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Saint Laurent

saint laurentRéalisateur: Bertrand Bonello

Acteurs: Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Léa Seydoux…

Genre: Biopic

Format: 2h30

Date de sortie cinéma: 24 septembre 2014

 

Synopsis (allociné):

1967 – 1976. La rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.

Ce que j’en pense:

Après avoir vu le Yves Saint-Laurent de Jalil Lespert j’étais curieuse de voir celui de Bonello dont les critiques ont tant parlé et dont la comparaison est inévitable… d’autant qu’ils sont sortis à peu d’intervalle. Ayant adoré le film de Lespert, je dois dire que j’attendais beaucoup de celui-ci mais je n’ai pas accroché du tout. Je ne remets pas en cause le jeu des acteurs qui est très bon, et même si Pierre Niney fait un Yves Saint-Laurent plus convainquant que Gaspard Ulliel, ce dernier a su insuffler quelque chose de différent au personnage qui reste très appréciable.

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Mais ce qui m’a le plus gêné est la réalisation en elle-même qui semble s’embourber dans une continuité de scènes sans rapports entre elles, parfois d’une longueur soporifique, parfois sans grand intérêt. Plus proche du documentaire que du film biopic, Saint Laurent m’a assommé et je n’ai pas su aller au bout des 2h30 (au bout de cinquante minutes j’avais déjà l’impression d’en avoir vu trois heures); les personnages apparaissent à l’écran et ne nous sont pas présentés, comme si ce film était fait uniquement pour ceux qui connaissaient Yves Saint-Laurent et ses proches. De plus Bonello ne s’attaque qu’à une courte décennie de la vie du génie et pas la meilleure, on assiste donc à des orgies sexuelles sous forme de partouzes homo, où s’alignent les boîtes de comprimés et les verres d’alcool. Le film s’enlise dans cet aspect sombre d’un homme ne dévoilant que son caractère autodestructeur au détriment du génie créatif et de la souffrance psychologique de l’homme. Son conjoint, Pierre Bergé est quasi inexistant, l’histoire d’amour est ici complètement reléguée aux oubliettes. En un mot, ce film est une déception.

Mention spécial au chien, et par extension à son dresseur, qui a su jouer sa mort par overdose avec talent, j’y ai vraiment cru!

Ma note: 4/10