challenge·roman

Jane Eyre (illustré)

Auteure: Charlotte Brontë

Traducteur: Dominique Jean

Illustratrice:  Nathalie Novi

Editeur: Tibert

Pages: 569

 

Je peux dire que je n’ai que trop tardé avant de lire Jane Eyre car j’ai toujours été convaincue que j’aimerais l’histoire de cette jeune fille. Le problème des classiques c’est qu’on en a souvent des a priori à cause des années collège et/ou lycée qui ne nous ont pas aidé à les apprécier. La sortie d’une version illustrée par Nathalie Novi chez Tibert Edition m’a motivé et je dois dire que j’ai lu un roman absolument merveilleux qui m’a littéralement captivée d’un bout à l’autre.

Après avoir passée dix années auprès d’une tante acariâtre et de ses cousins, Jane est envoyée à Lowood, un pensionnat pour jeunes filles. Si les premiers mois sont très difficiles en raison de l’insalubrité des lieux et des privations abusives, Jane y découvre l’amitié et l’importance de l’éducation. Après un hiver particulièrement rigoureux et une épidémie de typhus qui causera la mort de nombreuses pensionnaires, la gestion de Lowood va changer et la vie s’en verra nettement améliorée. Jane y restera huit ans dont deux en tant qu’enseignantes avant de chercher à bouger et à améliorer ses conditions de vie. Elle arrive alors à Thornfield-Hall, propriété de M. Rochester, en tant que gouvernante d’Adèle, sa pupille. Sa rencontre avec le ténébreux Rochester va bouleverser sa vie à jamais…

Jane Eyre est le premier roman publié de Charlotte Brontë, roman écrit à la première personne du singulier et qui se présente comme l’autobiographie de son héroïne mais qui s’inspire fortement de sa vie et de ses expériences ce qui rend sans aucun doute si poignant son récit, ses personnages et les émotions si réalistes. Le texte est d’une richesse incroyable tant d’un point de vue linguistique que dans les informations qu’il apporte sur l’époque et la société, la condition de la femme, le peu de place qui lui est laissé et le peu de professions auxquelles elle peut prétendre. Les chapitres se suivent et s’achèvent de façon à nous pousser à en lire la suite. Le personnage de Jane Eyre est captivant, elle est une jeune femme au caractère fort, intelligente, directe, passionnée. Son amour pour Edward Rochester est certes inconvenant aux yeux de la société mais tellement sincère. Celui-ci est par ailleurs un personnage vraiment intéressant. Auréolé de mystères, il apparaît froid, presque brutal et pourtant si sensible, si aimant, si éloigné du prince charmant mais si humain dans son amour pour Jane, dans sa douleur.

Le travail éditorial est de toute beauté entre la tranche tissée, les pages cousues, le décor en bord de pages et les nombreux croquis qui ouvrent les chapitres et viennent en illustrer d’autres et les quelques vingt-cinq illustrations couleurs pleine page de Nathalie Novi. C’est un magnifique livre-objet fait pour durer.

Une enfance chaotique, le pensionnat et ses humiliations, la mort d’une douce amie,  Jane aura connu des moments très difficiles avant de rencontrer celui qui pourrait faire battre son cœur, le beau, emporté et loyal Mr Rochester. Peu de choses leurs seront épargnées mais la volonté de Jane est telle que les obstacles seront surmontés. Là aussi, un des couples de légendes des lettres anglaises.

CHALLENGE PAVE 2020

challenge·roman

Le Paris des merveilles – L’intégrale

 

Auteur: Pierre Pevel

Illustrateur: Xavier Collette

Éditeur: Bragelonne

Pages: 830

 

Bienvenue dans Le Paris des merveilles, un Paris assez semblable à celui que l’on connait à ceci près qu’on y croise des êtres surnaturels tels que les mages, les fées, des gnomes ou autres dragons. Pierre Pevel nous entraîne dans un univers de fantasy dans trois aventures menées tambour battant par un duo/couple haut en couleurs: le mage Louis Denizart Hippolyte Griffont et l’enchanteresse Isabel de Saint-Gil. La narration ne souffre d’aucun temps mort et le texte se compose d’une bonne dose d’aventures, d’un brin de romance arrosé d’un soupçon d’humour qui apportent beaucoup à ce Paris aussi merveilleux que je l’espérais.

