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La Sourcière (2021)

Auteure : Elise Fontenaille

Editeur : Rouergue

Pages : 112

Collection : epik

Sélection du Prix Vendredi 2021

L’histoire prend place dans une époque moyenâgeuse, au pays des volcans assoupis, l’Auvergne. Alors qu’une jeune fille, à peine sortie de l’enfance, meurt en couche, laissant son bébé au soin de Gallou la Brodeuse, le Saigneur Guillaume sème la terreur dans le pays. Cruel et sanguinaire, il prend ce qu’il veut par la force : les terres, la vie et surtout les femmes. Gallou le sait bien et décide se protéger l’enfant qu’elle appelle Garance, d’un monde trop souvent cruel.

Avec sa petite centaine de pages, La Sourcière est un récit qui prend la forme du conte de par ses animaux qui parlent, la magie omniprésente et sa construction narrative. La forme poétique du texte donne au récit l’allure d’une fable contée au coin du feu par un barde accompagné de ses musiciens. Le vielleux, joueur de vielle à roue, fait danser Garance et la Gitane pendant que la harpiste joue pour la nature, faisant frémir les feuilles des arbres par le vibrato de ses cordes. La musique rythme les pas de Garance, accompagnée de la Renarde, son âme jumelle avec qui elle partage la couleur du poil ; des pas qui l’entraîne vers son destin inéluctable : la rencontre et la confrontation au Saigneur.

Elise Fontenaille signe un titre, original dans son écriture, dans lequel l’oppression des femmes est au cœur d’un combat plus large mené par tous afin de protéger la nature et la vie. Si le message féministe domine, l’auteure utilise des figures féminines fortes et la magie comme éléments moteurs d’un mouvement qui vise à détrôner un tyran pour laisser plus de place aux libertés. La cruauté dénonce les violences faites aux femmes et les jugements hâtifs qui condamnent la jeunesse et la beauté.

***

Une nuit de lune rousse, au pays des volcans assoupis, Gallou la Brodeuse recueille une toute jeune fille sur le point d’accoucher. Au cœur de la forêt et au milieu des bêtes, elle enfantera Garance. Dans ce monde où la magie et la nature sont un rempart à la violence et l’ignorance, Garance deviendra la Sourcière. Admirée puis rejetée de tous à cause de ses étranges pouvoirs et de sa beauté époustouflante, la jeune fille va devenir la proie de celui que tout le monde craint : le Saigneur Guillaume… Mais comment lui échapper ? Comment résister à sa force et à son armée de Moines rouges ?

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Les enquêtes de Sherlock Holmes : L’aventure du ruban moucheté (1883/2009)

The Adventure of the Speckled Band

Auteur : Sir Arthur Conan Doyle

Traductrice : Blandine Longre

Illustratrice : Christel Espié

Editeur : Sarbacane

Collection : Les grands classiques illustrés

Pages : 62

Après un travail en anglais sur le genre « Crime and Mystery Fiction », Gabrielle s’est lancée dans la découverte des classiques du genre. Si elle a apprécié And Then There Were None d’Agatha Christie, c’est définitivement le grand Sherlock Holmes de Conan Doyle qui a su la séduire par sa personnalité et son génie. Bien sûr, la série TV de 2010 avec Benedict Cumberbatch n’y est pas pour rien. Si pour ma part je ne pense pas lire toutes les nouvelles qu’elle dévore, je ne pouvais faire l’impasse sur cette version illustrée publiée dans une collection que j’affectionne tout particulièrement.

Dans L’aventure du ruban moucheté, l’enquête entraîne Holmes et son acolyte Watson à lever le voile sur une mort survenue deux ans auparavant. Les mystères advenus à cette époque semblent se produire à nouveau, poussant la jeune fille de la maison à venir chercher de l’aide. A peine arrivés sur les lieux, le célèbre détective se met à l’œuvre, accumulant les indices pour les associer et dénouer le nœud de l’énigme.

