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La Belle et la Bête

bellebêteRéalisateur: Jean Cocteau

Acteurs: Jean Marais, Josette Day, Marcel André…

Genre: Drame, fantastique…

Durée: 1h36

Date de sortie: 29 octobre 1946

 

Synopsis (allociné):

Pour l’offrir à sa fille, le père de la Belle cueille, sans le savoir, une rose appartenant au jardin de la Bête, qui s’en offense. Afin de sauver son père, la Belle accepte de partir vivre au château de la Bête.

Ce que j’en pense:

Après avoir vu le film de Christophe Gans j’ai tellement entendu de comparaison avec le film de Cocteau que je ne pouvais pas ne pas voir ce dernier. Autre époque, autre genre mais finalement pas tant que ça.

J’ai trouvé ce film un peu mou (je l’ai d’ailleurs vu en deux fois car je me suis endormie dessus), mais très bien réalisé, avec un soin particulier apporté aux costumes. Pas d’effets spéciaux, ici tout est dans le jeu des acteurs, les statuts sont des mimes, de vrais acteurs qui font tout passer par le regard, le maquillage les déshumanise complètement. Jean Marais est grimé, son visage couvert de poils me rappelle plus celui d’un chat que d’un lion, mais il faut reconnaître que le résultat est convainquant même s’il n’est pas très effrayant, pas plus que la Bête incarnée par Vincent Cassel en tout cas.

On sent que Christophe Gans s’est fortement inspiré de ce film pour réaliser le sien, mais la part aux sentiments est plus importante chez Cocteau, on se rend compte de l’évolution des sentiments de Belle avant qu’elle en prenne conscience, apportant une ambiance plus romantique et plus profonde au film.

Je ne suis pas bien sûre d’avoir saisi la fin, la façon dont la Bête redevient humain échangeant sa place avec Avenant… Étrange ! J’ai aussi été très gêné par la fumée qui entoure la Bête quand la nuit tombe et que son côté sauvage ressort. Ce ne sont que des détails, mais je ne sais pas si j’ai vraiment aimé ce film, en tout cas je ne l’ai pas détesté, je suis contente de l’avoir vu même si je n’en garderai pas longtemps le souvenirs.

ebook·roman

Robin Hood, le proscrit

robinhood2Auteur: Alexandre Dumas

Editions: Une oeuvre du domaine public

Format: Kindle

Poids: 461 kb

Date de sortie: septembre 2011

 

Extrait:

Aux premières heures d’une belle matinée du mois d’août, Robin Hood, le coeur en joie et la chanson aux lèvres, se promenait solitairement dans un étroit sentier de la forêt de Sherwood.
Tout à coup, une voix forte et dont les intonations capricieuses témoignaient d’une grande ignorance des règles musicales, se mit à répéter l’amoureuse ballade chantée par Robin Hood.
– Par Notre Dame ! murmura le jeune homme, en prêtant une oreille attentive au chant de l’inconnu, voilà un fait qui me paraît étrange. Les paroles que je viens d’entendre chanter sont de ma composition, datent de mon enfance, et je ne les ai apprises à personne.
Tout en faisant cette réflexion, Robin se glissait derrière le tronc d’un arbre, afin d’y attendre le passage du voyageur.
Celui-ci se montra bientôt. Arrivé en face du chêne au pied duquel Robin s’était assis, il plongea ses regards dans la profondeur des bois.
– Ah ! ah ! dit l’inconnu en apercevant à travers le fourré un magnifique troupeau de daims, voici d’anciennes connaissances ; voyons un peu si j’ai encore l’oeil juste et la main prompte. Par saint Paul ! je vais me donner le plaisir d’envoyer une flèche au vigoureux gaillard qui chemine si lentement.

Ce que j’en pense:

Bien que téléchargé dès la fin de la lecture du premier volet, il y a de cela presque un an déjà, j’aurai laissé couler de l’eau sous les ponts avant d’attaquer la lecture de ce second volet.

Plus proche de héros dont on nous parle au cinéma ou dans les dessins animés que le premier volet, Robin Hood, le proscrit démarre cependant assez modestement. On assiste à bon nombre de mariages et les différents protagonistes nous abreuvent bien généreusement de récits passés qu’il s’agisse de rencontres, de l’enrôlement de nouveaux membres dans leurs rangs ou encore de victoires plus ou moins faciles. Le tout parsemé de combats dans la forêt de Sherwood ou de droit de passage fait payer aux nobles et aux hommes d’église; droit de passage qui sera en grande partie redistribué pour aider les pauvres gens. Après quoi les événements s’enchaînent, parfois sans lien entre eux, très rapidement comme si l’auteur ne savait comment finir son récit, rendant la lecture un peu surprenante…

Le grand méchant reste le Shérif de Nottingham qui agit au nom du roi Henri II, du moins aime-t-il a le répéter. Le bon roi Richard Cœur de Lion et son ignoble frère, le Prince Jean, n’arrive qu’à la toute fin de l’histoire, fin bien triste, assombrie d’événements aussi douloureux qu’inopinés.

Au niveau de l’écriture, le style est riche, dans un français soutenu, qui donne ses lettres de noblesses au récit d’aventures épiques du légendaire Robin des bois. Dommage que les idées ne soient pas toujours cohérentes entre elles et que les différentes actions aient été alignées les unes à la suite des autres sans soucis de logique. Cela reste un roman intéressant que j’ai aimé lire.