essai

Vers la sobriété heureuse

Auteur: Pierre Rabhi

Éditeur: Actes Sud

Collection: Babel – Essai

Format ebook (163 pages)

 

Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir l’écriture de Pierre Rabhi. J’aime beaucoup son discours et sa façon de s’exprimer avec humilité et bienveillance. Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix avec ce titre qui au final ne m’a rien appris de plus que je ne savais déjà, mais j’ai aimé cette lecture qui dégage les mêmes impressions que l’écoute de cet incroyable orateur humaniste.

Vers la sobriété heureuse dresse la constat d’une société sur le déclin qui a fait le choix de se moderniser sans ne rien conserver de ses traditions et valeurs; une société capitaliste qui n’a de cesse de creuser les inégalités au travers d’une course à la (sur)consommation dont l’objet de convoitise serait source de bonheur.

Pierre Rahbi, écologiste de la première heure, se fait le porte-parole de toute un population qui cherche à se redéfinir au travers d’un retour aux sources, aux traditions et aux valeurs humaines, une population qui a compris que le bonheur se trouve ailleurs que dans l’argent et que la modération est affaire de tous. Entre vivre ou survivre, il faut choisir!

Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années 1950, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses. En France, il contemple un triste spectacle : aux champs comme à l’usine, l’homme est invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique. L’économie ? Au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l’humanité en déployant une vision à long terme, elle s’est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d’élever la prédation au rang de science. Le lien viscéral avec la nature est rompu ; cette dernière n’est plus qu’un gisement de ressources à exploiter – et à épuiser. Au fil des expériences, une évidence s’impose : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé « mondialisation ». Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner enfin au monde légèreté et saveur.

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