conte/nouvelle/biographie·Lecture à 2 Voix·roman jeunesse

Igor le labrador et autres histoires de chiens

Auteur: Agnès Desarthe

Illustratrice:  Anaïs Vaugelade

éditeur: l’école des loisirs

Collection: Mouche

Pages: 77

 

Nous sommes ici en présence d’un recueil de trois nouvelles à destination des jeunes lecteurs. Ces trois textes mettent chacun en avant un chien différent: Yanker le Cocker, Yankel le Teckel et Igor le Labrador, humanisés pour les besoin de l’histoire. Mettant en avant la solitude et l’ennuie mais aussi, dans le cas du teckel, le rejet, ces trois histoires montrent l’importance de l’amour et du besoin de l’autre dans l’épanouissement personnel.

Igor le labrador et autres histoires de chiens est un livre très accessible à l’écriture abordable pour les enfants dès qu’ils se sentent à l’aise avec la lecture autonome. La richesse de ces histoires tient principalement dans les valeurs mises en avant. Le petit lecteur appréciera sans aucun doute les nombreuses illustrations monochromes (rose) qui apportent un complément sympathique au texte.

Lu à deux voix, ce titre a été rapidement achevé. Juliette avait besoin d’un texte léger et facile après ses difficultés rencontrées à la lecture de Gulliver chez les Géants. Nous avions tenté Ratburger de David Walliams que Juliette a fini de son côté car je n’ai pas accroché. Nous allons maintenant pouvoir passer à autre chose …

Quand il était petit, Igor le labrador avait pour voisin un vieux dalmatien qui s’appelait Félicien. Félicien passait sa journée à danser une patte sur l’autre et il souriait tout le temps. C’est parce que Félicien avait vendu son âme au diable. C’est ce que disaient les gens du village. Vendre son âme au diable! Quelle rôle de chose, pensait Igor, comment fait-on, qu’est-ce que ça rapporte? Et ça lui donna une idée.

album·Lecture offerte

Rose et l’automate de l’opéra

Auteur: Fred Bernard

Illustrateur: François Roca

Éditeur: Albin Michel Jeunesse

Pages: 36

 

Rose et l’Automate de l’Opéra nous entraîne à l’opéra de Paris, en coulisse ou sur le devant de la scène, en salle de répétition ou au grenier. Rose, petit rat de l’opéra, découvre les restes d’un pantin articulé, machine incroyable autrefois connu mondialement, aujourd’hui oublié. Avec l’aide d’un vieux machiniste et d’un horloger, elle tente de lui redonner forme et vie. On assiste alors à la naissance d’une belle amitié faite de douceur et de patience. Deux émotions qui se dégagent également du texte et des superbes illustrations, véritables œuvres d’art aux couleurs chaudes et poudrées.

Nous continuons notre découverte des album de Fred Bernard et François Roca qui nous enchantent à chaque page tournée, à chaque lecture partagée. Une fois de plus le succès est au rendez-vous, nous avons toutes trois apprécié cette lecture à voix haute, qui nous aura en outre permis d’aborder la question de l’amitié et des différents formes qu’elle peut prendre, mais également le partage, la transmission et le souvenir.

Rose est élève danseuse dans un opéra. Le jour où elle trouve dans une malle du grenier un automate démonté, commence une belle histoire de patience, de volonté et d’amitié. Et quand Hermès l’automate-danseur, unique et perfectionné, est enfin remonté, le plaisir de danser couronne tous les efforts…

album·Lecture offerte

La Fille du Samouraï

Auteur: Fred Bernard

Illustrateur: François Roca

Éditeur: Albin Michel Jeunesse

Pages: 42

 

La Fille du Samouraï est un magnifique album du duo Fred Bernard – François Roca qui nous emmène en voyage au travers d’une histoire vraie ou presque, contée par Tomé et mis en musique par sa compagne, Tomo, lors d’un concours.