Racontée par le Dr Watson, cette histoire met en avant les talents d’observation et de déduction de Sherlock Holmes dont il prend plaisir à suivre le travail. Si l’histoire ne m’a pas semblée sortir du lot, c’est ici le travail d’illustratrice de Christel Espié qui illumine le récit. Son trait précis et son interprétation des personnages et des décors ainsi que le choix des couleurs viennent sublimer le texte. Bien qu’écrit à la fin du dix-neuvième siècle, le texte est accessible aux jeunes lecteurs qui découvriront ainsi un classique de la littérature dans un langage abordable. Par ailleurs la longueur très courte des chapitres et les nombreuses illustrations n’en faciliteront que d’avantage la lecture.

Une jeune femme affolée réveille à l’aube Sherlock Holmes et son ami Watson : sa sœur a péri dans des circonstances inexpliquées, tandis que son beau-père, homme brutal et coléreux, l’effraie de plus en plus… Le célèbre détective se rend aussitôt sur les lieux, où il devra faire appel à toute son intelligence pour dénouer les fils du mystère!

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La Ferme des Animaux (1945/2021)

Animal Farm

Auteur : George Orwell

Traducteur : Stéphane Labbe

Editeur : Le livre de poche jeunesse

Pages : 144

Cette année, l’œuvre de George Orwell est tombée dans le domaine public, laissant une grande liberté aux éditeurs et aux artistes de ressortir ces textes en les adaptant sous divers formats. Avant d’en découvrir les bandes dessinées, je voulais m’intéresser aux romans pour m’imprégner du texte d’origine pour mieux en apprécier la mise en images. J’ai choisi de commencer avec le célèbre La ferme des animaux dont je reviendrai très rapidement avec la présentation d’adaptations. Gabrielle ayant adoré ces bandes dessinées, je lui ai proposé la lecture à voix haute du roman qui lui a vraiment plu.

Alors qu’ils viennent de se débarrasser de leur maître, les animaux sont liés par les sept commandements qui placent chacun à égalité avec les autres espèces et positionne l’humain comme l’ennemi, l’indésirable duquel il faut se méfier en formant un corps uni. Pourtant, rapidement les cochons prennent la tête du mouvement ; formant l’élite, ils asservissent les autres animaux en leur promettant toujours une vie meilleure. Modifiant les commandements, manipulant les faits passés à leur avantage, ils instaurent un climat de peur et dénaturent les idéaux. Lorsqu’un dictateur sort du lot, il devient vite évident que les promesses d’une vie meilleure sont utopiques, que les objectifs sont inatteignables et ne servent que le nouveau maître des lieux.

Conte animalier, satyre politique, La ferme des animaux se veut une critique du régime stalinien et des états totalitaires en général. Car au travers de la révolution menée par les animaux de la ferme, Orwell revient bien sur la révolution russe, des promesses porteuses d’espoir d’un monde plus égalitaire et plus respectueux des hommes. Des idéaux portés par les cochons derrière lesquels il n’est pas si compliqué de retrouver les acteurs politiques qui portèrent le communisme à son paroxysme.

Roman le plus connu d’Orwell, avec 1984, La ferme des animaux peut tout aussi bien être lu par un enfant qu’un adulte de par le format de la fable animalière qui dénonce sur le ton de l’humour satyrique le pouvoirs et la cruauté exercés par des tyrans qui s’octroient tous les pouvoirs aux détriments d’un peuple soumis par la peur, la faim et le labeur. Publié pour la première fois en 1945, le succès est immédiat. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi le succès de ce court roman n’a pas diminué avec le temps, le sujet résonne encore trop souvent avec l’actualité.

L’avis d’Isabelle est à lire ICI.

A la Ferme du manoir, les animaux en ont assez d’être maltraités. Major l’ancien, leur doyen, leur a ouvert les yeux sur la tyrannie de l’homme. Il faut faire la révolution ! Une fois le fermier banni, les animaux décident de ne plus se laisser commander. Pour veiller à cela, sept règles sont édictées et rédigées par les cochons. La dernière est claire : tous les animaux sont égaux. Mais le temps passe et les commandements changent, un par un. Jusqu’à ce qu’on puisse lire : tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres.

