ebook·roman

Poldark 1: Les falaises de Cornouailles

Titre VO: Ross Poldark

Auteur: Winston Graham

Traductrice: Simmone Huinh

Éditeur: Archipel

Format ebook

 

Ayant apprécié la première saison de la série éponyme, diffusée sur Netflix, je me suis laissée tenter par la lecture du roman. Gros succès littéraire outre Manche, je m’attendais à un roman proche du Nord et Sud de Elizabeth Gaskell, une romance sur fond de drame social dans lequel on remplacerait les filatures par des mines.

Mais il n’en est rien. On se retrouve devant une romance très ordinaire, convenue et sans profondeur. L’auteur pose des bases intéressantes mais ne les exploite pas et c’est franchement dommage. Winston Graham a visiblement plus d’intérêt pour les drames familiaux et les histoires de salons que pour les faits historiques.

Les falaises de Cornouailles est un roman décevant sur bien des points et dont l’adaptation est, une fois n’est pas coutume, de meilleure qualité car plus aboutie.

1783. Après avoir pris part à la Guerre d’Indépendance, le jeune et fougueux Ross Poldark quitte l’armée britannique et l’Amérique pour retrouver les siens. C’est un homme blessé qui rejoint ses falaises de Cornouailles. Là, il trouve le domaine familial en déshérence : son père vient de mourir et Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre…
Se repliant sur lui-même, il décide de relancer le domaine. Agriculture, élevage, prospection minière, il se bat sur tous les fronts. Et se lie même avec ses fermiers et ouvriers – quitte à se brouiller avec ses proches et l’aristocratie locale. Un jour, lors d’une foire aux bestiaux, il prend la défense d’une fillette de treize ans, Demelza, qu’il ramène chez lui et engage à son service comme domestique. Les années passent, Demelza s’épanouit. Et ce qui devait arriver… Quitte à choquer une fois de plus les bien-pensants, Ross n’écoutera que son cœur.

tricot

Des Bonnets: en veux-tu? en voilà!

J’avais envie de tester les laines Katia-Concept dont les pelotes et les coloris sont un plaisir pour les yeux même sur les photos. Ayant deux petits modèles qui se plaignent toujours que « ça gratte », « ça pique », « ça fait comme des aiguilles sur la peau » (qui a dit comme leur mère?)… ce qui bien entendu ne colle pas avec mes envies de fils nobles, naturels etc, il a fallu chercher de quoi nous convenir à toutes, et surtout tester. Quoi de mieux qu’un couvre-chef pour essayer un nouveau fil, une nouvelle qualité? Et comme j’avais deux têtes à coiffer, j’ai pu tester deux coloris… enfin ça c’était en théorie car au final mes demoiselles ayant des goûts très sélectifs ont chacune opté pour un coloris assez neutre et pas si éloigné l’un de l’autre… Allez je vous montre 😉

 

J’ai choisi la Concept Cotton-Merino, un mélange de coton (70%) et de laine mérinos extrafine (30%). Le coton étant une plante correspond à mon désir de quitter la fibre animale pour la fibre végétale. Le Mérinos est une race ovine originaire d’Espagne. Ces moutons sont élevés pour leur laine et sont d’ailleurs considérés comme les principaux fournisseurs de laine dans le monde. Le problème c’est que cette production massive ne se fait pas toujours dans de bonnes conditions – je vous passerai les détails mais si vous voulez en savoir plus, il suffit de faire une recherche sur le mulesing (âme sensible s’abstenir). Cette technique barbare étant surtout pratiquée en Australie, j’espère pouvoir avoir confiance dans la marque espagnole Katia quant à la provenance de sa laine… je n’ai trouvé aucune information concrète sur cette marque si ce n’est que la laine est filée en Italie.

A l’ouverture du carton, j’ai de suite été charmée par les couleurs et l’apparence du fil. Le touché est agréable, très doux. C’est un fil de qualité, il est solide, agréable à travailler et donne un rendu vraiment joli un fois le tricot achevé.

