui passionna des générations. Vous verrez comment les difficultés mal enfouies se surmontent… ou non et comment les membres des générations futures seront tantôt acteurs de cette nouvelle ère qui s’ouvre à eux, tantôt victimes d’une société qui voit menacé son mode de vie ancestral.

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Agatha Raisin enquête, tome 14. Gare aux fantômes

Agatha Raisin, book 14. The Haunted House

 

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Clarisse Laurent

Éditeur: Albin Michel

format ebook (342 pages)

 

Bien que n’ayant pas pris le temps de faire un billet depuis le septième volume, j’ai continué ma découverte de la saga Agatha Raisin. De qualité inégale, on a parfois le droit à un volume qui sort un peu du lot. Gare aux Fantômes fait parti de cette catégorie et vient relancer mon intérêt pour cette série.

J’ai particulièrement apprécié le début de l’intrigue qui, pour une fois, est une chasse au fantôme et non un meurtre. Alors que l’enquête semble vouée à l’échec, la propriétaire de la maison est retrouvée morte et relance l’intérêt d’Agatha, qui sera cette fois-ci secondée de son nouveau voisin, Paul. Intérêt qui les rapproche et les éloigne en même temps. On retrouve une Agatha séductrice qui tente de se convaincre que ses efforts vestimentaires n’ont rien à voir avec son charmant voisin; une Agatha maladroite et naïve, drôle, forte et pourtant fragile mais déterminée. Mais c’est surtout le retour de son ami Charles, qui se faisait plus rare sur les derniers volumes, qui vient ranimer la flamme. Il est vraiment, à mon sens, le personnage masculin le plus intéressant de cette série. Terriblement séducteur et coquin, il ne cache pas ses défauts qui le rendent tellement plus humain que tous ces hommes qu’Agatha idéalise. Son amitié pour elle est réelle et il se met (les met) parfois dans des situations cocasses pour lui éviter, du moins tenter de lui éviter, d’être blessée. Le duo Agatha/Charles est drôle et mérite d’être exploité d’avantage.

Gare aux Fantômes ne marquera pas les mémoires pour son histoire ou la qualité de l’enquête, comme toujours l’assassin se devine facilement, ses motifs sont par contre toujours moins évidents, car ce n’est pas ce qui fait la force de cette série. Si j’aime Agatha Raisin c’est pour l’humour et l’ambiance so british,  les quelques personnages récurrents qui sont devenus une véritable famille pour Agatha et pour la légèreté des textes, idéale pour tuer le temps pendant que j’attends les enfants à un cour de musique, de sport ou une rendez-vous médical.

Croyez-vous aux fantômes? Mrs Witherspoon, une vieille mégère détestée de ses voisins et de ses propres enfants, se plaint de visites spectrales. Chuchotements, bruits de pas, brouillard suspect… sa maison serait hantée! Les blagues vont bon train au village : mensonges ou hallucinations? Lorsque la vieille dame meurt dans des circonstances suspectes, plus personne ne rit : s’agit-il d’une farce qui a mal tourné ou d’un règlement de compte? Mrs. Whiterspoon avait-elle de féroces ennemis? Quels dangereux secrets abrite sa demeure? Agatha Raisin n’a plus l’âge de jouer aux fantômes mais bel et bien celui de traquer des meurtriers. Avec l’aide de son voisin, le charmant Paul Chatterton, elle compte bien démasquer ces « revenants » qui ont déjà fait beaucoup trop de mal.

ebook·roman

Agatha Raisin enquête, tome 7. A la claire fontaine

Agatha Raisin, book 7. The Wellspring of Death

 

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Françoise du Sorbier

Editeur: Albin Michel

Format ebook (288 pages)

 

Dans ce septième volume, Agatha est enfin de retour avec ses répliques acerbes et son franc parlé, son humour so-british et son indélicatesse légendaire. Et ça fait du bien!

Ancombe, une bourgade voisine, est au cœur de l’intrigue avec l’exploitation d’une source. Entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, la guerre semble déclarée. Aussi, lorsque Agatha découvre un corps dans la fontaine, elle n’hésite pas à accepter l’offre de Roy, son ami opportuniste, de faire la com pour la société d’exploitation de la source. Elle voit là l’occasion de s’infiltrer incognito et de commencer à enquêter l’air de rien. Toujours en froid avec James Lacey, elle commence son enquête seule, pendant qu’il mène la sienne de son côté. Bientôt rejointe par Charles, qui cherche à tromper son ennui, elle suscite sans s’en rendre compte la jalousie de James. Si la voir poursuivre son voisin a parfois été lassant, il est intéressant de voir que James peut être jaloux, même si son attitude continue d’être exécrable, injuste et blessante.

A la claire fontaine est un septième tome qui relève la série après quelques épisodes décevants. L’intrigue policière n’est pas forcément plus intéressante mais j’ai vraiment eu l’impression de retrouver l’Agatha des premiers tomes et l’humour caustique qui fait la force de cette saga.

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Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants  : s’enrichir ou renoncer à la paix  ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…