album·Prix littéraire

Zarbi Enfant Zèbre (2018)

Auteure: Suzanne Galéa

Illustratrice: Floriane Ricard

Editeur:  Rue de l’échiquier jeunesse

Pages: 40

Sélection officielle du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2021 catégorie 6-8 ans.

Zarbi est une enfant différente, elle a des difficultés à faire des choses simples pour les autres. Elle se pose des tas de questions en même temps, des questions parfois farfelues, souvent complexes, toujours importantes… à ses yeux. Solitaire, elle se sent incomprise mais pourtant soutenue. Ses parents, son enseignante, s’interrogent et cherchent des solutions à son mal être.

Zarbi Enfant Zèbre est un album sensible qui met en avant les particularités des enfants « zèbres », des enfants à haut potentiel intellectuel, et les questionnements et souffrances que cette différence peut engendrer. L’auteure réussit à nous faire ressentir la singularité de ces enfants dont la pensée en arborescence entraîne un questionnement sans limites et une hypersensibilité à soi et aux autres, qui leur permet de percevoir leur différence sans vraiment la comprendre, de sentir la détresse des adultes qui les entourent notamment, en première ligne, les parents. J’ai moins apprécié le graphisme même si je dois dire que le trait renforce l’aspect différent et bizarre.

Gabrielle et moi-même avons aimé cette histoire et la sensibilité des explications données avec beaucoup de justesse. Elle a fait écho à son parcours et ses émotions mais elle a désormais assez de recul pour s’en détacher et sourire à des situations qu’elle a reconnu comme étant du vécu. Je reste cependant peu convaincu que l’album attire un public large.

A lire, l’avis d’Isabelle.

Zarbi n’est pas tout à fait comme tout le monde. Beaucoup de choses simples pour les autres sont compliquées pour elle. Et les questions se bousculent sans arrêt dans sa tête à propos de tout et de rien. Mais pourquoi se sent-elle si différente?

4 réflexions au sujet de « Zarbi Enfant Zèbre (2018) »

  1. J’avais aimé aussi cet album que j’avais trouvé juste. Mes garçons aussi (je n’avais par contre pas eu l’impression qu’ils s’étaient reconnus dans Zarbi, en tout cas ils n’en ont rien dit…). J’en profite pour noter que vous lisez Winnie et la grande guerre, je serai très curieuse d’avoir votre retour sur ce roman !

    1. ce sont des petites situations. Gabrielle s’est complètement retrouvée sur la page où Zarbi explique que parfois le monde la rend tellement triste qu’elle peut ne plus bouger pendant des heures, mais aussi le sentiment d’être seule et de rester loin des autres tout en veillant sur sa sœur de loin, sans parler de ces choses simples qu’elle ne fait plus, comme rester chez ses grands-parents car elle a peur qu’il m’arrive quelque chose en son absence. Elle a aussi évoqué ses souvenirs lors des tests chez la psychologue…

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