challenge·roman ado

Accroche-toi, Sam!

samAuteure: Margaret Bechard

Editeurs: Bayard Jeunesse

Collection: Millézime

Pages: 200

 

Quatrième de couverture:

A dix-sept ans, Sam est déjà le papa d’un petit garçon, Max. Finies les parties de foot avec les copains, les sorties… Sam doit s’occuper seul de son fils tout en continuant ses études, la jeune mère ayant abandonné le bébé. Au bout de quelques mois, Sam se rend compte qu’il est bien difficile d’être à la fois  » père célibataire  » et lycéen, même dans un établissement alternatif équipé d’une crèche. Cependant, grâce à Claire, un ancien amour de collège, Sam reprend espoir… ne serait-il pas de nouveau amoureux.

Ce que j’en pense:

J’avais repéré ce titre sur un blog, la couverture m’intriguait et je me demandais ce qu’elle cachait. Quand je l’ai trouvé sur les rayons de la médiathèque je me suis empressée de l’emprunter.

Il est souvent question de la maternité des adolescentes, et de leur vie en apprentie maman, mais dans Accroche-toi, Sam!, Margaret Bechard a joué la carte de l’originalité en laissant le bébé au père.

Sam a dix-sept ans, il vit seul avec son père et son fils, Max, onze mois. On le suit dans son quotidien qui se résume au lycée et à Max. Il ne sort plus, n’a plus de loisirs, plus de copine, il a mis ses projets et ses rêves universitaires de côté pour élever son fils. On se prend rapidement leur amour en pleine figure, l’auteure nous montre avec pudeur comme le lien père-fils est puissant, même à cet âge. Et pourtant on ne peut qu’être peiné pour Sam. Même s’il va dans un lycée adapté aux jeunes parents, qui propose un service de crèche pour permettre à ces jeunes de finir leur scolarité, même si son père apporte une aide financière et sa tante une aide morale, Sam est très seul, complètement en marge de la vie des autres jeunes. Sa vie sociale est inexistante, il reste enfermé chez lui, n’assume pas sa paternité au regard de la société…

L’auteure montre avec justesse que l’amour n’est pas tout pour élever un enfant, qu’il y a des choses qu’on ne peut apporter à un enfant quand on en est encore un… De façon touchante et sans jamais tomber dans le mélodramatique, elle accompagne Sam vers un choix difficile à faire et qui aura des conséquences sur sa vie; un choix plein d’espoir qui apporte une fin bouleversante de positivité!

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Big Easy

bigeasyAuteure: Ruta Sepetys

Editions: Gallimard jeunesse

Collection: Scripto

Date de publication: 17 octobre 2013

Pages: 448

Prix: 16€50

Quatrième de couverture:

Années 50 à La Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n’a pas tiré le gros lot. Fille d’une prostituée qui n’a rien d’une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette ville, surnommée The Big Easy et pourtant si peu « easy », pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts.Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l’argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela… et ceux qui l’aiment le savent bien.

Ce que j’en pense:

J’ai été attiré par la couverture qui plantait le décor de ce roman par son côté un peu rétro. Je ne connaissais pas Ruta Sepetys dont la plume est des plus captivante, elle m’a complètement emporté dans son récit par la simplicité et le naturel de son style.

L’histoire prend place à la Nouvelle-Orléans dans les années 50. Josie a dix-sept ans et tente de survivre dans le quartier français réputé pour la pauvreté et la délinquance qui y règnent. Déjà mal lotie avec une mère prostituée qui s’en soucie comme de sa dernière chemise et un père inconnu, elle se retrouve bientôt avec la mafia sur le dos. Difficile de poursuivre son rêve d’entrer dans une prestigieuse université lorsque la vie semble prendre plaisir à vous rappeler d’où vous venez et qu’on n’en sort pas d’un claquement de doigts!

Autour de Josie gravite une palette de personnages très intéressants qui apportent, chacun à leur façon, un petit quelque chose à l’histoire et à l’héroïne. Il y a Willie, la matrone de la maison close, Cokie, le chauffeur de taxi aussi généreux que protecteur, ou encore Patrick, le fils du propriétaire de la librairie ou travaille Josie, qui veille sur elle comme un frère… et bien d’autres. Tous savent ce que vaut Josie et qu’elle mérite mieux que la vie que sa mère s’est choisie. Et tout ce petit monde apporte une originalité et une réalité déconcertante au récit.

J’ai vraiment adoré ce roman qui nous plonge avec talent dans les années 50 telles que décrites en général, l’auteure a su créer un univers fictif d’un réalisme impressionnant et une héroïne tout aussi incroyable et d’une justesse touchante. Le récit poignant d’une jeune fille qui rêve de sortir de la misère grâce à son intelligence et sa persévérance, et qui malgré les difficultés fait face et trace son bonhomme de chemin, aidée et soutenue par l’amitié sincère de ses proches. A lire de toute urgence!

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