BD/manga·roman graphique

Seizième Printemps (2022)

Auteure : YunBo

Editeur : Delcourt

Pages : 120

Yeowoo n’a que cinq ans lorsque ses parents divorcent. Laissée derrière par une mère dont elle ignore tout, elle est bientôt abandonnée et déracinée par son père qui la confie à son père et sa sœur qui vivent à la campagne. Blessée et incomprise, Yeowoo est en colère. Sa rencontre avec sa nouvelle voisine, Paulette, va venir changer sa vie, apaiser son cœur et rompre son isolement.

La solitude suinte par tous les pores de cette histoire écrite avec grande sensibilité. Yeowoo ne voit pas la douleur des autres car elle étouffe sous la sienne. Elle ne voit pas la solitude de son grand-père, veuf et soucieux de l’avenir de sa fille qui vit encore sous son toit. Elle ne voit pas non plus la solitude de sa tante, qui vit dans un monde peuplé de poupées, attendant que le grand amour se présente à sa porte. Et elle ne voit certainement pas celle de Paulette, poule rejetée des siens pour ne pas avoir fondé de famille. Pourtant, en grandissant, l’amour maternelle que lui donne Paulette, l’aide à s’apaiser et à se construire. Ensemble, elles comblent l’absence et la manque au travers du temps passé à discuter, à veiller l’une sur l’autre, à s’aimer.

L’histoire se divise en seize chapitres qui prennent la forme d’une petite histoire ; chacune permet de voir grandir Yeowoo de ses cinq ans à ses seize ans. Cette construction en chapitres est particulièrement intéressante pour jouer avec le temps. Certaines anecdotes sont assez dures, on ne comprend pas toujours très bien pourquoi Yeowoo a été abandonnée par ses parents, pourquoi son père ne lui rend visite qu’une ou deux fois en dix ans, la laissant toujours derrière. C’est d’autant plus terrible qu’il vient présenter sa nouvelle compagne et son nouvel enfant, sans lui accorder un sourire ou un geste tendre. Mais cela contribue à l’évolution de Yeowoo et à nous la rendre plus sympathique.

Les illustrations sont de toute beauté. YunBo joue avec les couleurs et les formes pour différencier la campagne et sa nature luxuriante à la ville froide et rigide avec ses immeubles. Elle n’hésite pas à sortir des cases pour dynamiser son récit et offre un panel de personnages très divers : bien qu’essentiellement renards, ils prennent des teintes différentes et leurs visages se distinguent les uns des autres par la forme d’un museau ou la tenue des oreilles. L’ensemble donne une bande dessinée de qualité avec une identité graphique propre et une narration toute en poésie.

 » Tu es une jeune plante qui doit encore grandir, s’épanouir et dévoiler la fleur qu’elle a à l’intérieur.  »

A cinq ans, alors que ses parents se séparent, la jeune renarde Yeowoo part vivre à la campagne chez son grand-père et sa tante. Elle va y croise Paulette, une poule rejetée par les siennes qui a décidé de changer de vie…

masse critique·roman jeunesse

La Bête et Bethany (2020/2022)

The Beast and the Bethany

Auteur : Jack Meggitt Phillips

Illustratrice : Isabelle Follath

Traductrice : Dominique Kugler

Editeur : Bayard jeunesse

Pages : 280

Ebenezer Tweezer maintient l’apparence de ses vingt ans depuis plusieurs siècles, grâce à l’élixir de vie donné par La Bête qu’il cache au quinzième étage de sa maison. A bientôt cinq cent douze ans, il ne s’est jamais attaché à rien ni personne. Il n’aime que lui et tire fierté de ses possessions – pour la plupart offerte par La Bête – qui lui permettent de donner l’illusion d’être un homme charmant, distingué et riche.

La Bête, justement, utilise le pauvre homme pour qu’il la nourrisse de tout ce dont elle a envie. Et lorsque la faim d’un enfant joufflu et bien dodu se fait sentir, elle convint Ebenezer de lui en amener un contre sa dose d’élixir. C’est à l’orphelinat qu’il choisit Bethany, une enfant turbulente, méchante et incontrôlable. Bien sûr, les choses vont prendre un tournant imprévu et révéler des êtres plus sensibles qu’il n’y paraît.

Jack Meggitt-Phillips invite le lecteur dans une aventure délicieusement drôle et frissonnante portée par des personnages grinçants et désagréables. Les références sont nombreuses et on sent que le texte s’imprègne de la richesse de la littérature anglosaxonne. On pense bien sûr au Scrooge de Dickens, à différents personnages créés par Roald Dahl, ainsi qu’aux Orphelins Baudelaire de Lemony Snciket ; mais on peut aussi y voir une référence à Dorian Gray, ce personnage d’Oscar Wilde qui, par peur de vieillir, ou pour garder sa beauté, commet de terribles actions.

Très rapidement, on s’attache à ces deux anti-héros, qui portent en eux un profond sentiment de solitude. Ensemble, ils découvrent la richesse de l’amitié et décident de s’entraider pour devenir meilleur. Bethany utilise sa ruse naturelle pour déjouer les plans de La Bête, nous offrant un final explosif qui laisse la porte ouverte à une suite qu’on ne manquera pas de lire.

