album

Si j’étais Ministre de la Culture (2014)

Auteure: Carole Fréchette

Illustrateur: Thierry Dedieu

Editeur: HongFei culture

Pages: 40

En 2014, Carole Fréchette était loin de se douter que son manifeste pour une reconnaissance de la culture deviendrait la réalité d’un monde transformé par une pandémie. Ecrit pour sensibiliser les candidats et les électeurs canadiens afin d’attirer leur attention sur les enjeux culturels, ce texte prend aujourd’hui tout son sens car, privés de culture depuis un an, nous ressentons les manifestations de ce manque sur notre santé et notre bien-être.

Alors que la Ministre de la Culture cherche une façon de convaincre ses collègues de l’importance de la culture, l’idée lui vient de décréter des journées sans culture: ni musique, ni musée, ni smartphone ou télévision, tout accès à la culture sera banni ses jours-là. Le temps fait son effet et bientôt, l’homme suffoque et manque d’oxygène, son quotidien devient un véritable enfer.

L’auteure souligne la nécessité vitale de la culture en utilisant une méthode de sensibilisation radicale et totalitaire. La culture est l’essence même de ce qui fait l’homme et lui est aussi nécessaire que l’air l’est à nos poumons pour respirer. Superbement illustré par Thierry Dedieu, le texte prend vie au travers du trait caricatural et terriblement expressif des personnages.

Si j’étais ministre de la culture est un album qui fait écho à notre situation actuelle et qu’il est important de lire et de faire lire à tous et peut-être encore plus aux sceptiques.

L’avis de Sophie.

Que serait notre monde sans culture? Un enfer, où l’on dépérit asphyxié.

Lecture à 2 Voix·roman ado·roman jeunesse

La fleur perdue du chaman de K (2019/2021)

Il fiore perduto dello Sciamano di K

Auteur : Davide Morosinotto

Traducteur : Marc Lesage

Editeur : l’école des loisirs

Collection : Médium

Pages : 534

Laïla, fille d’un diplomate finlandais, fait le rencontre d’El Rato à l’hôpital de Lima où la jeune fille vient passer des examens médicaux en raison de sa vue déclinante. Les deux enfants passent beaucoup de temps ensemble, cherchant à tromper l’ennuie en parcourant les couloirs de l’hôpital ; ils découvrent un vieux journal d’expédition qui parle d’une fleur rare aux vertus miraculeuses. Aussi lorsque le verdict tombe pour Laïla, ils décident de s’enfuir et de partir à la recherche de cette mystérieuse fleur du chaman de K..

Plongé dans le Pérou des années quatre-vingt où la situation politique est très instable et les dangers nombreux, encore plus pour les étrangers. L’amitié entre les deux enfants leur permet de surmonter les épreuves et de toujours trouver une porte de sortie. Si le danger peut se rencontrer à chaque coin de rue, c’est aussi le cas en ce qui concerne les bonnes rencontres. Laïla est attachante et attire la sympathie d’adultes bienveillants et prêts à lui venir en aide, l’encourageant dans son fol espoir plutôt que de la détourner de ses projets. Il y a toujours quelqu’un pour se joindre à leur périple et c’est en groupe qu’il arrive à la fin de ce voyage initiatique tellement riche humainement et culturellement.

Dans son troisième et dernier livre de la série ayant pour fil conducteur un fleuve, Davide Morosinotto nous entraîne dans les profondeurs de la forêt amazonienne dans une quête spirituelle qui amène une réflexion sur la mort et son évitement. Après Le célèbre catalogue Walker & Dawn qui remontait le fleuve Mississippi, puis L’éblouissante lumière des deux étoiles rouges qui suivait le cour de la Neva, La fleur perdue du chaman de K. nous entraîne sur les bords de l’Amazone. Porté par des personnages attachants, le récit se fait à deux voix auxquelles viennent ponctuellement s’en ajouter d’autres. L’auteur a une fois de plus su créer un récit d’aventures exceptionnelles enrichies de la culture de tout un pays, de son histoire aussi et surtout de sa religion, le chamanisme.

