roman ado

Agence Lovecraft, tome 2. Déesse de la mort (2022)

Auteur : Jean-Luc Marcastel

Illustrations : VADERETRO

Editeur : Gulf Stream

Pages : 272

Après un premier volet captivant, j’avais hâte de repartir à l’aventure avec les quatre ados aux pouvoirs mystérieux et l’équipage du Nautilus. D’entrée de jeu, nous nous retrouvons aux côtés de Sergueï dans un lieu et temps inconnu, évoluant au sein d’une communauté de créatures surprenantes. Dès lors, Jean-Luc Marcastel n’aura de cesse de nous tenir en haleine et d’attiser notre curiosité en plaçant ses héros dans des situations aussi palpitantes que dangereuses.

Comme dans le premier tome de leurs aventures, les jeunes héros sont confrontés à des créatures tout droit sorties de l’univers de Lovecraft ; des créatures au descriptif précis mais qui mettent notre imagination en difficulté tant elles ne ressemblent à rien de ce qui existe. Les dangers sont multiples, les mystères toujours aussi épais et le rythme, s’il souffre de quelques longueurs, maintient une dynamique fascinante.

Il est vraiment intéressant de suivre Sergueï qui, comme Ryan dans le premier volume, tient ici le rôle central. Le jeune russe est un personnage intelligent dont les pouvoirs semblent lui conférer la capacité de déplacer sa conscience dans celle de créatures lovecraftiennes. Il est plus mature et posé que Ryan, ce qui n’est pas pour me déplaire. J’ai par contre trouvé la romance de trop dans ce contexte narratif. Je sais que cela touche le public cible mais j’ai trouvé que cela n’apportait rien à l’histoire et ralentissait même l’intrigue.

L’univers créé par Jean-Luc Marcastel reste intéressant. Ses personnages sont toujours aussi bien travaillés et l’arrivée d’un nouvel antagoniste vient ajouter de nouvelles références qu’il est toujours amusants de retrouver. Après Lovecraft et Jules Verne, l’auteur puise dans l’œuvre de Conan Doyle pour étoffer son récit d’un grand méchant. J’ai hâte de lire la suite.

Un grand merci aux éditions Gulf Stream pour ce partenariat.

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Après avoir échappé à l’effroyable Dagon, Ryan, Marie et Sergueï n’ont guère le temps de se reposer. Le docteur Sauvage leur apprend l’existence d’un mystérieux calendrier astral qui permet de savoir où et quand arrivera Cthulhu, et ainsi empêcher le monstre de s’incarner dans notre réalité. Hélas, ils ne sont pas les seuls à convoiter cet artefact. S’engage alors une course contre la montre entre l’Agence Lovecraft et d’inconcevables entités cosmiques. L’enjeu ? Ni plus ni moins que la survie de l’humanité…

rendez-vous hebdomadaire

Premières Lignes #30

Sur une idée originale de Ma LecturothèquePremières lignes met en avant un roman au travers des lignes qui ouvrent le récit. Pour ce nouveau rendez-vous, j’ai choisi de mettre en avant un conte philosophique reçu il y a quelques jours.

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Lundi

Je n’ai jamais bien compris pourquoi les gens n’aiment pas les lundis. Je n’ai jamais aimé les jugements gratuits non plus, faits à l’emporte-pièce. Les préjugés. On dit qu’il y a des jours qui valent moins que les autres, puis ont dit qu’il y a des sous-hommes, des sous-races. On vilipende le lundi, et puis on finit par vilipender les gens. Qu’ont de moins les lundis,, je vous le demande ? Molière disait, dans la bouche de Dom Juan, que les débuts ont des charmes inexprimables. Or, le lundi est le début de la semaine. C’est le moment où tout est encore possible, où tout reste à faire. La jeunesse, Dieu ce qu’on la regrette quand on arrive à l’hiver de notre vie, vous verre ça, et bien plus tôt que vous ne le pensez. Lorsqu’il n’y a plus rien à regarder au-dessus de notre épaule, tous ces souvenirs, ces regrets laissés derrière. Quand on est au lundi de notre vie, tout est à venir. Au lundi de notre vie, tiens, voilà que je continue à faire de la poésie.

Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi de Camille Andrea, Plon, 2022.
Bilan·Le coin de Gaby

Lectures de Mai

Petit changement par ici. Gabrielle n’ayant plus envie de gérer la mise en page de son bilan, m’a demandé de prendre le relais et de faire comme pour sa sœur, une compilation de ses lectures. Il y aura parfois un petit mot de sa part. Voici donc la nouvelle formule de son bilan pour lequel j’ai occulté le Cycle V de La Guerre des Clans...

Bilan de Mai – Gabrielle (12ans 11mois)

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Silent Boy de Gaël Aymon, Nathan (COURT TOUJOURS), 2020.

Silent boy… Celui qui la ramène pas mais qu’il faut pas chercher. Qu’est-ce que j’ai d’autre comme choix ? Tu t’intègres ou t’es mort. Anton est interne dans un lycée difficile. Sa seule bouffée d’oxygène: ses discussions sur un forum en ligne, caché derrière l’avatar de Silent boy. Car dans la vraie vie, Anton ne donne jamais son avis, ne prend jamais parti. Jusqu’à sa rencontre avec Nathan…

Son avis : « Silent boy fait parti de mes coup de cœur du moi. Il parle du harcèlement scolaire. Le livre est émouvant et puissant. »

Note : 5 sur 5.

Son héroïne de Séverine Vidal, Nathan (COURT TOUJOURS), 2020.

Rosalie pense à Jessica. Cette fille a besoin d’elle. Le destin les a mises sur le même chemin, dans le même tram, justement pour que Rosalie la sauve. Jess a besoin d’elle, elle le sait. Puisqu’elle l’a sauvée une fois, elle devra la sauver toujours. C’est sa mission. Rosalie vient en aide à Jessica, agressée dans le tram. Elle la raccompagne chez elle, revient le lendemain demander des nouvelles, s’accroche. Petit à petit, la vie de Jessica vire au cauchemar…

Note : 5 sur 5.

La petite maison dans la prairie de Laura Ingallas Wilder, Flammarion jeunesse, 2011.

Texte intégral de la célèbre autobiographie où Laura Ingalls Wilder raconte sa jeunesse qui se déroula dans l’Ouest américain des années 1870-1890. L’auteur connut pendant toute son enfance les pérégrinations propres aux familles de pionniers. D’abord installée dans les régions boisées du Wisconsin, la famille Ingalls voyage en chariot bâché en direction de l’Ouest, à travers les Etats du Wisconsin, du Kansas, du Minnesota et du Dakota. Par la bouche de Laura petite fille, c’est toute la vie des pionniers que nous découvrons. Nous partageons leurs difficultés matérielles mais aussi les joies…

Note : 4.5 sur 5.

Voleuse de Lucie Bryon, Sarbacane (BD), 2022.

Mais qu’est-ce qui s’est passé hier soir ? Ella, lycéenne rebelle, brunette et pétillante a beau se remuer ses méninges imbibées d’alcool, c’est le blackout : impossible de se souvenir de la fête d’hier soir dans l’énorme villa d’un mystérieux inconnu, ni pourquoi elle s’est réveillée dans son lit entourée d’objets visiblement coûteux qui ne lui appartiennent pas. C’est ce moment que choisit Madeleine – oui, la douce et énigmatique Madeleine sur laquelle Ella bulle, bave et fantasme sans avoir jamais osé lui parler -, pour sonner à la porte et lui déclamer sa flamme. Ella n’en revient pas de bonheur. Jusqu’au moment où Maddy lui raconte que, la veille au soir, elle s’est faite cambrioler à la fête… qu’elle avait organisée chez ses parents ! Oups…

Note : 5 sur 5.