Isabelle Follath vient appuyer l’humour et l’absurde du récit par son trait expressif qui donne vie à des personnages qu’on n’arrive pas à prendre au sérieux. Les nombreuses illustrations et la mise en page aérée rendent la lecture accessible dès 8-9 ans. Il ne fait aucun doute que les enfants s’amuseront à suivre les aventures de ce duo infernal prêt à affronter la colère d’une Bête monstrueusement dégoutante pour rester ensemble.

A noter : Les droits ont été achetés par Dadid Heyman, producteur des studios Warner Bros pour une adaptation cinéma.

Je remercie Babelio et les éditions Bayard jeunesse pour cette lecture faite dans le cadre de Masse Critique privilège.

Ebenezer mène depuis 511 ans une vie de rêve grâce à un monstre hideux, capricieux mais magique qu’il nourrit dans son grenier. Un jour, la bête réclame un repas… original : un enfant. Ebenezer est très contrarié. Pour soulager sa conscience, il part à la recherche de l’enfant le plus détestable possible. Et il trouve Bethany.
Mais le plan d’Ebenezer comporte deux failles. Bethany n’a pas l’intention de se laisser faire et ils ont, tous les deux, le cœur plus tendre qu’ils ne l’auraient cru.

roman ado

Les Flamboyants – Nous, on a tué personne ! (2022)

Auteur : Hubert Ben Kemoun

Editeur : Sarbacane

Pages: 144

Ce matin aux Flamboyants, il y a une agitation inhabituelle. Il faut dire que David, l’éducateur de nuit, a été retrouvé mort sur la terrasse de l’établissement. Le Capitaine Delaunay est là pour enquêter et comprendre ce qui a pu se passer la nuit dernière. Et pour se faire, il doit interroger les cinq garçons du dortoir dont David avait la charge, une responsabilité d’autant plus délicate que l’histoire prend place dans un Institut pour enfants déficients intellectuels.

Samuel déploie sa verve pour nous raconter l’institut, les pensionnaires, le personnel avec une perspicacité et un humour qui démontrent que les adultes ont bien tôt fait de les prendre pour des « attardés ». Lui et ses quatre camarades, Claudius, Kenny, Martial et César, nous offrent une belle leçon d’humilité en livrant le récit de la soirée, ponctué d’éléments de leurs histoires familiales au travers de savoureux dialogues.

Hubert Ben Kemoun, que je découvre avec ce titre, réussit un véritable tour de force en nous faisant sourire dans un récit qui aborde la maltraitance infantile. Car si au premier abord le récit prend la forme d’une enquête, on comprend rapidement que l’intérêt de l’interrogatoire a pour but réel de faire parler les enfants, de lever le voile sur les secrets qu’ils gardent au fond d’eux et qui révèlent du manque affectif, de la maltraitance, et même de défaillances dans l’aide sociale et judiciaire.

Les Flamboyants est un roman à l’écriture légère et infantile qui se lit d’une traite. On ne peut que s’attacher à ces enfants cabossés par la vie qui posent sur le monde en regard lumineux, se révélant à nos yeux êtres réellement flamboyants.

***

Que fait cet homme échoué sur la terrasse du centre de soins « Les Flamboyants », ce matin ? C’est très simple, il est mort ! Oui, mais que savent ces cinq garçons qui ont vu le corps en premier ? Eux si abîmés et tellement lumineux, si particuliers… Il y a Claudius qui joue aux billes avec son œil de verre, Kenny dont le passé pèse des tonnes, Martial qui a décidé d’arrêter le temps, César qui a sans cesse besoin de vérifier qu’on l’aime et Samuel qui reste toujours sur ses gardes. Cette mort mérite une enquête, et ces cinq lascars en savent plus qu’ils ne le disent…

Nouvelle·Partenariat

Plus jamais petite (2010/2022)

Auteure : Séverine Vidal

Editeur : Nathan

Collection : Court Toujours

Pages : 64

Lucie est devant la prison. Elle cherche dans ses souvenirs et ses blessures la force d’affronter cet homme derrière les barreaux, cet homme qu’elle a autrefois appelé son père mais qui a cessé de l’être lorsqu’il lui a volé son innocence. Acte thérapeutique, cette confrontation doit l’aider à avancer.

Plus jamais petite est une nouvelle puissante, intense, qu’on lit d’une traite, le souffle suspendu, les larmes aux yeux jusqu’à ce que la dernière page tournée nous permette enfin de nous laisser aller. L’émotion tangible de Lucie confronte le lecteur à l’impensable, l’innommable et pourtant si véritable crime de l’inceste.

Avec pudeur, mais également justesse, Séverine Vidal raconte la douleur d’une adolescente trahie par celui qui aurait du être son protecteur, l’impossibilité de pardonner et la nécessité de parler. Après la compréhension et la bienveillance d’une mère, d’une grand-mère, d’une amie, la déclaration au commissariat sonne comme une nouvelle agression et rappelle combien la parole des victimes est encore trop souvent banalisée, car trop souvent reçue par un personnel non sensibilisé et non formé.

Initialement publié chez Oskar éditions, Plus jamais petite, trouve sa place dans la collection Court Toujours des éditions Nathan par son sujet grave qui résonne terriblement avec une actualité encore trop présente.

Je remercie Séverine Vidal et les éditions Nathan pour l’envoi de cette nouvelle bouleversante.

