challenge·roman·roman ado

Harry Potter et l’Ordre du Phénix

harry5Titre vo: Harry Potter and the Order of Phoenix

Auteure: J.K. Rowling

Editeur: Gallimard

Traducteur: Jean-François Ménard

Collection: Folio junior

Pages: 1031

 

Quatrième de couverture:

A quinze ans, Harry entre en cinquième année à Poudlard, mais il n’a jamais été si anxieux. L’adolescence, la perspective des examens et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour. Le ministère de la Magie semble ne pas prendre cette menace au sérieux, contrairement à Dumbledore. La résistance s’organise alors autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Ce que j’en pense:

Volume le plus épais de la saga, Harry Potter et l’Ordre du Phénix marque un changement dans la saga, fini l’ambiance bon enfant maintenant que le seigneur des ténèbres est revenu il fait moins bon vivre à Poudlard. Ajoutons à ces temps pré-guerre, les troubles de l’adolescence et la préparation des examens de fin de premier cycle et surtout l’arrivée du personnage le plus horrible que j’ai croisé dans la littérature, le professeur Ombrage, être abjecte aux idées surannées qui prend plaisir à la torture et à la douleur des autres. Toute sa personne est rebutante et détestable, alourdissant le texte déjà très sombre.

J.K. Rowling signe ici un volume d’une épaisseur impressionnante dans lequel on ressent le manque de temps instauré par un ministère qui refuse le retour de Voldemort, participant ainsi à l’avancée progressive de la guerre. Il faut reconnaitre qu’il se passe bien peu de chose et que l’histoire aurait pu être bouclé en un volume de moitié moins de pages mais pourtant j’apprécie beaucoup ce titre qui apporte maturité à la saga. La fin représente la partie la plus intéressante du volume et relève clairement le niveau, tout ce qui se déroule au ministère est superbe, le combat des Mangemorts contre une groupe d’adolescents, l’arrivée de Dumbledore, son combat contre Voldemort etc… malgré la perte tragique et douloureuse d’un personnage important pour Harry.

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challenge·conte/nouvelle/biographie

Le rétrovicaire de Nibbleswicke

nibbleswickeTitre vo: The vicar of Nibbleswicke

Auteur: Roald Dahl

Illustrateur: Quentin Blake

Editeur: Gallimard

Traducteur: Yves-Marie Maquet

Pages: 24

Date de publication: novembre 1992

Présentation:

Bernard Dalembour est nommé à son premier ministère du culte anglican dans le village de Nibbleswicke. Ses troubles du langage (dyslexie, bégaiements, lapsus, etc) ne lui rendent pas la tâche facile.

Ce que j’en pense:

J’ai trouvé ce petit « roman » sur les étagères de la médiathèque, assez surprise car le titre ne me parlait pas du tout (et pour cause il n’a pas été réédité depuis 1992 et est quasi introuvable). Surprise intéressante du fait de la conception même de l’histoire: Roald Dahl a écrit ce conte au profit du Dyslexia Institute de Londres à qui il en offre l’intégralité de ses droits mondiaux.

Bernard Dalembour est un jeune vicaire du culte anglican qui a longtemps souffert de troubles du langage sévères tels que la dyslexie, le bégaiements, le lapsus etc. Aidé par l’institut d’orthophonie de Londres, il a fait de réels progrés depuis l’enfance qui lui permirent de suivre le séminaire. Pourtant lorsqu’il se voit attribuer la paroisse de Nibbleswicke il prend conscience de l’importance de sa charge et se demande s’il s’en sortira, livré à lui-même. L’angoisse, le stress liés à sa nouvelle charge réveillent ses troubles langagiers qui vont amener tout un tas de conversations complétement loufoques, parfois incompréhensibles, parfois très drôles.

A noter que le traducteur a adapté le texte le plus fidèlement possible mais s’est trouvé limité à des contraintes de langages; le texte en perd de sa saveur car tout l’humour est porté par des jeux de mots impossibles à retranscrire en français. Maintenant le texte reste amusant mais je pense que lire ce titre en anglais serait bien plus drôle. En effet, la dyslexie joue notamment sur des confusions/inversions de sons/lettres qui peuvent changer complétement le sens d’une phrase (exemples cités: trap/part, God/dog, to park/to krap)… Un conte qui reste amusant et très bien écrit que je recommande (en anglais pour ceux qui ne sont pas rebutés par la langue de Shakespeare).

