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Blackmoore

blackmooreTitre vo: Blackmoore

Auteur: Julianne Donaldson

Traductrice: Alix Paupy

Editeur: Milady Romance

Format ebook: 1014kb (352 pages)

Date de sortie: février 2015

 

Présentation éditeur:

Déterminée, Kate Worthington souhaite ne jamais se marier. Afin d’échapper à une famille qu’elle abhorre, elle rêve de partir pour les Indes. Malheureusement, sa mère a d’autres projets pour elle et l’oblige à conclure un marché : elle pourra y aller si elle parvient à refuser trois demandes en mariage. Kate se rend alors au manoir de blackmoore où elle retrouve son cher ami d’enfance, Henry Delafield. Au coeur des landes sauvages, Kate doit faire face à la vérité qui a, depuis toujours, maintenu son coeur captif. La troisième demande en mariage la libérera-t-elle vraiment ?

 Ce que j’en pense:
 Ayant adoré Edenbrooke je ne pouvais passer à côté du deuxième roman de Julianne Donaldson, Blackmoore. On y retrouve les mêmes ingrédients qui font le succès du premier à savoir des personnages sympathiques et réalistes, une histoire intéressante avec une intrigue simple et prévisible mais authentique de par la crédibilité et la sensibilité qui en émanent.
Kate est une jeune fille de dix-sept ans qui souhaite fuir une famille qu’elle déteste en partant pour les Indes avec sa tante. Alors qu’elle ne souhaite jamais se marier, sa mère ne vie que pour la contraindre à embrasser le rôle d’une épouse qui lui assurerai une situation confortable. Entachée par la réputation d’une sœur immorale et d’une mère volage, Kate se sent prisonnière d’une cage et ne rêve que de liberté. Pourtant dès les premières pages on sent que ses sentiments pour son ami d’enfance, Henry, vont bien au delà d’une simple amitié. Celui-ci, bien que promis à une autre jeune femme, ne semble pas indifférent à Kate, se refusant à la courtiser pour respecter ses volontés de célibat et de voyages.
Pourtant lorsque Henry amène Kate dans son domaine de Blackmoore, ils contractent un étrange pacte qui les blessera bien plus qu’ils ne l’avaient pensé. Henry veut percer les secrets de Kate et comprendre pourquoi elle a fait vœux de célibat mais la tâche n’est pas aisé car la jeune fille semble porter le poids de ses secrets comme un fardeau qu’elle ne pourrait partager…
Blackmoore est un domaine qui rappelle étrangement celui de Northanger Abbey (Jane Austen) par la froideur des murs, les histoires de fantômes qui laissent planer un certain mystère et font qu’il règne une certaine angoisse permanente renforcée par les bruits du vent qui pénètre insidieusement dans les couloirs. Pourtant les émotions de Kate, sa sincérité, sa générosité et sa soif de liberté, viennent contrebalancer cette tension avec force, ne nous la rendant que plus touchante et sympathique.
La qualité narrative et l’écriture de Julianne Donaldson nous amène une fois de plus au cœur d’une histoire d’amour véritable sans jamais en faire trop, respectant les convenances et les émotions de ses personnages qu’elle respecte. Un auteur à découvrir!
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Sailor Moon Crystal – Arc I

mooncrystal1Titre vo: Bishôjô Senshi Sailormoon Crystal

Réalisateur: Munehisa Sakai

Doubleurs: Kotono Mitsuichi, Hisako Kanemoto, Rina Sato, Ami Koshimizu, Shizuka Ito, Ryo Hirohashi, Kenji Nojima…

Genre: Magical Girl

Format: 14 x 25 minutes

Diffusion: 5 juillet 2014 à 17 janvier 2015

 

Synopsis (nicovideo):

Usagi Tsukino est une jeune fille en quatrième qui est maladroite et un peu pleurnicheuse mais pleine de vivacité. Un jour, elle fait la rencontre d’une chatte noire, Luna, qui a une cicatrice en forme de croissant de lune sur le front et qui la transforme en « Sailor Moon », jolie guerrière en uniforme qui défend l’amour et la justice. Il semble qu’Usagi, en tant que guerrière élue de la justice, a pour mission de sauver une princesse en trouvant le Cristal d’Argent, avec l’aide d’autres guerrières partenaires. La reine de Dark Kingdom, Queen Beryl, provoque des accidents étranges en envoyant ses monstres dans la ville où habite Usagi, afin de dérober le Cristal d’Argent dont le pouvoir est absolu.
Est-ce qu’Usagi Sailor Moon pourra trouver ce Cristal d’Argent avec les autres guerrières en uniforme et ainsi sauver la princesse…!?

Ce que j’en pense:

Événement de l’année 2014, Sailor Moon Crystal est une série créée pour fêter les 20 ans du manga de Naoko Takeuchi. Cette nouvelle série faite avant tout pour les fans de la première heure reprend la trame du manga. En effet chaque épisode correspond à un chapitre du manga aussi en regardant les premiers épisodes on se rend rapidement compte que les 26 épisodes annoncés iront au delà du premier Arc – Dark Kingdom, et à l’heure où j’écris ces lignes nous sommes à la fin du deuxième Arc – Black Moon.