***

 » – J’ai des mots comme ça, des mots qui ne passent plus, restent coincés au fond de ma gorge, m’étranglent. Même les entendre, prononcés par d’autres, me fait monter les larmes aux yeux. Hier, devant la boutique où maman travaille, un petit garçon a crié « PAPA ! », deux fois. Il a crié deux fois « PAPA ! » et c’est comme si on m’enfonçait un couteau en plein cœur. « 

roman graphique

La longue marche des dindes – La BD (2022)

Auteure : Léonie Bischoff

Adaptée du roman de : Kathleen Karr

Editeur : Rue de Sèvres

Pages : 144

Adaptant le roman éponyme de Kathleen Karr, Léonie Bischoff propose de (re)découvrir les aventures de Simon, un adolescent considéré comme l’idiot du village, dans le convoyage à pieds d’un millier de dindes entre l’Etat de Missouri et la ville de Denver dans le Colorado.

Nous avions adoré le roman, nous avons aimé la bande dessinée. Il faut dire que le trait de Léonie Bischoff est soigné et a su parfaitement s’adapté à l’univers sauvage des grandes plaines américaines. Si j’aurais aimé retrouver une mise en couleurs plus réaliste et le trait d’Anaïs Nin, je ne peux nier que ses illustrations s’accordent parfaitement avec le ton générale du récit et son public cible, à savoir les enfants.

La mise en page sort des cases, offrant des plans larges sur les paysages qui subliment vraiment l’ensemble. Le chapitrage en « étape de voyage » dynamise un peu plus le récit, rythmant l’avancée des héros dans leur aventure. Si l’ensemble est parfaitement réussi et maitrisé, le changement de sexe du personnage de l’esclave Jabeth, devenue une Jo(séphine) me laisse perplexe. En effet, cela soulève un questionnement sur la place des femmes dans cette société machiste qui répond d’avantage à notre époque qu’à celle dans laquelle évolue les personnages.

Je vous invite à lire l’avis d’Isabelle et celui de Lucie.

Missouri, été 1860. Après avoir quadruplé son CE1 à 15 ans, Simon diplômé d’office par Miss Rogers se voit refuser l’entrée en CE2 et doit gentiment déployer ses ailes. Aussi, le soir même de cette mauvaise nouvelle, lorsqu’il apprend que les dindes sur pattes valent 20 fois plus à Denver que chez lui, il décide d’acquérir 1000 têtes pour les convoyer sur 1000 kilomètres et prouver ainsi qu’il a le sens des affaires. Il recrute pour l’escorter une équipe improbable avec laquelle il va devoir traverser le désert, affronter les rocheuses et négocier avec les Indiens ! Ces derniers accepteront ils de laisser passer cette étrange caravane qui doit atteindre Denver pour y faire fortune ?

Partenariat·roman jeunesse

Nellie & Phileas – Détectives Globe-Trotters, tome 2. Vol à l’Exposition universelle (2022)

Auteure : Roseline Pendule

Illustratrice : Constance Bouckaert

Editeur : Gulf Stream

Collection : 9-12

Pages : 176

Après avoir résolu Le crime de Whitechapel, Nellie et Phileas ont pris la route de Paris avec le valet Passepartout. Alors que ce dernier prend soin de sa mère malade, les deux adolescents occupent leur temps à l’Exposition Universelle de 1889. Si Phileas s’émerveille chaque jour des découvertes qu’il y fait, ce n’est pas le cas de Nellie qui s’inquiète de son avenir journalistique si aucun scoop ne se présente. Lorsque des objets sont dérobés, la jeune fille sait qu’elle doit lever le voile sur cette nouvelle enquête. De Paris à Ismaïlia en Egypte, en passant par l’Italie, la fine équipe poursuit les voleurs dans une enquête semée de dangers.

Dans ce deuxième tome de la série, Roseline Pendule invite le lecteur à suivre ses héros dans une nouvelle enquête et dans leur parcours autour du monde. Confrontés à un groupe organisé, ils doivent faire face à des dangers toujours plus grands et à des situations auxquelles ils ne sont pas toujours préparés. L’Inspecteur Fix n’a peut-être pas complètement tord lorsqu’ils les jugent trop jeunes et naïfs pour se genre d’investigation. D’autant que cette fois-ci, l’enjeu politique met l’accent sur un déterminisme qui pourrait avoir des conséquences sérieuses.

Le texte est toujours aussi dynamique et tend à ne laisser aucun temps mort, les situations et périls se succédant à un rythme effréné. J’apprécie l’humour omniprésent et les informations historiques qui viennent ponctuer le récit sans l’écraser. Le lecteur pourra par ailleurs enrichir ses connaissances historiques avec les notes de fin d’ouvrage sur l’Exposition Universelle et les relations entre Royaume-Uni et Egypte à la fin du XIXè siècle.

Vol à l’Exposition Universelle est un deuxième volume à la hauteur du premier qu’il suit en conservant l’ambiance générale, l’aventure rythmée par une enquête qui ne manque ni de piquant ni d’intérêt. L’écriture reste intelligente et immersive, donnant l’envie de poursuivre la lecture d’un bout à l’autre, et laissant le lecteur dans l’attente de la prochaine aventure.

Je remercie chaleureusement les éditions Gulf Stream pour leur confiance renouvelée et l’envoie de ce titre.