Ce troisième livre est à l’image des précédents un magnifique objet à la mise en page originale qui dynamisme le récit et donne vie à l’histoire. Entre les esprits aux formes animales qui permettent d’identifier le personnage qui parle en ouverture de chapitre et les effets typographiques, cette collection est vraiment exceptionnelle. Même si j’ai plus de mal à la lecture de cette histoire notamment à cause des écriture parfois petite et le fait qu’il faille tourner l’ouvrage dans tous les sens, ça ne m’a pas empêché d’apprécié l’effet visuel.

Davide Morosinotto confirme son talent d’auteur en nous proposant un roman de grande qualité. La série n’en est pas une au sens premier du terme mais il a pourtant su lier les trois histoires par des crossover qui créent un effet de surprise bienvenu et fort apprécié par toute notre famille. A découvrir et faire découvrir!

Je vous invite à lire les avis d‘Isabelle et de Pépita.

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Pérou, 1986. Quand elle est admise à l’hôpital de Lima, Laila attire les regards: fille d’un diplomate finlandais, au teint pâle et aux cheveux blonds, c’est du jamais vu pour les enfants hospitalisés là. Surtout pour El Rato, qui y a passé toute sa vie. Dans les archives de l’hôpital, Laila et El Rato découvrent un journal d’expédition, écrit par le docteur Clarke, près de quarante ans auparavant. Il y a dessiné une fleur très rare, qu’utiliserait le chaman de la tribu K., quelque part en Amazonie, et qui aurait des vertus miraculeuses. C’est alors que tombe le verdict des médecins pour Laila: elle est atteinte d’une maladie incurable, qui ne laisse aucun espoir. Aucun espoir, vraiment? Mais s’ils retrouvaient cette fleur perdue? S’ils allaient au-devant des mille dangers du fleuve et de la forêt?

roman·roman ado

Comme des Sauvages (2020)

Auteur: Vincent Villeminot

Editeur: PKJ

Pages: 318

Récit fantastique, Comme des sauvages prend place dans l’Ardèche profonde. Alors que Tom, treize ans, passe les vacances avec sa sœur ainée et les amis de celle-ci, il aime passer du temps seul à parcourir la forêt environnante du village de C. . Il évolue parmi les arbres avec aisance, faisant fi du sol accidenté et des dénivelés pas toujours conformes entre la réalité et la carte topographique. Ce dernier point l’intrigue cependant et lorsqu’il tombe sur une barrière portant une inscription de mise en garde, on prend conscience qu’on met les pieds dans l’inconnu. A partir de là, l’auteur nous confronte à des inattendus qui se succèdent, nous plaçant dans une position inconfortable emprunte d’un certain malaise.

Car si la sauvagerie et la violence était déjà au cœur de Nous sommes l’étincelle, ce n’était rien comparé à la cruauté froide et pourtant assumée dont les personnages font preuves ou sont victimes ici. Dans Comme des sauvages, l’humain se confronte à la nature pour assurer sa survie mais il se confronte également à l’humain pour protéger le secret d’un paradis terrestre, véritable utopie pour une communauté qui croit protéger ses enfants d’un monde sur lequel l’emprunte de l’homme adulte pèse un peu plus chaque jour.

Entre message écologique et amour de la nature, Vincent Villeminot signe un titre poignant et peu conventionnel qui remet en question l’existence de tout un chacun. De son écriture tranchante, il nous entraîne un peu plus loin encore dans un questionnement sur la place de l’homme dans la nature. On aime le style ou pas, mais cela ne laisse pas indifférent. Pour ma part c’est un coup de cœur!

A lire : les avis d’Isabelle et de Céline!

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Au cœur des collines, derrière la maison où Tom, 13 ans, passe ses vacances, se cache un mystère inimaginable. Quand, au détour d’un sentier, le jeune garçon tombe sur une immense clôture avec une mise en garde inquiétante, il se sent irrépressiblement attiré… Et il disparaît. Pendant des mois, sa grande sœur Emma va le chercher. Elle finira par découvrir la vérité. Mais pourra-t-elle rebrousser chemin et révéler au monde le terrible secret des Sources?