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roman ado·roman jeunesse

Oedipe schlac! schlac!

oedipeschlacAuteure: Sophie Dieuaide

Illustratrice: Vanessa Hié

Editeur: Casterman

Collection: Romans

Pages: 121

Date de publication: avril 2002

Quatrième de couverture:

« OEdipe se fâche, il sort son épée et couic! il le zigouille… Ça y est! Il a tué son père!

– Ça, ça me plaît comme scène ! a lancé Baptiste.

Il a crié:

– Moi, je fais OEdipe dans votre pièce, madame! Et vous allez voir c’que vous allez voir ! Schlac, schlac, je fais de l’escrime, moi! Il ne va pas rigoler, l’attacheur d’enfant! »

Monter un spectacle de qualité, ce n’est pas simple, surtout quand on s’attaque à la légende d’OEdipe ! Entre ceux qui veulent changer l’histoire, ceux qui n’écoutent pas et ceux qui s’emballent un peu vite, un vent de folie (grec) souffle sur le théâtre de l’école Jean-Jaurès.

Ce que j’en pense:

Oedipe, schlac! schlac! ou comment aborder un mythe grecque avec humour et légèreté.

Une classe de CM2 prépare son spectacle de fin d’année, la maîtresse a choisi de faire une adaptation du mythe d’Oedipe, les enfants sont laissés assez libre sur le choix des dialogues – même si l’enseignante n’hésite pas à corriger derrière – ce qui donne une version comique interprétée avec beaucoup de légèreté par des enfants plus ou moins investis.

L’écriture est moderne, tout à fait dans l’air du temps avec des gamins pas très cultivés et à l’imagination débordante. Pas facile de faire rire mais le résultat est là, ça fonctionne même plutôt bien et je pense que c’est une bonne idée d’encourager les enfants à découvrir une légende au travers d’une lecture divertissante et fraîche. Maintenant je n’ai pas été conquise mais pour un public de fin primaire/début collège je pense que le ton est le bon.

album

Balthazar et les matières à toucher

balthazarmatièresAuteure: Marie-Hélène Place

Illustratrice: Caroline Fontaine-Riquier

Editeur: Hatier

Collection: Aide-moi à faire seul

Pages: 40

Date de publication: octobre 2014

 

Quatrième de couverture:

Aujourd’hui c’est la fête, Balthazar a invité tous ses amis : la fée de la lune en robe de soie lisse, la sorcière et son tablier de toile rugueuse, le fantôme, le yéti… Sauras-tu reconnaître chacun les yeux fermés ?

Le petit enfant utilise ses sens pour découvrir et comprendre le monde. Ce livre lui permet d’explorer par le toucher différentes matières, et d’y associer le vocabulaire correspondant lisse, rugueux… selon la pédagogie de Maria Montessori. L’enfant développe ainsi avec plaisir et douceur ses sens et son langage.

Ce que j’en pense:

Petit dernier de la collection  » Aide-moi à faire seul », Balthazar et les matières à toucher est un album sensoriel où l’adulte encourage l’enfant à développer le toucher tout en enrichissant son vocabulaire avec des notions telles que lisse, rugueux, doux, dru… mais également avec le nom de différents tissus: velours, soie, feutrine…

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Au travers d’un carnaval et du jeu collin-maillard, l’enfant est invité à se bander les yeux et à retrouver les amis de Balthazar, dont il a déjà découvert les textures des déguisements, au travers d’une double page tout en noir en blanc où il mettra en pratique ce qu’il a appris dans les premières pages.

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Après quoi, l’histoire se poursuit et la découverte des notions acquises se renforce au travers d’une recherche autour de soi d’objets lisses, poilus etc.

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Un très bon titre, idéal pour les plus jeunes, la petite enfance étant une période sensorielle durant laquelle le petit découvre le monde au travers de ses sens.

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Le professeur de musique

profmusiqueAuteure: Yaël Hassan

Illustrateur: Serge Bloch

Editeur: Casterman

Collection: Comme la vie

Pages: 137

Date de publication: septembre 1997

Quatrième de couverture:

Simon Klein n’en revient pas: un Choukri qui aime la musique, la grande, la « vraie », et qui compte sur lui, le vieux professeur usé, pour la connaître mieux… cela ressemble presque à un canular! Mais Malik Choukri veut réaliser son rêve, apprendre le violon, même s’il doit pour cela sortir M. Klein de sa triste torpeur.