***

Nellie et Phileas profitent de leur séjour à Paris pour découvrir l’incroyable Exposition Universelle de 1889 dont tout le monde parle. La jeune journaliste ne se laisse cependant pas distraire : elle doit absolument dénicher un scoop ! Le destin lui sourit : des objets précieux viennent d’être dérobés sous les yeux de tous… Surexcitée, Nellie se lance alors sur la piste des voleurs, accompagnée de Phileas et de son valet Passepartout. L’enquête les mène jusqu’en Egypte… Si l’inspecteur Fix est toujours à leurs trousses, il ne représente toutefois pas la plus grande menace pour le trio…

Partenariat·Première lecture

Dark Mador (2022)

Auteure : Isabelle Damotte

Illustratrice : Malijo

Editeur : Voce Verso

Collection : Ginko (2 feuilles)

Pages : 24

Sortie le 4 octobre 2022.

Aujourd’hui la collection Ginko des éditions VoceVerso s’agrandit d’un nouveau titre. Cette collection pour lecteurs débutants continue de se renouveler en proposant des titres intelligents à la maquette soignée.

Grand-frère, jeune-homme au pair, homme à tout faire, Dark Mador est un peu tout ça à la fois. Du haut de ses vingt ans et demi, le regard dissimulé sous des lunettes noires, Dark Mador fait la cuisine, le ménage, bricole, jardine, raconte des histoires mais surtout, il s’occupe et joue avec les trois enfants de la famille. Quand vient la nuit, c’est épuisé qu’il gagne son lit. Et s’il lui arrive d’être en retard à la sortie de l’école, c’est sans doute qu’il avait un combat à mener au sabre laser, parce que c’est sûr, il est bien trop jeune pour mourir.

Isabelle Damotte signe une histoire drôle et légère, sensible et poétique qui aborde la force des liens qui se tissent entre les enfants et la personne qui prend soin d’eux tout en évoquant, l’air de rien, la crainte d’être confronté à la perte d’un être cher. Le texte s’enrichit gaiement des illustrations dynamiques aux couleurs vives et aux traits géométriques de Malijo.

Avec son tire référence à la science-fiction (Dark Vador) et jeu de mot sur les émotions (Dark m’adore), Dark Mador est un roman première lecture qui séduira toute la famille du fait de son histoire qui s’inscrit dans la réalité du quotidien de l’enfant entre tourbillon émotionnel et pouvoir de l’imaginaire.

Je remercie à nouveau les éditions VoceVerso pour l’envoi de ce titre et leur confiance renouvelée.

La vie est une belle aventure avec Dark Mador car Dark Mador, c’est le plus fort. Il n’a pas peur des loups, des fuites d’eau et des dimanches soirs. Bon, parfois, il lui arrive d’être un peu en retard… Et s’il avait perdu un combat, même avec son sabre laser ?

Bilan·Le coin de Ju

Bilan d’une lectrice de 13 ans – septembre 2022 #2

Juliette s’éparpille moins que sa sœur mais prend le temps de lire tranquillement, entre quart d’heure lecture et heures de permanence. Le retour au collège (4e) a remis la lecture de classique en place, pas forcément à son goût mais au moins elle sort de sa zone de confort et fait des découvertes. Contrairement à sa sœur, elle a lu peu de choses, moins motivée et plus lente dans la prise du rythme scolaire…

Lectures de septembre 2022 – Juliette (13ans3mois)

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La Guerre des Clans, Cycle VI – Livre IV. Péril Nocturne de Erin Hunter, PKJ, 2022.

La tempête approche… Comment restaurer la paix ? Après la mort de Plume Sombre et la fuite des chats errants, un nouveau défi attend les guerriers : ils doivent accorder au Clan du Ciel la place qu’il mérite. Mais quel clan acceptera de partager ses terres ? Autour du lac, certains chats restent méfiants, voire hostiles, et d’anciennes tensions se réveillent. La paix toute récente demeure fragile. Comment rétablir l’équilibre ? Le destin des clans est plus incertain que jamais…

Note : 5 sur 5.

L’écuyer du Roi de Tonke Dragt, Gallimard Jeunesse, 2020.

Cette nuit-là, dans la chapelle de la Ville de Dagonaut, Tiuri et ses amis méditent sur leurs devoirs de futurs chevaliers. Mais leur réflexion est interrompue par une voix qui implore de l’aide. Enfreignant les règles de la veillée d’armes, Tiuri décide de répondre à l’appel de l’inconnu et de sortir de la chapelle… Là, un vieil homme le supplie de remettre au Chevalier Noir une lettre de la plus haute importance.

(en cours)

Une vie de Maupassant, Le Livre de Poche, 2015.

Jeanne, fille unique très choyée du baron et de la baronne Le Penthuis des Vauds, avait tout pour être heureuse. Son mariage avec Julien de Lamare, rustre et avare, se révélera une catastrophe. Sa vie sera une suite d’épreuves et de désillusions. Ce roman, le premier de Guy de Maupassant, est une peinture remarquable des mœurs provinciales de la Normandie du XIXe siècle : hobereaux, domestiques et paysans y sont décrits avec beaucoup de réalisme.

Note : 3 sur 5.

Le Magicien d’Oz de Tommy Ohtsuka, NobiNobi, 2016.

Originaire du Kansas en Amérique, Dorothée est une jeune fille rêveuse qui a soif d’aventure. Un soir de tempête, une tornade l’emporte dans un monde étrange et merveilleux. Sa seule piste pour rentrer chez elle : aller à la Cité d’Émeraude afin de rencontrer le Grand Magicien d’Oz, capable d’exaucer tous les vœux ! En chemin, elle va faire la connaissance de personnages hauts en couleur avec qui elle se liera d’amitié, mais devra aussi affronter de terribles épreuves. Les aventures de Dorothée sur la route de briques jaunes ne font que commencer !

