Lecture à 2 Voix·roman jeunesse

La potion magique de Georges Bouillon

George’s Marvellous Medecine

Auteur: Roald Dahl

Illustrateur: Quentin Blake

Traductrice: Marie-Raymond Farré

Éditeur: Gallimard Jeunesse

Collection: Folio Junior

Il y avait longtemps que je n’avais pas lu Roald Dahl et je dois dire que ce petit roman ne m’a pas autant plu que les autres titres lus précédemment.

J’ai aimé la première partie, complètement décalée, durant laquelle on découvre Georges et son exécrable Grand’ma, et surtout la préparation de la potion et la découverte de ses effets. Mais la deuxième partie m’a laissée sur le côté. En effet, l’humour mordant de Roald Dahl disparaît dès que les parents de Georges entrent en scène, le père en tête, qui ne voit que le profit que l’invention de son fils pourrait lui apporter. On peut y voir une dénonciation de l’agriculture de masse et de l’élevage intensif mais est-ce vraiment le message que l’auteur souhaitait véhiculer? Car après tout, Roald Dahl est un auteur qui met l’enfance au cœur de ses histoires avec tout ce qu’elle apporte d’ingéniosité et de créativité…

Lu à 2 voix avec Juliette qui a beaucoup aimé l’humour et le côté « magie ».

La plupart des grand-mères sont d’adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n’est pas le cas de la grand-mère de Georges! Grincheuse, égoïste, elle ressemble à une sorcière et elle a des goûts bizarres: elle aime se régaler de limaces, de chenilles… Un jour, alors qu’elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une potion magique. Une potion aux effets surprenants… et durables!

4 réflexions au sujet de « La potion magique de Georges Bouillon »

  1. Tiens ! J’étais passée d’une manière ou d’une autre à côté de cet article sur un livre que j’aime beaucoup pour ma part. Je trouve tes critiques très intéressantes, je n’avais pas vu les choses comme ça et cela ne nous avait pas frappés à la lecture. En y réfléchissant, il me semble que l’une des forces de Roald Dahl est justement de parvenir à formuler des critiques de certaines dérives sociales (dérives autoritaires en famille chez James (et la grosse pêche) ou à l’école chez Mathilda, dérives dans l’éducation des enfants et inégalités chez Charlie et la chocolaterie, militarisme dans Charlie et l’ascenseur de verre ou Le bon gros géant, chasse dans « Le doigt magique »…), mais sans donner l’impression de dispenser des leçons de morale et en restant dans quelque chose de drôle et enfantin. Je pense qu’effectivement, il s’agit ici d’une critique de l’élevage intensif qui fait écho aux horribles fermiers de « Fantastique maître renard » qui s’enrichissent et se goinfrent de viande, mais sont obnubilés par une petite famille de renards qui ne fait que leur voler quelques volailles… Chez nous, les frasques des malheureuses poules du père de George ont bien fait rire les garçons, mais c’est vrai que l’on rit très jaune…

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