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En plus de reprendre la trame du manga, Sailor Moon Crystal en reprend également le design et c’est très agréable même si il y a une irrégularité dans la qualité des épisodes. Par ailleurs, contrairement à la première série (années 90), cette série est entièrement réalisée à l’ordinateur et on peut noter pas mal d’erreur graphique ou encore des oublis (je pense notamment au cristal d’argent qui disparaît de l’écran sur certains plans des derniers épisodes). La majorité de ces défauts sont corrigés dans la version blu-ray mais en attendant nous devons faire avec lors de la diffusion sur la chaîne Niconico. Je rappelle d’ailleurs que l’inscription sur le site est gratuite et qu’on peut donc y regarder les épisodes qui restent disponibles quinze jours – diffusion un samedi sur deux à midi précise heure française; prochain épisode, act 21, sera diffusé samedi 2 mai.

Niveau animation le résultat est plutôt satisfaisant, je suis contente de voir des scènes d’actions réalistes avec combats aériens, il y a du mouvement et cela fait donc moins figés. Les personnages et leurs émotions sont très bien rendus, j’aime beaucoup comme dès leur première rencontre Usagi et Mamoru sont attirés l’un par l’autre.

Ma plus grande inquiétude était de ne pas m’habituer aux nouvelles voix – seule Usagi/Sailor Moon a conservé sa doubleuse japonaise de la première série – mais finalement je m’y suis plutôt bien faite. Les doubleurs ont été bien choisi pour que leurs voix correspondent parfaitement à leurs personnages. Pour moi le seul point négatif est la musique durant les transformations, les chœurs me gênent.

Sailor Moon Crystal est une très bonne série qui plaira sans aucun doute aux fans du manga, finalement les seules mauvaises critiques que j’ai pu lire sur la toile sont de fans de la première heure qui ont beaucoup de mal à s’habituer à l’animation, le design et j’en passe.

Pour finir, un clip video qui présente la série sur la chanson du générique de début: Moon Pride – Momoiro Clover Z.

Pour ceux qui seraient intéressées par une version française, Canal J a acquis les droits de la série qu’ils diffuseront à l’automne 2015.

Autre information, Toei Animation a annoncé une suite à la série qui commencera directement après la fin de celle-ci donc à la fin de l’été/début de l’automne 2015.

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The Imitation Game

imitation gameRéalisateur: Morten Tyldum

Casting: Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode, Allan Leech, Matthew Beard, Charles Dance, Mark Strong…

Genre: Biopic, Drame

Format: 1h55

Date de sortie cinéma: 28 janvier 2015

 

Synopsis (allociné):

1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Ce que j’en pense:

Morten Tyldum signe un biopic sur Alan Turing, le mathématicien qui a créé une machine capable de décrypter une machine allemande utilisée pour envoyé des messages secrets pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cette machine qu’on trouve désormais dans presque tout les foyers est aujourd’hui appelée Ordinateur.

Film à la réalisation soignée et au casting brillant, Imitation Game dresse le portrait d’un homme hors du commun dont le génie l’a mis à part d’une société qui depuis toujours rejette les gens différents. Différence d’autant plus grande que monsieur Turing était homosexuel à une époque où l’on considéré cette sexualité comme une déviance. C’est donc sur fond de ce thème de société que Morten Tyldum a choisi de construire son film. Bien que le film tourne autour d’Enigma, il souligne les difficultés de Turing a entrer en communication avec ses pairs, tout en remontant dans son enfance pour nous montrer le profondeur de ses blessures.

Benedict Cumberbatch, acteur montant, joue un Alan Turing froid, hautain et sûr de ses capacités intellectuelles. Une performance bluffante mais qui ne surpasse pas celle qu’il donne en Sherlock Holmes. Un film qui vaut le coup d’œil 😉

 

Ma note: 6/10

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Série TV – Death comes to Pemberley

dctpRéalisatrice: Juliette Towhidi

Casting: Matthew Rhys, Anna Maxwell Martin, Matthew Goode…

Format: 3×52 minutes

Genre: Drame

Date de diffusion (BBC): du 26 au 28 décembre 2013

 

Synopsis:

Elizabeth et Darcy, mariés depuis six ans, préparent leur bal annuel quand les festivités sont brusquement interrompues par l’arrivée impromptue de Lydia Wickham.

Ce que j’en pense:

Une petite série BBC adaptant le roman éponyme de PD James assez librement. Ayant adoré le roman, je me devais de voir son adaptation, mais celle-ci m’a laissé un arrière goût d’amertume et ne m’a pas convaincu.

Commençons pas le positif. Pour les fans d’Orgueil et Préjugés, il sera sans nulle doute agréable de revoir le magnifique domaine choisi pour le film de Joe Wright avec Keira Knightley, Chatsworth House. J’ai particulièrement apprécié les couleurs utilisées de nuit qui font ressortir la tension qui règne. Le casting est vraiment bien choisi et même si Matthew Rhys n’est pas le Darcy que j’aurais aimé voir, il s’en sort plutôt bien. J’avoue avoir surtout apprécié la performance de Matthew Goode dans le rôle de Wickham.