Note : 4.5 sur 5.

Perdus dans le futur, tome 2. Piégés de Damián & Àlex Fuentes, Dupuis, 2022.

Les jeunes Piero, Sara, Mei, Arnold et Driss ont réussi à effectuer un saut temporel leur permettant de quitter les Templiers réfugiés dans le futur. Mais plutôt que d’arriver chez eux, ils atterrissent en 2112, dans un parc d’attraction en ruines avec ses monstres de carton-pâte, qu’ils prennent d’abord pour des créatures réelles ! Découvrant avec horreur que la Terre a connu une terrible apocalypse, que n’ont pu lui éviter les hommes, trop occupés à se réfugier dans des mondes virtuels connectés, les enfants vont se trouver pris entre deux groupes d’enfants rescapés : ceux restés défenseurs de l’ultra-technologie et les partisans d’un nouveau monde restant à réinventer… Une situation qui va plus que jamais souder Piero, le caïd de la classe, à ses anciens souffre-douleur, mais qui va rudement compliquer le voyage de retour jusqu’à leur époque…

Note : 5 sur 5.

Harry Potter à l’école des sorciers, J.K. Rowling, folio junior, 2016.

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. 

Note : 5 sur 5.
Bilan·Le coin de Gaby

Bilan d’une lectrice de 13 ans – Septembre 2022

Malgré une première rentrée scolaire – 3e CHAM – Gabrielle n’a pas déserté les rayons de la bibliothèque familiale ni ceux de la bibliothèque municipale. Elle a mené de nombreuses lectures de genres différents, prenant plaisir à saisir tout ce que je lui mettais à portée de main. Je suis toujours contente de la voir dévorer avec passion BD, mangas, albums et romans et parfois des « documentaires » même si elle m’en recommande d’ailleurs de nombreux que je n’arrive pas à lire…

Lectures de septembre 2022 – Gabrielle (13ans3mois)

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Tant que nous sommes vivants de Frédéric Bihel & Anne-Laure Bondoux, Futuropolis, 2022.

Fuyant la guerre, un homme et une femme se sont réfugiés dans une forêt inconnue. L’homme, Bo, est un colosse. La femme, Hama, a perdu ses deux mains. Elle donne naissance à une fille, Tsell. Tous trois sont bientôt recueillis par un petit peuple vivant sous terre dans un immense refuge, un véritable dédale de galeries : le Bas.
D’où viennent Bo et Hama ? Quels malheurs ont-ils subis, qui les ont forcés à quitter leur foyer ? Quelle est leur histoire ?

Note : 5 sur 5.

The Magic Fish de Trung Le Nguyen, Ankama, 2022.

Hiên et son fils, Tiên, aiment se lire des contes de fées. Une façon pour la mère de perfectionner son anglais et de transmettre son héritage au jeune garçon qui n’est jamais allé au Vietnam. Pourtant, si le vietnamien de Tiên s’améliore au fur et à mesure de leurs lectures, une conversation lui échappe toujours : comment dévoiler à ses parents qu’il aime les garçons ?

Note : 5 sur 5.

L’Oasis – Petite genèse d’un jardin biodivers de Simon Hureau, Dargaud, 2020.

Lorsque Simon Hureau et sa famille emménagent dans leur nouvelle maison, leur jardin n’est qu’un triste gazon bordé de haies mornes et planté d’arbres fatigués, d’où les insectes et les oiseaux sont quasiment absents. L’auteur entreprend alors d’y faire revenir la vie. Quand l’homme et la nature coopèrent, ils peuvent faire renaître la biodiversité et la beauté. L’Oasis en est une merveilleuse démonstration.

Note : 5 sur 5.

Damien, l’empreinte du vent de Gérard Janichon & Vincent, Vents d’Ouest, 2022.

Le rêve de deux ados sur les bancs de la même école dans les années 1960, l’appel de la mer et d’un accomplissement fort, une inspiration idéalisée en philosophie de vie et une aventure à la voile autour du monde devenue légendaire… Damien, voilier en bois de 10 m, trace un sillage de référence dans les eaux glacées polaires ou dans l’enfer vert amazonien en se laissant pousser par la jeunesse, l’amitié, l’esprit de découverte et de débrouillardise de Jérôme et Gérard. Sous le regard des étoiles, confrontés à eux-mêmes, à l’inconnu, à l’immensité des océans parfois cruels et aux rencontres inattendues, les deux garçons écrivent une formidable histoire humaine qui dépasse les extrêmes des notions géographiques. Quand ils regagnent La Rochelle cinq ans plus tard, le voyage les a rendus autres.

Note : 5 sur 5.

Le consentement, on en parle ? de Justin Hancock, Gallimard, 2022.

Le consentement, c’est bien plus que dire « oui » ou « non ». Il s’agit de découvrir ce qui est bon pour soi, de décider ce qu’on veut vraiment et d’utiliser ce pouvoir incroyable de choisir ! C’est aussi respecter le choix des autres. C’est une affaire de liberté ! Alors, on en parle ? Choisir une pizza au restau ou un film au cinéma, exprimer librement ce qui nous plaît (ou pas), décider quelles pratiques sexuelles adopter, c’est compliqué. Dans ce livre, vous trouverez plein de conseils pour apprendre à réfléchir sur soi, sur les autres et à intégrer le consentement au cœur de votre vie.