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Un chant de Noël (1843)

A Christmas Carol

Auteur: Charles Dickens

Illustrateur: Roberto Innocenti

Traducteur: 

Editeur: Gallimard Jeunesse

Pages: 152

Grand classique de la littérature britannique, Un Chant de Noël est un conte écrit et publié pour la première fois en 1843. Probablement l’une de ses oeuvres les plus connues, celle qui a été la plus adaptée pour le cinéma, le théâtre ou encore les ballets, ce conte est encré dans la culture traditionnelle des célébrations de Noël.

Divisée en cinq couplets (chapitres), l’histoire est celle d’Ebenezer Scrooge, un homme froid, égoïste et détestable. Indifférent à ceux qui l’entourent, il ne connait son commis, Bob Cratchit que comme un homme qui travaille pour lui et à qui il verse un salaire. La veille de Noël, une apparition fantomatique lui apparait et lui annonce qu’il va recevoir la visite de trois fantômes. Ces esprits, représentant les Noëls Passés, Présent et Futurs, entrainent Scrooge dans l’observation de ce qu’il fut, ce qu’il est et ce qu’il sera. Véritable chemin de rédemption pour Scrooge, ces voyages dans le temps le pousse à regarder sa vie en face et à analyser son comportement. Pour le lecteur cela permet une meilleur compréhension du le personnage et pose la question des valeurs de Noël.  Loin de la folie consumériste de notre société moderne, le texte met en avant des valeurs humanistes qui font des fêtes de fin d’année un moment pour exprimer la générosité, le partage et l’altruisme.

Charles Dickens propose un conte fantomatique original qui met en avant les valeurs de Noël que sont la bonté et le partage. Au travers de la famille Cratchit, il dépeint l’amour et la chaleur du foyer qui font défaut à Scrooge, des valeurs essentielles à l’épanouissement et au bien être de chacun. D’un côté nous avons un homme au cœur dur comma la pierre qui entasse l’argent sans le dépenser ou en faire profiter les plus nécessiteux et de l’autre nous avons une famille chaleureuse qui déborde d’amour et de générosité. Cette balance met en avant l’importance de l’amour et de la famille.

Les illustrions de Roberto Innocenti dont le trait précis met en lumière la beauté du texte et des valeurs qu’il véhicule. Il saisit sur le papier les quartiers les moins aisés du Londres de l’époque victorienne et y insuffle la vie par la richesse des expressions que ses personnages portent sur leurs visages radieux. Le livre prend la forme d’un bel album illustré à partager en famille.

Dans les rues grouillantes et enneigées des faubourgs londoniens, le brouillard industriel s’épaissit. Ce soir c’est Noël, et le vieux Scrooge, patron impitoyable, avare et aigri, rumine sa colère. Demain sera chômé, quelle perte de temps et d’argent!
Mais alors que Scrooge rentre chez lui et se couche en maugréant, les Esprits de Noëls apparaissent pour réveiller avec terreur sa bonne conscience.

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Le supplice de la banane et autres histoires horribles

Horror

Auteure: Madlena Szeliga

Illustratrice: Emilia Dziubak

Traductrice: Cécile Bocianowski

Editeur: Albin Michel jeunesse

En tant que végétarienne, la sempiternelle question sur le cri de la carotte m’a toujours fait sourire. Aussi lorsqu’en regardant les nouveautés albums en librairie je suis tombée sur Le supplice de la banane, je n’ai pas résisté longtemps; pour le plus grand plaisir de mes filles à qui j’en ai fait la lecture à voix haute.