 

Patron 1:

Amble Beret

créatrice: Heidi May

taille: small

coloris: 104 – beige

2 pelotes

 

Un beret pour Gabrielle qui aime le style rétro-chic.

 

Patron 2:

Bonnet Rosa

créatrice:Isabelle Racette

taille: small

coloris: 101 – beige clair

2 pelotes (1 + un peu plus précisément)

 

Un bonnet pour Juliette qui aime le style classique.

 

Dans les deux cas, c’est un sans faute, elles sont complètement satisfaites tant par le résultat que par le fil qui est vraiment doux!

roman jeunesse

Béatrice l’intrépide

Auteur: Matthieu Sylvandeur

Illustrateur: Perceval Barrier

Éditeur: l’école des loisirs

Collection: neuf /maximax

Pages: 93

 

Béatrice l’intrépide se compose de deux contes qui défient les codes du genre en inversant les rôles masculins et féminins. L’héroïne est une jeune fille courageuse, prête à tout pour défendre la veuve et l’orphelin; Béatrice a tout du preux chevalier des contes et autres récits moyenâgeux. Tous les rôles importants sont féminins (princesses, bandites, cheffesse, reine, villageoises), alors que les rôles masculins sont secondaires voir absents.

Thème en vogue en ce moment, la place des femmes dans la société est un sujet fort mis en avant dans un texte bourré de clins d’œil et dans lequel les anachronismes (console de jeux vidéos, téléphone portable…) amènent un côté décalé très divertissant. Le narration est rythmée, le texte de Matthieu Sylvandeur riche en vocabulaire féminisé et surtout, très drôle. Les illustrations de Perceval Barrier sont par ailleurs en total accord avec l’histoire et son contexte. On en redemande!

Gabrielle trouve que ce titre est: « Génial car pour une fois c’est une fille qui vient au secours des plus faibles. Béatrice est forte, courageuse et réussit toujours à trouver des solutions pour résoudre les situations difficiles. C’est très drôle!« 


Troisième livre de notre abonnement à l’école des max, il sera un excellent outil pour un travail de vocabulaires mais aussi pour un approche du thème « chevalier/Moyen-Age » et les codes de ce genre littéraire, la façon dont Matthieu Sylvandeur les détourne au profit des filles etc…


« Je me présente: Béatrice l’Intrépide, aventures en tout genre, héroïsme, redressement de torts, secours aux victimes, défense de la veuve et de l’orphelin. J’affronte les brigands, je découpe les dragons en tranches, je délivre les princesses. Si vous avez besoin de mes services, criez! L’œil et l’oreille toujours aux aguets, je saurai où vous trouver. » Béatrice l’Intrépide est fort sollicitée ces derniers temps. Il lui faut secourir un prince atteint d’un mal mystérieux et débarrasser la région d’une bête démoniaque. Ne la plaignez pas! Elle adore ça.

IEF·musée

Musiques! Echos de l’Antiquité (expo)

Ce jeudi 11 janvier, j’ai emmené mes filles et mon deuxième fils (Thomas, 15 ans) visiter l’exposition « Musiques! Echos de l’Antiquité » avant qu’elle ne s’achève. (clic sur l’image ci-dessous pour accéder au site du musée). Nous avons affronter le froid et le brouillard sans aucun regret au vu de la qualité de notre journée (nous sommes restés près de cinq heures dans le musée).

Comme son nom l’indique l’exposition, présentée au Louvre-Lens, est consacrée à la musique dans les grandes civilisations antiques. Véritable voyage dans le temps, on y découvre les différentes fonctions que la musique pouvait prendre dans les sociétés. Le musée nous dévoile un ensemble d’oeuvres d’art, mais aussi des instruments d’époque, des partitions sur papyrus, sans oublier les représentations de musiciens sur des tombeaux, mosaïques etc qui sont autant de fragments de la mémoire de nos ancêtres qui n’ont pu laisser de traces auditives de leur art.