Note : 4.5 sur 5.

Je m’engage ! Portraits et Témoignages d’Amandine Gombault & Eve Gentilhomme, Fleurus, 2021.

Elles et ils sont engagés dans bien des causes et de bien des manières : contre le réchauffement climatique, pour les droits et la visibilité de la communauté LGBT+, contre le racisme systémique et le patriarcat… à travers les réseaux sociaux, les actions associatives, l’écriture ou la création de pétitions. Retrouve ces parcours inspirants grâce à des témoignages et des portraits de personnalités dans ce livre conçu pour toi !

Note : 4.5 sur 5.

50 choses à savoir sur La Première Guerre Mondiale, Collectif, 1 2 3 Soleil, 2016.

Comprendre la Première Guerre mondiale à travers 50 faits historiques, avec des cartes montrant les pays engagés et les lieux de confits, des frises chronologiques, des graphiques, des photographies d’époque Un point de vue international pour bien comprendre les enjeux mondiaux de ce conflit.

Note : 4 sur 5.

Des femmes et des hommes d’Equipo Plantel & Luci Gutiérrez, Rue de l’échiquier jeunesse, 2020.

Les hommes ont l’air plus forts, les femmes ont l’air plus fragiles. Mais ce n’est pas vrai : la seule chose qui différencie les femmes et les hommes, c’est leur genre. Rien à voir avec l’intelligence, le travail ou le courage.
Pourtant, l’égalité femmes-hommes est encore une utopie : non seulement les femmes ne profitent pas de nombreux privilèges qui sont réservés aux hommes, mais elles continuent de souffrir de graves discriminations dans le monde entier.

Note : 4.5 sur 5.

Des inégalités sociales d’Equipo Plantel & Joan Negrescolor, Rue de l’échiquier jeunesse, 2020.

Tous les hommes sont égaux mais pourquoi y a-t-il des gens très riches et des gens très pauvres ? Pourquoi y a-t-il des gens qui travaillent beaucoup pour gagner peu d’argent et des gens qui ne travaillent pas et qui gagnent beaucoup d’argent ?
C’est par ces mots que commence l’album. Le ton est donné dès le départ : des phrases étonnantes, drôles, qui font réagir petits et grands, renforcées par des illustrations parlantes et colorées.

Note : 4.5 sur 5.

Promenons-nous dans les Bois de Rachel Piercey, Gallimard Jeunesse, 2021.

Découvrez les merveilles de la nature dans ce superbe livre de poésie. Grâce aux poèmes de Rachel Piercey, vous voyagerez d’une saison à l’autre, à la renontre des habitants de la forêt, tout en jouant à cherche-et-trouve.

Note : 3.5 sur 5.

Seizième printemps de Yunbo, Delcourt, 2022.

À cinq ans, la jeune renarde Yeowoo part vivre à la campagne chez son grand-père et sa tante. Rejetée par les siennes, une poule jardinière, Paulette, devient sa nouvelle voisine. Cette dernière n’a jamais pu pondre d’œufs et considère la petite renarde solitaire comme son propre enfant. Avec son aide, Yeowoo mûrit, grandit et commence à apprécier la vie à la campagne, la vie tout simplement.

Note : 5 sur 5.

Le rêve de Mademoiselle Papillon d’Alia Cardyn & Julien Arnal, Robert Laffont, 2022.

Mademoiselle Papillon est une infirmière hors du commun qui veut venir en aide aux enfants dans le besoin. Le soir, dans son lit, elle rêve d’une vaste demeure qu’elle bâtirait pour eux. Chaque nuit, l’image de sa maison devient plus précise, tellement précise qu’elle pourrait presque la toucher du doigt. Parfois, mademoiselle Papillon se sent petite face à l’immensité de son rêve. Mais jamais elle n’abandonne…

Note : 5 sur 5.

La toute petite maison de Michaël Escoffier & Clotilde Perrin, Kaléidoscope, 2022.

Arsène et Bartoli sont deux frères taquins et inséparables qui se préoccupent peu de ce qui les entoure : ils adorent se rouler dans les fleurs sauvages, tendre des pièges aux lapins et piétiner allègrement les vers de terre en comptant les points. Les coquins sont maîtres de ces bois… Après tout, qui pourrait défier deux ours ? Mais la forêt qui les a vus grandir leur réserve quelques surprises…

Note : 4.5 sur 5.

Capitaine bébé ! d’Alain Serge Dzotap & Béatrice Postma Uzel, Sarbacane, 2021.

La nuit, Capitaine Bébé enfile sa combinaison, ses bottes, son casque – et c’est l’heure de sa tournée : Ça va, madame la boulangère, votre pâte n’a pas trop débordé ? Plus de trompe à déboucher, monsieur Éléphant ? Pas de nœud à la queue, monsieur Serpent ? Oh ! mais voilà qu’il y a le feu à la boutique de bonbons de madame Girafe ! Heureusement que Capitaine Bébé est là ! Difficile, en rentrant à la caserne, de justifier l’inondation auprès de Mamano qui l’accueille au pied du lit… Elle a sa tête des jours où il a fait pipi au lit ! C’est sûr, elle va le gronder… mais non, elle lui fait un gros poutou ! Et le lendemain, Papano et Mamano lui offrent un pyjamapompier et un popompier : plus aucun risque de se mouiller en sauvant la boutique de madame Girafe !

Note : 4 sur 5.

