ebook·roman

La Petite Fadette

fadetteAuteure:  George Sand

Editeurs: Une oeuvre du domaine public

Format: Kindle

Poids: 333kb

 

Présentation:

(le résumé fait référence à l’édition papier chez le livre de poche de 1987)

Dans le pays on l’appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d’une farfadet et les pouvoirs dune fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l’un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d’elle. Mais l’amour d’une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l’autre « besson ».

Ce que j’en pense:

J’ai pris la semaine pour finir ce roman qui aurait du me prendre deux heures, non parce qu’il ne me plaisait pas mais parce que le style narratif a bien vieilli et que ça fait trop scolaire à mon goût, rendant la lecture difficile pour moi qui suis assez réfractaire au système éducatif et au fait que l’on impose trop de choses aux enfants, dont la lecture de livres qui ne les intéressent pas forcément… je ne m’étendrai pas sur le sujet mais il fallait le dire 😉

La petite Fadette est une histoire sur la vie campagnarde et sur le respect de Dieu, de la nature, de son prochain mais c’est avant tout une histoire d’amour fraternel entre les jumeaux Landry et Sylvinet mais aussi entre Landry et Fanchon, la petite Fadette. Amour qui va à l’encontre des valeurs de la famille de Landry et qui rend son frère malade de jalousie.

La gémellité est au cœur de l’histoire et en tant que maman de jumelles j’ai beaucoup aimé voir comment étaient perçus les jumeaux au XIXè siècle et que les croyances de l’époque n’ont finalement pas vraiment évoluées. La relation entre Landry et Sylvinet est fusionnelle, voir même passionnelle du côté de Sylvinet, mais le rôle des parents dans l’éducation de leurs bessons (terme désignant les jumeaux) a une importance capitale dans l’évolution de leur relation. Ici le rapport dominant/dominé est provoqué par l’attention excessive accordée à Sylvinet qui est choyé, dorloté et maintenu dans un état psychologique de faiblesse. Son frère participe également à cet état, il choisit de quitter le foyer pour que son frère n’aie pas à souffrir de la perte de sa famille en plus de celle de son besson, lui évite toute frustration, toute inquiétude de peur de le rendre malade. Car oui Sylvinet est malade, malade de jalousie que son frère ne lui appartienne pas exclusivement, qu’il aie une vie sociale, qu’il tombe amoureux et envisage de se marier; simplement jaloux que son frère puisse trouver plaisir à la compagnie d’autres que lui alors que pour lui, la seule amitié de son frère suffit. La Fadette est la seule qui le traitera en tant qu’individu à part entière, un individu qui s’inflige des souffrances inutiles et qui fait souffrir sa mère et son frère.

L’autre point important du roman est la religion, mise en avant au travers de la Fadette, perçue comme une sorcière par les gens du village, elle est plus proche de Dieu que du Diable. Elle véhicule en message de tolérance et de respect, elle porte la foi et prodigue des soins « miraculeux » par la prière.

Pour conclure je dirais que La petite Fadette est un roman bien dans son temps, dont l’histoire d’amour est très pure, très jolie, mais un roman dans lequel il ne se passe pas grand chose et dont le style a pris quelques rides. Il n’en reste pas moins touchant et transmet de belles valeurs, rappelant qu’il ne faut jamais se fier aux apparences.