Madlena Szeliga signe vingt histoires originales horrifiques dont les héros sont les fruits et légumes que nous aimons partager lors d’un bon repas. Racontées avec humour, ces histoires n’en sont pas moins terrifiantes de part l’humanisation de ces végétaux et des émotions qu’ils ressentent. Chaque histoire est un véritable meurtre effroyable à prendre au second degré pour en frissonner de plaisir. Les superbes illustrations de Cécile Bocianowski viennent ajouter un peu plus de terreur au texte qui s’en voit sublimé par une mise en page digne d’un vieux grimoire de sorcière.

Entre rires et larmes, Le supplice de la banane et autres histoires horribles a su séduire toute notre famille et nous a bien fait rire… Et il faut bien reconnaître que nous en avions bien besoin! Un recueil original et drôle, terrifiant et cruel à découvrir en famille. On vous aura prévenu!

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Avez-vous des remords après avoir épluché une carotte? Est-il vraiment éthique d’émincer un oignon? Et si la fraise avait des sentiments, hésiteriez-vous à la mettre dans un mixeur?
Du champ au saladier, en passant par le planche à découper, les 20 histoires qui composent de recueil dévoilent l’épouvantable destin de créatures innocentes. Il y a là des fruits, des légumes et des herbes… et toutes les manières dont nous les malmenons.

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Et parfois ils reviennent…

 

Auteurs: Collectif

Illustrateur: Maurizio A.C. Quarello

Editeur: Sarbacane

Pages: 76

Recueil de nouvelles, Et parfois ils reviennent… nous entraîne à la découverte de huit récits fantastiques sélectionnés dans la bibliographie de maîtres du genre. Huit auteurs classiques du monde entier font ici figure de représentants d’un même genre mais décliné en différents registres. Le tout formant un ouvrage qui tour à tour fera frissonner ou rire le lecteur. Chez nous c’est un coup de cœur.

Lues à voix haute, ces nouvelles ont su captiver mes filles de onze ans qui ont pris beaucoup de plaisir à découvrir des textes de qualité, des auteurs qu’elles ne connaissaient pas pour la plupart et des histoires qui font froid dans le dos. Leur préférence va pourtant à la moins effrayante des nouvelles, Le Fantôme de Canterville d’Oscar Wilde, un classique mené par un fantôme grotesque et pathétique. Même si Gabrielle a également fort apprécié L’Etui merveilleux de Tcheng Ki-Tong qu’elle a trouvé plus poétique – elle adore la Chine et tout ce qui s’y rattache. Pour ma part, j’ai apprécié plusieurs de ces histoires, même si La Morte de Guy de Maupassant m’a semblé particulièrement terrifiante. Mais je donnerais ma préférence à La montagne des revenants de Gustavo Adolfo Bécquer, que j’ai trouvé belle et terrible à la fois.

Enfin je ne peux conclure sans parler des illustrations de talentueux Maurizio A.C. Quarello, qui déploie tout son art dans des aquarelles somptueuses. Une fois de plus il sublime les textes en les mettant en images avec un réalisme glaçant.

Maurizio A.C. Quarello sur le blog: L’appel de la foret, L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde.

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Guy de Maupassant (La Morte), Sheridan Le Fanu (Le Fantôme et le Rebouteux), Jerome K. Jerome (Le Fantôme de la chambre bleue), Gustavo Adolfo Bécquer (La Montagne des revenants), Robert E. Howard (Le Marécage), Oscar Wilde (Le Fantôme de Canterville), Tcheng Ki-Tong (L’Étui merveilleux), Edgar Allan Poe (Le Roi Peste) : huit maîtres du fantastique du monde entier sont ici réunis dans des registres différents – humour, grotesque, horreur ou épouvante pure –, pour un plaisir de lecture inégalé ! Avec à la clé le talent et l’appétit du grand illustrateur …

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La fameuse invasion de la Sicile par les ours

