roman

Raison & Sentiments (illustré)

Sense & Sensibility

Auteure: Jane Austen

Traducteur: Pierre Goubert

Illustratrice: Margaux Motin

EditeurTibert

Pages: 455

 

Après Orgueil et Préjugés et Persuasion, les éditions Tibert s’associent de nouveau à l’illustratrice Margaux Motin pour proposer un autre titre de Jane Austen, Raison & Sentiments. 

Elinor et Marianne voient leur destin bouleversé par la mort de leur père bien aimé. Bien que de belle naissance, elles se retrouve bientôt privées de leur part d’héritage par leur frère, manipulé par sa cupide épouse et d’un train de vie auquel elles étaient habituées. Bien décidée à ne pas vivre sous la houlette de sa belle-fille, Mrs Dashwood part avec ses trois filles (Margaret est la benjamine) pour les terres d’un parent éloigné, Sir John Middleton qui leur a offert de s’installer à Barton Cottage. Rapidement la famille tisse des liens avec son nouveau voisinage et alors que Marianne s’attire l’intérêt du Colonel Brandon, elle tombe éperdument amoureuse du jeune et fougueux John Willoughby, rencontré dans une situation tout ce qu’il y a de plus romanesque. De son côté, la calme et posée Elinor tente de dissimuler les sentiments inspirés par Edward Ferrars, frère aîné de sa belle-soeur. Deux sœurs, deux tempéraments mais de même chagrins et souffrances…

Dans Raisons et Sentiments, Jane Austen attire la sympathie de son lecteur dès les premières pages dans lesquelles Mrs Dashwood et ses filles nous sont présentées comme bonnes et généreuses mais victimes de la cupidité d’une femme cruelle. Romantisme et humour so-british sont au rendez-vous de ce récit qui nous fait voyager de la campagne du Sussex à celle du Devon en passant par Londres et ses mondanités. Les nombreuses rencontres sont tantôt agréables tantôt insupportables. Sir Middleton et sa belle-mère, Mrs Jennings, sont des êtres particulièrement exaspérants, sans gênes qui laissent entrevoir une bêtise des plus profondes. Mais leur gentillesse est sincère et on ne peut leur en vouloir bien longtemps. A l’inverse, Lucy Steele, parente éloignée de Mrs Jennings, se présente directement comme calculatrice. Elle s’arrange dès son apparition pour briser les espoirs d’Elinor en jouant cruellement avec ses sentiments et n’ayant de cesse de la blesser.

A l’image des autres titres de la collection, Margaux Motin a su s’approprier l’univers de Jane Austen et en tiré une quinzaine d’illustrations dans lesquelles elle déploie tout son talent et son humour. Elle modernise un texte qui ne semble pas affecté par le temps et en met toute la beauté en lumière. C’est un objet livre magnifique qui vient compléter harmonieusement la collection. Vivement le prochain titre!

Tous ses traits avaient de la beauté, son sourire était doux et captivant et dans les yeux, très sombres, il y avait une vie, un feu, une ardeur que l’on pouvait difficilement observer sans en être ravi.