Le lecteur se voit propulsé aux côtés des spectateurs dans un Japon fascinant où les mots et les images enchantent par le dépaysement et la poésie qu’ils dégagent. Mais La Fille du Samouraï c’est aussi une histoire d’amour, une promesse d’attachement et de protection de deux êtres unis par un amour mutuel et l’amour pour un père, un maître qui a choisi la voie du sabre, tantôt protectrice, tantôt destructrice. Envoûtant!

Fin XIXe, sur la scène d’un concours d’histoires vraies ou presque, Tomé raconte son histoire… Une aventure palpitante, fournie, incroyable, où se succèdent les épisodes : le naufrage en Asie, la mort de son père marin, son accueil chez un vieux samouraï aveugle qui deviendra son maître et lui apprendra tous les secrets des techniques de combat, son amour pour la fille du vieillard, l’île invisible des terribles Guerriers-Démons qu’il lui faudra combattre…

album·Lecture offerte

L’oiseau de brindilles

Auteur: Agnès Bertron-Martin

Illustratrice: Qu Lan

Éditeur: Gautier Languereau

Pages: 40

 

L’oiseau de brindilles fait parti de ses livres dont la couverture vous attire comme un aimant, au détour d’une allée de votre librairie. C’est ce qui est arrivée à Juliette, qui est revenue le serrant contre elle après l’avoir feuilleté.

Petite pépite d’album illustré, les illustrations de Qu Lan nous en mettent plein les yeux et séduisent le lecteurs par des couleurs chatoyantes et un tracé précis et réaliste.

L’histoire, emprunte de poésie et de magie, prend place sur une plage de Birmanie qui porte les stigmates du passage d’un tsunami. Manila, seule survivante, trouve du réconfort dans un chant qu’elle entend tout autour d’elle. Un morceau de bambou, quelques feuilles et voilà qu’elle donne forme à un oiseau, un corps à ce chant. L’oiseau de brindilles prend vie et protège Manila et son cœur aimant d’un prince cruel. Cruel? Et si c’était la solitude qui rendait son cœur amère?

L’oiseau de brindilles est un conte enchanteur qui met en avant l’importance de l’autre, le besoin qu’on les humains d’aimer et d’être aimer en retour. Tout simplement magnifique!

 

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Ce matin-là, sur une plage de Birmanie, Manila se retrouve seule. Dans une vague de colère, la mer d’Andaman a tout emporté. Alors, avec quelques brindilles, Manila tresse un oiseau pour lui tenir compagnie. Et le voilà qu’il prend vie, sous le regard envieux d’un prince cruel arrivé sur les lieux.

Lecture offerte·roman jeunesse

La saison des mûres

The Canning Season

Auteure: Polly Horvath

Traductrice: Hélène Misserly

Éditeur: l’école des loisirs

Collection: Neuf

Pages: 306

 

La saison des mûres est probablement le roman jeunesse le plus étrange qu’il m’aie été donné de lire. L’histoire se rapproche assez de la catégorie « tranche de vie » mais en même temps il est bourré d’anecdotes surprenantes, parfois drôles, souvent macabres qui créent une ambiance unique et étrange. Pourtant on se laisse complètement happer par l’écriture de Polly Horvath. Ses personnages deviennent très rapidement sympathiques, ou carrément antipathiques; qu’ils soient principaux ou secondaires, ils ne laissent pas indifférents, ils ont été travaillé avec précision, de leur apparence physique à leur personnalité, rien n’est laissé au hasard.

Véritable ode à la vie, ce roman nous entraîne dans l’univers des sœurs Menuto, des jumelles nonagénaires, qui vivent au beau milieu de la nature, des bois et des ours. Leur maison les a vu naître et n’a pas changé depuis, si ce n’est ses habitants qui l’ont peu à peu déserté; elles vivent en autosuffisance, ne se souciant que d’elles-mêmes, ne laissant pas la modernité les atteindre. L’arrivée de leur petite nièce, Raclette 13 ans et d’une jeune inconnue, Harper 14 ans, abandonnée sur le pas de leur porte, vient bouleverser un quotidien bien organisé qui ne laisse aucune place à la surprise. Les deux jeunes filles vont aussi y découvrir la valeur de la famille, apprendre à créer des liens et faire des choix pour un avenir qui n’appartient qu’à elles.