Nous avons été charmé par l’exposition . Les filles (8 ans 1/2) ont aimé découvrir des instruments antiques; les documents mis à la disposition des visiteurs (plaques informatives, casques pour découvrir le son de certains instruments) ont aussi trouvé intérêt à leurs yeux et oreilles. Elles ont été déçue de ne pas trouver le livret-jeux (en rupture, victime de son succès). Thomas a aimé mais sans apporter plus de commentaires. Pour ma part, J’ai beaucoup apprécié la sélection des oeuvres, la présentation et la lumière des vitrines et les informations. En revanche, je suis moyennement convaincue par la présentation en compartiments, qui bien qu’intéressante de par le cloisonnement des thématiques, rendait la visite étouffante; effet sans doute accentué par la forte fréquentation.

 

Après la pause déjeuner, nous avons visité la Galerie du temps (que nous n’avions pas encore eu le temps de découvrir) et j’ai été beaucoup plus réceptive à la présentation « ouverte » des oeuvres dans ce très grand espace, lumineux, aérée. Les enfants ont apprécié la frise chronologique gravée au mur qui permet de se situer dans le temps. Quant aux filles, elles ont adoré le petit livret jeux qui leur a permis de suivre un parcours sans s’imposer toutes les oeuvres – très nombreuses, elles leur auraient rendu la visite indigeste après l’expo.

Si vous avez l’occasion de vous rendre sur Lens ce week-end je ne peux que vous encourager à aller faire un tour au Louvre. L’entrée est gratuite pour tous! Si vous y aller avec des enfants, sachez que le livret-jeux de l’exposition est en téléchargement gratuit: ici.

Lecture à 2 Voix·roman jeunesse

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée

Titre VO: The Enchanted Sweet Shop

Auteur: Rupert Kingfisher

Illustratrice: Sue Hellard

Traductrice: Valérie Le Ploubinec

Editeur: Albin Michel Jeunesse

Collection:  Witty

Lu à deux voix avec Gabrielle

Troisième et dernier volet de la série, La confiserie enchantée est un condensé d’émotions et de rencontres qui vont permettre à la jeune Madeleine de grandir, mûrir. En effet, souffrant de sa timidité et de l’attention que la notoriété lui apporte, elle se retrouve victime de harcèlement à l’école. Ne sachant comment en parler à son amie Madame Pamplemousse, la jeune fille trouve du réconfort auprès d’une mystérieuse Madame Bonbon, qui sous des dehors adorables, se révèle être une affreuse sorcière au dessein tout aussi affreux. Elle cherche par tous les moyens à découvrir les secrets de Madame Pamplemousse et de son percolateur… l’occasion de découvrir quelques traces du passé de cette dernière.

Rupert Kingfisher nous fait vivre des aventures toujours aussi fantastiques et magiques auprès de Madeleine, qui se trouve en bien mauvaise posture. Il en profite pour aborder la difficulté d’intégration des enfants différents et dénoncer le harcèlement scolaire. L’écriture est toujours aussi sympathique bien que moins drôle; les mésaventures de Madeleine ne nous la rende que plus touchante, sa fragilité et sa différence apparaissent alors comme une force dont elle pourra tirer partie pour grandir sereinement. Au dessin, on retrouve Sue Hellard qui enchante et ravie toujours par la qualité de son trait illustrant parfaitement l’univers magique de l’auteur.

C’est l’hiver à Paris. A l’école, Madeleine est harcelée par une nouvelle élève, la fascinante Mirabelle. Désespérée et trop honteuse pour se confier à madame Pamplemousse, c’est auprès d’une certaine madame Bonbon, propriétaire d’une étrange confiserie, qu’elle trouve du réconfort… Les sucreries que madame Bonbon offre à Madeleine ont un puissant effet magique, et s’ils la rendent tout d’abord assez forte pour affronter Mirabelle, ils la plongent bientôt dans un monde enchanté fort inquiétant, où elle pourrait bien demeurer à jamais si personne ne se soucie d’elle… Car, qui est vraiment madame Bonbon? Et quel mystérieux lien la rattache à madame Pamplemousse?

Les précédents volumes