roman

Le Trône de Fer – L’intégrale, tome 4

Song of Ice and Fire, book 4: A Feast fort Crows

 

Auteur: George R.R. Martin

Traducteur: Jean Sola

Éditeur: J’ai Lu

Pages: 894

 

Après un troisième tome passionnant et très riche, ce quatrième volet parait assez fade. En effet, l’histoire avait vraiment bien avancé et là, on a l’impression de faire du sur place. Pourtant il s’en passe des choses mais l’ensemble du récit est plus mou et certains chapitres paraissent peu à leur place dans l’ensemble de l’intrigue; je pense notamment aux chapitres concernant les Fer-nés et la famille Greyjoy. Si jusqu’ici l’auteur nous en avait présenté certains membres, il vient en ajouter de nouveaux qui complexifient un peu plus encore la narration et alourdissent le récit.

Je ne peux pas dire pour autant que je n’ai pas apprécié ce volume, bien au contraire, mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour que j’y adhère complètement. C’est aussi parce que lors de ces près de neuf cents pages, on ne prend aucune nouvelle du nord et des personnages qui y vivent, ou de Tyrion Lannister qui nous avait laissé sur une scène des plus décisives. En effet, ce quatrième volume met l’accent sur les événements qui se déroulent à Port-Réal, en mer avec les Fer-nés ou Samwell Tarly, un peu à Dorne et un peu sur Essos. Au final, ce sont les aventures de Jaimie et Brienne qui sont les plus intéressantes. Des aventures qui nous permettent de voir évoluer deux personnages majeurs et c’est vraiment agréable à lire.

Il est toujours aussi difficile d’écrire une critique sur cette saga, les volumes se suivent et ne se ressemblent pas tant que ça. Mais ce Festin pour les Corbeaux est une lecture intéressante, un volume plus posé mais aux intrigues toujours aussi complexes et passionnantes.

 

Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver: par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus retors, s’en sortiront indemnes…

roman jeunesse

Les Pointes Noires

Auteure: Sophie Noël

Editeur: Magnard Jeunesse

Collection: Roman 8-12 ans

Pages: 176

Pour leur dixième anniversaire, les filles avaient réuni des amis qui les ont gâté de tout un tas de lectures très sympa. Les pointes noires de Sophie Noël a été offert à Gabrielle qui l’a dévoré et me l’a fortement recommandé. Elle était si enthousiaste que je me suis lancée, une façon de faire une petite pause entre deux volumes du Trône de fer. 

Ève est née et a vécu ses premières années au Mali avant d’être adoptée et de venir vivre en France, à Paris. Son grand rêve est de devenir une danseuse étoile à l’Opéra de Paris, un rêve qui est aussi une promesse, un espoir de retrouver un jour son amie d’enfance, Hawa, restée au Mali. Mais si le monde de la danse est déjà assez fermé et difficile, Ève est confrontée à d’avantages de barrières que ses camarades. Noire de peau, elle subit des remarques racistes à l’école et en cours de danse. Peu à peu le doute s’insinue en elle. Et si la couleur de sa peau lui fermait toute les portes? Pourra-t-elle réaliser son rêve? Reverra-t-elle Hawa?

Les Pointes Noires est un roman fort et profondément juste qui met en avant une héroïne de couleur dans un univers dans lequel l’unité est une valeur des plus importantes. Ève a un tempérament de feu, une volonté à toute épreuves; perfectionniste, elle est capable, à l’image des sportifs de haut niveau, de mettre sa santé en danger pour atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée. Sophie Noël signe un roman d’une grand justesse qui aborde le racisme, la tolérance, le dépassement de soi et bien sûr, la danse!

Ève grandit dans un orphelinat du Mali. Son rêve: devenir un jour danseuse étoile. Adoptée à l’âge de six ans, elle part vivre en France. Sous le regard aimant de ses parents, elle suit une formation solide, épaulée par sa professeure qui l’encourage à se présenter à l’école de danse de l’Opéra de Paris. Jusqu’au jour où une remarque blessante vient tout faire basculer. Elle réalise brutalement que, dans ses livres, dans les films et sur les scènes de ballets, il n’y a jamais de danseuses étoiles noires. Comment a-t-elle pu ne pas le remarquer plus tôt? Et si toutes ces années à la poursuite de son rêve n’étaient qu’une illusion? Dans ce monde en rose et blanc, Ève devra se battre pour trouver sa place. Et faire bouger les lignes?

album·Lecture à voix haute·masse critique·roman jeunesse

Pombo Courage

Auteur: Emile Cucherousset

Illustratrice: Clémence Paldacci

Editeur: MeMo

Collection: Petite Polynie

Pages: 45

Avec truffe et machinEmile Cucherousset nous avait déjà entraînés dans les délices de l’enfance. Dans Pombo Courage, il récidive et met en avant la force de l’amitié pour notre plus grand plaisir.

