roman ado·roman jeunesse

L’anguille (2020)

Auteure: Valentine Goby

Editeur: Thierry Magnier

Pages: 143

Pas facile de s’intégrer quand on a douze ans et qu’on est différent. Pour Halis, un garçon doux et timide, le quotidien est difficile. Prisonnier d’un corps obèse, il souffre des moqueries de ses camarades et du poids qui pèse sur ses jambes et lui rend le quotidien difficile. Pour Camille, la différence n’a jamais été un problème. Née sans bras, tout le monde savait qui elle est depuis toujours. Mais l’arrivée dans une nouvelle ville, un nouvel établissement, va lui rappeler qu’elle n’est pas comme les autres. Ce qui ne la gênait pas jusqu’alors, en fait la cible de tous les regards. Et les regards peuvent être aussi blessants que les mots, aussi tranchants que la lame d’un couteau.

Par chance Camille est une enfant solaire et lumineuse; elle pose un regard optimiste sur le monde qui l’entoure et ne craint pas d’affronter les autres pour leur montrer que la différence est une richesse, qu’être en situation de handicap n’est pas une fin en soi et que c’est le regard que les autres posent sur la différence qui est le véritable problème. Son ouverture d’esprit, sa maturité et sa joie de vivre sont une force dont elle sait tirer partie et elle compte bien en faire profiter Halis.

Valentine Goby signe un titre lumineux, drôle et sensible qui parle de différence et de discrimination avec intelligence. Son récit est réaliste et s’adresse directement aux lecteurs à qui il envoie un message de tolérance et d’ouverture d’esprit. Il ne me reste qu’à pousser la curiosité plus loin en lisant son pendant adulte, Murène.

Pour finir, je vous invite à lire l’avis de Pépita.

***

L’avis de Gaby

J’ai bien aimé L’anguille car l’histoire est originale. Le texte permet de sensibiliser les lecteurs au fait qu’on est tous différent. Qu’on soit obèse ou sans bras, notre différence est une richesse qui nous rend unique.

***

Voici l’histoire de Halis et de Camille. Halis, presque treize ans, est prisonnier de sa timidité et d’un corps obèse qui lui vaut de constantes railleries. De son côté, Camille, presque douze ans, est née sans bras. Elle arrive en plein milieu de l’année dans le collège de Halis pour cause de déménagement, et apprend à être dévisagée telle une bête curieuse. Tous deux sont des êtres différents. Mais Camille l’anguille, comme ses camarades la surnomment, est une fille solaire, enjouée. Une amitié puissante se noue entre eux, qui, loin des stéréotypes, fait des singularités de chacun une force.

3 réflexions au sujet de « L’anguille (2020) »

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