Lecture à voix haute·roman·roman ado·roman jeunesse

Le baron perché

Il Barone rampante

Auteur:  Italo Calvino

Traducteur: Martin Rueff

Editeur: Gallimard

Collection: folio

Pages: 378

 

Après la lecture du très sensible Du haut de mon cerisier de Paola Peretti, j’étais curieuse de découvrir ce très célèbre roman d’Italo Calvino. Curiosité encore un peu plus titillée par la lecture du poétique Un été en liberté de Mélanie Edwards. Deux romans sans liens mais dont l’héroïne a pour livre de chevet Le baron perché. Mes filles ayant également envie de découvrir ce titre, je me suis lancée dans une lecture à voix haute qui s’est rapidement révélée difficile car le texte ne s’y prête pas du tout. Les phrases sont d’une longueur ahurissante ce qui complique la lecture tant il est difficile parfois de pouvoir se poser et reprendre son souffle. Et de fait, cela n’a pas aidé à nous rendre ce roman agréable car ma voix chevrotait et avait du mal à donner le ton à ce récit pourtant intéressant.

Cosimo Piovasco di Rondo n’a qu’une dizaine années lorsqu’il monte sur le chêne du jardin familial pour ne plus jamais en redescendre. D’abord provocation à une injustice paternelle, cela devient une façon de se rendre intéressant aux yeux d’une fillette de son voisinage, avant de devenir un choix de vie réfléchi. Intelligent et observateur, Cosimo va faire de son arbre et de tous ceux du voisinage, un foyer unique mais d’une richesse incomparable. Au fil des rencontres et des années, il va s’adapter à son milieu, faire de très nombreuses lectures, étudier la philosophie, la politique, venir en aide aux plus démunis, se lier d’amitié avec des bandits, connaître l’amour, ses joies et ses peines. Sa vie sera riche et mouvementée mais jamais il ne reviendra sur sa décision et restera perché jusqu’à sa mort.

Conte philosophique, récit initiatique, Le baron perché est un roman fantastique, sur fond historique pertinent qui soulève la question des liens entre l’homme et la société. On peut aussi se demander si l’auteur ne tente pas de remettre en question les valeurs d’une vie de famille au profit d’une vie solitaire faite de rencontres multiples mais sans attaches. Ce qui est certain, est que ce récit ne laisse pas indifférent. Entre rires, consternations et réflexions, nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer.

En 1767, à la suite d’une dispute avec ses parents au sujet d’un plat d’escargots qu’il refuse de manger, le jeune Cosimo Piovasco di Rondo grimpe au chêne du jardin familial et n’en redescendra plus. Sautant de branche en branche et d’arbre en arbre, il s’élance à la découverte du monde: il étudie la philosophie, se passionne pour la politique, rencontre des bandits, connait les joies et les peines d’amour. Et cela sans jamais reposer un pied sur terre, ni revenir sur sa résolution.