La saison des mûres est un roman coup de cœur pour Gabrielle et moi qui avons aimé l’humour caustique de Tilly, la sagesse bouddhiste de Penpen, la douceur de Raclette et l’exubérance d’Harper. Le texte dégage beaucoup d’émotions et nous a charmé d’un bout à l’autre. Juliette émet plus de réserve, elle n’a pas compris l’intérêt de ce texte qui parle beaucoup de la mort tout en valorisant la vie. Elle a par contre beaucoup aimé la façon de vivre des sœurs Menuto, nées ensemble, elles ne se sont jamais quittées; sans vraiment le dire, elle laisse entendre que c’est le genre de vie qu’elle rêve pour sa sœur et elle. Elle est aussi attirée par cette vie loin de la ville et du bruit, des foules…

Raclette ignorait qu’elle avait de la famille dans le Maine. Elle ignorait qu’elle avait de la famille tout court. Elle apprend la nouvelle le jour où sa mère décide de l’expédier en train, sans même une valise, pour passer l’été chez deux arrière-arrière-cousines, aussi éloignées qu’âgées. A son arrivée, l’adolescente découvre « les étranges dames Menuto », comme on les appelle, la ronde et joviale Penpen et la minuscule et acerbe Tilly. Les sœurs jumelles accueillent Raclette en l’avertissant: elles sont nées ensemble, ont grandi ensemble et envisagent de mourir ensemble à Vallon Rose, leur maison familiale cernée par les bois et les ours. Mais pas question de faire aboutir ce projet avant de transmettre à la timide Raclette le plaisir des bains de mer et celui de la traite des vaches, la célèbre recette du coulis de mûres, des rudiments de philosophie bouddhiste…

BD/manga

L’Atelier des Sorciers, tomes 1 et 2

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu de manga. Celui-ci m’avait interpellé par sa couverture très « shojo » (jeune fille) et son histoire estampillée « seinen » (adulte). Quand Gabrielle est revenue de son club de lecture (qui se déroule à la médiathèque) avec les deux premiers volumes, je me suis lancée dans la lecture, une façon de vérifier que le contenu était approprié pour une enfant de neuf ans. Et je dois dire que c’est une bonne surprise!

L’histoire prend place dans un décor médiéval, un monde où chacun sait que la magie est innée, héréditaire et très secrète. Coco est une petite villageoise qui aide sa mère dans sa boutique de modiste; mais son grand rêve est de devenir sorcière… sa rencontre avec un sorcier va l’entraîner dans le monde de la magie après en avoir payé un prix bien lourd.

Ces deux premiers volumes sont accessibles à tous, l’auteur plante le décor et présente ses personnages et les bases de ce qui sera l’intrigue principale. Les dessins sont magnifiques, et l’histoire se veut dynamique et voilée d’un soupçon de mystère. On entrevoit un peu de suspens avec l’apparition de la Confrérie du Capuchon qui laisse présagée plein de choses pour la suite: de l’action, une bataille entre le bien et le mal peut-être…

Gabrielle, 9 ans, a adoré ces deux premiers volumes. Elle aime l’univers, la magie et les personnages. Petit coup de cœur pour le vers-pinceau, la petite créature kawaï (typique des shojo manga). Elle attend la suite avec une grande impatience.

L’Atelier des Sorciers est une petite surprise dans l’univers manga que j’ai longuement délaissé. Ces deux premiers volets sont très intéressants et ne manquent pas de créer l’attente d’un volume suivant en se clôturant par un cliffhanger. L’histoire est surprenante et le design en met plein les yeux.

Coco est une petite fille ordinaire vivant dans un village avec sa mère. Elle a toujours été fascinée par la magie, mais c’est un don rare que seules certaines personnes obtiennent à la naissance: les sorciers. Un jour, Coco rencontre l’un d’entre eux et le surprend à jeter un sort. Elle comprend alors la véritable nature de la magie et essayer de l’imiter… Mais elle va accidentellement utiliser une magie interdite!

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple: d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière! Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné: elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon!