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Je suis au monde – Habiter autrement la Planète (2021)

Auteurs : Julieta Cánepa & Pierre Ducrozet

Illustrateur : Stéphane Kiehl

Editeur : Actes Sud Junior

Pages : 58

Je suis au monde est un album documentaire qui ouvre les yeux à la diversité de notre monde. En proposant cinq immersions, Julieta Cánepa et Pierre Ducrozet invitent les lecteurs à observer la richesse offerte par la biodiversité et à prendre conscience des liens et connections qui se sont créés depuis la nuit des temps entre toutes les espèces, tous les milieux.

De la Grande Barrière de corail à l’Arctique, en passant par la jungle d’Amazonie, la ville de Barcelone et la campagne française, on s’émerveille de la beauté des paysages décris par un texte poétique enrichi de donnés informatives qui remettent l’homme à sa juste place. L’être humain est bien jeune par rapport à la planète et pourtant, il est le principal acteur des changements majeurs qui s’opèrent et impactent le destin de chacun.

Pourtant, le texte maintient un cap optimiste et, s’il met l’accent sur le poids qui repose sur nos épaules pour ralentir les perturbations écologiques en cours, des perturbations qui touchent toutes les espèces et s’observent dans tous les milieux, des perturbations qui peuvent encore être contrôlées pour offrir des perspectives d’avenir plus optimistes.

J’ai apprécié la poésie du texte qui, comme par magie, nous transporte dans les univers présentés. Des univers qui prennent vie dans les illustrations de Stéphane Kiehl, artiste singulier qui utilise la superposition des motifs donnant un effet plongeon immédiat vers des univers multiples aux couleurs plurielles.

Après Ces jeunes qui changent le Monde, Julieta Cánepa et Pierre Ducrozet signent un titre immersif sur notre monde, nous rappelant les liens et connexions qui existent entre toutes les créatures. Sans jugement ni culpabilisation, ils proposent une réflexion sur l’impact de nos actions sur les autres espèces et sur la planète. Un album qui séduira tout autant l’adulte que l’enfant dès 9/10 ans.

Parfois on oublie. On s’habitue aux choses qui sont devant nous. On finit par ne plus les voir. Qu’ont-elles à nous apprendre ? Comment tous ces éléments si différents s’allient-ils pour former un tout qu’on appelle Terre ? Quelle est notre place dans cet ensemble et quelle pourrait-elle être ? Pourquoi cette Terre est-elle menacée et que pouvons-nous y faire ? Approchons-nous de ces animaux, de ces forêts et de ces océans pour écouter ce qu’ils ont à nous dire de l’état de la planète et de ses habitants.

rendez-vous hebdomadaire

Première Lignes #28

Sur une idée originale de Ma LecturothèquePremières lignes met en avant un roman au travers des lignes qui ouvrent le récit. Après une petite pause blog, je continue à piocher dans ma PAL pour ce rendez-vous hebdomadaire qui rythme la vie du blog. J’espère trouver le temps de travailler un peu plus sur le blog dans les jours à venir.

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PREMIERE PARTIE

1

Il y a six morts et un blessé ce jour-là. D’abord, Maman et Mamie. Puis un étudiant qui s’est précipité pour arrêter l’assaillant. Puis deux hommes d’une cinquantaine d’années qui se tenaient dans les premiers rangs de la parade de l’Armée du Salut, suivis d’une policier. Et enfin, l’assaillant lui-même. Il avait décidé d’être la dernière victime de son massacre maniaque. Il s’est poignardé en pleine poitrine avec force et, comme les autres victimes, il est mort avant l’arrivée des secours. J’ai observé toute la scène.

Debout, immobile, le regard impassible, comme d’habitude.

Amande, Won-Pyung Sohn, PKJ, 2022.
Bilan·Le coin de Ju

Bilan d’une lectrice de 12 ans – Avril 2022

Beaucoup moins de lectures ce mois-ci à présenter car Juliette a repris le sixième cycle de la Guerre des Clans déjà présenté. Elle a voulu s’essayé à la lecture de Racine pour découvrir l’auteur préféré de sa prof de français mais Phèdre, le seul qu’elle ait trouvé à la maison, était trop complexe et elle a eu du mal à tout comprendre. Je sais qu’elle en a discuté avec sa prof qui l’a aidé à la compréhension mais de fait le plaisir était moins présent à la lecture.

Lecture d’avril – Juliette (12 ans 10 mois)

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La guerre des clans Hors-série 4 : La promesse de l’élu de Erin Hunter, 12-21, 2014.

L’avenir sourit à Petite Tempête, le dernier né du Clan de la Rivière, jusqu’au terrible accident qui le laisse défiguré. Devenu Nuage Balafré, l’apprenti cherche par tous les moyens à prouver sa valeur. C’est alors qu’une mystérieuse chatte lui apparaît en rêve. Elle lui prédit un destin glorieux s’il jure de toujours faire passer son clan avant ses propres intérêts. Le jeune Elu accepte avec enthousiasme. Il ignore encore le prix à payer pour un pacte trop vite scellé..

Note : 5 sur 5.

Phèdre de Jean Racine, Belin/Gallimard (classico Lycée), 2015.

Victime d’une malédiction des dieux, Phèdre tombe amoureuse de son beau-fils Hippolyte. L’aveu de cette passion incestueuse conduira les personnages de la pièce à leur perte.

Note : 3 sur 5.

Journal d’un dégonflé, tomes 4 à 16 (fini) de Jeff Kinney, Seuil, 2012 à 2021.

L’intégral des journaux de Greg qui y raconte son quotidien.

Note : 4 sur 5.

rendez-vous hebdomadaire

Premières lignes #27

Sur une idée originale de Ma LecturothèquePremières lignes met en avant un roman au travers des lignes qui ouvrent le récit. Je continue à piocher dans ma PAL pour ce rendez-vous hebdomadaire qui rythme la vie du blog.

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PREMIERE PARTIE

1

Nous étions à l’étude, quand le proviseur entra, suivi d’un nouveau habillé en bourgeois et d’un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans on travail.

Le proviseur nous fit signe de nous rasseoir : puis, se tournant vers le maître d’études :

_ Monsieur Roger, lui dit-il à demi-voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l’appelle son âge.

Resté dans l’angle, derrière la porte, si bien qu’on l’apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d’une quinzaine d’années environ, et plus haut de taille qu’aucune de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l’air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu’il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d’un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.

Madame, Bovary de Gustave Flaubert, illustré par Korrig’Anne, Tibert éditions, 2022.