Ce que j’en pense:

Simon Klein est professeur de musique dans un collège; déprimé, il entame sa dernière année d’enseignement avant la retraite, la boule au ventre. Il y a longtemps qu’il ne croit plus en son métier, qu’il a perdu l’espoir de donner le goût à la musique ou de trouver un élève passionné.

Malik Choukri est en sixième, il arrive après plein de frères et soeurs turbulants et perturbateurs. Il voue une passion à la musique et rêve de jouer du violon malgré l’interdiction familiale, il espère que le vieux professeur pourra l’aider.

La rencontre entre ce vieil homme blessé par la vie et de cet enfant plein d’espoir qui ont pour seul point commun leur amour pour la musique, va changer la vie de l’un et l’autre, bouleversant leur monde et leur vie pour toujours.

Je puise dans la liste de lecture donnée par son professeur de français à mon troisième fils et je fais une bien jolie découverte avec ce Professeur de musique très touchant écrit par Yaël Hassan. Derrière l’amour de la musique il y a des thèmes plus profonds telles que la mort et la guerre, qui réunissent dans un même écrin un vieux juif rescapé d’Auchwitz et un petit musulman qui voue une admiration sans borne à son grand-père musicien, mort durant la Guerre d’Algérie. Mais ce fond sombre apporte beaucoup d’émotions et de profondeur à ce récit rythmé par la musique sous toutes ses formes et le rend plus riche et vivant. J’ai été touché par l’histoire de ce vieil homme qui va réapprendre à vivre grâce à un enfant que le destin a mis sur sa route tout en lui ouvrant les portes d’un monde qu’il croyait inaccessible.

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album

L’Abécédaire à toucher de Balthazar

abcbalthazarAuteure: Marie-Hélène Place

Illustratrice: Caroline Fontaine-Riquier

Editeur: Hatier Jeunesse

Collection: Aide-moi à faire seul

Pages: 64

Date de sortie: mars 2012

Quatrième de couverture: 

Balthazar et Pépin partent  à la découverte des lettres majuscules. Chemin faisant, ils rencontrent un dragon dodu, un moineau masqué, un poisson à pattes… et nous entraînent dans un monde imaginaire et plein d’humour.

Ce livre intègre le matériel sensoriel conçu par Maria Montessori : les lettres rugueuses. En les suivant du bout des doigts, l’enfant utilise ses capacités sensorielles pour percevoir et mémoriser avec plaisir et douceur le tracé et le son correspondant à chaque lettre.

Ce que j’en pense:

De la même manière que les autres titres de la collection « Aide-moi à faire seul », L’abécédaire à toucher permet aux enfants d’aborder la découverte de l’alphabet de façon sensoriel. En effet, sur la page de droite, chaque lettre est représentée en tissu à relief ce qui permet de la tracer avec le doigt (sens d’écriture indiqué par une flêche). Sur la page de gauche, l’ouïe et la vue sont mises à contribution au travers d’un dessin légendé où l’enfant est invité à reconnaitre phonétiquement la lettre qu’il aura touché et vu.

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Basée sur la pédagogie Montessori, cet abécédaire joue sur les sens et pousse l’enfant à apprendre par et pour lui-même, il devient acteur de son apprentissage et c’est ce qui va l’aider à retenir et maitriser son alphabet. Une méthode ludique et intelligente habillement présentée au travers de ce livre où Marie-Hélène Place et Caroline Fontaine-Riquier prouvent une fois de plus que leur association fonctionne merveilleusement.

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35 kilos d’espoir

35kgespoirAuteure: Anna Gavalda

Editeur: Bayard Jeunesse

Collection: poche

Pages: 110

Date de publication: septembre 2012

 

Quatrième de couverture:

Grégoire déteste l’école, si fort qu’en sixième il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu’il aime, son refuge, c’est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler.

Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. II renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. II est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir…

Ce que j’en pense:

Grégoire a treize ans, il est en sixième. Deux années de redoublées et toujours en échec scolaire, il est la cancre de service. Pourtant ce n’est pas un mauvais bougre, il ne pose aucun problème de discipline mais il est sur le banc de touche scolaire, le genre d’élève médiocre qu’on perd et qu’on laisse sur le bord de la route. Son truc c’est de bricoler et inventer des choses, il aimerait déjà avoir seize ans pour se prendre en main, entrer en apprentissage… A la maison ce n’est guère mieux qu’à l’école, ses parents n’ont rien contre lui mais ils avaient mis leurs espérances dans leur fils unique et il faut bien se rendre à l’évidence qu’il ne les atteindra jamais. Il leur sert d’excuses à leurs disputes quotidiennes. Son seul soutien il le trouve dans Grand-Léon, son grand-père qui croit en lui et le pousse à aller de l’avant, à se prendre en main. Pas si simple de grandir…

Première fois que je lis Anna Gavalda, encouragée par mon fils qui devait le lire pendant les vacances de la Toussaint et qui voulait le lire avec de l’aide – il aime toujours aussi peu la lecture. Résultat, on a plié ces quelques pages en deux soirées, il a adoré et en redemandait. L’auteure écrit avec légèreté et un humour efficace, les références à des dessins animés, des films ou des jeux qui plaisent aux jeunes, le langage familier, voir cru, est sans nulle doute un gros plus pour les gamins qui ne peuvent que se retrouver dans cette façon de parler. Mais ce qui fait la force de ce livre, ce sont les émotions très bien dépeintes, à l’état brute, transcrites avec justesse qui font qu’on ne peut que prendre Grégoire sous son aile; l’envie de le protéger mais aussi de lui botter les fesses s’est faite très vite ressentir et je n’ai pu que m’attacher à ce gamin hors du moule.

Lu en lecture commune avec NuméroTrois (mon troisième fils).

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challenge·conte/nouvelle/biographie·roman jeunesse

Les Minuscules

minusculesTitre vo: The Minpins

Auteur:  Roald Dahl

Traducteur: Marie Saint-Dizier

Illustrateur: Patrick Benson

Editeur: Gallimard

Collection: Folio Cadet

Pages: 69

Quatrième de couverture:

La mère de Petit Louis lui a raconté des histoires terrifiantes sur la Forêt Interdite. Mais la curiosité est plus forte que la peur et Petit Louis s’aventure dans la forêt. D’inquiétants grondements l’obligent à se réfugier dans les branches d’un arbre immense. Il découvre alors les Minuscules, les tout petits hommes des arbres, qui vont le faire entrer dans un monde magique.

Ce que j’en pense:

Première incursion dans l’univers littéraire de Roald Dahl, auteur jeunesse reconnu dont je ne connais de l’oeuvre que des adaptations cinématographiques. Après avoir lu Les Minuscules je peux dire que je regrette de ne pas avoir connu cet auteur lorsque j’étais enfant car il est clair que j’aurais adoré et que j’aurais passé de bien agréables moment en sa compagnie.

Petit Louis s’ennuie souvent enfermé dans la maison à regarder la forêt depuis la fenêtre du salon. Sa mère lui a tellement raconté d’histoires pleines de créatures horribles qu’il n’a jamais osé braver l’interdit. Il a conscience que se ne sont que des histoires pour effrayer les enfants mais il ne peut s’empêcher de se montrer prudent, sage et obéissant… Jusqu’au jour où Petit Louis va laisser la curiosité prendre le dessus et profiter d’un moment d’inattention de sa maman pour filer par la fenêtre.

Dans une forêt enchanteresse le petit garçon va découvrir que les histoires de sa mère ne sont pas si fausses mais il y découvrira bien plus que d’horribles monstres et s’y fera même des amis. Mystère, aventure et un soupçon d’angoisse font de ce conte une enchantement où le courage et l’amitié sont mis en avant au travers des merveilles, des trésors insoupçonnés de la nature.

Le texte enchanteur, parfois effrayant, de Roald Dahl est magnifiquement mis en images par la poésie graphique de Patrick Benson. Ses oiseaux sont absoluments merveilleux, je regrette presque qu’il ne s’agisse pas d’un album pour en profiter dans un format plus avantageux…

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roman ado

Le regard des Princes à Minuit

regardprincesAuteur: Erik L’Homme

Editeur: Gallimard Jeunesse

Collection: Scripto

Pages: 139

Date de publication: mars 2014

Quatrième de couverture:

Etre un véritable chevalier, aujourd’hui, est-ce encore possible? A travers sept épreuves initiatiques, des jeunes gens se lancent dans l’aventure: une expédition nocturne dans la forêt de Brocéliande, l’escalade de la façade de Notre-Dame en cordée, l’intensité d’un combat à mains nues, la découverte d’une danse oubliée avec une cavalière sensuelle… Autant de façons de vibrer, de prendre position dans la société, de dire NON.