Cette maison est hantée de Oliver Jeffers, kaléidoscope, 2022.

Bonjour. Entre donc. Tu pourrais peut-être m’aider ? Vois-tu, il paraît… que cette maison est hantée !

Note : 5 sur 5.

Spy x Family, tome 8 de Tatsuya Endo, Kurokawa, 2022.

Gagnants d’une croisière à bord d’un paquebot de luxe, Loid et Anya embarquent sur le Princess Lorelei en même temps que Yor, chargée d’une mission ultra-dangereuse. Sous couvert de son travail à la mairie, la jeune femme doit en effet assurer la protection de l’épouse d’un mafieux assassiné…

Note : 5 sur 5.

L’épreuve, tome 2. La Terre Brûlée de James Dashner, PKJ, 2014.

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l’extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre…. et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix… et un peu d’amour ?

Note : 5 sur 5.

Bambi de Félix Salten & Benjamin Lacombe, Albin Michel, 2020.

Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué. L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience.

Note : 5 sur 5.

Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh, BD de Cati Baur, Rue de Sèvres, 2014 à 2018.

Orphelines depuis peu, les sœurs Verdelaine vivent à la Vill’Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c’est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l’amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu’elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina… Pas même Charlie l’aînée qui s’occupe de toute la petite tribu.

Note : 5 sur 5.

Brindille (2 tomes) de Frédéric Brrémaud & Federico Bertolucci, Vents d’ouest, 2018-2019.

Une jeune femme se réveille dans un village du petit peuple. Elle ne se souvient de rien, ni de son nom, ni de comment elle est arrivée ici. Alors qu’elle tente de retrouver la mémoire et découvre les habitants de ce monde, elle s’éveille peu à peu à des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas. Est-elle une fée ? Une jeune fille ordinaire ? Une sorcière ? Les réponses à toutes ces questions se situent sans doute dans cette mystérieuse forêt qui entoure le village. Trouvera-t-elle le courage de se rendre là où personne n’a le droit d’aller ?

Note : 4.5 sur 5.

Les vous de Davide Morosinotto, BD de Nicolas Pitz, Rue de Sèvres, 2022.

Dans un village tranquille des Alpes italiennes, un énorme rocher se décroche de la montagne et cause la mort d’un pêcheur. Les anciens disent que c’est la Main de Pierre, qui protégeait la région des esprits. Simple légende ? Pourtant, des vagues agitent la surface du lac. Un champion de kayak chavire sans raison. Une femme entend soudain parler son mari mort il y a plus de vingt ans. Et un gardien trouve des empreintes… Mais de quoi ? Blu, une jeune fille aux yeux couleur d’eau, a l’impression que des voix essaient de lui parler…

Note : 3 sur 5.

Malaurie, l’appel de Thulé de Pierre Makyo, Frédéric Bihel & Jean Malaurie, Delcourt, 2019.

Fin des années 40, la géomorphologie entraîne Jean Malaurie du désert saharien aux terres arctiques. De sa rencontre avec les Inuit naît un profond respect pour leur culture et leur approche de la spiritualité. Avec cette biographie dessinée, Makyo, Frédéric Bihel et lui-même, expriment avec force son plaidoyer pour la sauvegarde d’un peuple dont la disparition pourrait préfigurer la nôtre…

Note : 4.5 sur 5.

Hanabishi de Didier Lévy & Clémence Monnet, Sarbacane, 2022.

Au Japon, créer un feu d’artifice est un art. Un métier dangereux réservé aux hommes, les hanabishi – métier qu’exerce pourtant la grand-mère de la narratrice, seule dans un monde d’hommes. La petite fille est curieuse : elle voudrait apprendre et comprendre, mais sa propre mère le lui a interdit. Pas question qu’elle perde un doigt, comme la grand-mère, à manipuler d’aussi dangereux explosifs ! L’enfant têtue insiste, alors la grand-mère ouvre son album de photos. Et se met à raconter le ciel, les étoiles, le cosmos…

Note : 5 sur 5.

Sorcières de Simon Grangeat & Cédric Audibert, Sarbacane, 2022.

Pierre vit parmi les vaches depuis toujours et connaît chaque fleur, chaque insecte, par son nom. C’est un calme, un observateur, un terre à terre. Nina, elle, saute parmi les flaques et ne craint ni les arbres gigantesques ni leurs longues branches en forme de doigts crochus. Elle vit depuis peu au village, chez sa grand-mère qui lui a appris de très anciennes chansons. Ensemble, les deux enfants s’enfoncent dans la forêt et découvrent une mare étrange. Pour Nina, aucun doute : c’est une mare à sorcières. Pff, fait Pierre, l’incrédule. La petite entonne alors l’un des airs de sa grand-mère. Et la forêt devient vivante…

Note : 5 sur 5.

Les cœurs de Ferraille, tome 1. Debry, Cyrano et moi de Béka & José-Luis Munuera, Dupuis, 2022.

Dans un monde rétrofuturiste où les humains vivent entourés de serviteurs robots, la jeune Iséa préfère se réfugier dans Cyrano de Bergerac, film conseillé par Tal, sa seule amie, qu’elle ne rencontre que par écran interposé. Mais le jour où Debry, sa robot-nounou adorée, est renvoyée par sa mère, le fragile équilibre de l’adolescente s’effondre. Coûte que coûte, Iséa décide de retrouver la seule personne qui lui ait jamais donné de l’amour, fût-elle un robot… Accompagnée par un camarade d’école, Tilio, elle va partir vers l’étrange ville de Tulpa…

Note : 4.5 sur 5.