Première lecture·Prix littéraire·roman jeunesse

Du vent dans la tête (2019)

Auteure: Marjolaine Nadal

Illustratrice: Marianne Pasquet

Editeur: Voce Verso

Collection: Première lecture – GINKO

Pages: 24

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 6-8 ans.

Quand elle se sent oppressée, la petite fille grimpe au sommet de la montagne, se place dans le vent et laisse les nuages se dissiper. Mais quand cela devient trop courant, il lui faut trouver une solution plus facile à mettre en pratique.

Du vent dans la tête est une jolie lecture qui aborde la déprime/la dépression de l’enfant, un sujet délicat abordé ici avec pudeur et une certaine poésie. Une poésie qu’on retrouve aussi dans les illustrations de Marianne Pasquet tracées d’un trait fin et plutôt épuré. Le visage de l’enfant cheveux au vent est tout simplement beau et illustre avec justesse les émotions qu’elle peut ressentir quand enfin elle sent son cœur plus léger, sa tête plus vide.

Enfin, je trouve pertinent d’avoir fait de l’enfant l’acteur de son bien-être; c’est bien la fillette qui cherche des solutions pour aller mieux et je trouve cela essentiel, d’autant plus que ce titre s’inscrit dans une collection de titres « premières lectures » et donc s’adresse directement aux jeunes lecteurs.

La critique de LivresdAvril est à lire ICI.

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Parfois les matins sont trop gris. Ma tête est trop lourde. Mes idées sont trop emmêlées. Alors, je mets mes baskets et je file, là-haut, au plus haut de la montagne. Là où le vent souffle sur les nuages et éclaircit les brouillards. Là où le vent me rend ma légèreté.

roman·roman ado

A la Croisée des Mondes. 2 – La Tour des Anges

The Subtle Knife

Auteur: Philip Pullman

Traducteur: Jean Esch

Editeur: Gallimard Jeunesse

Pages: 384

Alors que la fin du premier volume nous laissait avec tout un tas de questions, ce deuxième volume commence bien loin de Lyra et de sa quête autour de la Poussière. En effet, l’auteur introduit dès les premières pages un nouveau personnage, Will, jeune adolescent à la recherche de son père. Après avoir traversé une fenêtre temporelle, il arrive dans un nouveau monde où il fait la connaissance de Lyra. Et comme à deux on est plus fort, les enfants vont s’apporter une aide mutuelle, affronter les difficultés et enquêter sur la Poussière tout en recherchant le père de Will.

Les mondes dans lesquels les personnages évoluent nous apparaissent rapidement fragilisés par la déchirure provoquée par Lord Asriel à la fin du premier volume. Entre opposition à l’église et dérèglement climatique, ces mondes entrent en résonance avec le notre. Si le lecteur cherche des réponses, il va vite se rendre compte que l’auteur ne creuse qu’un peu plus les sujets mis en avant et nous laisse dans l’expectative d’explications plus concrètes.

La Poussière, les spectres, les particules élémentaires… Trois mots qui semblent désignés une même chose et nous entraînent un peu plus dans des théories scientifiques. Mais si le texte s’inscrit d’avantage dans la science-fiction, le récit reste profondément encré dans le fantastique avec ses créatures divers et multiples qui semblent s’unir dans un objectif commun: la Grande Guerre. L’écriture reste par ailleurs riche en aventures, le suspens nous tient en haleine et les personnages ne cessent de nous surprendre et/ou de nous émouvoir.

La Tour des Anges introduit donc de nouveaux personnages et l’événement majeur qui déterminera l’avenir de tous. Si l’introduction de Will peut paraître tardive, il prend rapidement la place qui lui est désignée. Pullman est assez clair dans ses intentions concernant son rôle et le duo Lyra/Will fonctionne bien. Au fil des pages, on comprend qu’ils auront tous deux un rôle déterminant à jouer pour sauver les mondes. Les bases sont désormais installées pour entrer dans un troisième volume qui sera sans nul doute captivant.

