roman

Jane Austen à Canterbury

austencanterburryTitre vo: Jane and the Genius of the place

Auteure: Stephanie Barron

Traductrice: Corinne Bourbeillon

Editeur: Le Masque

Collection: Labyrinthes

Pages: 441

 

Quatrième de couverture:

Malgré l’écrasante chaleur de cet été 1805 et les incessantes rumeurs d’invasion napoléonienne, la bonne société du Kent frémit à l’approche de la semaine hippique de Canterbury. Amour du jeu, passon de la victoire, tensions de la défaite… les abords d’un champ de courses recèlent mille distractions aux yeux de Jane Austen, marquée par le décès récent de son père et venue quêter du réconfort chez son frère Neddie, juge du comté. Mais le meurtre de Mrs Grey, élégante amazone et courtisane notoire, ainsi que la disparition du principal suspect, vont lui faire apparaître les arcanes d’un monde trouble, où les écheveaux criminels se parent des masques de la respectabilité…

Ce que j’en pense:

Encore marquée par le décès de son père, Jane Austen passe l’été dans le Kent, chez son frère Neddie et sa belle-soeur Lizzy. Alors que les hommes profitent pleinement des courses lors de la semaine hyppique, le corps sans vie de Mrs Grey, une jeune française à la réputation sulfureuse, est retrouvé dans la voiture d’un des gentilhommes. Neddie Austen, juge du comté, prend l’enquête à bras le corps et tente de trouver le coupable, aidé par son illustre soeur, certain que celui que tout dénonce n’est qu’une cible idéale. Mais en ces temps troublés par les guerres napoléonniennes, les membres de la famille Austen se retrouvent au coeur d’un complot dont ils ont bien du mal à déméler les tenants et les aboutissants…

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Il est troublant de lire un roman qui met en scène des personnages réels dans un contexte que nous ne leur prêterions pas; imaginer Jane Austen menant une enquête pour trouver le coupable d’un meurtre n’est pas franchement le genre de vie que son lectorat lui donnerait. Pourtant, sous la plume talentueuse de Stephanie Barron, l’intrigue prend forme avec une crédibilité déconcertante. Pouctuant son récit de situations proches de certaines scènes des récits de miss Austen, l’auteur nous entraîne dans l’Angleterre de 1805 menacée par une invasion imminente des armées de Bonaparte. L’écriture soutenue entraîne le lecteur au coeur de l’intrigue avec talent, le poussant à tenter de résoudre l’énigme d’un crime qui se veut passionnel ou politique.

Je regrette cependant que l’auteur aie trop souvent recours à des descriptions pas forcément utiles qui viennent alourdir le récit déjà dense et rendent la lecture quelque peu ennuyeuse par moment.  La lecture reste appréciable à défaut d’être agréable.