La famosa invasione degli orsi in Sicilia

Auteur/Illustrateur: Dino Buzzati

Traductrice:  Hélène Paquier

Editeur:  Gallimard Jeunesse

Collection:  Folio Junior

Pages: 167

Après avoir découvert l’adaptation animée de Lorenzo Mattotti, l’envie de découvrir l’oeuvre originale était très grande. Conseillé dès 10 ans, le film d’animation me semble n’avoir pas rencontré le succès qu’il méritait. Peut-être la date de diffusion n’était-elle pas la meilleure; peut-être est-ce à cause des choix artistiques qui, s’ils sont originaux, sont loin de ce qui se fait en ce moment. C’est pourtant cette singularité dans le dessin et la narration qui fait l’originalité et l’intérêt du film. Car l’histoire de Dino Buzzati est parfaite telle quelle a été écrite et l’animation n’offre qu’un changement de support et de regard sur une histoire qui fait déjà partie des classiques de la littérature jeunesse. Si vous aimez l’animation et que vous cherchez un film original, je vous recommande chaudement de découvrir La fameuse invasion de la Sicile par les ours.

Lors d’un hiver particulièrement rude, les ours meurent de faim dans leurs montagnes. Ils décident de descendre dans la vallée où ils espèrent trouver un accueil chaleureux de la part des hommes et surtout de quoi se nourrir. Pour Léonce, roi des ours, c’est aussi l’occasion de retrouver son fils enlevé quelques années plus tôt. Longue est la route, semée d’embûches et d’ennemis à affronter. Mais les ours comptent bien montrer aux hommes les valeurs d’une vie simple et en harmonie avec la nature, la force de la solidarité et du partage. Ce sont pourtant les ours qui se laissent corrompre par l’oisiveté et l’argent facile, Léonce prend conscience de son erreur.

La fameuse invasion de la Sicile par les ours se situe entre le conte et le récit philosophique qui prend la forme d’une aventure épique avec son lot de magie et de créatures fantastiques. Entre sangliers qui se transforment en ballons de baudruche, fantômes et Croquemitaine, Dino Buzzati nous entraîne dans une véritable épopée durant laquelle le Roi devra apprendre à gouverner sans préjugés et à bien choisir ses conseillers. Récits en prose et en vers se succèdent avec pertinence et humour. Cette alternance dynamise la narration enrichie des illustrations de l’auteur. Le texte soulève par ailleurs une réflexion sur la place de l’homme dans son environnement et dénonce les travers de notre société moderne qui offre bien des facilités.

A noté la présence d’un carnet de lecture en fin d’ouvrage qui apporte des informations sur l’auteur et son roman. J’ai trouvé original que les illustrations aient vu le jour bien avant le texte et que celui-ci soit venu s’ajouter lorsqu’on demanda à Buzzati d’écrire une histoire en épisodes pour les enfants. Écrite en 1945, l’histoire n’a pas pris une ride. Et pour mes filles et moi, c’est un énorme coup de cœur.

Quand son fils Tonin est enlevé par des chasseurs, le roi des ours rassemble son armée et descend des montagnes. Aidé par le professeur De Ambrosiis, un étrange magicien, il parvient à triompher des hommes. Mais, lorsqu’il retrouve Tonin, le roi des ours découvre combien les richesses, n’est pas fait pour ses semblables…

conte/nouvelle/biographie·Lecture à 2 Voix·roman jeunesse

Igor le labrador et autres histoires de chiens

Auteur: Agnès Desarthe

Illustratrice:  Anaïs Vaugelade

éditeur: l’école des loisirs

Collection: Mouche

Pages: 77

 

Nous sommes ici en présence d’un recueil de trois nouvelles à destination des jeunes lecteurs. Ces trois textes mettent chacun en avant un chien différent: Yanker le Cocker, Yankel le Teckel et Igor le Labrador, humanisés pour les besoin de l’histoire. Mettant en avant la solitude et l’ennuie mais aussi, dans le cas du teckel, le rejet, ces trois histoires montrent l’importance de l’amour et du besoin de l’autre dans l’épanouissement personnel.

Igor le labrador et autres histoires de chiens est un livre très accessible à l’écriture abordable pour les enfants dès qu’ils se sentent à l’aise avec la lecture autonome. La richesse de ces histoires tient principalement dans les valeurs mises en avant. Le petit lecteur appréciera sans aucun doute les nombreuses illustrations monochromes (rose) qui apportent un complément sympathique au texte.