Et si vous passiez lire l’avis de Bouma 😉

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis des années, croit avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit la brèche qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra. Les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse tour des Anges.

album·Service Presse

A dos de loup (2021)

Morgane Bellec, Voce Verso, 2020. 40 pages

Dans une chambre sombre, une enfant semble réticente à laisser son père partir. Dès que la porte se referme, son regard apparaît rempli de peur. Au mur, un affiche représente un grand loup et l’on sent le regard de l’enfant attiré par la crainte tangible de le voir quitter son décor de papier. Pourtant, lorsque un loup gigantesque apparait au milieu de sa chambre, elle s’accroche à la main tendue de l’enfant qui l’accompagne pour grimper sur le dos de l’animal. S’en suit un voyage onirique fait d’animaux gigantesques. La peur se transforme peu à peu en bonheur.

A dos de loup est un bel album sans texte à découvrir avec l’enfant avant d’aller se coucher pour dédramatiser l’instant où il faudra faire un dernier bisou et aller au lit. Le récit est très visuel et offre un regard optimiste sur la nuit et l’obscurité souvent synonymes de terreurs pour les touts petits. Ici l’enfant prend son courage à deux mains pour affronter ses peurs et devient acteur de sa victoire!

Je remercie les éditions Voce Verso pour ce service presse qui fut une jolie découverte.

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Par la porte ouverte de la nuit, deux enfants s’évadent à dos de loup et découvrent l’incroyable monde des rêves.

album

Et après? (2015)

Mathilde Magnan, Voce Verso, 2015. 30 pages.

Superbe album qui s’ouvre vers le haut, Et après? se dévoile peu à peu sur un visuel tout en noir et blanc ponctué de rouge au travers de la gorge d’un oiseau ou des pétales d’un coquelicot, témoin du temps qui passe. A chaque nouvelle page c’est tout un univers que l’on découvre, un monde souterrain qui regorge de surprises et foisonne de vie.

Dans cette histoire sans texte, Mathilde Magnan suscite l’intérêt du petit lecteur en ne dévoilant que très lentement les changements qui s’opèrent tant en surface qu’en-dessous. Son trait réaliste captive par la richesse des détails: les racines qui s’allongent, les bébés animaux qui grandissent, les pétales qui tombent… Et après? est un hymne à la nature et à la vie à découvrir en famille.

Dans un monde souterrain qui se dévoile au fil des pages, des galeries se creusent, des animaux se croisent. Des histoires rythmées par la floraison d’un coquelicot, témoin du temps qui passe.

ebook·roman·Service Presse

L’Ordre de Prométhée, tome 1. Chronique (2020)

Auteure: F. Ropars C.

Editeur: Librinova

Pages: 270

format ebook

A la suite d’un accident, Athénaïs se réveille avec les souvenirs de vies antérieures. Accompagnée par sa grand-mère avec qui elle a un lien fort, elle se retrouve avec une nouvelle vie qui se dessine. En plus des souvenirs, la jeune femme se voit doter de pouvoirs et retrouve des connaissances de passés. Amitiés et amour viennent remplir le vide de son existence, au même titre que des ennemis dissimulés dans l’ombre. Rapidement, l’histoire se met en place avec ses mystères et ses dangers.

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteure pour sa proposition de découvrir son livre et sa confiance. J’ai été conquise par l’ambiance générale et les nombreuses idées qui se dégagent de l’histoire. Même si l’écriture n’est pas toujours égale, le rythme est intense et ne laisse pas de temps mort. Les évènements sont multiples et se mettent en place rapidement ne laissant pas de place à l’ennui. Les souvenirs du passé ressurgissent ponctuellement et on sent une trame historique se mettre en place en toile de fond d’une intrigue plus contemporaine dans laquelle la société est au cœur d’un équilibre instable et fragile qui semble pouvoir se rompre très facilement. Le(s) volume(s) suivant(s) nous en dira(ont) probablement d’avantage car il ne s’agit que d’un premier volume qui pose les bases d’un univers médiéval-fantastique et met en place les personnages et organisations desquelles ils dépendent.