Ce que j’en pense:

D’abord attirée par la magnifique couverture, puis par le résumé, je me suis laissée tenter par ce roman. Mais c’est avec une petite déception que j’ai découvert qu’il s’agit en fait d’un recueil de nouvelles et que, comme dans tout receuil, les nouvelles ne sont pas toutes aussi palpitantes les unes que les autres.

Sept nouvelles qui mettent des jeunes gens au défi d’épreuves allant à l’encontre de notre société. Erik L’homme soulève ainsi des questions de société et les remet en cause: la place de la télévision et des médias, l’acte terroriste, le romantisme… faisant un parallèle intéressant avec la chevalerie et les épreuves que devaient passer les bacheliers avant de recevoir l’adoubement.

J’ai particulièrement aimé l’écriture très poétique, moderne et accrocheuse de cet auteur que je ne connaissais pas encore. Mais il m’a manqué la petite étincelle, dû au format principalement, qui ne permet pas à l’auteur de développer ses personnages et son sujet, et au lecteur de s’attacher.

masse critique·roman

Wave

waveTitre vo: Wave

Auteure: Sonali Deraniyagala

Traductrice: Camille de Peretti

Editeur: Kero

Collection: Récit

Pages: 278

Date de publication: 28 août 2014

Quatrième de couverture:

 » La mousse s’est transformée en vagues. Des vagues qui bondissaient par-dessus le récif, à l’autre bout de la plage. Ça n’était pas normal. La mer ne venait jamais aussi près. Les vagues ne se brisaient pas, elles ne s’affaissaient pas. Plus près. L’eau brune et grise. Brune ou grise. Des vagues par-dessus les conifères et qui se rapprochaient de notre chambre. Toutes ces vagues maintenant, chargeant, barattant. Soudain folles et furieuses. Soudain menaçantes. « 

Le matin du 26 décembre 2004, un tsunami frappe l’Océan indien. Sonali Deraniyagala, en vacances au Sri Lanka, son pays natal, en réchappe miraculeusement. Mais, de sa famille, elle est la seule. La vague lui a pris ses parents, son mari et ses deux petits garçons. Wave raconte l’histoire de ce jour, où elle a tout perdu, et de tous ceux qui ont suivi. Les mois, les années lorsque l’insupportable déchirement du souvenir succède aux premiers moments d’horreur. La matière de ce livre, c’est la peine impalpable, indescriptible de la narratrice. Sonali Deraniyagala réussit un récit poétique, sans concession et incroyablement digne sur comment survivre à l’inimaginable.

Ce que j’en pense:

Je remercie Babelio et les éditions Kero.

massecritique

 Le 26 décembre 2004, un tsunami frappait l’Océan Indien, faisant des milliers de morts dans tous les pays qui le bordent. Sonali Deraniyagala était en vacances avec son mari et leurs deux fils au Sri Lanka, son pays natal. Après avoir retrouvé ses parents dans leur maison de Colombo, ils rejoignaient tous ensemble un hôtel côtier à Yala pour fêter Noël et faire un safari dans le parc national. Le 26 décembre au matin, alors qu’ils se préparent à rentrer chez eux, une vague gigantesque s’abat sur leur hôtel, dévastant tout sur son passage. Ce jour là, Sonali a survécu, luttant pour ses fils; mais ce jour-là elle a tout perdu: son mari, ses enfants, ses parents…

Wave est un témoignage poignant dans lequel Sonali nous raconte ce qu’elle a vécu, la perte qu’elle a subi… Criant, bouleversant de douleur, son récit s’étend sur près de huit ans. Huit longues années où elle tente de réapprendre à vivre, seule, passant par toutes les étapes du deuil: le déni, la culpabilité, la souffrance… avançant lentement vers l’acceptation. J’ai été profondément touché par sa douloureuse tristesse, et une seule question me reste: comment survivre à une telle perte?