Lu à deux voix, ce titre a été rapidement achevé. Juliette avait besoin d’un texte léger et facile après ses difficultés rencontrées à la lecture de Gulliver chez les Géants. Nous avions tenté Ratburger de David Walliams que Juliette a fini de son côté car je n’ai pas accroché. Nous allons maintenant pouvoir passer à autre chose …

Quand il était petit, Igor le labrador avait pour voisin un vieux dalmatien qui s’appelait Félicien. Félicien passait sa journée à danser une patte sur l’autre et il souriait tout le temps. C’est parce que Félicien avait vendu son âme au diable. C’est ce que disaient les gens du village. Vendre son âme au diable! Quelle rôle de chose, pensait Igor, comment fait-on, qu’est-ce que ça rapporte? Et ça lui donna une idée.

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Le Livre de Noël

Titre VO: Julklappsboken

Auteur: Selma Lagerlöf

Traducteurs: Marc de Gouvenain & Lena Grumbach

Éditeur: Babel

Pages: 108

 

Le livre de Noël nous entraîne à la découverte de légendes et contes suédois qui entourent Noël. Emprunts de croyances religieuses, ces récits mettent en avant la générosité, le partage, la compassion mais aussi l’excitation qui précède ce grand jour et l’impatience de trouver LE cadeau qu’on espère vraiment déballer.

Selma Lagerlöf déploie tout son talent de narratrice pour nous faire découvrir les histoires de son pays autour de Noël. Qu’elles soient empruntes de réalité ou de croyances, ces histoires nous rassemblent auprès du feu et laissent un témoignage intemporel et précieux de traditions suédoises. L’écriture est toujours aussi agréable et visuelle. On n’a aucun mal à se voir dans les paysages enneigés de la Suède par une froide nuit hivernale.

Petit livre idéal pour accompagner l’Avent, à lire et relire seul ou en famille!

 

Au fil de ces récits, aussi charmants que des contes dits à la veillée, on fera la connaissance d’une petite file suédoise qui reçoit un livre d’étrennes… en français. On découvrira l’origine de la légende de sainte Luce, très prisée en Suède. On saura ce que font les animaux durant la nuit de Noël et comment mère peut être jalouse de sa propre fille. On lira l’aventure d’un colporteur, voleur et repenti. On assistera au dialogue entre un fossoyeur et le crâne d’un homme assassiné. Et l’on sera surprise par une confrontation inédite entre Jésus et Judas. 

Selma Lagerlöf sur le blog

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L’homme aux oiseaux

Titre vo: The Birdman

Auteur: Melvin Burgess

Illustratrice: Ruth Brown

Traductrice: Anne de Bouchony

Éditeur: Gallimard Jeunesse

Collection: Folio Cadet

Pages: 51

 

Magnifiquement illustré par Ruth Brown dont les dessins réalistes sont un enchantement pour le lecteur, L’homme aux oiseaux est un conte à ne pas laisser entre toutes les mains. Les plus jeunes et les plus sensibles ne comprendront peut-être pas la fin quelque peu amère voir cruelle.

Melvin Burgess signe un texte poétique où les bonnes intentions du jeune héros sont vite ensevelies sous des excuses… Mais on ne rigole pas avec la liberté et Ivan apprendra à ses dépens qu’il faut toujours tenir ses promesses. Le sentiment de malaise est palpate dès les premières lignes et ne peut laisser indifférent, laissant le lecteur sur une fin teintée de noir… sans demi-mesure.

Dans l’ambiance du carnaval, Ivan rencontre un oiseleur masqué. A son manteau sont accrochées des cages remplies d’oiseaux colorés et le petit garçon n’a qu’un souhaite, les libérer tous. Mais il n’a qu’une pièce à offrir et l’échange contre un joli rouge-gorge. Tiendra-t-il sa promesse de le laisser s’envoler?