DCTP

J’en arrive au négatif. Tout d’abord je trouve que beaucoup trop de libertés ont été prise par la réalisatrice. Elle supprime des personnages qu’elle remplace par d’autres; la relation entre les personnages est trop souvent transformée: ainsi il existe beaucoup de tension dans le couple Darcy/Elizabeth alors qu’il n’y en a aucune entre Elizabeth et Lydia, à l’inverse du livre. Georgiana est prête à sacrifier l’amour pour un mariage de convenance qui satisfait son frère et leurs origines alors qui lui-même est passé outre ce genre de détail…

Je reproche à la série de trop jouer sur les émotions, cherchant à attirer la sympathie du public là où PD James jouait sur le suspens. L’histoire vire au (mélo)drame plus qu’au policier et je trouve que la saveur n’est pas aussi appréciable. Par ailleurs le suspens est ici inexistant puisque la construction de la série est faite de manière à introduire chronologiquement les détails qui dans le roman ne sont révélés qu’au moment du procès, à la fin donc… J’apprécie toujours de voir une adaptation pour avoir un autre regard sur un roman que j’ai aimé (ou pas d’ailleurs) mais je dois dire que celle-ci m’a franchement déçu, sans doute car le roman m’avait lui beaucoup plu.

 

Ma note: 4/10

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Edenbrooke

edenbrookeTitre vo: Edenbrooke

Auteur: Julianne Donaldson

Traducteur: Jean-Baptiste Bernet

Editeur: Milady Romance

Collection: Pemberley

Format ebook: 1450kb (353 pages)

 

Présentation éditeur:

Marianne Daventry s’ennuie à mourir à Bath. Aussi, elle n’hésite pas une seconde à rejoindre sa sœur lorsque celle-ci l’invite à passer l’été à la campagne à Edenbrooke. Mais Marianne découvre alors que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Entre une terrifiante rencontre avec un bandit de grand chemin et des jeux de séduction a priori sans conséquences, la jeune fille se retrouve entraînée dans une aventure aussi romantique que complexe. Parviendra-t-elle à contenir les élans de son cœur ou succombera-t-elle au sourire d’un mystérieux inconnu ?

Ce que j’en pense:

En romance historique il y a de tout et il faut reconnaître que c’est très souvent décevant. C’est un genre de lecture que je découvre encore et qui me permet surtout de me détendre, la lecture étant légère et ne nécessitant pas une attention exclusive. C’est dans l’optique d’une lecture détente que j’ai découvert Edenbrooke et qu’elle ne fut pas ma surprise d’être captivé d’un bout à l’autre du roman. Bien entendu comme tout roman du genre il est prévisible mais l’écriture et surtout l’authenticité des personnages sont un atout majeur qui nous entraînent facilement dans la compagne anglaise sous la régence.

Julianne Donaldson donne vie à une jeune fille de dix-sept ans qui tout en étant éprise de liberté et de ballades dans la nature sait se tenir en respectant les règles de bienséances. Ayant perdu sa mère dans un accident quelques mois plus tôt, elle est envoyée chez sa grand-mère à Bath où elle s’ennuie profondément. Aussi lorsque sa sœur jumelle l’invite à venir passer l’été chez des amis dans le Kent, elle se fait une joie d’accepter. Elle y voit là l’occasion de s’amuser, de quitter la vie citadine qu’elle abhorre pour le calme et la liberté qu’offre la campagne. Marianne est une jeune fille attachante qui, ayant grandi dans l’ombre d’une sœur solaire, manque de confiance en elle et n’a pas conscience de ses atouts. Elle ne manque pas d’esprit ni d’humour et malgré les tristes événements qui lui sont arrivés, elle ne s’apitoie pas sur son sort tout en restant sensible et fragile. Il est facile de s’attacher à elle, sentiment renforcé par une narration à la première personne du singulier.

Philip n’a rien à lui envier et apparaît tout aussi réaliste que Marianne. Tout en étant classieux et séduisant, il n’est pas décrit comme une beauté divine, il a lui aussi des souffrances et désire être aimé pour ce qu’il est et non pour son titre ou sa fortune. Intelligent et séducteur, il fait preuve de beaucoup d’humour tout en étant fiable. La rencontre de ces deux personnages apparaît naturelle et la naissance de leur attachement mutuelle l’est tout autant.

Les personnages secondaires, bien que peu présents, ne sont pas en reste. J’ai beaucoup aimé la grand-mère de Marianne qui a la diatribe facile ainsi que la femme de chambre de la jeune fille, véritable commère.

Bien que la romance soit prévisible, elle reste belle et réaliste et l’auteur apporte quelques événements qui relancent l’intrigue avec plaisir voir un peu de surprise. Pas de scènes de sexe poussives, ici les convenances sont respectées d’un bout à l’autre du roman et c’est vraiment agréable. Sans en faire trop, Julianne Donaldson signe un texte moderne aux dialogues crédibles pour l’époque concernée. Un premier roman de qualité pour une jeune auteur dont je vais suivre les publications. Ce n’est pas du Jane Austen mais on s’en approche…

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