Dans la première histoire, Griffont se retrouve mêlé à une série de meurtre alors qu’il enquête sur des objets enchantés. Dans la deuxième, il est une fois de plus question d’une affaire meurtres qui permet de revenir à une autre époque, la Régence, et de découvrir notamment comment Griffont et Isabel se sont rencontrés. Enfin la troisième et dernière aventure se déroule dans un climat de tensions électorales durant laquelle Griffont devra enquêter pour innocenter un ami et découvrir qui se cache derrière toute cette affaire.

L’histoire prend place dans le Paris de 1909, l’auteur reprend de grandes lignes historiques de la ville et les assaisonne d’éléments fantastiques qui apportent juste ce qu’il faut pour pimenter des intrigues assez convenues. Le résultat est très satisfaisant, à tel point que la fin m’a laissé sur un petit sentiment de perte; j’aurais aimé passé encore un peu de temps avec les différents personnages.

Paris, début du XXe siècle. À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des Merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien… Bienvenue dans le Paris des Merveilles.

 

Challenge PAVES 2020

challenge·ebook·roman

Agatha Raisin enquête, tome 3. Pas de Pot pour la Jardinière

Agatha Raisin book 3. The Potted Gardener

 

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Esther Ménévis

Editeur: Albin Michel

Format ebook (246 pages)

 

Pas de Pot pour la Jardinière est le troisième volume de la saga Agatha Raisin enquête et se veut original par rapport aux précédents car l’auteure prend le temps de poser l’histoire et surtout de nous présenter sa victime. En effet, alors qu’Agatha rentre de vacances à l’étranger, elle découvre qu’en son absence une nouvelle habitante s’est installée à Carsely et semble avoir séduit tous ses habitants et surtout, le séduisant voisin, James Lacey. Bien qu’elle finisse par tomber sous le charme de Miss Mary Fortune, Agatha ne peut s’empêcher de ressentir une gène face à l’attitude parfois agressive de sa nouvelle amie. Aussi, lorsqu’elle découvre son corps sans vie, lors d’une visite avec James, elle en vient à se demander si Mary était réellement appréciée au village.

Ce nouveau crime au sein du village est l’occasion pour Agatha et James de reprendre du service et de mener leur enquête. Les habitants de Carsely sont pour la plupart moins sur leurs réserves, ils connaissent le duo et savent qu’ils sont doués pour aider la police. C’est aussi l’occasion pour Agatha de découvrir qu’elle est très appréciée de ses voisins qui l’ont parfaitement intégrée. On découvre une nouvelle facette de sa personnalité, moins frivole, plus sensible. Au début du roman, Agatha apparaît quelque peu désœuvrée et solitaire, sentiment récurent mais qui ne semblait pas l’affecter vraiment. Par ailleurs, elle prend aussi conscience que son amour pour James n’est peut-être pas aussi fort qu’elle le pensait. Découvrir qu’il est capable de se laisser séduire et abuser par une femme à la plastique irréprochable le classe dans une catégorie d’hommes plus vaste et lui enlève un peu de son charme. Le faire descendre de son piédestal permet à Agatha d’être plus naturelle en sa présence et de lui montrer sa vraie nature. On découvre ainsi un James moins idéalisé, plus humain, ce qui le rend plus charmant que jamais.

