Lecture à voix haute·roman jeunesse

La légende de Podkin le Brave, tome 3. Le monstre de Cœur Sombre

The Beasts of Grimheart

Auteur: Kieran Larwood

Illustrateur: David Wyatt

Traductrice: Catherine Gibert

Editeur: Gallimard Jeunesse

Pages: 304

 

Notre barde est cette fois-ci contraint de raconter la suite des aventures du jeune héros pour sauver sa vie. Et s’il est saisi par la crainte, cela n’enlève rien à son enthousiasme et au dynamisme de sa narration : Il est fini le temps de se cacher, il est désormais tant d’entrer en guerre contre les Gorms. Armés de courage, Podkin, sa sœur aînée Paz et leur petit frère Pook, pénètrent les profondeurs de la foret de Cœur Sombre où ils feront des rencontres aussi surprenantes qu’inattendues, des rencontres qui leur apporteront tout le soutien et l’aide dont ils ont besoin. La bataille est aussi terrifiante que l’on pouvait s’y attendre et laissera des séquelles dans les cœurs et esprits de nos jeunes héros.

Kieran Larwood nous offre un final à la hauteur de nos espérances avec son lot de surprises, de frayeur et de magie. L’émotion est au rendez-vous de ce troisième et dernier volet qui vient clore une saga d’heroic fantasy dans la digne lignée de Tolkien. Son écriture dynamique, ses personnages attachants et courageux, son univers épique et la fin ouverte à tout un tas de spéculations, nous laisse dans l’expectative d’une suite ou d’un spin-off… La lecture à voix haute a été un moment fort fait d’éclats de rire et d’émotions partagées; mes filles et moi-même avons particulièrement apprécié que le héros ne soit pas le plus courageux et le plus fort des personnages, il apprend bien vite que l’union fait la force et tout particulièrement dans ce dernier volume. Par ailleurs, l’auteur a su intégrer les personnages féminins à son récit, elles tiennent une place importante et particulière aux côtés de Podkin et il faut avouer que ce n’es pas souvent le cas dans ce genre d’aventures.

La légende de Podkin le Brave est une série coup de cœur que nous recommandons à tous les jeunes lecteurs dès 8/9 ans.

Pour lire l’avis d’Isabelle, c’est par ici!

Alors que l’affrontement avec les Gorm est imminent, Podkin et les siens se préparent au pire… mais ils ne sont pas seuls: la forêt de Coeur Sombre abrite des créatures puissantes qui sont prêtes à se battre. Aux côtés de ces alliés inespérés notre héros reprend espoir: l’heure est venue d’en finir avec le terrible Scramashank.

 

Challenge PAVES 2020 (trilogie)

BD/manga

Calpurnia BD, Tome 2

 

D’après: Jacqueline Kelly

Illustratrice: Daphné Collignon

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 90

Une année s’est écoulée depuis la sortie du premier tome de la bande dessinée adaptant Calpurnia de Jacqueline Kelly. L’attente fut longue et c’est avec un immense plaisir que mes filles et moi-même avons lu ce deuxième tome.

Un deuxième tome qui dégage une autre ambiance que le premier, une ambiance moins lumineuse. En effet, cette deuxième partie s’appuie sur les épisodes de mal-être de Calpurnia, qui sent que son sexe est un frein à l’épanouissement d’une vie qu’elle pourrait choisir. Alors qu’elle rêve d’université et de sciences, sa mère souhaite la préparer à entrer dans le monde et à en faire une parfaite petite ménagère. Calpurnia ne sait vers qui se tourner pour faire comprendre que ses rêves ne sont pas ceux de sa mère. Même son grand-père semble trouver bien qu’elle apprenne à tricoter et cuisiner, des choses qui lui ont été très utiles à lui aussi lorsqu’il a fait la guerre et qu’il ne pouvait compter sur l’aide d’aucune femme. Entre une volonté d’étudier et la nécessité d’apprendre à être autonome, Calpurnia doit apprendre qu’il existe un juste milieu et que les deux ne sont pas incompatibles pour peu que l’on s’en donne les moyens.

A l’image de la couverture, les planches de Delphine Collignon sont une alternance de pages en sepia et de pages toutes en nuances de noir et blanc. Les premières illustrent le quotidien et les moments de bonheur de Calpurnia, ses jeux et études scientifiques dans la nature; alors que les secondes sont à l’image de son humeur déprimée. Ce jeux des couleurs offrent une réelle immersion dans les émotions dégagées par le jeune fille et son histoire. L’ensemble se veut une album de toute beauté aux planches plus abouties.

« Il y avait peut-être une place pour moi dans ce monde, après tout. Une place où je ne serais ni étrange, ni égoïste, où je ne serais une déception pour personne. Qui pourrait être déçu par une femme qui découvrirait tant de merveilles scientifiques? Ma mère, sans doute. Mais je ne voulais pas y penser. »

BD/manga

Miss Charity, tome 1. L’enfance de l’Art

D’après: Marie-Aude Murail

Auteur: Loïc Clément

Illustratrice: Anne Montel

Editeur: Rue de Sèvres

Pages: 120

Miss Charity fait parti de ces romans que je relis toujours avec un plaisir immense pour la qualité du récit mais aussi pour les valeurs transmises. Autant vous dire que le redécouvrir sous un nouveau format est un réel plaisir. Loïc Clément a parfaitement su adapter le texte en conservant les éléments les plus importants de la personnalité de Charity ou des événements qu’elle vit entre cinq et quinze ans. Sublimé par la beauté lumineuse des aquarelles d’Anne Montel, L’enfance de l’Art nous entraîne dans l’univers incroyable d’une jeune fille de la bonne société anglaise, en pleine époque Victorienne, qui préfère la nature aux salons et les sciences à la broderie, une jeune fille éprise de liberté.

Adaptant le magnifique roman éponyme de Marie-Aude Murail, Loïc Clément et Anne Montel signent une collaboration de toute beauté pour une bande dessinée en trois volumes qui, dès le premier volet, fait notre bonheur de lectrices et vient merveilleusement s’ajouter à notre bibliothèque d’adaptations.

Charity, en digne petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, n’a d’autre choix que de se taire et rester invisible. Comme personne ne fait attention à elle, Charity se réfugie dans la nursery, au troisième étage de la maison, avec Tabitha, la bonne, et Blanche, sa préceptrice qui lui enseigne l’aquarelle. Pour ne pas mourir d’ennui ou même sombrer dans la folie, elle élève des souris, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige. Sa rencontre avec ses cousin et cousines ainsi que leur séduisant ami Kenneth Ashley va lui faire réaliser qu’à l’extérieur existe un vaste monde qui ne demande qu’à être exploré…