En un peu moins de trois cents pages, F. Ropars C. apporte énormément d’informations qui manquent parfois de détails, et de profondeurs. Les relations entre les personnages se mettent en place parfois trop rapidement pour que l’on est eu le temps d’en saisir l’émotion. Il m’a manqué peut-être d’avantage de souvenirs pour justifier l’attachement d’Athénaïs avec son amant ou ses amis proches. Cela fragilise un peu le récit mais ne le rend pas pour autant inintéressant ; on sent déjà dans l’écriture que l’auteure a encore beaucoup à offrir et je suis curieuse de découvrir ce que la suite nous réserve. L’ambiance ésotérique et les mystères qui planent autour des protagonistes sont des éléments majeurs qui font la force du récit. J’ai également apprécié la romance en toile de fond qui apporte juste ce qu’il faut de douceur et de romantisme sans étouffer l’histoire.

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De la violence des champs de bataille du Moyen Âge, aux fêtes somptueuses d’une élite Vénitienne membre d’une société secrète, jusqu’au château hanté d’Écosse et aux landes mystérieuses de Bretagne, le lecteur sera entraîné dans les aventures d’une héroïne à la forte personnalité retrouvant son amour perdu. Ces amants romantiques, seront pris dans le flot de l’Histoire, des intrigues et des intérêts de sociétés secrètes se vouant une lutte sans merci depuis la nuit des temps. De l’ésotérisme, des rebondissements, une alchimie des atmosphères se mêlant à la complexité psychologique des personnages et de l’intrigue, un soupçon d’humour, feront vivre au lecteur une incursion dans un univers fantastique et médiéval haletant.

masse critique·roman ado

#TousDebout (2021)

Auteures: Agnès Marot & Cindy Wilder

Editeur: Hugo

Collection: New War

Pages: 374

Récit écrit à quatre mains, Tous Debout est un texte à deux voix. D’un côté, il y a Anton, un ado intelligent au physique ingrat qui se cache derrière une attitude indifférente mais pourtant provocatrice. Dans l’ombre il est Gossip Boy, un gars qui balance les pires ragots du lycée sur internet. De l’autre côté, il y a Méloé, une adolescente introvertie qui s’insurge contre les comportements injustes et discriminatoires. Lorsque Gossip Boy révèle que Rahim, le petit ami de Méloé est sans-papier, cette dernière se lance dans un mouvement de contestations pour le protéger de l’expulsion. Anton se range à ses côtés et devient l’une des figures centrales du mouvement.

Si Agnès Marot et Cindy Wilder signent un récit engagé qui permet de sensibiliser le lecteur à de réels problèmes de société (sans-papiers, immigrations, homophobie, racisme…), je n’ai pas été convaincue par les personnages principaux. Anton a une attitude trop souvent limite, son comportement envers Méloé frôle le harcèlement. Cette dernière n’a pas su me toucher, trop souvent son engagement m’a semblé intéressé et n’a pas aidé à me la rendre sympathique.

Pourtant, l’histoire m’a vraiment plu et intéressée. L’écriture à quatre mains dynamisme le récit et permet un double regard sur une même situation. Anton et Méloé sont deux voix qui s’élèvent différemment contre une injustice tristement courante; entre provocation et engagement, ils amènent une réflexion sur le poids de nos actions et la façon la plus juste de prendre position pour une cause.

Je remercie Babelio et les éditions Hugo pour l’envoi de ce titre dans la cadre de Masse Critique.

D’un côté, Anton, un garçon discret qui se cache derrière le pseudo de Gossip Boy pour jouer les justiciers sur Trumblr (et y balancer les pires ragots du bahut). De l’autre, Méloée, jeune fille fougueuse et passionnée qui craque sur Rahim, le petit nouveau au lycée. Sous ses airs d’étudiant sans histoires, le mystérieux Rahim se retrouve vite au centre de toutes les attentions. Surtout lorsque Gossip Boy révèle qu’il est sans-papiers… Bientôt, tout bascule. Rahim est sur le point d’être expulsé. Derrière les grilles, il est temps pour les élèves barricadés de lever le poing pour défendre l’un des leurs!