L’écriture est toujours aussi fluide et agréable, les personnages s’étoffent et sont de plus en plus attachants. Je ne compte pas m’arrêter là avec cette série, même si je vais faire une petite pause, maintenant que mon challenge d’été est complet 😉

De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d’une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu’amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s’annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s’incline pas avant d’avoir combattu (quitte à se livrer à l’une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret)! C’est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n’était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale…

 

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Agatha Raisin enquête, tome 2. Un remède de cheval

Agatha Raisin, book 2. The Vicious Vet

 

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Esther Ménévis

Editeur: Albin Michel

Format ebook (266 pages)

 

J’enchaîne la lecture des aventures d’Agatha Raisin avec bien du plaisir. Ces petites enquêtes se dégustent avec plaisir et jubilation tant son héroïne est d’une maladresse attachante. Toujours prête à tirer le meilleur parti de toutes les situations, surtout si elle peut flirter avec son voisin James Lacey, Agatha se lance tête baissée dans une nouvelle enquête.

Dans Remède de Cheval, on fait la rencontre du nouveau vétérinaire du village, quarantenaire séduisant qui fait craquer toutes les célibataires de Carsely. Alors qu’il se prépare à opérer un cheval, il meurt d’une injection de tranquillisant. Si la police conclut à un regrettable accident, ce n’est pas le cas d’Agatha qui y voit l’ombre d’un meurtre. Quand quelques jours plus tard, elle découvre le corps sans vie d’une respectable membre du comité des femmes de Carsely, il ne fait aucun doute pour elle que les deux morts sont liés. Encouragée et aidée par son séduisant voisin, James Lacey, Agatha se lance à la poursuite du criminel.

L’histoire suit une trame identique au volume précédent mais tire son originalité dans la relation complice et distante qu’Agatha entretient avec James. Elle se rend compte que bien que plus ancienne habitante de Carsely que lui, elle en connaît pourtant moins sur les habitants de cette charmante bourgade. Maladroite quand il s’agit de flirter, elle le fait fuir à de nombreuses reprises, même si James Lacey revient toujours vers elle pour lui venir en aide ou tout simplement poussé par sa curiosité maladive. On découvre un peu plus cette femme en manque d’amour qui voue une adoration pour ses chats, rêve du prince charmant, boit comme un trou, est d’une jalousie féroce. Grossière et direct dans ses propos, Agatha a pourtant un cœur fidèle et aimant, elle n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver les êtres qu’elle aime. Une fois de plus, Agatha Raisin séduit par sa ténacité, son caractère enlevé et son désir à tout vouloir savoir et contrôler.

Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats. Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident. Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre. à l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginaient…

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Agatha Raisin enquête, tome 1: La Quiche Fatale

Agatha Raisin, book 1. And the Quiche of Death

Auteure: M.C. Beaton

Traductrice: Esther Ménévis

Editeur: Albin Michel

Format ebook (320 pages)

 

Agatha Raisin, 52 ans, femme active et dynamique, au caractère tempétueux, a décidé de s’offrir une retraite anticipée et de réaliser un rêve d’enfant en venant s’installer dans les Costwolds. Malheureusement le rêve tourne rapidement au cauchemar quand, après un concours de quiche, le juge meurt empoisonné par la quiche aux épinards qu’elle avait acheté à Londres en la faisant passer pour sa propre réalisation.

Qu’on se le dise tout de suite, ce roman policier n’a rien d’une enquête et plaira d’avantage aux amoureux de l’ambiance « so-british » qu’aux fans du genre. Si Agatha se plait à tenter de résoudre l’affaire, c’est plus pour tromper son ennui que pour faire justice autour d’elle et c’est l’humour et l’ambiance générale qui se dégage du récit qui encourage la lecture. Agatha a beau avoir un caractère exécrable au premier abord, on la voit s’ouvrir peu à peu au contact de ses nouveaux voisins; le surprenant Bill Wong, jeune policier au grand cœur, la bienveillante Mrs Bloxby, épouse du révérend qui d’un simple regard vous remet dans le droit chemin, pour ne citer que les plus importants.

Agatha Raisin et la Quiche Fatale est une lecture agréable et facile qui accompagne agréablement les vacances, parfaite pour les trajets quotidiens en transports en commun. L’écriture est fluide, l’histoire amusante, humour cynique si typique des romans anglais, et Agatha est (presque) attachante, tout cela suffit à donner envie de lire la suite de ses aventures.