Pombo et Java sont deux ours qui vivent dans la même forêt et que tout oppose. Si Java est téméraire et adore crapahuter et grimper aux arbres, Pombo est paresseux et préfère le confort que lui procure ses chaussons bien chaud et n’aime rien moins que rêvasser et dormir. Java aura beau user de toute la force de sa persuasion pour que Pombo sorte de sa zone de confort, il n’obtiendra que l’attitude bougonne et nonchalante de son compère. Pourtant, quand le danger menace, Pombo trouve au fond de lui le courage nécessaire de venir en aide à son ami.

Emile Cucherousset signe un nouveau titre merveilleux autour de l’amitié et du courage qu’il faut savoir trouver au fond de soi pour la préserver. Ses deux héros sont très touchants et il ne fait aucun doute que chaque lecteur sera capable de s’identifier à l’un ou l’autre, ou d’y retrouver ses proches. Le texte est amusant, riche et à la porter des jeunes lecteurs dès 7 ans. Les illustrations de Clémence Paldacci, un brin rétros, viennent compléter le récit avec finesse et douceur.

Je remercie Babelio et les éditions MeMo pour cette offre de masse critique qui nous a, mes filles et moi-même, complètement séduites.

Pombo n’aime rien de plus que passer ses journées à siroter un jus de fruit gorgé d’écume, les doigts de pieds bien au chaud dans ses chaussons. Parfois, la faim ou le sommeil l’obligent à tendre le bras pour attraper un quignon de pain ou à faire une petite sieste sur son rocking-chair, mais rien ne trouble ses rêvasseries, bien à l’abri du monde. Alors quand son Java, si intrépide, lui demande de l’aider à construire une cabane en haut d’un chêne vertigineux pour observer le lointain, Pombo Fainéant fait sa mauvaise tête. Sa tête d’ours qui va compter les mouches, les pieds sur terre. Chez lui, le lointain, c’est en esprit, les yeux fermés. Mais Java, lui, a un autre plan. Un plan délicat à coups de tomahawk et d’escalades dangereuses. Un plan parfait pour Pombo Courage.

Lecture à voix haute·masse critique·roman jeunesse

Le Monde de Nedarra, tome 1 : Celle qui reste

Endling: The Last

Auteure: Katherine Applegate

Traductrice: Rosalinde Elland-Goldsmith

Editeur: Seuil

Pages: 406

 

En premier lieu, je remercie Babelio et les éditions Seuil pour cette proposition de masse critique qui m’aura permis de découvrir un roman que je n’aurais probablement pas acheté… Si cela n’aurait pas été un manque pour moi, mes filles seraient passées à côté d’un titre qui les a entraîné à l’aventure dans un monde fantastique et original peuplé de créatures imaginaires.

La couverture est vraiment jolie et laissait présager un récit fantastique. Par ailleurs, ayant eu un gros coup de cœur il y a quelques mois pour Le Seul et Unique Ivan, du même auteur, j’avais espoir d’une nouvelle très belle lecture. Mais force m’est de constater que cette fois-ci la magie n’a pas opéré pour moi. Si l’univers et les créatures créés sont originaux et entraînent le lecteur à l’aventure, le scénario manque parfois de cohérence et les personnages de profondeurs. Je me suis rapidement ennuyée dans ma lecture qui n’a pas su me faire voyager.

L’écriture est très simple, ce qui rend la lecture aisée pour les jeunes lecteurs, mais elle manque de richesse et de fougue. Si les chapitres courts fonctionnaient très bien dans Le Seul et Unique Ivan, c’est parce que le gorille racontait l’histoire et que ça paraissait crédible qu’il aie peu de vocabulaire et soit peu loquace. Dans Le Monde de Nedarra, ça donne plutôt l’impression que les choses s’enchaînent rapidement sans qu’il ne se soit passé grand chose pour autant, comme si l’auteure n’avait pas grand chose à raconter et meublait par de grands vides. Il est dommage que pour un livre véhiculant en message écologique, il y aie une telle quantité de papier non exploité…

Lu à voix haute à mes deux filles de dix ans, cela m’a permis de constater que l’histoire fonctionnait très bien sur elles. Elles ont adoré les personnages, avec un gros coup de cœur pour le wobbyk, et sont partis à l’aventure sans se poser de questions, suivant Byx dans son voyage initiatique avec beaucoup de plaisir.

Autrefois, plusieurs espèces civilisées se partageaient le royaume de Nedarra aux côtés des humains. Aujourd’hui, les dairnes, dotés du pouvoir incroyable de déceler les mensonges, ont presque entièrement disparu… Ultime survivante de sa meute, Byx ne peut pas croire qu’elle soit la dernière dairne et part à la recherche de la Première Colonie, un clan mythique qui vivrait au nord du royaume. Sur son chemin, Tobble, un wobbyk, Gambler, un felivet, et Khara, une jeune aventurière humaine, constituent bientôt une nouvelle famille. Grâce à leurs différences, ils disposent d’une force que nul autre ne possède! Leur permettra-t-elle de sauver les créatures de Nedarra de l’avidité des humains? Et Byx retrouvera-t-elle les siens?