Partir – Sur les chemins de Compostelle de Lili Sohn, Casterman, 2022.

Deux mois pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle depuis le Mas de Jantille, près de Cajarc. Deux mois et plus de 1000 kilomètres, seule, avec le strict nécessaire dans un sac à dos. Deux mois pour se réapproprier l’espace et le mouvement entre deux confinements. Deux mois de marche, de réflexion et d’initiation. Deux mois pour questionner son rapport au corps, aux autres, à la nature.

Note : 4 sur 5.
Bilan·Le coin de Gaby·Le coin de Ju

Lectures de 2 Ados de 13 ans #2

Entre suite attendue, relectures et découvertes, les filles se sont fait plaisir en bandes dessinées. Je dois dire que nous avons la chance d’avoir une médiathèque qui renouvelle régulièrement les ouvrages proposés et c’est un réel plaisir pour nous d’y trouver des titres aussi divers qu’intéressants. Au milieu, un petit roman qui a su les intéresser, l’une plus que l’autre.

***

Le Manoir, tome 1. Liam et la carte d’éternité – Première partie de Stéphane Melchior & Raphaël Beuchot, Bande d’Ados, 2022.

Après une longue maladie, Liam est envoyé en convalescence au manoir. Mais tout dans cette vieille demeure l’inquiète, à commencer par les autres pensionnaires, plus étranges les uns que les autres. Il ne voit qu’une chose à faire : s’enfuir…

Note : 4 sur 5.

Le Roi Louve, tome 1. La rébellion de Petigré d’Emilie Alibert, Denis Lapière & Adrián, Dupuis, 2022.

Dans un monde où les Humaines, devenues ovipares, donnent aux Loups, à chaque lune, deux de leurs oeufs afin de garantir la paix, l’équilibre semble prêt à se rompre… Car Petigré, qui comme tous les loups change de sexe à chaque pleine lune, avant d’opter pour l’un d’eux, veut rester une fille. Problème : son père, le roi, veut un garçon pour lui succéder ! Petigré décide donc de s’enfuir avec Rum, son amoureux humain, bientôt rejointe par d’autres étranges créatures : un Sanzame, sorte de zombie, et un Tometeux, lutin aux étonnants pouvoirs. L’aventure, la vraie, leur ouvre les bras… tout comme de gros ennuis. Car pendant ce temps, les soldats Loups les pourchassent, tout comme les sbires de Kourgane, qui souhaitent tuer Petigré pour mettre la main sur le trône… Mais Petigré et sa troupe, eux, sont pour l’instant trop absorbés par une surprenante chasse au trésor pour s’en inquiéter !

Note : 3 sur 5.

Arsène Lupin Gentleman cambrioleur, de Makoto Haruno, NobiNobi, 2021.

Au début du XXe siècle à Paris, un criminel d’un genre nouveau sévit. Intrépide et insaisissable, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, collectionne les vols de grande envergure comme les coeurs de ses nombreuses soupirantes. Ce Robin des bois français séduit le peuple et épuise bien des commissaires avec son panache et ses ruses à toute épreuve. Il n’a pas fi ni de vous étonner, qu’il cambriole une forteresse imprenable, qu’il s’évade de prison ou qu’il pourchasse une mystérieuse demoiselle aux yeux verts…

Note : 5 sur 5.

Elles, tome 2. Universelle(s) de Kid Toussaint & Aveline Stokart, Le Lombard, 2022.

Les récents chocs psychologiques subis par Elle ont permis à Bleue, sa personnalité la mieux enfouie, de prendre le contrôle total, reléguant Elle dans les limbes de son propre subconscient. Bleue est sociable, enjouée, efficace, douée artistiquement… En fait, Bleue est un peu une synthèse de toutes les personnalités d’Elle. Mais si Bleue est si géniale que cela, alors pourquoi est-ce qu’Elle a passé sa vie à tenter de la retenir prisonnière au fin fond d’elle-même…?

Note : 5 sur 5.

Des rires de hyènes de Marion Brunet, IN8, 2022.

C’est avec fébrilité que Julien aborde sa première rentrée au collège. Il est impatient, s’y prépare depuis longtemps. Il a hâte de partager sa passion de la littérature. Pourtant, bien vite, s’il tremble, ce n’est plus d’excitation. Surtout les jours où il doit affronter les 4èmes B qui, entraînés par Max, ont décidé de le mettre violemment à l’épreuve. Et que Julien soit leur prof ne modère en rien leur cruauté. Au contraire.

Note : 4 sur 5.

L’étymologie avec Pico Bogue de Dominique Roques & Alexis Dormal, Dargaud, 2018 à 2021.

Férus d’étymologie, Dominique Roques et Alexis Dormal s’emparent des origines les plus surprenantes et étonnantes des mots pour les expliquer à travers leur personnage fétiche, Pico Bogue. En une page et un gag, chaque mot voit ainsi ses racines ou origines détaillées, le tout en riant ou souriant. Incontournable pour tous les curieux de la langue, enfants ou adultes.

Note : 4.5 sur 5.

Irena (5 tomes) de Jean-David, Séverine Tréfouël, David Evrard et Walter, Glénat, 2017 à 2020.

L’histoire vraie d’une héroïne oubliée.
1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.
Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… 

Note : 5 sur 5.