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

challenge

Challenge de l’été 2019

Découvert via le blog Entre les Pages que je suis depuis quelques années, Le challenge de l’été est organisé par Philippe sur son blog D’un livre à l’autre. Pour réussir ce challenge il suffit de lire une trilogie, une série ou trois livres d’un même auteur. Venant de me procurer les six premiers volumes de la série de M.C. Beaton, Agatha Raisin enquête, je me fixe l’objectif de lire au moins les trois premiers avant la fin de l’été.

Et vous? Avez-vous des projets de lectures pour cet été?

challenge

Challenge « Je termine ce que j’entreprends! » édition 2018

Pour le premier jour de l’année 2018, Pauline, du blog Entre les Pages, relance son challenge « Je termine ce que j’entreprends ». Le but est simple, il suffit de sortir de sa Pile à Lire les tomes 1, 2, 3… les suites ou fins de séries qui s’entassent. Pour la troisième année consécutive, Sirthisandladythat participe à ce challenge.

Vous pouvez suivre ma participation au challenge: ici!

Pour vous inscrire, c’est par ici.

 

challenge·Lecture à 2 Voix·roman jeunesse

Matilda

Titre vo: Matilda

Auteur: Roald Dahl

Illustrateur: Quentin Blake

Traducteur: Henri Robillot

Editeur: Gallimard

Collection: Folio Junior

 

Quatrième de couverture:

Avant même d’avoir cinq ans, Matilda sait lire et écrire, connait tout Dickens, tout Hemingway, a dévoré Kipling et Steinbeck. Pourtant son existence est loin d’être facile entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable.

Sous la plume tendre et acerbe de Roald Dahl, les événements vont se précipiter, étranges, terribles, hilarants…

Ce que j’en pense:

Matilda est une enfant intellectuellement précoce aux capacités particulièrement incroyables. Malheureusement pour elle, sa naissance a eu lieu dans une famille dont le niveau intellectuel est nulle et où lire un livre est aussi improbable que d’aller sur Mars. C’est au travers des livres qu’elle emprunte à la bibliothèque de son village que Matilda se construit et forme un regard critique sur le monde qui l’entoure. Et elle aura bien besoin de toute son intelligence pour relever qui s’annoncent à l’école où sévit la directrice, Mlle Legourdin, être aussi malveillante que cruelle. Sous le regard aimant de Mlle Candy, son institutrice, Matilda est prêt à prendre tout les risques pour que justice soit faite…

Ce qu’il y a de bien chez Roald Dahl est que de sa plume acerbe il nous dépeint des vérités l’air de rien, avec un humour incroyable et terriblement efficace. Car mine de rien il pose un regard incroyable sur la vie et sur les gens, et écrit sur des sujets toujours très actuels avec un talent narratif pertinent qui mêle habillement la réalité d’un quotidien pas toujours facile à un univers fantastique complètement déjanté et surtout extrêmement comique. Son langage est universel et il parle aux enfants tout en les comprenant parfaitement. Matilda n’échappe pas à ce mélange des thèmes; c’est un roman intense qui véhicule des thèmes forts tels que l’abandon, la méchanceté, la malhonnêteté mais aussi l’amour et l’amitié, l’importance de la bienveillance dans l’éducation des enfants…

Matilda est un roman intemporel, délicieux à souhait, rempli de magie et d’émotions.

 

Lu à deux voix avec Gabrielle.

roald-dahl

Sur le blog

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challenge

Challenge ABC Critiques Babelio 2015-2016 – Fin

Après avoir tenté trois années consécutives d’aller au bout de ce challenge, force m’est de constater que c’est un échec une fois de plus. 15/26, voilà le nombre de livres lus pour ce challenge. Je n’aime pas rester sur un échec mais mon emploi du temps ne me permet pas de retenter ma chance, je lis moins que je ne le voudrais depuis des semaines, des mois mêmes, donc autant lire pour mon plaisir…