Frieren, tomes 1 et 2de Kanehito Yamada & Tsukasa Abe, Kioon éditions, 2022.

Le jeune héros Himmel et ses compagnons, l’elfe Frieren, le nain Eisen et le prêtre Heiter, rentrent victorieux de leur combat contre le roi des démons. Au bout de dix années d’efforts, ils ont ramené la paix dans le royaume. Il est temps pour eux de retrouver une vie normale… Difficile à imaginer après tant d’aventures en commun ! Frieren, elle, ne semble guère touchée par la séparation. Pour la magicienne à la longévité exceptionnelle, une décennie ne pèse pas lourd. Elle reprend la route en solo et promet de retrouver ses camarades un demi-siècle plus tard. Elle tient parole… mais ces retrouvailles sont aussi les derniers instants passés avec Himmel, devenu un vieillard qui s’éteint paisiblement sous ses yeux. Frieren est sous le choc… La vie des humains est si courte ! L’elfe a beau être experte en magie, il lui reste encore un long chemin à parcourir pour comprendre la race humaine… Son nouvel objectif : s’initier aux arcanes du cœur !

Note : 3.5 sur 5.

Malgré tout de Jordi Lafebre, Dargaud, 2020.

C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand cœur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux. Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses…

Note : 5 sur 5.

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Lecture en cours

Un si petit oiseau de Marie Pavlenko, Flammarion, 2019.
Bilan·Le coin de Ju

Bilan d’une lectrice de 12 ans – Mai 2022

Ce mois-ci Juliette a osé s’essayer à de nouvelles lectures et a été surprise par le plaisir qu’elle a pu tirer de titres conseillés pour les adolescents. Que ce soit en romans ou en BD, elle est pleinement satisfaite de ces découvertes. Il y a eu malgré tout des relectures dans la série La Guerre des Clans, que je ne présente plus ici, une façon aussi d’apaiser son esprit quand une lecture la touche un peu trop, comme ce fut le cas avec Agence Lovecraft, qu’elle a pourtant dévoré. Elle a aussi emprunté un livre à son professeur d’Histoire – Le chevalier maudit – toujours une façon de découvrir des titres que les enseignants qu’elle apprécie recommandent.

Lectures de Mai – Juliette (12 ans 11 mois)

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Agence Lovecraft, Livre 1. Le mal par le mal de Jean-Luc Marcastel, GulfStream, 2021.

En des temps immémoriaux, d’effroyables formes de vie dominaient le monde. En sommeil lorsque l’espère humaine est apparue sur Terre, elles n’attendent que l’alignement de certaines étoiles pour régner à nouveau… Ryan, Marie et Sergueï ne se connaissent pas. Ils ont pourtant un point commun : ils sont dotés de pouvoirs effrayants convoités par de mystérieux individus. Pour leur échapper, les trois adolescents acceptent l’aide d’une jeune fille qui travaille pour une obscure organisation : l’Agence Lovecraft. Dans la guerre secrète que ses membres livrent contre un ennemi implacable et ses adorateurs, Ryan, Marie et Sergueï pourraient bien être les éléments décisifs qui feront pencher la balance… mais de quel côté?

Note : 5 sur 5.

Le Chevalier maudit : 6 histoires de chevaliers de Collectif, Fleurus (Z’azimut), 2002.

Combattre des créatures effrayantes dans les profondeurs d’un château, devenir fin limier pour démasquer un traître, découvrir la vie passionnante d’un chevalier du XIIe siècle, être invincible pour l’amour d’une démone, pleurer de rire aux aventures pittoresques d’un drôle de héros…

Avis de Juliette : « La qualité des histoires est assez inégale. Certaines sont vraiment bonnes et d’autres bof bof ! »

Note : 3.5 sur 5.

La guerre des clans, Hors-série 08. La vision de Vol du papillon de Erin Hunter PKJ, 2021.

