album·Lecture à voix haute·roman jeunesse

Peter Pan

  Peter Pan and Wendy

Auteur: James Matthew Barrie

Traducteur: Michel Laporte

Illustrateur: Régis Lejonc

Editeur: Gautier – Languereau

Je ne connaissais de Peter Pan que quelques adaptations cinématographiques de qualité divers. L’occasion d’en lire le roman ne s’était jamais présentée et ce n’est que récemment, dans un besoin de lire des classiques, que je me suis procurée cette superbe édition illustrée. Après Pinocchio, la lecture à voix haute de Peter Pan fut un nouveau moment de partage, d’échanges et de comparaisons avec l’adaptation des studios Disney.

Dès les premières pages, Peter nous est présenté comme un garçon égoïste, prétentieux et sans cœur . Avec son amie Clochette, jalouse comme un pou, ils enlèvent Wendy, John et Michael et les emmènent au Pays Imaginaire.

« La seconde à droite […] et puis tout droit jusqu’au matin. »

Wendy est certainement charmante mais elle est aussi extrêmement naïve. Son amour pour Peter la pousse à le suivre. Elle se laisse complètement manipuler par le jeune héros qui veut bien jouer à être le père de famille à ses côtés mais qui lui rappelle cependant qu’il préfère qu’elle soit sa maman, comme pour les garçons perdus. Pendant que les garçons jouent, s’amusent et vivent des aventures palpitantes, Wendy reste à la maison. En tant que « mère » elle se doit de tenir le logis, nourrir ses enfants et raccommoder leurs vêtements troués. On comprend qu’elle soit la seule à se souvenir de ses parents, de sa mère surtout qui, elle en est certaine, laisse la fenêtre ouverte en attendant son retour.

« […] il pouvait se passer une semaine entière sans qu’elle sorte au grand air, sauf, peut-être, avec une chaussette à repriser à la main. »

Et que serait Peter sans le Capitaine Crochet? Un pirate sanguinaire qui nous apparaît pourtant bien plus humain que les enfants, notamment quand ses faiblesses sont révélées par l’apparition du crocodile.

James Matthew Barrie signe un roman sur l’enfance, ses rêves et son imaginaire tout en brossant un portrait idéale de la mère de famille, la fameuse « mère parfaite ». Un roman aux valeurs complètement désuètes donc mais qui pourtant a su nous plaire et nous faire rire. Car l’auteur a su y retranscrire avec beaucoup de réalisme l’imaginaire de l’enfance, ses jeux mais aussi ses peurs, la peur de grandir notamment mais aussi la peur de mourir. Régis Lejonc illustre avec brio les personnages et quelques scènes choisies, ses dessins sont de véritables oeuvres d’art. Il explique, dans une double page placée en fin de volume, quels défis et quels choix se sont posés à lui pour illustrer une histoire aussi célèbre que celle de Peter et Wendy. C’est d’autant plus intéressant qu’à la lecture on constate que son interprétation s’éloigne de la vision qu’en avaient les studios Disney et s’imprègnent complètement de l’histoire de Barrie et de l’époque à laquelle elle fut écrite, il y a plus d’un siècle.

Peter Pan est un petit garçon qui refuse de grandir. Un jour, il rend visite à Wendy dans le coeur de Londres et la convainc de venir, avec ses frères, dans le pays imaginaire. C’est là-bas que vivent les enfants perdus, la fée clochette et le redoutable Capitaine Crochet, l’ennemi juré de Peter ! Tous ensemble, ils vont vivre des aventures extraordinaires !

6 réflexions au sujet de « Peter Pan »

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