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Austen Jane – Northanger Abbey – 05/11/15
Barjavel René – La nuit des temps – 23/01/16
Calmel Mireille – Aliénor, un dernier baiser avant le silence – 25/10/15
Doyle Roddy – A la poursuite du grand chien noir – 19/11/15
Eugenides Jeffrey – Virgin Suicides – 07/04/16
Fombelle Timothée (de) – Tobie Lolness, tome 2: Les yeux d’Elisha
Gavin Rohan – Détectives de père en fils – 13/12/15
Hausfater Rachel – L’été des Pas Perdus
Ibbotson Eva – L’étoile de Kazan
James E.L. – Grey – 14/10/15
Klassen Julie – Le secret de Pembrooke Park – 23/04/16
Lebourg Claire – Une journée ave Mousse – 18/10/15
Marmet Pascal – Tiré à quatre épingles – 16/10/15
Nicodème Béatrice – L’anneau de Claddagh, tome 1 : Seamrog – 21/11/15
Odiwe Jane – Le mystère Willoughy
Perry Anne – L’étrangleur de Cater Street
Queffélec Yann – Mineur
Rowell Rainbow – Carry On
Seanz Benjamin Alire – Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers – 31/10/15
Tolkien JRR – Lettres du Père Noël – 30/12/15
Ursu Anne – La forêt des coeurs glacés
Viorst Judith – Lulu et le Brontosaure – 26/10/15
Wright Randall & Carmen Agra Deedy – Le chat qui ne mangeait pas de souris – 02/11/15
Xinran – Messages de mères inconnues
Young Robyn – Les maîtres d’Ecosse, tome 1: Insurrection
Zevin Gabrielle – L’histoire épatante de M. Fikry et autres trésors

challenge·roman jeunesse

Le Bon Gros Géant

bggTitre vo: The BFG (Big Friendly Giant)

Auteur: Roald Dahl

Illustrateur: Quentin Blake

Traductrice: Camille Fabien

Editeur: Gallimard

Collection: Folio Junior (édition spéciale)

Pages: 265

 

Quatrième de couverture:

Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l’orphelinat une silhouette immense vêtue d’une longue cape et munie d’une curieuse trompette. Une main énorme s’approche et saisit la petite fille terrifiée pour l’emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d’un géant peu ordinaire : le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants…

Ce que j’en pense:

Sophie est une petite orpheline qui se retrouve enlevée par un géant en pleine nuit. Par chance elle est tombée sur un gentil « petit » géant – il ne mesure que sept mètres et demi contre quinze mètres pour les autres. D’abord terrifiée, la fillette se lit rapidement d’amitié avec celui qu’elle appelle le BGG ou Bon Gros Géant et ensemble ils vont vivre une aventure faramidable qui se veut terrifroyable mais surtout très drôle.

Si Roald Dahl avait vécu, il aurait eu cent ans et pour l’occasion Steven Spielberg adapte le BGG pour le cinéma – film que nous irons voir lundi – ce qui nous donne une bonne excuse pour lire ce titre en famille (partielle puisque lu avec trois enfants sur cinq). Et quel roman! Roadl Dahl y déploit tout son talent narratif pour créer une histoire poétique qui met en avant les valeurs de l’amitié. Dans un pays où vivent d’horrifiants géants dévoreurs d’humains, le BGG est un original qui se nourrit de répugnables schnockombres et boit de la frambouille crépitante; il capture des rêves qu’il souffle dans les chambres d’enfants à la nuit tombée… Bon, gentil et philosophe, le BGG pose un regard critique sur l’Homme qui est le seul être qui tue son semblable sans raison et avec cruauté, poussant le lecteur à se poser des questions sur la nature humaine et à ouvrir les yeux sur ce qui l’entoure, lançant ainsi un véritable appel à la tolérance!

Le BGG est un roman fantastique qu’on ne lâche plus une fois commencé. L’auteur nous enchante par son aventure fabuleuse et riche en émotions qui tire sa force dans des jeux de mots incroyables qui, s’ils sont assez destabilisants pour le jeune lecteur – du moins au début – n’en sont pas moins excellents, ingénieux et drôlissimes et qui font de ce Bon Gros Géant un titre pour toute la famille.

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