Enfin, les cinq clans formés ont réussi à ramener la paix dans la forêt. Mais au sein du Clan du Vent, la jeune Vol du Papillon peine à trouver sa place. Rêveuse et tête en l’air, elle se laisse facilement distraire. Quand son inattention manque de causer un terrible accident, la voilà contrainte de quitter son clan. Elle ignore encore que le futur des clans est entre ses griffes… Vol du Papillon découvrira – t – elle ce que cachent ses rêves et les étranges visions des esprits de chats l’appelant au loin ?

Note : 5 sur 5.

Voleuse de Lucie Bryon, Sarbacane (BD), 2022.

Mais qu’est-ce qui s’est passé hier soir ? Ella, lycéenne rebelle, brunette et pétillante a beau se remuer ses méninges imbibées d’alcool, c’est le blackout : impossible de se souvenir de la fête d’hier soir dans l’énorme villa d’un mystérieux inconnu, ni pourquoi elle s’est réveillée dans son lit entourée d’objets visiblement coûteux qui ne lui appartiennent pas. C’est ce moment que choisit Madeleine – oui, la douce et énigmatique Madeleine sur laquelle Ella bulle, bave et fantasme sans avoir jamais osé lui parler -, pour sonner à la porte et lui déclamer sa flamme. Ella n’en revient pas de bonheur. Jusqu’au moment où Maddy lui raconte que, la veille au soir, elle s’est faite cambrioler à la fête… qu’elle avait organisée chez ses parents ! Oups…

Note : 5 sur 5.

Abélard, ou les errances de trois voyageurs solitaires de Régis Hautière & Renaud Dillies, Dargaud, 2021.

Cette fiction est une histoire vraie. Elle a été vécue par tous ceux qui, un jour, ont quitté leur foyer pour chercher ailleurs ce qui manquait à leur vie. Certains l’ont trouvé, d’autres se sont perdus en chemin. C’est une histoire vraie parce qu’elle est universelle.

Note : 5 sur 5.

Frieren, tomes 1 et 2, de Kanehito Yamada & Tsukasa Abe, Kioon éditions, 2022.

Le jeune héros Himmel et ses compagnons, l’elfe Frieren, le nain Eisen et le prêtre Heiter, rentrent victorieux de leur combat contre le roi des démons. Au bout de dix années d’efforts, ils ont ramené la paix dans le royaume. Il est temps pour eux de retrouver une vie normale… Difficile à imaginer après tant d’aventures en commun ! Frieren, elle, ne semble guère touchée par la séparation. Pour la magicienne à la longévité exceptionnelle, une décennie ne pèse pas lourd. Elle reprend la route en solo et promet de retrouver ses camarades un demi-siècle plus tard. Elle tient parole… mais ces retrouvailles sont aussi les derniers instants passés avec Himmel, devenu un vieillard qui s’éteint paisiblement sous ses yeux. Frieren est sous le choc… La vie des humains est si courte ! L’elfe a beau être experte en magie, il lui reste encore un long chemin à parcourir pour comprendre la race humaine… Son nouvel objectif : s’initier aux arcanes du cœur !

Note : 5 sur 5.

Jours de sable, d’Aimée de Jongh, Dargaud, 2021.

Washington, 1937. John Clark, journaliste photoreporter de 22 ans, est engagé par la Farm Security Administration, l’organisme gouvernemental chargé d’aider les fermiers victimes de la Grande Dépression. Sa mission : témoigner de la situation dramatique des agriculteurs du Dust Bowl. Située à cheval sur l’Oklahoma, le Kansas et le Texas, cette région est frappée par la sécheresse et les tempêtes de sable plongent les habitants dans la misère. En Oklahoma, John tente de se faire accepter par la population. Au cours de son séjour, qui prend la forme d’un voyage initiatique, il devient ami avec une jeune femme, Betty. Grâce à elle, il prend conscience du drame humain provoqué par la crise économique. Mais il remet en question son rôle social et son travail de photographe…

Note : 4 sur 5.

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Lectures en cours